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dimanche, 16 décembre 2012

Marine dresse le bilan de la catastrophe Hollande

Selon Marine Le Pen, "la finance a dévoré le président"

Le Monde.fr | 14.12.2012 Par Abel Mestre

 

La présidente du Front nationale, Marine Le Pen, en 2011.
 

 

Marine Le Pen a profité d'une conférence de presse, vendredi 14 décembre, sur l'action gouvernementale pour rappeler les points forts de son programme économique. Son réquisitoire antigouvernement s'articulait autour de deux thèmes : la lutte contre la pauvreté et la fiscalité. Sans surprise, sur ces deux points, le bilan est "désastreux". Le plan Ayrault contre la pauvreté ? "Des mesurettes." La politique fiscale ? "Une trahison des promesses de campagne."

"On ne résoudra pas le problème de la pauvreté sans relancer la machine France", a-t-elle notamment jugé, prônant le retour de la croissance. Pour ce faire, il y a une seule solution selon elle : l'application de son programme économique où l'accent est mis sur la "réindustrialisation, la protection ciblée aux frontières, la reprise en main de l'arme monétaire et le patriotisme économique".

Et Mme Le Pen de prôner la baisse de 20 % de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), ou l'encadrement des frais bancaires et des taux des crédits à la consommation et immobiliers pour les particuliers.


PAS DE RUPTURE AVEC LE SYSTÈME CAPITALISTE


Marine Le Pen a en outre défini son modèle économique. Malgré sa dénonciation permanente de la "finance", ce modèle n'appelle pas de rupture avec le système capitaliste, puisque, affirme-t-elle, la "libre concurrence est nécessaire" même si elle doit "respecter les traditions des peuples. Tout n'est pas à vendre", indique-t-elle .

Donc, pour la présidente du FN, il faut faire primer le politique sur l'économie, l'Etat devant "réglementer les secteurs où il souhaite détenir un monopole – transportspublics, énergie, médias- pour les préserver de visées hostiles".

Dans le cas où il n'y aurait pas de crise, l'Etat doit "limiter son intervention" et dans le cas contraire, il doit "imposer les mesures nécessaires en usant de son pouvoirrégalien en agissant sur la monnaie, les droits de douanes et les contrôles des changes".

 

LE DOSSIER FLORANGE, "TROU NOIR DE CE QUINQUENNAT"


Marine Le Pen a aussi abordé le dossier Florange. "Ce sera le trou noir de ce quinquennat", a-t-elle prédit. "Il aura avalé toutes les promesses de campagnes, englouti Montebourg et son volontarisme de campagne" de même que "les dernières espérances de nos compatriotes".

"La finance a dévoré le président Hollande et rien ne laisse penser que le rapport de force s'inversera", a-t-elle conclu, rappelant qu'elle était favorable à la solution de "nationalisation temporaire".

Concernant la fiscalité, la présidente du parti d'extrême droite a jugé la politique du gouvernement comme allant contre la "justice sociale", notamment avec l'instauration de ce que Mme Le Pen appelle "la TVA antisociale" à l'horizon 2014, et les diverses hausses concernant la bière, le tabac. Des hausses qui toucheront"tous les Français", selon elle.

 

LE PHOTOGRAPHE DE L'AFP EMPÊCHÉ DE RENTRER


Marine Le Pen a aussi souligné la "nouvelle taxe de 0,3 % qui toucherait un retraité sur deux". Si l'ancienne prétendante à l'Elysée donne quitus au gouvernement à propos de la nouvelle tranche d'imposition à 45 % de l'impôt sur le revenu et du rétablissement du niveau de l'impôt sur la fortune (ISF) d'avant Nicolas Sarkozy, ces mesures "qui vont dans le bon sens" "ne font pas le poids", estime-t-elle.

Marine Le Pen a aussi tenu à s'exprimer sur les exilés fiscaux. Sur ce sujet, elle propose "l'accroissement du contrôle sur la domiciliation fiscale" et "une réflexion sur de nouveaux systèmes d'imposition", comme aux Etats-Unis ou en Suède.

