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dimanche, 10 octobre 2010

Opération anti-drogue à Septèmes-les-chichons...

Septèmes : opération anti-drogue au coeur de la cité

Publié le dimanche 10 octobre 2010 laprovence.com

À la Gavotte Peyret, coup-de-poing contre la drogue par les gendarmes d'Aix

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Des pelotons d'intervention ont sécurisé les lieux pendant que les gendarmes enquêteurs procédaient aux perquisitions. Qui ont permis de découvrir de la drogue et des armes.

La cité dort à poings fermés. Une silhouette furtive fume sur un balcon. Au pied des immeubles, une ombre anonyme promène un chien, sans bruit. Et rien ne vient trahir la présence pourtant massive des gendarmes, positionnés depuis quelques minutes déjà, au pied de la Gavotte Peyret à Septèmes, devant l'unique entrée de cet ensemble de tours. Il est presque 6h. En un claquement de doigts, le cortège silencieux des militaires traverse la cité: 240 gendarmes sous l'égide de la juge d'instruction aixoise Stéphanie Pradelle, dans le cadre d'une vaste opération anti-stups.

Voilà des mois que les enquêteurs de la brigade des recherches (BR) d'Aix et de la brigade de Septèmes-les-Vallons, décortiquent l'intense activité d'un réseau bien structuré, de vente de résine de cannabis et de cocaïne implanté à la Gavotte, avec des ramifications à Aix. Et ce matin, entre chien et loup, le dossier prend une nouvelle ampleur. L'information judiciaire, elle, franchit une étape supplémentaire. Appuyés par des renforts du PI2G, des pelotons d'intervention de Perpignan et d'Antibes, de l'escadron de Lodève, des PSIG et des BR d'Istres et d'Aubagne, sans oublier les brigades cynophiles de la région, toutes les unités de la compagnie d'Aix sous le commandement des capitaines Gobillard et Diaz, ont investi la Gavotte-Peyret. Un déploiement soutenu, dans les airs, par l'hélico de la section aérienne de la gendarmerie de Hyères. Qui darde son projecteur sur les façades des immeubles.

"C'est pas le Bronx, ici, non plus", tempête un gamin, capuche et short à fleurs, l'oeil mauvais. Imperturbables, les militaires enchaînent les "objectifs". Dans leur collimateur, 23 individus à intercepter. Parmi eux, des têtes de réseau et des revendeurs, des "nourrices" et des consommateurs. Une structure hiérarchisée depuis des mois. Même si, au pied des tours et sur les parkings, le mot d'ordre reste le même : "Vous trouverez rien, ici, c'est pas la peine", crache une dame en guise de mot d'accueil. Et d'avertissement.

Le jour est levé, et les résidents descendus, comme un seul homme, sur le parking : "Pas de trafic ici". Si ce n'est qu'à l'heure du premier bilan, les gendarmes ont déjà mis la main sur plusieurs caches de résine de cannabis et de cocaïne, découvertes dans les appartements des suspects.

"Désorganiser le trafic en profondeur"

Le snack du quartier est aussi passé au peigne fin. Autant de perquisitions qui vont permettre, outre les stupéfiants, de découvrir des armes de poing, des munitions, des grenades. Une arme de guerre chargée fait partie des découvertes des enquêteurs. Qui repartent avec d'importantes sommes d'argent liquide et du matériel hi-fi de luxe. "On a mis un terme à un trafic de proximité qui se déroulait au vu et au su de tout le monde. Dans la forme, on a investi la cité selon un schéma militaire pour établir un rapport de force favorable. Et travailler en toute sécurité", se félicite le colonel Isoardi, commandant le groupement de gendarmerie, présent à l'opération. Et satisfait de comptabiliser, avec le magistrat instructeur aixois et les enquêteurs, 22 interpellations dont quelques jeunes femmes. Et surtout, de belles saisies.

Les suspects ont été conduits dans les brigades de gendarmerie pour être entendus par les gendarmes. L'enquête portant sur un trafic de stupéfiants, les gardes à vue peuvent se prolonger durant quatre jours.

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samedi, 09 octobre 2010

Le médecin blanchi, mais de l'Ordre des médecisn à la Bachelot, la meute reste muette.

