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dimanche, 01 août 2010

Une bonne nouvelle qui cache une réalité désastreuse.

DETTE PUBLIQUE

La France, passager clandestin de la zone euro

Par Romain Gubert Lepoint.fr

La France, passager clandestin de la zone euro

© DURAND FLORENCE/SIPA

Cocorico ! Le 21 juillet, la Cades a levé deux milliards d'euros sur les marchés financiers sans aucun souci et à très bon prix. Un mois plus tôt, elle avait levé 2 milliards et demi dans les mêmes conditions. Voilà une information qui n'a pas fait trois lignes dans les journaux. D'abord parce que personne ne sait vraiment ce qui se cache derrière la Cades (c'est la caisse d'amortissement de la dette sociale, en clair la dette de la Sécu). Ensuite parce que c'est l'autre scénario (si la dette de la Sécu n'avait pas trouvé preneur à bon prix) qui aurait provoqué un séisme. Passons sur le fait que lorsqu'on veut oublier plus facilement quelque chose qui fâche, lui donner un nom improbable est effectivement une bonne solution. Et concentrons-nous sur la bonne nouvelle : la dette publique française, quel que soit son petit nom, a encore ses aficionados dans les salles de marchés. Mieux : elle en a de plus en plus.

En ce mois de juillet 2010, la France peut donc emprunter l'argent dont elle a besoin pour financer ses incommensurables déficits dans de bien meilleures conditions qu'il y a un an. Mieux, elle le fait avec un tout petit différentiel par rapport à l'Allemagne. En clair, la signature française vaut, à un chouia près, celle de Berlin. Alors que la Grèce, l'Espagne et le Portugal - malgré le plan de sauvetage de la zone euro et les garanties de la BCE qui s'est portée caution de leurs engagements - "vendent" désormais leur dette publique dans des conditions beaucoup plus dures que l'été dernier.

Prime surprise

Ceux qui achètent de la dette souveraine ne sont pas tous des spéculateurs. Beaucoup recherchent d'abord de la sécurité. Ils se replient donc sur des pays "sûrs", bien notés par les fameuses agences de notation et, pour un peu, leur prêtent plus d'argent que ceux-ci n'en ont réellement besoin. Avec ce résultat : avant même d'avoir finalisé sa réforme des retraites ou annoncé son projet de budget 2011 (quid des niches fiscales ? quid de la fiscalité des hauts revenus ? quid des économies budgétaires...) et tout en se perdant dans des querelles sémantiques surréalistes - rigueur/pas rigueur/"rilance" -, la France bénéficie aujourd'hui d'une sorte de "prime surprise" qu'elle n'a strictement rien fait pour mériter.

La réalité, c'est que la France a aujourd'hui toutes les caractéristiques du passager clandestin (un concept économique bien réel que les économistes anglo-saxons désignent sous l'expression "free rider"). Elle profite en effet à la fois de la mauvaise fortune des pays en difficulté dans la zone euro (qui font désormais des efforts considérables pour revenir dans le jeu). Mais aussi de la bonne réputation de l'Allemagne sur les marchés (qui, elle, a déjà entrepris l'essentiel de ses réformes). Sans avoir rien fait, la France est un peu dans la situation d'un élève médiocre qui devient le meilleur ami du premier de la classe en pariant sur cette proximité pour tromper le regard des professeurs et décrocher ainsi de meilleures notes. Ce n'est pas autrement qu'il faut lire les déclarations, il y a quelques jours, de Nicolas Sarkozy, qui affirme vouloir supprimer les droits de vote des pays membres de la zone euro qui "enfreignent de manière grave et répétée" leurs engagements européens, ou lorsqu'il plaide pour une "convergence fiscale" franco-allemande. Le problème, c'est que les passagers clandestins se font souvent prendre. Et qu'il y a alors une amende et des pénalités à payer.

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Poubelle la vie !