Lors de cette conférence de presse, Mme Le Pen est aussi apparue tendue vis-à-vis de certains journalistes, notamment de l'AFP, dont le photographe a été empêché de rentrer. Le motif : le Front national est "mécontent des choix des photos en vente sur la banque de données" de la célèbre agence de presse.

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Le fanatisme vert se répand sur la surface du globe musulman.

Sortir l'islam de l'islamisme

LE MONDE | 16.12.2012 Par Abdelwahab Meddeb

A Dacca comme à Chittagong, deuxième ville du Bangladesh, je constate qu'il est nécessaire de mettre en place un réseau des intellectuels et des artistes musulmans libéraux pour défendre nos pays contre la déferlante wahhabite salafiste. Celle-ci est en train de transformer l'islam et de conduire ses peuples vers le pire, vers la régression, l'obscurantisme, la fermeture, le fanatisme.

Il est étonnant de découvrir combien les problèmes sont les mêmes du Maroc à ces contrées de l'Asie du Sud. Toute l'horizontale qui oblique vers les tropiques à laquelle nous appartenons est contaminée, elle chancelle vers une uniformisation dévastatrice.

Et cette situation n'est pas le fruit du hasard, elle est le résultat d'une politique raisonnée, qui a montré sa cohérence, sa rigueur, son souffle. Elle produit des effets qui transforment le réel, après une action inscrite dans la durée entamée à la suite du premier choc pétrolier de 1974. Choc qui déversa sur l'Arabie saoudite la manne pétrolière dont une partie a été méthodiquement utilisée en faveur de la propagation de la foi wahhabite de par le monde.

partir de ce moment, l'islam n'a cessé de changer de l'Indonésie à l'Occident maghrébin. Il est en train de subir une uniformisation et une universalisation du culte à la manière wahhabite simplificatrice, excluant la complexité théologique pour favoriser la constance de la pratique, sous l'égide du Dieu un transformé en un être exclusif, dépouillé de toute médiation. Au point qu'on aboutit à l'adoration d'une idole menaçante, tyrannique, d'autant plus redoutable qu'elle demeure absente, inaccessible, irreprésentable en son immanence même. Telle conception réduit le Dieu à une sentinelle tatillonne, vous surveillant en chacun de vos gestes pour savoir s'ils sont conformes à la norme ou s'ils la transgressent.

Pour lutter contre ce péril, s'il n'est pas trop tard, il nous faut agir sur les quatre points qui ont été la cible préférée des wahhabites.

D'abord l'islam vernaculaire, celui qui tourne autour du culte des saints, qui récupère le fonds dionysiaque et tragique, c'est-à-dire qui prend au sérieux la scène qui active la catharsis, la purge par laquelle est évacué l'excédent dont la charge pèse sur les âmes des individus et de la communauté qu'ils constituent. Or cette scène vernaculaire récupère des matériaux qui proviennent de l'ère préislamique.

L'origine de cette matière remonte loin dans le temps ; elle actualise avec verve l'ancien, l'antique, qui, au Bangladesh, est indien ; elle se connecte avec des vestiges hindouistes, bouddhiques, qui donnent une forme de solidarité entre le'âlim ("savant") et le pandit, entre le soufi ("mystique") et le yogi. Comme il en est en Tunisie du fonds appartenant à la Méditerranée, à la berbérité, à la judéité, à la latinité, à l'Afrique subsaharienne, tant d'éléments ancestraux qui interfèrent, s'entrecroisent, se tissent pour être encadrés par la croyance islamique.

Ensuite, le deuxième point concerne l'approche doctrinale et la procédure juridique telle qu'elle a été adaptée et articulée à l'horizon du droit positif. C'est pour étouffer ces particularismes que la vague wahhabite voudrait submerger la mémoire hanafite [tendance libérale et rationaliste de l'islam] au Bangladesh et la mémoire malékite [de l'imam Malik ibn Anas (711-795), théologien et législateur qui vécut à Médine] au Maghreb.

Or ces mémoires, nonobstant leur carence opérationnelle, portent en elles une complexité et une propension au débat que ne supporte pas la schématisation wahhabite qui concentre son énergie sur l'orthopraxie au détriment de quelque autre questionnement.

