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mercredi, 29 septembre 2010

Enfumage: Les "bébés sarko" imitent le maître. Mariani n'arrrive déjà plus à suivre !

Immigration : le droit du sol n'est pas remis en cause

lefigaro.fr


29/09/2010 | 

Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Des députés de l'aile droite de l'UMP ont proposé, sans succès, que les étrangers nés en France puissent devenir français «à condition d'en manifester la volonté».  

«Nous devons remettre en cause le caractère sacré du droit du sol, et ériger en critère absolu la volonté de devenir français», s'est exclamé mercredi après-midi Christian Vanneste (UMP) à l'Assemblée. Droit du sol ou droit du sang? L'aile droite de la majorité a relancé le débat en séance publique, donnant du fil à retordre au gouvernement, lors de l'examen du projet de loi sur l'immigration. Lionnel Luca, l'un des fondateurs du collectif de la Droite populaire, a tenté, sans succès, de remettre en cause le fameux droit du sol pour l'acquisition de la nationalité française.

Dans un amendement très controversé, qui a été repoussé par 91 voix (UMP, PS, PCF) contre 23 (UMP), le député des Alpes-Maritimes a proposé que tout individu né en France de parents étrangers puisse, entre 16 et 21 ans, acquérir la nationalité française «à condition qu'il en manifeste la volonté», s'il réside en France depuis cinq ans. «Les jeunes ne veulent pas devenir français par hasard», a plaidé le député des Alpes-Maritimes. Son collègue du Nord, Christian Vanneste, a qualifié le droit du sol de «plus bas des droits, qui nous enferme dans la mécanique du devenir français». Jacques Myard (UMP, Yvelines) a argumenté avec plus de mesure: « Exprimer une volonté pour devenir français renforce le pacte républicain.» Philippe Meunier (UMP, Rhône) a aussi défendu cet amendement «qui est de bon sens. Il suffira de demander à être français».

 

«Clivage idéologique» 

Visiblement gêné par la tournure des débats, qui ont duré près de deux heures, le ministre de l'Immigration Éric Besson a exhorté tous les députés à ne pas opposer «droit du sol et droit du sang en en faisant un clivage idéologique». S'adressant à l'ancienne ministre Élisabeth Guigou (PS), pour laquelle «remettre en cause le droit du sol, c'est miner le processus d'intégration», Éric Besson a rappelé: «Vous et moi sommes nés au Maroc, mais nous sommes français par le droit du sang.» Gêné lui aussi, le rapporteur UMP, Thierry Mariani, politiquement favorable à l'esprit de l'amendement Luca, a invité ses collègues de la majorité à voter contre car «on ne refait pas le droit de la nationalité au détour d'un amendement». À l'instar de l'ensemble de la gauche, qui refusait «ce grignotage du droit du sol» selon la formule de Noël Mamère (Verts), l'UMP Étienne Pinte s'est prononcé contre l'amendement Luca, mais pour la proposition de Claude Goasguen (UMP, Paris), qui souhaite que le Parlement soit associé à l'élaboration de la Charte du Français naturalisé.

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mardi, 28 septembre 2010

One, two, three ! Rentrez reconstruire l'Algérie !

Les Universités Algériennes classées dernières en Afrique

Ce n’est pas nous qui l’écrivons mais Abderrahmane Semmar dans un article paru dans le numéro de ce jour d’El Watan. A lire, pour prendre la mesure d’un effondrement politique, intellectuel et humain.

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Ca va de mal en pis pour l’Université Algérienne. Les classements internationaux ne cessent de l’accabler d’une année à une autre.

Chute libre du niveau des étudiants, faiblesse et médiocrité de l’enseignement dispensé, une recherche scientifique aux abois, un encadrement pédagogique défaillant, l’Université Algérienne n’en finit pas de faire parler d’elle sur le terrain de la décadence et la déchéance.

Les récents classements internationaux confirment cet état des lieux déplorable qui n’émeut, pourtant, aucunement nos responsables politiques.

Ainsi, à quelques semaines de la parution du célèbre « classement de Shanghaï » des universités, de nouveaux rapports internationaux ont été publiés pour répertorier les meilleures universités dans tous les continents en dressant les forces et les faiblesses de tous les pays.

Malheureusement, dans ces rapports, l’Algérie se retrouve distancée par des pays qui naguère étaient empêtrés dans les guerres civiles et les crises de famine ! Et ben oui, notre pays n’est même pas une référence universitaire en Afrique.

