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jeudi, 04 octobre 2012

Après la préférence étrangère par zone, la préférence étrangère individuelle !

Marseille : après les zones franches les emplois... francs

 
laprovence.com 3/9/12

 

François Lamy, ministre de la Ville, sera lundi à Marseille

 

Les zones franches urbaines (ZFU), mises en place dès 1997 dans le cadre du pacte de relance de la ville voulu par Jean-Claude Gaudin alors ministre de la Ville, sont-elles vouées à s'éteindre ?

Pour l'instant, François Lamy, en charge de la Ville dans l'actuel gouvernement, ne l'a pas explicitement indiqué. Mais tout laisse à penser qu'une page va se tourner avec la création des "emplois francs". Une promesse de campagne de François Hollande, que François Lamy a pour mission de mettre en musique. Il pourrait d'ailleurs en préciser les contours lors de sa venue à Marseille, lundi prochain. La cité phocéenne a en effet été choisie, avec Amiens, Grenoble et Clichy-sous-Bois, pour accueillir une expérimentation dès le début de 2013.

Une chose est en revanche certaine : le ministre se montre critique à l'égard des 100 ZFU existantes, jugeant "qu'elles n'ont pas créé autant d'emplois qu'espéré". Dans la foulée de ces propos déjà tenus sur RTL en août dernier, il avait ajouté"qu'il faut faire sauter la barrière à laquelle le jeune est confronté lorsqu'il cherche un emploi et vient des quartiers". Bref, François Lamy veut en finir avec les a priori et la mauvaise image qui laminent les qualités et les compétences des jeunes issus des quartiers populaires. Pour cela, l'outil "emplois francs" ne se concentrerait plus sur un territoire strictement éligible, comme c'est le cas pour les ZFU, mais reposerait sur des exonérations fiscales dont bénéficieraient les employeurs situés en dehors des quartiers ciblés.

"Marseille ne dit pas non. Il faut voir ce que seront les conditions des emplois francs. Nos deux ZFU n'ont pas démérité et la question qui se pose est : faut-il casser quelque chose qui marche ?", s'interroge le premier Adjoint, Roland Blum. "Quand on regarde les changements qui ont été apportés par les zones franches, quand on voit l'effet de revitalisation parce que les entreprises se sont installées dans ces quartiers, je ne vois pas pourquoi on changerait. On va supprimer par idéologie", tranche Jean-Luc Chauvin, au nom de l'UPE 13. Zones franches ou emplois francs, le débat ne fait que commencer.

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Municipales 2014: Gaudin se hâte lentement

Municipales 2014 : Jean-Claude Gaudin au minimum "candidat dans son secteur"

Publié le mercredi 03 octobre 2012 laprovence.com

 

 

Jean-Claude Gaudin sera-t-il candidat à un quatrième mandat de maire de Marseille en 2014 ? Le sénateur-maire UMP réserve toujours sa réponse, même s'il a annoncé ce mercredi qu'il figurerait, dans tous les cas, dans son secteur.

"Je serai candidat dans mon propre secteur, le 6e et le 8e arrondissements, où j'ai toujours été candidat. Pour le poste de maire, je me réserve le temps de le dire un peu plus tard (...) sans doute entre Pâques et l'été 2013", a-t-il déclaré. Il précise que sa décision sera prise, entre autres, en fonction du contenu de la future loi sur le cumul des mandats défendue par le gouvernement et assurément après le vote du budget de la ville de Marseille qui aura lieu en mars prochain.

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mardi, 02 octobre 2012

Le -mauvais- feuilleton continue.

Les Roms à nouveau expulsés à Marseille


laprovence.com 2/1012

La police a procédé mardi à l'évacuation en urgence d'une trentaine de Roms installés dans le nord de Marseille, après leur fuite jeudi d'un précédent camp sous la pression d'habitants.

 

 

La quarantaine de Roms expulsée jeudi dernier par les habitants du quartier des Créneaux vient à nouveau d'être délogée. Installées depuis dimanche dans un hangar désaffecté de Bougainville, les cinq à six familles ont reçu ce matin à 10 heures un arrêté d'expulsion. "On ne sait pas où on va aller", témoignait Rosca, pendant que les policiers s'affairaient à vider les lieux. Arrivée sur place pendant l'expulsion, Caroline Pozmentier-Sportich, adjointe au maire déléguée au Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, a expliqué que "nous avons fait ce qu'il faut pour protéger les riverains". L'élue a toutefois précisé qu'il ne "fallait pas s'acharner ni stigmatiser ces personnes. Maintenant, c'est à l'Etat de trouver des solutions de relogement".