Faits-divers

ENQUÊTE

Le médecin accusé de racisme par son patient: "Je veux réhabiliter mon honneur"

"Cette affaire a été montée de toute pièce par Monsieur Mazoir. C'est un fabulateur", explique calmement au Post, l'ophtalmologiste accusé d'avoir tenu des propos racistes à l'un de ses clients.

Dans cette histoire, c'est la parole d'un homme contre un autre. Deux versions s'affrontent : celle de Mohamed Mazoir, un ingénieur de 35 ans dénonçant les propos racistes que l'ophtalmologiste de sa fille de 6 ans aurait tenus à leur encontre. Et celle du praticien, qui réfute en bloc les accusations que Mohamed Mazoir a tenues auprès de plusieurs médias nationaux.

"C'est un homme bien organisé, il a dépêché des caméras devant mon cabinet. Il a même rédigé des communiqués à destination des médias. Mais tout cela est faux", maintient l'ophtalmologiste.

Une version que confirme au Post, le procureur adjoint de la République d'Aix-en-Provence. Le parquet assure "qu'au regard des témoignages recueillis, les faits rapportés paraissent infondés".

"J'ai été en contact avec les policiers qui m'ont affirmé qu'après plusieurs auditions de témoins, j'étais blanchi", affirme au Post le médecin.

Mais il ne compte pas en rester là. "Je suis victime dans cette affaire, mon nom sali, ma famille est en pleurs, et je reçois des lettres de menace", nous confie ému le praticien.

"J'ai porté plainte dès jeudi auprès du commissariat. Je veux réhabiliter mon honneur, mais je sais bien que cette histoire va me coller à la peau. Elle me suivra toujours", ajoute-t-il avec amertume.

Cabinet de médecin, docteur (illustration).

Cabinet de médecin, docteur (Photo d'illustration)


Contacté par Le Post, l'ophtalmologiste a accepté de revenir sur les faits:

Quelle est votre version des faits ?
"M. Mazoir a totalement inventé du début jusqu'à la fin cette histoire. C'est un fabulateur. Au départ c'est un monsieur qui est pressé, qui n'accepte pas d'attendre. Il a fait pression devant mes collaborateurs pour passer devant les autres. Quand il a commencé à crier, je suis sorti de mon bureau pour le calmer et le rassurer en lui demandant d'attendre. Je lui ai proposé de partir s'il ne voulait pas attendre. Comme j'ai refusé de le prendre immédiatement, il est parti. Pour finalement revenir dix minutes après, alors que j'étais en consultation avec un patient et ses deux enfants.
C'est là qu'il est entré dans le cabinet en m'accusant de racisme. Il a crié très fort, mon patient a tenté de le calmer. J'ai été contraint de le mettre à la porte."

Connaissiez-vous Mohamed Mazoir ?
"C'est quelqu'un que j'ai déjà eu au cabinet, il était venu avec sa fille. Donc si j'étais vraiment raciste comme il le dit, je ne l'aurais pas accepté dès le premier jour. Mais la visite s'est très bien passée."

En savez-vous plus sur le profil de cet homme ?
"Je ne sais rien sur lui personnellement. Cependant, j'ai pu lire dans un article du Nouvel Observateur que ce genre d'histoire lui est déjà arrivée. Il a accusé son ancien patron de racisme. Il semble y avoir un problème pathologique chez cet homme. C'est un fou déséquilibré."

Que pensez-vous des accusations de Mohamed Mazoir ?
"Je trouve tout cela très injuste. Monsieur Mazoir est un homme isolé qui se sert du racisme pour faire monter son histoire. Mais tout cela a été bien trop loin. Ce qu'il a fait est très grave. Il a alerté toute la France. C'est un homme bien organisé, il a dépêché des caméras devant mon cabinet, il a même rédigé des communiqués à destination des médias. C'est une aberration, tout est calculé."

Quelles ont été les répercussions de ces fausses accusations ? "Psychologiquement c'est très difficile pour ma famille, mes proches et pour moi. Quand ma femme a vu l'information circuler dans les médias, elle m'a appelé en pleurs."