Jugeons-en. Le site 4icu.org, portail de l’Internationale des Collèges et Universités, vient de dresser un classement, un des plus réputés au Monde, des 100 meilleures universités africaines dans le domaine de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Ce classement prend également en compte la  popularité des sites web des universités afin de mesurer leur audience au sein de la communauté universitaire et scientifique.

A la lecture de ce nouveau classement, l’Algérien a de quoi rougir de honte. Et pour cause, nos universités n’arrivent même plus à concurrencer dans le domaine des NTIC avec les universités de l’Afrique Noire ! (Si ce n'est du racisme, en tous cas ça y ressemble...ndlr)

Deux universités Algériennes parmi les cinq plus mauvaises en Afrique !

Sur le Top 100 des universités Africaines, la première université Algérienne n’arrive qu’au 49ème rang ! L’Université Abou Bekr Belkaid de Tlemcen est la meilleure université Algérienne dans ce classement. Ceci dit, elle est dépassée par l’Université de Khartoum qui se retrouve ainsi mieux classée que toutes les universités Algériennes !

La Makerere University de Kampala en Ouganda est aussi beaucoup mieux cotée que toutes nos pauvres universités.  Elle se classe à la 30ème place. Et ce n’est même pas la peine de comparer nos facs avec leurs consoeurs égyptiennes, marocaines, tunisiennes, qui les survolent carrément. Les universités égyptiennes, notamment celle du Caire, arrivent tout juste derrière les Universités sud-africaines, les meilleures du continent africain. D’ailleurs, l’Université du Cap Town est classée meilleure université en Afrique.

Que les sud-africains, les égyptiens, les marocains ou les tunisiens nous battent sur le terrain de l’enseignement universitaire et la recherche scientifique, cela pourrait se comprendre. Mais que nos universités n’arrivent même pas à tenir la dragée haute à leurs consoeurs d’Afrique Noire, cela ne peut en aucun cas paraître tolérable pour un pays qui fut naguère le leader du Tiers Monde.

Les Algériens, derniers de la classe en Afrique ! Cela peut être facilement la dernière blague qui pourra amuser tous les Africains surtout lorsqu’on sait que des universités Mozambicaines, Ghanéennes, Botswanaises et d’autres encore devancent  les nôtres dans l’utilisation des NTIC.

Fleuron de notre secteur universitaire, L’USTHB de Bab Ezzouar traîne à la 52ème place !  L’Université d’Alger s’accroche, elle, à la 66ème place. Et pour enfoncer encore le couteau dans la plaie, le classement de 4icu.org positionne deux universités Algériennes, l’Université de Jijel et l’Université des Sciences Islamiques de L’Emir Abdelkader, parmi les 5 plus mauvaises universités en Afrique ! Que dire de plus après ça !

Soulignons enfin que l’institut espagnol Scimago qui dresse un classement international en s’appuyant uniquement sur le nombre de publications dans un très vaste catalogue de revues internationales, sur une période de temps donnée, ne manque pas aussi de classer les universités Algériennes parmi les plus inertes au Monde.

Aucuns Instituts de Recherche, Universités ou une quelconque institution de notre pays ne figurent parmi les 2124 universités au Monde qui ont produit plus de 100 articles dans des publications scientifiques internationales !

L’Algérie se retrouve donc battue encore sur ce terrain par l’Ethiopie, la Tunisie, l’Egypte et d’autres pays africains. A titre de comparaison, la Tunisie occupe la 49ème place à l’échelle mondiale (sur un total de 217 nations) en termes de nombre d’articles indexés dans des publications internationales avec un total de 3.116 articles !

Distancée par presque tout le monde, l’Algérie s’enfonce ainsi dans le bourbier de la décrépitude.

Ndlr: C'est à coup sûr la faute des colons français qui ont  pillé l'Algérie de ses ressources intellectuelles ! Rachid Bouchareb, viiite, un film !!!

Merci à nations presse info.

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Il manquait encore ça...


Copé c'est Iznogoud
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Tout est dit...

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Marine Le Pen
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Pour être rembourser ? Déchirez vos papiers et devenez clandestins !