La préfecture, dans un communiqué, a indiqué que ces familles "ont décliné" l'aide au retour qui leur a été proposée par les services de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) et refusé "une formule d'hébergement en hôtel pour 48 heures" présentée "aux familles des 13 enfants présents sur le site".

La mairie de Marseille avait déposé plainte dès leur installation dimanche "pour occupation illicite et dégradation de bien public". Jeudi soir, ces Roms avaient été chassés de leur campement par la pression d'habitants hostiles de la cité des Créneaux, dans le 15e arrondissement de Marseille. Après le départ des familles, des résidus de leur présence avait été incendiés. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce premier départ et du petit incendie qui a suivi. Deux personnes ont été entendues en qualité de témoin samedi. Selon le parquet, elles ont affirmé avoir tenté de faire enlever les déchets dans la soirée de jeudi, après le départ des Roms. En l'absence de réponse, ils ont mis le feu à des détritus qui se trouvaient sur le campement, une version corroborée par le rapport de police qui n'avait pas constaté de violences physiques et n'avait interpellé personne.

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Sarkozy aura utilisé son kärcher au moins une fois...

Le Point.fr - Publié le 01/10/2012 

Plusieurs sources suggèrent qu'un agent français aurait été chargé d'abattre le dictateur de peur qu'il ne révèle ses secrets. Analyse d'une rumeur.

Muammar Kadhafi avait menacé Nicolas Sarkozy de révéler un "grave secret" sur le financement de sa campagne en 2007.

Muammar Kadhafi avait menacé Nicolas Sarkozy de révéler un "grave secret" sur le financement de sa campagne en 2007. © Christophe Simon / AFP

La mort mystérieuse de Muammar Kadhafi va-t-elle être enfin élucidée ? Nul n'a oublié les images terribles du dictateur déchu, le visage ensanglanté, implorant les rebelles concentrés autour de lui de l'épargner. Un an après les faits, la version officielle selon laquelle ce sont des frappes aériennes de l'ONU qui ont immobilisé le convoi de l'ex-dictateur entre Syrte et Misrata, avant que celui-ci ne soit lynché par des combattants révolutionnaires libyens, est sévèrement remise en cause. Et pas par n'importe qui. Dans une interview à la chaîne égyptienne Dream TV, ce n'est autre que l'ancien Premier ministre du Conseil national de transition libyen (CNT) qui affirme que "c'est un service de renseignements étranger" qui a tué l'ancien raïs libyen.

"Ces services voulaient que Kadhafi se taise à jamais. Ils ne voulaient pas qu'il évoque certaines questions", a notamment déclaré Mahmoud Jibril à Dream TV. "Kadhafi était en possession de plusieurs secrets et détenait des documents. Il entretenait des relations avec un certain nombre de services étrangers", a ajouté l'ancien numéro deux de la Libye. Des affirmations qui font soudain ressurgir les menaces proférées par l'ancien dictateur à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Outré par le rôle de premier plan joué par la France dans la reconnaissance internationale du CNT, Muammar Kadhafi avait menacé l'ancien président français de révéler un "grave secret" sur le financement de sa campagne en 2007. De là à précipiter sa propre mort ?

Assassinat ourdi par Paris ?

L'hypothèse d'un assassinat ourdi par Paris a en tout cas été renforcée samedi. D'après le Corriere della Sera, ce serait "certainement un agent français" qui serait derrière la mort du dictateur. "Sarkozy avait toutes les raisons d'essayer de faire taire le colonel, et le plus rapidement possible", ont annoncé au quotidien des sources diplomatiques européennes à Tripoli. Une version également évoquée par le quotidien britannique Daily Telegraph qui a interrogé Rami El Obeidi, ex-responsable des relations avec les agences de renseignements étrangères du CNT. Ce dernier est formel : "Les services français ont joué un rôle direct dans la mort de Kadhafi." 