Avez-vous reçu des soutiens ?
"J'ai reçu beaucoup de soutien de la part de mes patients et de mes confrères. Mais rien du conseil de l'Ordre des médecins et des syndicats de médecins. Ils ont peur de se mouiller."

Que comptez-vous faire maintenant ?
"J'ai d'ores et déjà porté plainte. Je me suis rendu spontanément au commissariat pour apporter ma version des faits jeudi. Les policiers m'ont rapporté que j'étais blanchi dans cette affaire. D'ailleurs, Roselyne Bachelot a réagi sur cette affaire en demandant ma radiation à vie du corps des médecins. J'espère qu'elle va m'apporter son soutien maintenant que la vérité a éclaté."

Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?
"Je suis mal, cette affaire va me coller à la peau. Elle me suivra toujours."

Merci à Simianais.

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Le cocktail Mairie de Paris : pédophilie, pornographie mises à l' "honneur" avec un grand zeste d'hypocrisie...

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La rétrospective que le musée d'Art moderne de Paris consacre au photographe Larry Clark est interdite aux mineurs ; la décision fait polémique © SIPA

"Quand j'ai commencé la photo, pendant les années Eisenhower, la réalité autour de moi, c'était l'alcool, la drogue, l'inceste. Personne n'acceptait de le voir, je voulais travailler là-dessus. À chaque nouvelle oeuvre, on me dit que je vais trop loin, mais c'est le propre de l'art d'aller trop loin. Ça me va de déranger les gens." La scène a de quoi sidérer. Alors que s'achève le premier jour de sa rétrospective au musée d'Art moderne de Paris, le photographe américain Larry Clark y entame une discussion publique autour de son oeuvre - consciencieusement traduite en français par son interlocuteur Fabrice Hergott, directeur de l'établissement. Celui-ci vient, avec la mairie de Paris, d'interdire l'exposition aux mineurs. Il ne sera pas question, dans cette rencontre, de l'intense polémique qui entoure l'ouverture de la rétrospective depuis la mi-septembre. Dans la salle, en revanche, elle vit. Les moins de 18 ans, interdits de musée ? Soit, mais alors ils sont là par dizaines, pour cette rencontre publique.

L'attention est brûlante. De quoi trancher avec les débuts officiels de "Kiss the past hello", discrets à l'excès. Ainsi le catalogue, entièrement conçu par Larry Clark, mais qui "ne sera pas prêt avant trois semaines", comme l'explique pudiquement le personnel aux visiteurs : Paris Musées, qui devait l'éditer, s'y est abruptement refusé, laissant aux galeries new-yorkaise et anglaise de l'artiste la charge de la publication. Pas d'affichage, non plus, dans les rues de Paris. Mais l'écho médiatique aura suffi : plusieurs mineurs ont, dès le premier jour, essayé une entrée, confie un membre du personnel. Un groupe d'étudiants en art, en particulier, arguant de ce qu'ils seraient majeurs dans quelques mois, ont tenté de forcer le passage - en vain. "C'est dommage, bien sûr, mais c'est la loi", explique-t-on. Le public autorisé, lui, vient en nombre.

"Un moindre mal" ?

Public, mais aussi journalistes et élus locaux continuent de débattre. À l'UMP, au MoDem, chez les Verts, les socialistes, on se relaie pour juger d'un conservatisme étonnant la décision du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Décider d'interdire l'exposition aux mineurs ne va-t-il pas "à l'encontre des valeurs qui devraient animer" un élu socialiste, "à savoir la défense des libertés d'expression et de création ?" s'interrogent les radicaux de gauche du conseil régional d'Ile-de-France. Non. La mairie fait face, et maintient sa position. Loin de censurer, ou de s'autocensurer, elle a fait acte d'une liberté et d'un respect de la création artistique qui ne s'était pas encore rencontré dans l'Hexagone : il s'agit de "la première rétrospective intégrale du photographe américain en France sans qu'aucune de ses photos n'ait précisément subi une quelconque censure", insiste un communiqué de Bertrand Delanoë suite aux accusations de "tartufferie" du quotidien Libération. L'interdiction aux moins de 18 ans d'une oeuvre qui, pourtant, ne parle que d'eux, d'un artiste obsédé par l'adolescence ? Paradoxe, peut-être. Mais une concession, donc un moindre mal, face au risque de voir l'exposition fermée, les commissaires poursuivis.