RIGUEUR

Le déficit de la Sécurité sociale limité à 21,4 milliards d'euros

Par Marc Vignaud

Le déficit de la Sécurité sociale limité à 21,4 milliards d'euros

Les médicaments actuellement remboursés à 35 % ne le seront plus qu'à 30 % © Photopqr/Nice Matin

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Le gouvernement "garrotte l'hémorragie" de la Sécurité sociale en 2011. Le déficit de la Sécurité sociale est attendu à 21,4 milliards d'euros en 2011, contre 23,1 milliards cette année. À l'instar des dépenses de l'État et des dotations aux collectivités locales, la Sécu subit la cure de rigueur. Il s'agit de remplir l'objectif de réduction du déficit public de 7,8 % en 2010 à 6 % en 2011, comme promis à Bruxelles. Parce que la France "continue à assumer une certaine idée de la solidarité", selon les mots de François Baroin, la limitation du déficit pour 2011 reste toutefois modeste. Et puis Nicolas Sarkozy refuse toujours une augmentation générale des cotisations sociales.

De nouvelles recettes et des réductions de dépenses éparses sont donc privilégiées. Sans ces mesures, le trou de la Sécu atteindrait 28, 6 milliards d'euros et celui de l'assurance maladie, 14,5 milliards, dixit le gouvernement. Côté recettes, les niches fiscales seront réduites. Sur les 10 milliards d'économies annoncées grâce à la révision des niches fiscales et sociales, 7 milliards viennent renflouer les comptes de la Sécurité sociale.

Des médicaments moins bien remboursés

Côté dépenses, la branche maladie, la plus déficitaire, sera particulièrement mise à contribution. La hausse des dépenses de santé sera limitée à 2,9 % en 2011, pour atteindre un déficit de 11,6 milliards. Un chiffre d'autant plus crédible, selon Roselyne Bachelot, que l'objectif national des dépenses de santé devrait être tenu en 2010, une première depuis 1997 ! Pour y parvenir, les patients passeront, une fois de plus, à la caisse. Les médicaments à vignettes bleues coûteront plus cher puisque leur remboursement sera porté à 30 %, contre 35 % actuellement. Les patients souffrant d'hypertension artificielle isolée ne pourront plus profiter du dispositif affection longue durée avec remboursement à 100 % de leurs dépenses de santé. Un forfait de prise en charge des bandelettes d'autotest pour la glycémie sera également mis en place pour éviter leur surconsommation. En ce qui concerne l'hôpital, les patients paieront 20 % des actes facturés jusqu'à 120 euros et non plus 91 euros comme c'est le cas actuellement. Les professionnels sont aussi appelés à faire des efforts : les tarifs sur la biologie et la radiologie seront revus à la baisse afin d'économiser 200 millions d'euros.

Une série de mesures qui n'empêche pas Roselyne Bachelot d'affirmer : "Nous ne sommes pas dans une politique malthusienne de la santé, mais bien dans une politique d'investissement." "Oui, je revendique une politique qui vise à concentrer les dépenses d'assurance maladie sur les soins les plus utiles et les plus efficients", insiste-t-elle. Et de souligner que les dépenses de santé prévues pour 2011 représentent près de 4,7 milliards de plus que cette année, une hausse supérieure à l'inflation attendue à 1,5 %. Pour rassurer, la ministre a évoqué une étude de la Commission des comptes de la santé. Selon cet organisme, le reste à charge des patients en France reste bien inférieur à celui de la plupart des pays européens, à 9,4 % en 2009 contre 9,5 % en 2008.

 

Rappel : l'UMP découvre ce que le Front National dénonce depuis des décennies:

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Les vases, ou les gouffres, communiquants...

UNÉDIC

Quand la réforme des retraites creuse le trou de l'assurance chômage

Par Marc Vignaud  lepoint.fr

Quand la réforme des retraites creuse le trou de l'assurance chômage

Les effets du recul de l'âge légal de départ en retraite sur les comptes de l'Unédic ne seront pas immédiats en raison de l'application progressive du décalage de l'âge © MAXPPP

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Voilà des chiffres dont devraient s'emparer l'opposition et les syndicats. La réforme des retraites pourrait creuser le déficit de l'assurance chômage de 440 à 530 millions d'euros par an à partir de 2017, selon l'Unédic, organisme gestionnaire de l'assurance chômage.

L'explication est simple. Étant donné les taux d'activité et d'emploi des seniors observés jusqu'ici, le recul progressif de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans d'ici à 2018 pourrait générer un surcoût lié à l'indemnisation plus longue de chômeurs. L'augmentation parallèle des cotisations des seniors conservant leur emploi serait alors insuffisante pour compenser le manque à gagner.

Pour parvenir à ces chiffres, l'Unédic a établi deux scénarios. Selon le premier, dans lequel le taux d'emploi à 60 ans et plus resterait identique de 2010 à 2018, l'impact négatif sur les comptes serait de 230 millions d'euros en 2015, 480 millions en 2016 et 530 millions ensuite.