Plus étonnant, l'ancien responsable du CNT affirme au Daily Telegraph que la France a réussi à localiser l'ancien dictateur grâce à son téléphone satellite. Le numéro leur aurait été fourni par... Bachar el-Assad. En échange, le président syrien aurait obtenu de la France qu'elle diminue la pression sur le régime - ce qui est arrivé"soutient Rami El Obeidi. Une hypothèse hautement improbable - voire totalement fantaisiste -, Nicolas Sarkozy ayant été à l'époque l'un des dirigeants occidentaux les plus fermes à l'encontre de Damas. Pour l'ex-diplomate Patrick Haimzadeh (1), Rami El Obeidi, un ancien militaire qui a été écarté du CNT, ne cherche qu'à exister politiquement.

Troublant timing

Interrogé par Le Point.fr, le Quai d'Orsay s'est refusé à commenter ce type d'allégations. Toutefois, dès mai 2011, la commission de la Défense de l'Assemblée nationale avait attesté qu'ordre avait été donné aux avions français de bombarder les bunkers où aurait pu se cacher le Guide libyen. "Il est tout à fait avéré que les Français se sont lancés dans une logique d'élimination physique de Kadhafi", confirme au Point.fr Patrick Haimzadeh. Néanmoins, note-t-il, une certaine confusion règne quant à la définition exacte du terme "agent", utilisé par le Corriere della Sera. 

"Que la France ait été présente assez tôt à Misrata pour former des combattants libyens est véridique", indique l'ex-diplomate. "Mais cela ne signifie pas qu'un membre des services secrets français ait abattu Kadhafi. Cela peut tout à fait être un combattant libyen formé par la France, sans qu'il y ait eu forcément d'ordre hiérarchique venant de Paris", souligne Patrick Haimzadeh. Une autre zone d'ombre tient au timing des accusations de Mahmoud Jibril. Reçu à de multiples reprises en 2011 par Nicolas Sarkozy à l'Élysée, l'ex-homme fort du CNT, qui a convaincu les Occidentaux d'intervenir en Libye, était pressenti pour devenir le futur Premier ministre du pays. 

Troublantes coïncidences

Pourtant, s'il a remporté haut la main les élections du Congrès national général, le libéral a dû par la suite s'avouer vaincu face au jeu d'alliances conclues entre islamistes et candidats indépendants. Il reste néanmoins chef de l'Alliance des forces nationales, le plus grand parti de Libye, ce qui confère à ses propos un sens hautement politique. "Soit il s'agit d'un examen de conscience, soit d'un règlement de comptes interne", note Hasni Abidi (2), directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam). "En tenant de tels propos, il décrédibilise les islamistes et les révolutionnaires qui se targuaient d'avoir eux-mêmes tué Kadhafi", affirme le chercheur. 

"Son message, en substance : vous n'étiez que des subalternes ou vous êtes infiltrés par les services étrangers. Or, les accusations de liens avec l'étranger sont toujours très sensibles dans le monde arabe", souligne le spécialiste. Jusqu'ici, la capture de Kadhafi était attribuée à Omran Ben Chaaban, ex-combattant rebelle, qui était apparu dans de multiples photos et vidéos brandissant le pistolet en or de l'ex-dictateur. Mais celui qui était célébré en Libye comme un véritable héros a été enlevé par des miliciens en juillet dernier. Libéré dans un état critique, il est décédé mardi... à Paris. Un transfert en France qui surprend Patrick Haimzadeh d'autant plus que Paris n'a accepté que très peu de blessés de guerre libyens sur son sol. "La plupart ont été pris en charge en Tunisie, en Turquie et en Jordanie", note l'ex-diplomate. Une nouvelle preuve du rôle trouble de la France dans cette affaire ? 

"Il n'y a pas que la France que la mort de Kadhafi arrangeait, assure Hasni Abidi. Le dictateur libyen nourrissait également des contentieux avec les Américains, qu'il avait largement aidés à traquer al-Qaida, ou avec les Britanniques dans le règlement de l'attentat de Lockerbie (l'explosion d'un Boeing 747 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie en Écosse, qui a fait 270 morts, NDLR)." Un argument met toutefois à mal la théorie selon laquelle Kadhafi aurait été éliminé parce qu'il en savait trop. D'après Hasni Abidi, le fils de Muammar Kadhafi Seif el-Islam et son ex-chef des renseignements Abdallah el-Senoussi seraient au courant d'au moins 90 % de ses dossiers secrets. Or, eux sont toujours en vie, incarcérés en Libye, dans l'attente de leur jugement. 