Puis, j'en viens au troisième point, celui qui réclame le retour au fonds théologique et soufi impliquant la spéculation et l'interrogation. Pour revivifier un tel fonds, il faut au préalable dépasser aussi bien l'adhésion à l'un des quatre rites sunnites que le clivage sunnites/chiites. Il convient aussi de s'affranchir de la contrainte de l'ijmâ', du consensus qui a figé l'édifice constitué par la tradition ; et renouer avec l'ikhtilâf, le désaccord entre oulémas. Celui-ci crée la polyphonie, ouvre grandes les portes de l'ijtihâd, cet effort d'interprétation qui suscite la controverse et maintient vive la diversité des opinions, ce qui relativise l'accès à la vérité. Ce mot-clé, l'ikhtilâf, rayonne dans le livre juridique du cadi philosophe Ibn Rushd (Averroès 1126-1198), dont le titre peut être traduit ainsi : "Ici commence celui qui fait effort d'interprétation, là finit celui qui en fait l'économie."

A ce stade, il est aussi impératif d'élargir le domaine de nos références en puisant dans les corpus philosophique et poétique qui ont été consignés pendant des siècles par le truchement des grandes langues d'islam, surtout l'arabe et le persan. Car nous trouvons à travers les saillies de ces textes les prémices, les annonces, les signes avant-coureurs des leçons libérales qui répondent d'une manière efficiente aux problèmes d'aujourd'hui. On peut, par exemple, combler avec elles notre déficience à penser la question de l'altérité.

Au Bangladesh, il existe un problème dans le rapport du musulman avec l'autre, bouddhiste. Les actualités ne manquent pas de nous rapporter l'investissement de sites bouddhistes par des bandes salafistes qui brûlent les temples et détruisent ou décapitent les statues de Bouddha.

Tel fut le cas récemment, le 29 septembre, dans la ville de Ramu et les villages alentour, près de Cox's Bazar, sur le golfe du Bengale. Onze temples en bois ont été réduits en cendres, dont deux vieux de trois siècles. Et ces violences se sont propagées à Patria, plus près de Chittagong, où la présence bouddhiste est relativement dense.

Puis est venu le tour d'Ukhia, de Teknaf, toujours dans le sud-est du pays, non loin de la frontière birmane.

L'atteinte à l'harmonie entre communautés a blessé ici bien des individus appartenant au milieu des musulmans libéraux. Ce déni de l'altérité bouddhiste a suscité un poème de protestation qui redonne gloire au Bouddha écrit par Kaiser Haq, un des poètes que j'ai rencontrés à Dacca. Lors d'une séance de lecture publique, j'ai rappelé nombre d'évocations bouddhistes dans la tradition islamique chez des auteurs médiévaux.

Tous ces auteurs du Xe et du XIe siècle se révèlent autrement plus ouverts à l'altérité, plus curieux de l'autre, plus aptes à entendre la différence, plus pertinents à saisir le fonctionnement de la croyance étrangère, en la singularité de ses rites et de ses représentations que nos contemporains salafistes wahhabites qui veulent nous imposer leur vision fanatique et exclusive. Après un tel rappel, la lecture du poème de Kaiser Haq a acquis une franche évidence qui a renforcé la conviction des auditeurs présents à travers la diversité de leurs opinions.

Enfin, j'en arrive au dernier point, celui qui recommande l'articulation de notre discours à la pensée moderne et postmoderne telle qu'elle s'est exprimée depuis le XVIIIe siècle, depuis Rousseau et Kant jusqu'à Karl Popper et Jacques Derridaen passant par John Stuart Mill et tant d'autres, celle qui prône l'ouverture et la liberté, qui use de l'arme de la critique et de la déconstruction d'un héritage qui ne vaut que lorsqu'il continue d'être porté comme trace interrogée avec constance.

L'assimilation d'une telle pensée nous restitue aussi à la complexité et nous réoriente vers l'interrogation, elle nous détourne des réponses toutes faites. Telles sont les conditions qui nous conduisent sur la voie de la liberté et de la reconnaissance de celui qui ne partage ni vos convictions ni votre croyance.