Un deuxième scénario un peu moins coûteux

Selon le second scénario, dans lequel la hausse du taux d'emploi des 60 ans et plus atteindrait un point sur l'ensemble de la période, l'impact négatif serait moindre, grâce à une plus grande augmentation des cotisations chômage. Mais la réforme coûterait tout de même 200 millions d'euros en 2015, 420 millions en 2016 et 440 millions à partir de 2017.

Les syndicats ont toujours souligné qu'il ne servait à rien de retarder l'âge légal de départ à la retraite si les seniors n'arrivaient pas à conserver leur travail jusqu'à cet âge. Le Medef réfute cette vision des choses. Selon Laurence Parisot, le recul de l'âge légal va naturellement obliger les entreprises à conserver leurs seniors plus longtemps. "On va d'autant plus facilement financer que tout le monde va travailler plus longtemps, donc vous avez un équilibre", a-t-elle déclaré le 15 septembre, jour de l'adoption de la réforme à l'Assemblée nationale. Mais la patronne des patrons a ajouté : "Il va falloir faire des modélisations, étudier les impacts." C'est désormais chose faite. Et elles ne plaident pas en faveur du report de l'âge légal pour combler les déficits sociaux. À moins de parvenir à régler le problème de l'emploi des seniors.

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L'UMPS, les représentants du syndicat de la faillite !

Près de 8 millions de personnes pauvres en France

lefigaro.fr


28/09/2010 |

Crédits photo : Le Figaro

Selon une étude de l'Insee, 13% de la population française disposent de moins de 949 euros par mois pour vivre. La moitié des Français bénéficie de moins de 19.000 euros par an.

Le niveau de pauvreté stagne en France. Selon l'Enquête revenus fiscaux et sociaux (ERFS) publiée ce mardi par l'Insee, l'institut français des statistiques, 13% de la population vivait au dessous du seuil de pauvreté en 2008. Soit un peu plus de 7,8 millions de personnes, dont 1,6 million (30%) de famille monoparentale.
S'il reste considérable, ce chiffre s'inscrit pourtant en léger recul par rapport à l'année précédente: 13,4% des Français avaient des revenus inférieurs au seuil de pauvreté en 2007. C'est-à-dire plus de 8 millions de personnes.
Ce petit reflux s'explique en partie parla prise en compte de données fiscales pour attribuer les allocations aux Français. Selon l'Insee, du fait de cette modification, le nombre de bénéficiaires d'aides sous condition de ressources a progressé, d'où le recul. Mais globalement,l'Insee estime que «le taux de pauvreté a décru de 1996 à 2004 pour se stabiliser».

 

50% des Français gagnent mois de 1580 euros

D'apès les statistiques, le seuil de pauvreté se situait en 2008 à 949 euros mensuel, contre 910 euros un an plus tôt. Ce montant est égal à 60% du niveau de vie médian, c'est-à-dire qu'il y a autant de Français qui disposent de revenus supérieurs que de personnes ayant un niveau de vie inférieur. En 2008, ce revenu médian s'établissait à 1580 euros mensuel (environ 19. 000 euros par an) contre 1510 en 2007 (18.700 euros).

Quant aux 10% les plus aisés de la population, leur niveau de vie annuel est supérieur à 35.550 euros. Soit 3,4 fois plus élevé que les revenus des 10% les moins riches (10.520 euros). Un rapport qui reste le même qu'en 2007. L'Insee relève d'ailleurs que les inégalités ont globalement peu évolué ces dernières années. «En 2008, les 20% des personnes les plus aisées détiennent 38,3% de la masse des niveaux de vie, soit 4,2 fois celle détenue par les 20% des personnes les plus modestes».

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lundi, 27 septembre 2010

Super Voleur peu compter sur le Systême et sur l'argent des cons-tribuables de l'UMP !

Le récit de la négociation Chirac-Delanoë


L'ancien président de la république Jacques Chirac, le 3 avril 2009.
AFP/Caroline VENTEZOU
L'ancien président de la république Jacques Chirac, le 3 avril 2009.

Ses proches le répètent : dans cette affaire, "Bertrand Delanoë a toujours raisonné froidement". Pour le maire de Paris, une demande d'indemnisation avant le procès était la meilleure façon de réparer "la spoliation des contribuables parisiens", d'éviter les "aléas judiciaires", le plus sûr moyen de récupérer la totalité de la somme indûment versée par la Ville sous les mandatures municipales de Jacques Chirac pour des emplois de complaisance.