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Le "chef d'oeuvre" d'une bande de pourritures et de 30 ans de laxisme d'une bande de politicards

Le Point.fr - Publié le 02/10/2012 

Les conclusions des médecins légistes sont accablantes pour les auteurs du meurtre des jeunes hommes d'Échirolles.


Une sauvagerie inouïe. Voilà ce qu'ont subi Kevin N. et Sofiane T., lynchés vendredi soir à Échirolles. On savait qu'une bande d'une quinzaine d'individus armés de couteaux et de manches de pioche avaient tabassé les victimes. Mais la lecture du rapport d'autopsie montre l'incroyable acharnement dont ont fait preuve les agresseurs des deux garçons. Kevin a reçu huit coups par arme blanche. Son visage présente des brûlures, laissant penser qu'il a été victime de tirs de pistolet à grenaille, écrivent ainsi les médecins.

Trente coups de couteau

Quant à son camarade, Sofiane, il a été "atteint de trente coups par arme blanche". Trente. En outre, il présente un traumatisme crânien qui peut avoir été provoqué par un coup de marteau, précise le rapport qui conclut à des "violences extrêmes [témoignant] d'un acharnement sur les deux victimes".

Un déchaînement de violence qui fait suite à un simple échange de regards entre le petit frère de Kevin et un adolescent à la sortie du lycée. 

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Les Guérini: de la cantine du collège à celle des Baumettes ?

Affaire Guérini : main basse sur le chantier de la cantine du collège Monticelli, à Marseille

laprovence 2/9/12

 
 
 
Le "Don" est toujours là ! ndlr

 

Après la construction de la caserne des sapeurs-pompiers de La Ciotat ou celle du centre administratif de Berre, les enquêteurs de l'affaire Guérini s'intéressent à un nouveau chantier : celui de la cantine du collège Monticelli, à Marseille, qui a démarré fin 2007. Selon nos informations, un ancien cadre du conseil général a été placé hier en garde à vue. D'autres personnes ont été entendues ces dernières semaines, certaines travaillant toujours au CG 13, et des documents ont été saisis.

De nouveau, on retrouve ABT, une société de travaux liée au "milieu" : implantée à Gardanne, elle aurait obtenu dans des conditions douteuses un marché public de 665 000 euros pour "un lot de gros oeuvre et de terrassement". Avec toutefois une nouveauté de taille : contrairement aux précédents, ce chantier aurait été piloté directement par le CG 13.

Les pressions d'Alexandre Guérini

Ex-président de Treize Développement, une société d'aménagement dépendant du Département, Jean-Marc Nabitz a expliqué aux gendarmes qu'il était initialement prévu qu'il s'occupe de ce dossier : "Une année avant le lancement de l'opération, Alexandre Guérini m'a dit qu'il fallait faire choisir ABT."

Est-ce parce que Nabitz traîne les pieds ? Toujours est-il que le CG décide d'être le maître d'ouvrage du chantier. Des architectes extérieurs sont désignés et un appel d'offres est lancé, afin de sélectionner les entreprises. Problème : les dernières investigations auraient démontré une "correction" à la baisse de la proposition d'ABT après la date limite, pour la rendre plus compétitive que celle des autres concurrents.

Le "hic", c'est que celui qui a modifié les offres aurait eu la main trop lourde : celle d'ABT est tellement basse qu'elle intrigue alors les architectes. Qui décident de l'écarter, la jugeant peu crédible, comme ils l'écrivent dans un rapport qu'ils adressent au département. Nouvelle surprise, le service "construction-rénovation" du CG leur demande de repêcher ABT à condition... qu'elle confirme ses prix ! Ce qu'elle fait aussitôt, ce qui lui permet d'être désignée dans la foulée.

Des fondations à refaire

Le 24 janvier 2008, le président PS du CG, Jean-Noël Guérini, pose la première pierre du futur self. Alors en campagne pour les municipales de Marseille, il promet que les travaux seront terminés dès la rentrée suivante (1). Le chantier tourne toutefois à la catastrophe et les architectes alertent sur la mauvaise qualité du travail. Deux réunions sont organisées pour demander des explications à Damien Amoretti, un des responsables d'ABT, qui répond... qu'il "conna(ît) du monde".