Car, mairie et musée d'Art moderne de Paris en sont convaincus - ou du moins l'affirment : la quinzaine de clichés en cause, sur lesquels figurent de très jeunes gens qui se droguent, se masturbent, font l'amour, pourraient tomber sous le coup de la loi. Argument : l'article 227-24 du Code pénal, qui définit comme un délit "le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur". Sauf que les précédentes expositions de Larry Clark - aucune n'avait été, certes, intégrale - ne sont jamais tombées sous le coup d'une telle interdiction. Et que "les textes invoqués n'ont jamais par le passé, donné lieu à des condamnations ou des interdictions judiciaires", rappelle Me Emmanuel Pierrat, l'avocat qui défend, depuis 2000, les commissaires de l'exposition "Présumés Innocents", poursuivis sur le même registre par une association. "On joue à se faire peur", déclare-t-il. Dans Kiss the past hello, c'est avant tout la série Teenage Lust qui fait frémir. Dans le musée, ce soir-là, Larry Clark expliquera ce travail, courtoisement, toujours, et sans y glisser, en apparence, sarcasme ou colère. Il dira, aussi, que c'est aujourd'hui à la jeunesse française qu'il veut s'intéresser. Quitte à encore déranger.

Source Le Point 9 octobre 2010

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Qu'importe ce qu'affirme le médecin, il est déjà condamné par les chiens enragés du Systême !


"C'est une invention pure et simple"
envoyé par Europe1fr.  Merci à NPI

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vendredi, 08 octobre 2010

C'est le week-end, rions un peu ! Un sketch qui a déjà quelques années et véritablement prémonitoire...


Sketch JM Bigard - Le racisme

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Ce n'est pas une surprise mais c'est désormais officiel...

Merci à fdesouche.

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Un médecin sous le feu des inquisiteurs de l'anti-racisme

L’ophtalmo se défend de tout racisme

 

Par Europe1.fr avec Nathalie Chevance

Publié le 8 octobre 2010 

Le docteur qui a refusé de soigner une fillette maghrébine risque la radiation de l'Ordre des médecins.

Le docteur qui a refusé de soigner une fillette maghrébine risque la radiation de l'Ordre des médecins. © MAXPPP

EXCLU - Le médecin qui aurait traité de "sales arabes" un Maghrébin et sa fille conteste.

"Dégage d’ici, sale arabe, tu es en train de salir mon cabinet." C’est par ces propos peu amènes qu’un ophtalmologiste d’Aix-en-Provence aurait mis à la porte de son cabinet mercredi dernier Mohammed et sa fille, âgée de six ans. Mais le médecin incriminé, avec lequel Europe 1 a pu s’entretenir, nie formellement et catégoriquement les accusations portées à son encontre. Et l’enquête va pour l’heure dans son sens.

S’il reconnaît bien une altercation avec Mohammed, en raison du temps d’attente avant la consultation, s’il reconnaît que le ton est monté et qu’il lui a demandé de partir, l’homme conteste en revanche avoir proféré quelque insulte raciste que ce soit. Selon Mohammed, également interrogé par Europe 1, le médecin aurait notamment lancé : "je ne reçois pas les sales arabes". Joint à nouveau en fin d'après-midi par Europe 1, il a confirmé les propos racistes du médecin.

Plaintes et lettre au président

Deux versions s’affrontent donc. Mais de source proche de l’enquête, on affirme qu’aucun témoin direct, c'est-à-dire présent à ce moment-là dans la salle d'attente du cabinet, n’a pu confirmer la tenue de propos racistes. Pour l’heure, l’enquête abonde donc très clairement dans le sens du praticien. D'autant que le procureur d'Aix-en-Provence, joint par LePost.fr, a affirmé "qu'au regard des témoignages recueillis, les faits rapportés paraissent infondés."

De son côté, Mohammed a indiqué qu’il avait porté plainte au commissariat d’Aix-en-Provence et auprès de l’Ordre des médecins. Il a également écrit au président de la République et au Premier ministre. Autant d’initiatives  (délirantes. ndlr) qui devraient permettre de connaître bientôt la vérité.