Le "protocole", que le Conseil de Paris devrait voter le 27 septembre, va permettre à la Ville de récupérer 2 218 072,46 euros, dont l'UMP et Jacques Chirac vont devoir s'acquitter. En échange, M. Delanoë renonce à être partie civile dans le procès de l'ex-chef de l'Etat.

Et pourtant, l'accord est bien plus qu'une transaction financière. Les véritables mobiles de M. Delanoë figurent dans son livre De l'Audace !, paru en mai 2008 (Robert Laffont, 306 pages, 20 euros). "J'ai un respect pour la fonction présidentielle… […] J'ai dit à notre avocat Jean-Pierre Mignard : “Je ne veux pas que tu demandes l'audition de Jacques Chirac. Les juges feront ce qu'ils croient juste.” […] Je crois qu'il faut faire preuve de respect et d'élégance dans les rapports humains, même en politique. Je n'ai aucune envie que Jacques Chirac aille en prison."

M. Delanoë confie ressentir "avec une forme de tristesse le fait que cet homme à ce moment-là de sa vie doive faire face à une épreuve qui doit être douloureuse". Paroles d'un socialiste qui rêve alors lui-même de devenir un jour président ? Sans doute.

"LE SCALP DE CHIRAC"

Mais, avant 2008, M. Delanoë avait déjà donné des gages de son refus de "confondre justice et vengeance". En 2003, pour l'indemnisation de l'emploi de son chauffeur payé par la mairie sous la mandature de Jacques Chirac, Marc Blondel, ex-patron de FO, s'est acquitté auprès de la Ville, avant son procès, de 281 000 euros, le montant de la facture. En échange, M. Delanoë avait retiré sa plainte devant le tribunal.

En 2004, dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, des discussions avaient été engagées entre les avocats de M. Delanoë et Alain Juppé. Si l'accord financier avait abouti, la Ville se serait désistée de sa plainte comme partie civile dans le procès en appel de l'ex-secrétaire national du RPR.

Bertrand Delanoë n'a jamais voulu "le scalp de Chirac", assure un proche de l'actuel maire de Paris. Non pas qu'il lui soit redevable de quoi que ce soit. "J'entends encore Chirac, confie au Monde ce 15 septembre Bernard Bled, secrétaire général du Conseil de Paris entre 1985 et 1995, me dire dans son bureau à l'Hôtel de Ville : “Il faut veiller à ce que l'opposition ait des moyens et qu'elle soit bien traitée !” J'ai exécuté la consigne : les troupes du RPR avaient droit à un chargé de mission pour deux élus et les élus du groupe PS, à un collaborateur chacun. Mais j'atteste n'avoir jamais vu aucun chargé de mission du groupe PS ne pas travailler à la mairie ", assure celui qui fut immergé dans la Chiraquie pendant vingt ans.

Fin 2008, ce n'est pourtant pas M. Delanoë qui prend les devants. Jean Veil, l'un des avocats de M. Chirac, sans être mandaté par son client, sonde Jean-Pierre Mignard, avocat de la Ville. Si la partie civile s'avère prête à accepter une indemnisation, le parquet ne sera-t-il pas plus enclin à demander un non-lieu ? Ce sera la position du procureur, Jean-Claude Marin, en septembre 2009. M. Delanoë ne répond guère, à l'époque. A quoi bon commencer les tractations alors que personne ne sait si le procès aura lieu ?

LES CALCULETTES ONT CHAUFFÉ

Entre le camp Chirac et la Ville, les vraies discussions ne démarreront qu'en novembre 2009 : au lendemain de l'ordonnance de la juge Xavière Simeoni qui renvoie, le 30 octobre, M. Chirac en correctionnelle. Elle retient vingt et un emplois présumés fictifs ; la base de calcul est toute trouvée. Le 5 novembre, M. Mignard déclare au Nouvel Observateur que la Ville est prête à récupérer sa "créance". Le 22 novembre, M. Delanoë confirme publiquement, au micro d'Europe 1, cet "état d'esprit".

Neuf mois s'écoulent avant que les compteurs ne s'arrêtent en juillet 2010. Un temps d'une gestation qui laisse imaginer toutes les négociations, toutes les tractations possibles. Pourtant, il n'y a pas eu de petits arrangements. La discussion s'est poursuivie entre M. Veil et M. Mignard.

Les calculettes des deux avocats ont chauffé pour établir, au centime près, combien la Ville a déboursé pour les vingt et un emplois. La partie a été autrement plus délicate entre l'UMP et M. Chirac. Entre l'ancien président et l'actuel, un déjeuner chez Tong Yen a scellé le partage de la charge, le 15 juin.

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