Une jeune fille violée à la plage des Catalans

Publié le samedi 31 juillet 2010

Une fille de 17 ans victime de deux ados

Agressée sexuellement, la victime est revenue en pleurs sur la plage. Elle s'est alors confiée aux sauveteurs.
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La nouvelle a créé "une réaction d'épouvante", comme dit le maire des 1 er et 7 e arrondissements de Marseille, Patrick Mennucci. "On ne peut pas imaginer que deux jeunes de cet âge aient déjà le profil de délinquants sexuels", pestait, hier soir, l'élu. Les faits se sont produits jeudi après-midi, vers 16h30, sur la plage des Catalans (7e ).

Une jeune fille de 17 ans va se baigner. Quelques minutes plus tard, elle regagne le sable en pleurs. Elle va aussitôt se confier aux sauveteurs du poste de secours. À ses interlocuteurs, elle raconte qu'elle vient d'être victime d'un viol. Alors qu'elle se trouvait dans l'eau, deux mineurs l'ont abordée. Et tandis que l'un d'eux l'immobilisait, le second, qui est aussi le plus âgé, la violait. Un acte de pénétration sexuelle passible de la cour d'assises et de quinze années de réclusion criminelle.

Très vite pourtant, les deux jeunes gens vont être interpellés. Ils étaient encore sur la plage, comme animés d'un incroyable sentiment d'impunité. La brigade des mineurs de la Sûreté départementale a été chargée de l'enquête. Pressé de questions, le plus jeune finira par raconter ce qui s'est passé. Les deux auteurs sont originaires de La Belle-de-Mai (3e) et des quartiers nord de Marseille. De source proche de l'enquête, on indiquait hier soir qu'ils ne semblaient pas avoir pris la mesure de la gravité de leurs actes. "La justice doit être extrêmement sévère. Les dispositifs de police ont fonctionné. C'est rassurant" , insistait Patrick Mennucci.

Les deux auteurs présumés ont été déférés hier soir au Parquet des mineurs. Lundi, un exhibitionniste de 44 ans avait été surpris à deux reprises dans l'anse de Malmousque (7e) dans des positions incongrues, devant une fillette de 12 ans, puis devant un adolescent de 14 ans. Étranger en situation irrégulière, il doit faire l'objet d'une mesure d'éloignement.

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samedi, 31 juillet 2010

Le nouveau serpent de mer de Gaudin...

A Marseille, le projet de centre de thalasso se réveillera-t-il un jour ?


Publié le vendredi 30 juillet 2010 La Provence.

Gelé depuis 2 ans, le projet de centre de thalassothérapie entrave l'aménagement du quartier des Catalans.

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Sous la pression des riverains, les premiers plans prévoyant un bâtiment de 9 étages ont été refusés par la Ville.

 

Il était une fois un beau projet d'hôtel qui sombra dans un profond sommeil... Comme dans l'histoire de la Belle au Bois dormant, le temps s'est arrêté sur le complexe de thalassothérapie des Catalans. Souvenez-vous, en juin 2008, la Ville annonçait l'arrivée de ces 150 chambres somptueuses, de ce restaurant panoramique, de ces piscines intérieures et extérieures reliées entre elles; et, sur trois niveaux, ce centre de thalasso où viendrait se délasser une clientèle haut de gamme. Le tout permettrait, disait-on, de créer 240 emplois directs et indirects; et de "tirer vers le haut" le quartier, en se dotant d'un équipement hôtelier qui manque à Marseille...

Mais deux ans plus tard, rien n'a bougé dans le décor. Sur le site du palace, ce sont toujours les ruines des bâtiments de l'ancienne usine à sucre Giraudon qui défigurent le bord de mer. Alors où en est-on de ce fantôme d'hôtel qui hante les Catalans, empêchant tout autre projet de prendre forme ?"On pourrait doubler la surface de la plage", a récemment suggéré le conseiller municipal UMP à la Mer Didier Réault. Mais pour cela, il faudrait y voir clair sur les espaces libérés. Or, on ignore toujours quelles seront l'emprise et la hauteur du futur hôtel.