Selon une note interne du CG, ABT ne parvient pas à obtenir les autorisations pour installer une grue, multiplie les "malfaçons inacceptables", se trompe de plusieurs mètres, lorsque sont réalisées les fondations... "Nous nous demandions tous comment une telle entreprise avait pu remporter ce marché, se souvient un des acteurs du chantier. Ils sous-traitaient tout. Ce n'étaient jamais les mêmes personnes qui travaillaient..." Entendu en garde à vue, un membre de l'équipe ABT a reconnu que la société n'avait pas les compétences : "Elle était tout au plus capable de faire le gros oeuvre."

Une nouvelle société à la rescousse

À plusieurs reprises, le chantier est arrêté et les jours de retard s'accumulent : en bout de course, on en dénombrera 307 ! Qui plus est, des problèmes de sécurité se posent pour les élèves, obligés de traverser la rue dans des conditions acrobatiques pour aller déjeuner au lycée Périer : "L'entreprise s'est approprié le domaine public en édifiant des barrières sur le trottoir", se plaint à l'époque Michel Henriet, le président du CIQ. Cela ne trouble guère Damien Amoretti, qui se montre menaçant en réponse aux critiques et refuse de corriger les malfaçons.

Face au naufrage, après une intervention inquiète d'un responsable du service "construction-rénovation" auprès de Jean-Noël Guérini, le CG finit par trancher dans le vif le 29 mai 2009 : le marché avec ABT est résilié et il est décidé de le relancer -il sera attribué l'année suivante à Gagneraud. Ce qui ne sera pas sans conséquences financières, la facture globale de la cantine de Monticelli grimpant au final à près d'un million et demi d'euros... Avantage de l'affaire : comprenant qu'ABT avait perdu le soutien d'Alexandre Guérini, la mairie de Berre en profitera pour rompre un marché de construction qui se passait également dans des conditions catastrophiques.

(1) Le planning contractuel prévoyait en fait une livraison en décembre 2008.

 

 

Fred GUILLEDOUX et Denis TROSSERO

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Les Ripoux à cocarde dorment encore sur leur magot électoral !

Douze policiers marseillais en garde à vue

 


 

Publié le mardi 02 octobre 2012 laprovence.com

 

Une enquête de la police des polices vise la brigade anti-criminalité du nord de la ville. D'autres interpellations sont encore prévues


 

Mise à jour à 19h05 : Huit autres policiers marseillais ont été mis en garde à vue dans le cadre de cette enquête. Au total, douze policiers sont donc maintenant en garde à vue.


Quatre policiers marseillais ont été interpellés ce mardi et des perquisitions menées dans leurs locaux dans le cadre d'une enquête judiciaire portant sur le vol ou l'extorsion d'argent, de stupéfiants et de cigarettes de contrebande, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. Le porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN), Pascal Garibian, a indiqué que des fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille avaient été interpellés par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices").

Le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest, a précisé à la presse que quatre fonctionnaires, des enquêteurs de l'équipe de jour de la BAC, qui ne sont pas des officiers de police judiciaire, avaient été placés en garde à vue et que d'autres interpellations étaient prévues. Selon une source proche de l'enquête, sept policiers sont visés au total. Cette descente de l'IGPN intervient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en février pour "vols en bande organisée, extorsion en bande organisée, infractions à la législation sur les stupéfiants", qui fait encourir aux suspects jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Leur garde à vue peut durer 96 heures. Ils sont soupçonnés d'avoir volé ou extorqué de l'argent ou des produits à des dealers et des vendeurs de cigarettes à la sauvette, selon M. Dallest. "Un certain nombre d'entre eux, apparemment, se payaient sur la bête ou prélevaient leur dîme en espèces ou en nature à des fins sans doute personnelles, ou peut-être pour accomplir leur travail d'infiltration du milieu délinquant", a affirmé le procureur, évoquant "une pratique assez répandue au sein de ce service et depuis assez longtemps".

L'affaire a débuté en novembre 2011 quand la justice a eu vent, via le préfet de police de l'époque, Alain Gardère, et la délégation régionale de l'IGPN à Marseille, de "faits troublants" et de "renseignements assez convergents" concernant des fonctionnaires de la BAC nord. Une enquête préliminaire était ouverte par le parquet et des écoutes confortaient ces éléments, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire le 22 février, confiée à la juge Patricia Krummenacker. Si la suite des investigations fait apparaître des faits de corruption, "ils feront l'objet d'un réquisitoire supplétif", a dit M. Dallest, en soulignant qu'à ce stade de l'enquête, la hiérarchie n'était pas impliquée.