En honorant ces quatre points (honnis par les salafistes), nous serons en mesure de construire un discours alternatif destiné à contrer le propos wahhabite, à le réfuter et à en refuser le projet. Il s'agit d'un "contre-discours", selon le mot utilisé par un penseur bangladais, le professeur Imtiaz Ahmed, avec qui j'ai participé à une conversation publique au Senate Hall de l'université de Dacca devant un public varié et attentif composé aussi bien de séculiers que d'islamistes bon teint comme d'autres d'apparence salafiste. Et la discussion avec le public qui a suivi nos interventions et notre échange a été constructive, cordiale.

Après cette séance, des jalons ont été posés pour avancer vers le tracé de cette voie alternative sur laquelle devrait cheminer le produit de nos échanges qui pourraient être facilités par la constitution d'un réseau qui tisserait la toile des libéraux musulmans, d'Indonésie au Maghreb, comme partout dans le monde, et les encourager à s'organiser pour ne pas que leurs pays soient une proie facile entre les griffes islamistes.

 

Ecrivain et poète, Abdelwahab Meddeb est né à Tunis en 1946 et vivant en France, enseigne la littérature comparée à l'université Paris-X et anime l'émission "Cultures d'islam" sur France Culture. En 2012, il est invité par l'Université libre de Berlin pour occuper la chaire Samuel Fischer Guest Professorship for Literature. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont La Maladie de l'islam (Seuil, 2002), Contre-prêches (Seuil, 2006) et Pari de civilisation (Seuil, 2009) ; Printemps de Tunis, la métamorphose de l'histoire (Albin Michel, 2011).

 

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Hollande et Ayrault vont bientôt manquer d'oxygène !

Le Point.fr - Publié le 16/12/2012 

Selon le baromètre Ifop/"JDD", la cote de François Hollande baisse de quatre points à 37 % et celle de Jean-Marc Ayrault de huit points à 35 %.

Jean-Marc Ayrault et François Hollande continuent de creuser !  Ndlr 

La cote de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault est en baisse, le président de la République et surtout son Premier ministre pâtissant auprès des couches populaires de l'accord conclu avec Lakshmi Mittal au sujet du site sidérurgique de Florange, rapporte Le Journal du dimanche. Selon le baromètre Ifop/JDD, la cote de François Hollande baisse de quatre points à 37 % et celle de Jean-Marc Ayrault chute de huit points à 35 %. Le Premier ministre devient ainsi plus impopulaire que le chef de l'État pour la première fois depuis le retour au pouvoir de la gauche en mai dernier. Les deux hommes perdent notamment du terrain auprès des sympathisants de gauche, y compris du Parti socialiste, souligne le JDD, qui voit dans cette chute "une preuve supplémentaire du scepticisme laissé par l'accord conclu avec Mittal et qui ne passe pas chez les syndicalistes lorrains et auprès des couches populaires".

Jean-Marc Ayrault perd ainsi 17 points auprès des sympathisants du Front de gauche, 11 auprès des écologistes et même huit auprès des socialistes. "L'affaire Florange ajoutée aux hausses d'impôts et à l'angoisse sociale liée à la crise au chômage, ça commence à faire lourd", déclare Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop, cité par Le JDD. "Tout se passe comme si l'accord ArcelorMittal avait exacerbé un agacement à gauche par rapport à la méthode Hollande jugée trop hésitante, trop floue par les Français qu'on a interrogés."

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lundi, 03 décembre 2012

Communiqué de presse

Communiqué de presse de Stéphane RAVIER

Conseiller des 13ème et 14ème arrondissements

Secrétaire départemental du FN13

 

Jean-Claude Gaudin est-il devenu fou ?!

 

Alors que  « sa » ville est livrée à la violence quotidienne des bandes, des trafics et des petites crapules qui n’hésitent pas à tuer pour quelques euros ou pour échapper à un contrôle de police, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, en visite à Dakar, n’a rien trouvé  de mieux que « d’inviter les joueurs et le Président de l’OM à venir visiter la maison des esclaves qui témoigne d’une terrible réalité »

Les familles et les amis du buraliste des Chutes-Lavie, du chauffeur de car de Mazargues, du conducteur du scooter de Château Gombert,  tous trois victimes à quelques jours d’intervalle de la réalité meurtrière, apprécieront la compassion dont fait preuve le premier magistrat de la ville aux victimes… de l’esclavage ! Esclavage aboli par la France il y a près de deux siècles !