C'est que dès le départ, l'affaire fut mal engagée. Révélé en juin 2008 par La Provence, le projet d'hôtel avait soulevé un tollé au sein du quartier. À l'époque, le groupe Privilège, une holding familiale des Pyrénées Orientales, envisage de créer un bâtiment de 9 étages sur le bord de mer. Impensable pour les riverains, qui obtiennent gain de cause : début 2009, la Ville demande à l'opérateur de revoir ses plans, avec "un bâtiment moins haut et un accès à la mer aménagé", précise Yves Moraine, président du groupe municipal UMP.

Or, comme le Prince charmant, la copie tarde à venir. Sera-t-elle remise un jour, vues les nouvelles contraintes qui pèsent sur l'opérateur ? "Moins d'étages, cela signifie forcément moins de chambres, et donc un seuil de rentabilité qui risque de ne plus passer", reconnaît Yves Moraine. Risque d'autant plus grand que l'investissement de départ, 5M€ pour l'achat du terrain, a été conséquent. Une solution pour sortir le projet du sommeil consisterait à construire "plus large", en étendant l'emprise au sol du bâtiment.

Pour se faire, la Ville pourrait vendre à Privilège la parcelle située à l'entrée du Cercle des nageurs. De bonne source, on apprend qu'un projet a bien été initié en ce sens. Il prévoirait notamment la démolition du restaurant du Cercle des nageurs, qui serait reconstruit plus loin vers la mer, afin de laisser la place à la terrasse du futur hôtel... Le problème, c'est que ces opérations nécessitent la modification du Plan local d'urbanisme (PLU), lequel dépend désormais de la Communauté urbaine dirigée par la gauche. Le président de MPM, Eugène Caselli, se laissera-t-il convaincre à jouer le Prince charmant ? "Moi, je ne donnerai jamais mon accord", prévient le maire de secteur Patrick Mennucci. "Pas opposé idéologiquement à l'installation d'un hôtel", l'élu socialiste refuse qu'"un bâtiment de 5 étages prive de soleil les enfants de la crèche du quartier".

Partant de là, la seule morale de l'histoire, c'est qu'"il faut laisser mûrir les choses", philosophe Yves Moraine. Pour cet élu, "le projet est au point mort, mais il reste la volonté". Autant dire que si chacun campe sur ses positions, les ruines de Giraudon vont continuer longtemps à obstruer le paysage. Rendez-vous dans cent ans ?

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Forza Italia !

La rupture entre Berlusconi et Fini est consommée

Par Richard Heuzé Le Figaro
30/07/2010
Gianfranco Fini au cours d'une conférencede presse, vendredi à Rome.
Gianfranco Fini au cours d'une conférencede presse, vendredi à Rome. Crédits photo : AFP

Le président du Conseil italien réclame la destitution du président de la Chambre.

Après seize ans de coexistence ombrageuse, Silvio Berlusconi s'est finalement séparé de Gianfranco Fini, celui dont il avait jadis fait son «héritier» politique. La séparation a pris la forme d'un licenciement en bonne et due forme.

Jeudi soir, la présidence du Peuple de la Liberté (PDL) - le parti majoritaire - a adopté par 33 voix contre trois une motion très dure sanctionnant le divorce de manière irrémédiable. Le document relève «l'incompatibilité politique absolue» entre Fini et les principes inspirant le PDL, dont il a pourtant été cofondateur en mars 2009.

Silvio Berlusconi réclame également la destitution du président de la Chambre. Partant du principe qu'il a été élu au «perchoir» en avril 2008 avec les seules voix de la majorité. Gianfranco Fini s'y oppose : «C'est hors de question. Le président de la Chambre doit garantir le Parlement et non la majorité qui l'a élue.»

Trente-trois députés et quatorze sénateurs l'ont rejoint. C'est sans doute plus que ne l'envisageait Silvio Berlusconi. Lors des votes sensibles, sa majorité de 336 membres (276 PDL et 60 de la Ligue du Nord) pourrait en être affectée. Il faut 316 voix au gouvernement pour être assuré d'obtenir la confiance à la Chambre.