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Retraites: l'UMPS plus que jamais sur la même longueur d'onde ultra-libérale !

RAPPORT DU FMI

Pour le PS, "le soutien de DSK à la réforme des retraites française n'est pas avéré"

Par Charlotte Chaffanjon lepoint.fr 

Pour le PS, "le soutien de DSK à la réforme des retraites française n'est pas avéré"

Le FMI, présidé par le socialiste Dominique Strauss-Kahn, a publié un rapport dans lequel il salue la réforme des retraites du gouvernement français © AFP PHOTO / TIM SLOAN

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Le gouvernement ne pouvait rêver meilleur soutien à sa réforme des retraites... Lorsqu'Éric Woerth lance un vibrant "merci Dominique Strauss-Kahn", jeudi, sur le plateau de Public Sénat, il sait le poids de ses mots. Très lourds pour le PS. Le FMI, présidé par Dominique Strauss-Kahn dont les socialistes attendent de savoir s'il compte se lancer dans la course à l'Élysée, publie un rapport dans lequel il affirme qu'"une hausse de l'âge légal de la retraite suffirait à stabiliser les dépenses pour les retraites, exprimé en part du PIB à son niveau 2010 sur les deux prochaines décennies". Depuis la rentrée, les socialistes ferraillent sans relâche contre le report de l'âge légal de 60 à 62 ans, mesure dont ils ont fait le symbole de ce texte jugé "injuste". Se verraient-ils désavoués par leur meilleure chance de l'emporter en 2012 ? "Mais pas du tout", rétorque-t-on au PS. Le rapport du FMI, RAS.

Marisol Touraine, en charge des retraites rue de Solférino, et par ailleurs strauss-kahnienne convaincue, commence par nous dire : "Déjà, je n'ai pas à justifier ce rapport, je ne suis pas l'attachée de presse du FMI." Toutefois la députée d'Indre-et-Loire nous fait remarquer que "le soutien de DSK à la réforme des retraites française n'est ni avéré, ni exprimé" : "Je n'ai pas lu ou entendu que DSK ne soutienne cette réforme", relève-t-elle, invoquant que "le FMI est une maison moins strictement pyramidale que ce que l'on pourrait croire". Il est vrai que ce rapport a été produit par son département des affaires budgétaires...

Pas d'états d'âme

Jean-Christophe Cambadélis, premier lieutenant de DSK à la direction du PS, monte au créneau vendredi matin en publiant sur son blog un parallèle étonnant entre François-Marie-Banier et Éric Woerth : "Comme François-Marie Banier, selon la fille Bettencourt, a fait main basse sur la fortune de la famille, M. Woerth croit pouvoir rétablir la sienne grâce au FMI, et à un texte qui fixe des options sur les retraites sans trancher. Et dont il sait que Dominique Strauss-Kahn est étranger puisque les directeurs du FMI ne participent pas au rapport sur leur propre pays". On l'a compris, pour le PS, DSK n'y est pour rien si le FMI soutient la réforme des retraites française.

Tout de même, lors de l'émission À vous de juger en mai dernier, Dominique Strauss-Kahn avait assuré ne pas avoir de "dogme" sur l'âge de départ à la retraite à 60 ans, mettant déjà à l'époque le PS dans l'embarras... Marisol Touraine répond à cela qu'il lui a surtout affirmé à l'issue de l'émission être d'accord pour "considérer l'allongement de l'espérance de vie et la pénibilité des parcours", points cruciaux pour le PS. Elle ajoute par ailleurs que les socialistes "n'ont pas d'état d'âme" quant à reconsidérer l'âge effectif de départ à la retraite, aujourd'hui 61,6 ans en France, comme le préconise d'ailleurs le rapport du FMI.

Le PS n'infléchit donc sans surprise en rien son discours. Début septembre, Marisol Touraine a préparé Ségolène Royal pendant deux heures à son intervention sur les retraites dans À vous de juger. Émission au cours de laquelle l'ancienne candidate à la présidentielle a promis "solennellement" que le PS rétablirait la retraite à 60 ans en cas de victoire en 2012. Quel que soit le candidat. Pour l'instant.

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