Il ne se passe plus un jour sans que des honnêtes gens soient victimes d’agressions violentes, plus une semaine sans l’assassinat d’un innocent  et « En entendant Gaudin » on est en droit d’espérer que les Marseillaises et les Marseillais sanctionneront comme il le mérite, celui qui aura largement contribué à ce que leur ville sombre dans la terrible réalité de la violence et de l’insécurité.

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Gaudin est-il devenu fou ?!

Jean-Claude Gaudin veut que les joueurs de

l'OM viennent sur l'île aux esclaves


Publié le dimanche 02 décembre 2012 laprovence.com

 
 

 

En visite sur l'île de Gorée, face à Dakar, le maire de Marseille a souhaité que "le président de l'OM et les joueurs viennent y faire une visite".

"Pour visiter la maison des esclaves qui témoigne d'une réalité terrible et pour voir la ferveur des supporters olympiens d'ici, explique Jean-Claude Gaudin. Mais il ne faut pas que ce soit comme pour Shanghai où ils ont exigé que nous les faisions voyager en classe de luxe et où ils ont laissé la cabine dans un état lamentable".

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L'immigration n'est pas une chance non plus pour les femmes !

Le Point.fr - Publié le 02/12/2012 

Sur France 3, la présidente du FN a également renvoyé dos à dos l'UMP et le PS, coupables, à ses yeux, de la même politique d'immigration.

Marine Le Pen s'inquiète pour le droit des femmes dans un entretien accordé à France 3.

Marine Le Pen s'inquiète pour le droit des femmes dans un entretien accordé à France 3. © Fayolle/Sipa

Sur France 3, Marine Le Pen, présidente du FN, a assuré : "Le droit des femmes est en train de reculer, notamment à cause d'une immigration massive qui porte en elle une vision, une culture des fondamentalistes qui ont de la femme une vision absolument dépréciée, qui ont pour les femmes le plus grand mépris et l'expriment de manière quotidienne. Oui, l'insécurité qui touche les femmes augmente."

 

Interrogée sur les conclusions de l'Observatoire national de l'islamophobie dénonçant à la mi-novembre une hausse "inquiétante" d'actes islamophobes, elle a dénié "tout sérieux, toute crédibilité, toute légitimité à cette association prosélyte", financée "par M. Soros, le grand manitou de la mondialisation et de la loi de la jungle".

"Ce sont des clandestins"

Concernant l'immigration, elle a assuré, en mettant en cause le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qu'en "cette matière comme en beaucoup d'autres, c'est la politique UMPS', ils sont parfaitement d'accord". "La droite a fait preuve d'un immense laxisme", avec "200 000 entrées légales par an, sans compter les clandestins qui ne sont plus renvoyés dans leur pays". Réfutant le terme de "sans-papiers" qui réduit "le problème à une situation administrative", elle a tranché : "Ce sont des clandestins, ils violent la loi française." 

Quand M. Valls en régularise 30 000, notamment ceux qui travaillent, "il répond aux exigences du Medef". "Le PS main dans la main avec le grand patronat, ça peut en étonner certains. Moi, en tout cas, ça ne m'étonne pas", a conclu Marine Le Pen.

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dimanche, 02 décembre 2012

Gaudinie: le carnage continue !

Marseille : ils tuent un motard avec une

voiture volée

 


Trois nouvelles gardes à vues après l'accident mortel survenu hier soir à Château-Gombert après un accident mortel

Publié le samedi 01 décembre 2012 

 

 

Mis à jour 10h : Marseille a été une nouvelle fois, hier soir, le témoin impuissant de la folie de sa violence ordinaire. Et un motard de 39 ans, sa nouvelle victime innocente. Cette fois, ce n’était pas un papetier mortellement agressé dans son commerce pour une poignée d’euros aux Chutes-Lavie, ni un chauffeur de bus abattu dans un bar pour sa sacoche à Mazargues, ni une avocate poignardée dans son cabinet dans le centre-ville. Les deux dernières victimes ne sont encore pas inhumées, qu’un homme de 39 ans a croisé, Boulevard Bara (13e) à 21h30, la route de ses cinq ou six tueurs. Involontaire, l’homicide.