Jusqu'à présent, Gianfranco Fini (58 ans) n'a jamais censuré le gouvernement. Ses troupes ont ainsi voté jeudi l'impopulaire rigueur budgétaire imposant 25 milliards d'euros d'économies au cours des deux prochaines années. D'autres textes ne passeront pas aussi facilement.

C'est le cas du projet très controversé restreignant de manière drastique l'usage et la publication des écoutes téléphoniques. Usant de ses prérogatives de président de la Chambre, Gianfranco Fini, qui n'en partage pas l'esprit et condamne toute atteinte à la liberté de presse, a tout fait pour empêcher son adoption fin juillet, comme l'aurait voulu Silvio Berlusconi. Une proche, l'avocate Giulia Bongiorno, qui préside la commission «justice» de la Chambre, a multiplié les objections. Arrachant mercredi un renvoi en septembre, à la vive colère du président du Conseil.

 

«Navigation à vue»

Au cours des dernières semaines, le président de la Chambre s'est nettement démarqué de Silvio Berlusconi. Se posant en garant de la rigueur morale quand l'entourage du président du Conseil était rattrapé par les «affaires» ou se démarquant de ses attaques très vives contre les juges.

Ces polémiques sont emblématiques des difficultés qui attendent Silvio Berlusconi. Loin de se laisser abattre, Gianfranco Fini a accusé vendredi, en conférence de presse, le président du Conseil d'avoir une conception de la démocratie «pas vraiment libérale». Il annonce qu'il restera «loyal» au gouvernement, mais s'opposera aux normes «injustes». Pour donner corps à sa différence, il a créé au Parlement un groupe autonome, Futur et Liberté pour l'Italie.

Dans l'immédiat, un retour anticipé aux urnes paraît improbable. Silvio Berlusconi et son principal allié, le leader de la Ligue du Nord Umberto Bossi, assurent que «la législature ira jusqu'à son terme, en 2013».

De même, Silvio Berlusconi exclut un remaniement ministériel. L'exécutif continuera de collaborer avec les trois ministres proches de Gianfranco Fini : «Ils travaillent bien. Je n'ai aucun doute sur leur loyauté», dit aujourd'hui Berlusconi.

La route devient toutefois plus précaire pour le président du Conseil. Les grandes réformes - justice, révision de la Constitution -, qui sont déjà substantiellement encalminées, risquent d'être renvoyées aux calendes grecques. Comme le dit le ministre de l'Intérieur et dirigeant de la Ligue du Nord Roberto Maroni, «la navigation se fera davantage à vue».

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L'enfumeur n'enfume plus que lui !

Sarkozy veut déchoir certains
criminels de la nationalité

Nicolas Sarkozy, suivi par la Garde de Sceaux, Michèle Alliot-Marie, quitte l'Hôtel de Police de Grenoble.
Nicolas Sarkozy, suivi par la Garde de Sceaux, Michèle Alliot-Marie, quitte l'Hôtel de Police de Grenoble. Crédits photo : AFP

Le chef de l'Etat souhaite que les délinquants d'origine étrangère qui mettent en danger la vie d'un représentant des forces de l'ordre puissent perdre la nationalité française. En cas d'assassinat, il propose une peine incompressible de 30 ans de prison.

 

Il avait annoncé «une lutte implacable, une guerre contre la criminalité». Revenu à Grenoble, théâtre de violences mi-juillet, pour installer le nouveau préfet de l'Isère, Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi une série de mesures choc contre la grande délinquance et les agressions de membres des forces de l'ordre. Le président souhaite déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère «qui porterait volontairement atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme, d'un militaire». «La nationalité française se mérite et il faut pouvoir s'en montrer digne», souligne le chef de l'Etat. «Quand on tire sur un agent chargé des forces de l'ordre, on n'en est plus digne».

Actuellement, la procédure de déchéance de nationalité française est strictement encadrée. Elle concerne des personnes coupables de terrorisme ou d'espionnage. A l'issue de l'affaire Lies Hebbadj, il avait déjà été question d'élargir le retrait de citoyenneté aux auteurs de polygamie et de fraudes aux prestations sociales. Conscient de ces limites, le chef de l'Etat annonce que «les motifs pouvant donner lieu à la déchéance» seront réévalués. Toujours sur le front de la nationalité française, le président veut que l'acquisition de citoyenneté pour un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité.