Cette affaire survient alors que les têtes viennent de changer au sommet de la police marseillaise, avec l'arrivée d'un nouveau directeur départemental de la Sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, d'un nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, et d'un nouveau directeur de la police judiciaire, Christian Sainte. Pour David-Olivier Reverdy, représentant zonal adjoint du syndicat de policiers Alliance,"il est urgent d'attendre maintenant le résultat de l'enquête. S'il y a une tâche dans un service, on ne peut jeter l'opprobre sur toute la police marseillaise comme on a souvent tendance à le faire". Une opération "mains propres" avait déjà eu lieu dans la police marseillaise à l'été 2010 sur fond de coup de filet dans le milieu du grand banditisme.

Selon une source proche du dossier à Marseille, cette affaire renvoie à des dénonciations faites dans la presse locale par un policier d'une trentaine d'années, révoqué en mars pour avoir relâché un dealer qu'il avait interpellé avec des produits stupéfiants, "sans en informer ni sa hiérarchie, ni le parquet". Début septembre, un homme se présentant comme cet ex-policier de la BAC Nord, avait témoigné sur France 3 Alpes-Provence, de dos et la voix modifiée, évoquant des vols d'argent, de drogue ou de scooters."L'argent coule à flot dans les cités et au lieu de faire notre boulot de flic, on va récupérer des jeunes dans des cités qui ont des sacoches ou de l'argent, puis on passe des petits deals: on les laisse repartir et on garde l'argent pour soi", avait-il dit notamment, indiquant avoir subi "des menaces" pour avoir voulu dénoncer ces faits.

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lundi, 01 octobre 2012

UMP: Un mouvement ni pour, ni contre, bien au contraire !

Le Point.fr - Publié le 28/09/2012 

Le nouveau courant droitier de Guillaume Peltier ressemble à s'y méprendre à celui de Thierry Mariani. Dans une version plus lisse.

Guillaume Peltier, secrétaire national de l'UMP et un des fondateurs de la Droite forte.

Guillaume Peltier, secrétaire national de l'UMP et un des fondateurs de la Droite forte. © François Guillot / AFP

À la Droite forte, un nouveau courant interne à l'UMP créé au lendemain de la présidentielle par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, on ne croit pas aux sondages, non, du tout. On jure même, la main sur le coeur, ne pas se satisfaire de celui qu'a réalisé l'Ifop pour Le Figaro, paru le 22 septembre, et qui donne la motion Droite forte en tête des sept motions qui seront présentées lors du congrès du parti au mois de novembre (avec 39 % d'intentions de vote), loin devant celui de la Droite populaire (7 %). On rappelle aussi, à juste titre, que les sondages sont réalisés sur des sympathisants UMP, et non des adhérents, qui eux seuls pourront voter en novembre prochain. Mais enfin quand même, juste pour être sûr, on a publié le sondage en une du site officiel du courant, histoire que personne ne passe à côté. 

Guillaume Peltier, ancien du FN et porte-parole de Philippe de Villiers en 2007, a, depuis, su se rendre indispensable à l'UMP en se spécialisant dans le décryptage sondagier, a prodigué ses conseils à différents ministres sarkozystes, dont Thierry Mariani, et ne fut pas pour rien dans la création du collectif de députés "ultras" de la Droite populaire. Amateur des plateaux de télé, il est entré dans la lumière pendant la campagne présidentielle de 2012 après s'être mué en sarkozyste convaincu. Au lendemain de la défaite, lui et son acolyte, Geoffroy Didier, ont donc décidé de créer leur propre courant, opportunément nommé d'après le slogan de campagne de l'ancien chef de l'État (la France forte, NDLR), qui reste évidemment très populaire chez les militants de droite.

Plus à droite que moi...