Mais, il a ôté la vie à la suite d’un vol de voiture, "l’arme du crime". C’est en apercevant une patrouille de police, que les cinq ou six hommes auraient paniqué. Maîtrisant assez mal la vitesse la BMW blanche volée deux jours plus tôt, ils accéléraient et déboîtaient de la file de voitures, sans même prendre la peine de contrôler si quelqu’un arrivait en face. Ce sera le motard. Leur victime. Le choc est d’une telle violence que le corps est projeté sur plusieurs mètres, une vingtaine. L’homme décédera sur place, malgré les premiers soins d’urgence apportés par les marins pompiers.

Immobilisés net dans leur voiture accidentée, les occupants de la BMW, indemnes ou légèrement blessés, prenaient la fuite à pied. Deux d’entre eux seront rapidement rattrapés et interpellés par les policiers de la Sécurité publique. Une petite arme de poing aurait été également retrouvée. Âgés de 16 et 17 ans, ils ont immédiatement été placés en garde à vue dans les locaux de la Sûreté départementale.

Leurs auditions pourraient permettre aux enquêteurs d'identifier les autres fuyards, toujours dans la nature. Classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), nouvellement instaurée par le ministère de l'Intérieur, les renforts policiers récemment acquis par le quartier, devraient, en principe, permettre une rapide interpellation des individus en fuite.

Trois autres individus ont été interpellés mais pour l'heure, la police n'est pas certaine qu'il s'agit des fuyards. Ce pourrait être des connaissances des deux premiers mis en garde à vue, arrivés sur les lieux après le drame. 

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Vote interne: L'UMP de B. Gilles à l'image du PS de Guérini ?

POLITIQUE

PAR PROCURATION

MARSACtu

Les Bouches-du-Rhône, révélateur du bourbier électoral de l'UMP

Les militants et élus locaux ont suivi à distance la crise de leur parti et géré les soupçons de fraudes ou du moins d'arrangement avec la règle. Pendant ce temps, certains rendent leur carte.

Merci à Simianais

Jean-François Copé lors de son meeting de campagne à Marseille

Jean-François Copé lors de son meeting de campagne à Marseille
MarsActu/Jean-Marie Leforestier

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"On dit toujours à Marseille ceci, à Marseille cela... Pour la première fois, le scrutin s'est déroulé de manière claire dans le département", se félicitait un copéiste au soir de l'élection. Et puis patatras... Dans la semaine, le camp Fillon a doucement amené sur la table son lot de triches supposées, à tout le moins d'arrangements avec la règle électorale, présentant à l'occasion - et certainement de manière un peu exagérée - les Bouches-du-Rhône comme l'équivalent dans la fraude chez Jean-François Copé des Alpes-maritimes chez François Fillon. Inquiétant à l'heure où l'UMP s'achemine cahin-caha vers un nouveau vote national.

Dans l'urgence liée à l'imminence de la décision de la Cocoe, les partisans de l'ancien premier ministre avaient un peu cafouillé la rédaction de leurs griefs concernant la Ciotat. Face à la Commission nationale des recours (CNR), ils ont tenté de rattraper le coup en précisant que l'huissier était "arrivé très tard dans l'après-midi" de dimanche. Ils ont aussi persisté concernant le nombre particulièrement important de procurations pour certaines distribuées dans la rue, - un quart des 645 votes dans la circonscription de Bernard Deflesselles - reprenant ainsi un argument développé par Jean-François Copé dans son mémoire adressé à la CNR.

Les procurations au cœur du problème

La question des procurations aura motivé l'ensemble des recours au niveau local. Châteaurenard, Istres et Arles figurent dans le collimateur. Dans la quinzième circonscription où le député Bernard Reynès peut compter sur un bon millier de militants, les fillonistes ont constaté des signatures sur les procurations, différentes de celles figurant sur les pièces d'identité.