 

30 ans incompressible pour les assassins de policiers

Nicolas Sarkozy a également promis vendredi l'extension, en septembre, des «peines plancher» (ces peines minimales d'une durée incompressible) «à toutes les formes de violences aggravées», notamment celles qui ciblent les personnes dépositaires de l'autorité publique. Actuellement les 24.000 peines planchers existantes s'appliquent aux récidivistes. Le président soutient aussi, «l'instauration d'un peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes». Cette mesure sera discutée à la rentrée.

 


Dans ce discours très sécuritaire et musclé, Nicolas Sarkozy est aussi revenu sur les sans-papiers. «Je souhaite que l'on évalue les droits et les prestations auxquelles ont aujourd'hui accès les étrangers en situation irrégulière». «Une situation irrégulière ne peut conférer plus de droits qu'une situation régulière et légale!», a-t-il pointé. Nicolas Sarkozy a rappelé la nécessité de reconduire aux frontières «les clandestins», puis enchaîné sur la situation des Roms, déjà au centre d'une réunion mercredi à l'Elysée. «Nous devons mettre un terme aux implantations sauvages de campements Roms. Ils constituent des zones de non-droit qu'on ne peut tolérer en France», a-t-il redit.

Sur la situation propre à Grenoble, le chef de l'Etat a promis 38 policiers supplémentaires d'ici le 1er septembre, et du «matériel approprié pour faire face à ce grand banditisme qui sévit sur l'agglomération». Dans les jours qui viennent des membres de brigades spécialisées - GIPN, Raid, BRI - devraient arriver pour «appréhender les commanditaires» des menaces contre les policiers de la BAC.

Si le maire de Grenoble a pris acte des moyens supplémentaires annoncés, le socialiste Michel Destot regrette «l'amalgame fait entre délinquance et immigration, en parlant de «déchéance de nationalité»». «Je m'oppose à cette idée selon laquelle il y aurait plusieurs catégories de citoyens français», a-t-il souligné. «Le président de la République parle de politique de la ville, de sécurité, d'immigration et là, il y a un problème de stigmatisation d'une partie de la population», dénonce Michel Destot. «Remettre en cause cinquante ans de politique d'immigration comporte un grand risque. Je me méfie de ces déclarations qui ont pour effet de frapper l'opinion publique».

Ndlr: La machine à enfumer fonctionne encore à plein  ( fin de ) régime. Les Français se laisseront ils encore berner ? Réponse mai 2012.

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Allez la France ! On ne s'en lasse pas.

Lemaitre du sprint

Florian Egly (Sport24.com) Le Figaro
30/07/2010 |
Christophe Lemaitre a réussi le doublé 100m-200m
Christophe Lemaitre a réussi le doublé 100m-200m Crédits photo : Reuters

Christophe Lemaitre est devenu le premier Français à réaliser le doublé 100m-200m aux Championnats d'Europe, au prix d'un incroyable finish. Martial Mbandjock prend le bronze. Garfield Darien obtient l'argent sur 110m haies. La France compte dix médailles.

Ce n'est pas parce qu'il était attendu qu'il faut minimiser l'exploit. Ils ne sont que quatre depuis l'après-guerre à avoir accompli pareille performance (Fütterer en 1954, Borzov en 1971, Mennea en 1978, Obikwelu en 2006). Christophe Lemaitre est devenu vendredi le premier Français à réaliser le doublé 100m-200m aux Championnats d'Europe. A seulement 20 ans. Deux jours après son succès sur la reine des distances. Quoi de plus normal pour un coureur «naturel» de 200, là où il peut déployer son ample et soyeuse foulée. Celle qui lui a permis de coiffer sur le fil le Britannique Christian Malcolm.