Entre autres propositions remarquées de la Droite forte : "Supprimer à vie les allocations pour tout fraudeur récidiviste (...) pour s'attaquer (aux) assistés sociaux, tricheurs professionnels ou patrons voyous, qui violent impunément nos lois et nos valeurs." Dans leur profession de foi, ces "valeurs" sont listées dans l'ordre qui suit : "le patriotisme, l'autorité de l'État, la maîtrise de nos frontières, de notre destin, de notre souveraineté, la lutte contre l'assistanat et les fraudes, la méritocratie, la famille, la promotion de notre identité, le soutien aux PME, la réforme de l'école, la construction d'une Europe protectrice". Autant dire que la Droite forte, qui prétend elle aussi "ramener les électeurs du FN dans le champ républicain", se situe résolument à la droite de l'UMP et que ses propositions n'ont rien à envier à celles de la Droite populaire. Et quand on demande à Geoffroy Didier si c'est la Droite forte qui oblige Marine Le Pen à radicaliser sa ligne, pour se démarquer de l'UMP, il répond, du tac au tac : "Je n'aurais pas cette prétention." Avant d'ajouter : "Si la Droite forte est considérée comme un rempart au FN, moi, ça me va."

Seule véritable différence entre les deux courants : celui de Peltier et de Didier est estampillé Sarkozy - difficile de savoir si l'ex-chef de l'État y est d'ailleurs véritablement favorable -, tandis que le courant de Thierry Mariani et de Lionnel Luca a toujours revendiqué un côté "anar" au sein de l'UMP. Force est de constater qu'avec ses "gueulards", le collectif de députés s'est distingué plusieurs fois, au cours des deux dernières années du quinquennat de Nicolas Sarkozy, par sa capacité à aller à l'encontre de la volonté présidentielle, comme sur la question des radars, par exemple.

La Droite pop : utile ou incontrôlable ? 

Mais le côté provoc qui a fait la réussite du collectif en a aussi lassé certains. Et depuis que la Droite populaire a perdu une bonne partie de ses députés, les langues se délient : "La Droite populaire s'est auto-caricaturée. Je n'ai rien à voir avec (Brigitte) Barèges et (Christian) Vanneste. Ils se sont tués tout seuls avec leurs apéros saucisson-vin rouge et autres", lâche-t-on, par exemple, côté Droite forte. "Ils ont une marque, de fortes individualités, nos motions se complètent. Sauf que, nous, on n'a rien à perdre, on ne prend aucun risque à se compter", explique un autre, sourire aux lèvres. 

Interrogé sur les chances de survie de la Droite populaire, un ancien ministre du gouvernement Fillon confie encore : "La marque Droite populaire est installée, mais elle n'est certainement pas irremplaçable. Ils ont toujours eu un problème de ligne : il y a les fous furieux comme Philippe Meunier (le député du Rhône s'est fait remarquer cette semaine en expliquant à l'Assemblée nationale que les Français avaient une "image négative" des logements sociaux parce qu'ils étaient "très souvent attribués à des étrangers", NDLR) et des types beaucoup plus raisonnables comme Mariani"...

"Préférez l'original à la contrefaçon !"

Reste que, malgré les provocations, Jean-François Copé, bien conscient du succès auprès des militants de ce courant droitier et "plutôt eurosceptique", selon les termes de Mariani, a toujours fait en sorte de préserver la Droite populaire. Le secrétaire général du parti s'était d'ailleurs mis en quatre pour retenir Lionnel Luca, qui a défrayé la chronique plus d'une fois, lorsque ce dernier avait menacé de lâcher son poste de secrétaire national à l'immigration. Quand le collectif a montré son envie de se muer progressivement en parti - les jeunes de la Droite pop ont été lancés la semaine dernière -, Copé n'a pas moufté, en tout cas publiquement. Mais s'il attend, comme les autres, à l'UMP, de voir dans quel sens les électeurs se prononceront entre les deux courants les plus droitiers du parti, lui et François Fillon pourraient bien préférer voir émerger sa version plus proprette et organisée. 

Aujourd'hui passablement agacé, Mariani, qui fut pourtant proche de Peltier, estime que les sondages "ne veulent rien dire", mais concède qu'en dessous de 10 %, la Droite pop "serait mal". Il assure que lui et ses soutiens feront campagne sans complexe sur le thème : "Nous, à la Droite populaire, avons déjà fait nos preuves, avec nos propositions sur l'AME, la fraude... Alors, préférez l'original à la contrefaçon !" Un slogan qui rappelle étrangement les propos des frontistes sur... Jean-François Copé. 

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