Pourtant, un filloniste tempère : "On l'a un peu tous fait l'histoire des procurations, c'est difficile de le contester... On ajoute les noms". "Sur les procurations, confie à son tour Bruno Gilles, secrétaire départemental et copéiste, honnêtement, y en a 98 % qui sont des vraies procurations et y en a 2 %, bon, ben, on les fait comme ça, ce sont des gens qui veulent voter Copé et nous, on les donne à quelqu'un que l'on connaît et qui votera Copé."

De manière plus générale, c'est la désorganisation de ce vote qui a le plus gêné les militants."Dans les files d'attente, les gens ont attendu parfois plus d'une heure, ils arrivaient et en avaient tellement marre qu'ils repartaient sans signer. En plus, il y avait trois votes : la charte éthique, les motions et le président. Les personnes âgées, par exemple, étaient complètement perdues", détaillle une présidente de bureau filloniste. Cette désorganisation, cet amateurisme dans une formation qui n'a pas la culture des votes internes, trouve sa parfaite illustration dans l'affaire des post-it voyageurs entre Istres et Arles, révélée par Libération.

En cause, des listings que l'UMP n'avait pas pris la peine de mettre à jour. Électeurs de la 13e circonscription, les militants du canton d'Istres-sud se sont retrouvés inscrits à Arles dans la seizième circonscription et se sont donc cassé le nez dimanche en arrivant à Port-de-Bouc au bureau de la 13e. Forcément, certains parmi la centaine de militants concernée n'avaient pas forcément envie de passer leur dimanche en voiture pour aller voter.

"Ils ont fait leur petite affaire"

Ni une, ni deux, une solution de repli est "bricolée" par la représentante de Copé, Michèle Vasserot et son homologue filloniste, Vincent Goyet. Ceux qui ne souhaiteront pas aller à Arles pourront remplir des procurations en blanc en indiquant sur un post-it collé sur le papier leur choix : tant pis pour le secret du vote. "Certains allaient en Arles, d'autres pas. Ils ont fait leur petite affaire et voilà", raconte Michèle Vasserot. Vincent Goyet explique la méthode - sommaire - de sélection des messagers : "Quand quelqu'un disait qu'il se rendait à Arles, on lui proposait d'amener les procurations." Des mandats entreposés à l'arrière de la voiture et ensuite distribués selon les affinités déclarées de chacun.

Au total, une quinzaine de personnes auraient voté sur ce biais. Avec des écarts serrés, ça compte surtout quand le camp Fillon estime dans son document de contestation que des post-it auraient été remplacés au profit de Jean-François Copé. "À un moment, j'ai vu le directeur de cabinet de Roland Chassain [ndlr, maire des saintes-Maries-de-la-Mer et soutien de Copé]revenir avec six ou sept procurations dans la main, je ne peux pas dire qui les lui a amenés ni s'il a changé des post-it", explique la présidente de bureau filloniste Sandrine Raynard qui n'a rien vu ni consigné sur le procès-verbal d'anormal.

Tous les acteurs de cette histoire tombent des nues face à l'engouement médiatique autour de l'histoire : "ce sont des choses qui nous dépassent un peu", constate Sandrine Raynard. Une autre histoire est elle en revanche bien palpable : le dégoût des adhérents relaté par l'ensemble des responsables, petits et gros, que nous avons contactés. "Les retours de carte, c'est difficile à chiffrer mais il y en a un certain nombre qui reviennent, que ce soit dans les circonscriptions ou à la fédération", regrette Bruno Gilles qui, comme le maire de Marseille, a admis son "dégoût" face à la crise que traverse son parti. "Halte au feu, essayons de retrouver l'envie de chasser en meute", nous disait-il lundi avec en ligne de mire François Hollande. C'était avant que l'hypothèse d'un nouveau vote soit envisagée par Nicolas Sarkozy. "Sans procuration et avec des listes à jour", réclamait Guy Teissier, la semaine dernière.

Par Jean-Marie Leforestier, le 29 novembre 2012

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