Lemaitre, le cassé du renard
Cette deuxième médaille d'or, le sprinteur d'Aix-les-Bains a véritablement été la chercher. Car il était loin, à l'entrée de la dernière ligne droite. Revenait le souvenir de la demi-finale et ce retour phénoménal. Sauf que le Britannique ne craquait pas. Lemaitre donnait alors encore plus que ce qu'il n'avait, lui dans la peau du chasseur, Malcolm dans celle de la proie. Celle-ci ne tombait dans la gueule du Français que sur la ligne du 200e mètre, après un sublime cassé (20''37 contre 20''38). «Dans le virage, j'ai essayé de tout faire pour aller le plus vite le possible. Mais j'ai eu un peu de mal. J'ai tout misé sur les 100 derniers mètres. Techniquement, c'était moyen. Mais je me suis battu jusqu'au bout», pouvait savourer la perle du sprint français. Un double bonheur ne venant jamais seul, Martial Mbandjock prenait, lui, le bronze (20''42), comme sur 100 mètres.

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vendredi, 30 juillet 2010

Vive la France ! suite...

Barras, un homme en or

Yoann Palej (Sport24.com)
29/07/2010 Le Figaro
Romain Barras est devenu champion d'Europe de décathlon à Barcelone.
Romain Barras est devenu champion d'Europe de décathlon à Barcelone. Crédits photo : Panoramic

Romain Barras a conquis son premier titre européen en décathlon. Véronique Mang et Myriam Soumaré ont pris l'argent et le bronze sur 100 m. Quant à Teddy Tamgho, il n'a pris que la 3e place du concours de triple saut. Au total, les Français cumulent 6 médailles après 3 journées.

Décathlon : Barras arrache l'or
Quel final dans l'épreuve du décathlon ! Pour la première fois de sa carrière, le Français Romain Barras est devenu champion d'Europe du décathlon à l'issue d'un concours qui aura tenu toutes ses promesses. En avance de 150 points sur son record personnel à l'issue de la première journée, le Nordiste a passé sa journée de jeudi à remonter sur la tête. 3e du 110m haies (14''22), un peu décevant au disque (44,51 m), il a égalé son record personnel à la perche (5,05 m) avant de remporter le javelot avec un énorme jet à 65,77 m.  Avec une avance de seulement 5 points sur le Néerlandais Eelco Sintnicolaas à l'approche de la  dernière épreuve, le 1500 mètres, tout restait possible. Mais le Calaisien n'a pas laissé passer sa chance en réalisant une course dantesque (4'28''43), notamment un dernier 400 de feu. Avec un total de 8453 points, Romain Barras améliore son record personnel de 140 points et devient par la même occasion le 4e Français à devenir champion d'Europe de décathlon.

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Y'a bon la raie-publique, y'a bon !



Financement politique : le filon de l'outre-mer

Par Jim Jarrassé LE FIGARO
28/07/2010 |
A droite, une affiche de campagne du Fetia Api lors des élections législatives de 2002.
A droite, une affiche de campagne du Fetia Api lors des élections législatives de 2002. Crédits photo : AFP

Les partis d'outre-mer bénéficient de règles de financement politique aménagées. Ils attirent la convoitise de partis métropolitains en quête de subventions publiques, Nouveau Centre en tête.

Fetia Api. Le nom de ce petit parti tahitien est inconnu du grand public. C'est pourtant l'étiquette sous laquelle les 33 parlementaires du Nouveau Centre sont inscrits à l'Assemblée et au Sénat. Depuis 2007, le parti d'Hervé Morin est associé par convention avec la microstructure polynésienne. Un mariage de raison : en 2008, Fetia Api a reversé près d'un million d'euros de subventions au parti centriste…

L'origine de cet étrange montage financier remonte aux élections législatives de 2007. Le Nouveau Centre obtient 17 sièges à l'Assemblée nationale mais ne remplit pas les conditions nécessaires pour bénéficier d'un financement public : depuis 2003, pour toucher les subsides de l'Etat - environ 45.000 euros par an et par député affilié au parti -, il faut non seulement présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions, mais aussi que ces candidats obtiennent au moins 1% des suffrages. Un seuil que le parti centriste ne parvient pas à atteindre. Dépourvu d'une cagnotte publique vitale pour sa survie, il tente alors de faire évoluer la loi sur le financement de la vie politique. En vain.

En quête désespérée de sources de financements, la formation naissante du ministre de la Défense se tourne alors astucieusement vers l'outre-mer. La loi qui encadre le versement de subventions y est en effet beaucoup plus souple : dans les TOM, il suffit d'obtenir 1% des voix dans une circonscription pour en profiter. Condition remplie par le fameux Fetia Api, basé à Papeete, en Polynésie française. Le Nouveau Centre va alors rapidement comprendre son intérêt à s'associer avec cette petite structure politique : en prenant sous son aile les 18 députés centristes, le Fetia Api a reçu en 2008 une enveloppe de 1.023.326 euros. La quasi-totalité de cette somme - 994.060 euros sera immédiatement reversé sur les comptes du parti centriste. Restent environ 30.000 euros, une aubaine pour le parti polynésien qui, seul, ne pouvait prétendre qu'à 1.664 euros de subventions.

 

Jean-Louis Masson, le sénateur qui valait 410.000 euros

Si ce petit arrangement entre amis est parfaitement légal, il n'en suscite pas moins des interrogations. François Logerot, président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques y voit ainsi «une utilisation de la loi un peu bizarre. Qu'un petit parti polynésien qui a obtenu seulement un peu plus de 1000 voix recueille plus d'un million d'euros de subventions… c'est étrange». Il milite pour une révision de la loi afin qu'elle garantisse «l'étanchéité» des deux systèmes, sans pour autant revenir sur les avantages dont disposent les partis d'outre-mer.

Une réforme dont Jean-Louis Masson, sénateur ex-UMP de Moselle, pourrait être l'une des principales victimes. Le parlementaire est le premier à avoir tiré parti de ce vide juridique. En 1991, il crée son microparti, Metz pour Tous. Un nom trompeur puisque lors des élections législatives de 1997, le parti présente uniquement une candidate… en Guadeloupe. A l'époque, les partis ultra-marins n'étaient pas obligés de rassembler 1% des suffarges pour toucher des aides publiques. La candidate de Metz pour Tous, Viviane Mancip-Lapierre, n'a récolté que deux voix. Suffisant tout de même pour que le microparti auquel le sénateur Masson s'est rattaché, touche ses premiers deniers publics, soit 45.000 euros annuels. Le parlementaire réédite l'opération en 2002 à la Réunion : son candidat, Christophe Eula, n'obtient alors qu'une seule voix. A la clé, encore 45.000 euros par an jusqu'en 2007.

Aux législatives de 2007, le microparti Metz pour tous devenu entre temps Démocratie et République - une façade plus «passe-partout» -, présente cette fois-ci une candidate en Polynésie, l'ancienne députée locale Béatrice Vernaudon. Laquelle, rassemblant 22,53% des voix, n'est pas élue mais permet encore une fois au parti de Jean-Louis Masson de toucher de l'argent public. Le sénateur mosellan parvient alors à convaincre un député de le rejoindre : l'enveloppe double pour atteindre 88 789 euros. Masson ne s'arrête pas en si bon chemin : en 2008, il rallie deux autres sénateurs et obtient 148.109 euros. En 2009, quatre parlementaires sont rattachés à Démocratie et République et la subvention grimpe à 308.032. Enfin, en 2010, avec cinq députés et quatre sénateurs, le microparti touche le jackpot : 410.000 euros de subventions publiques. Une somme supérieure à celles qui ont été attribuées à des partis «réels», dotés d'adhérents, d'instances et de programmes, comme Lutte Ouvrière ou Chasse Pêche Nature et Tradition.

Ndlr: Le Nouveau Centre balancé par le quotidien proche du parti au pouvoir ? Curieux ! Pas tant que ça quand on sait que le Président du NC, le petit Morin a osé défier Sarko en se  déclarant  candidat à l'élection présidentielle de 2012 ! Voilà ce qu'il en coûte aux petits, aux micros, qui veulent jouer dans la cour de l'Elysée...







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