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lundi, 29 novembre 2010

Malversations à Marseille : le frère de Guérini, Alexandre Guérini en garde à vue

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Publié le 29/11/2010 à 11:11 - Modifié le 29/11/2010 à 19:43 Le Point.fr 

BOUCHES-DU-RHÔNE

MARCHÉS PUBLICS FRAUDULEUX - Quatre personnes, dont Alexandre Guérini, placées en garde à vue

Source Reuters

Quatre personnes, dont le frère du principal élu socialiste de la ville, ont été placées, lundi, en garde à vue à Marseille dans le cadre d'une enquête sur de possibles malversations en marge de marchés publics. Ancien dirigeant de plusieurs sociétés de traitement des déchets, Alexandre Guérini est interrogé en compagnie d'un de ses proches et de deux hauts fonctionnaires de la communauté urbaine de Marseille et de la communauté d'agglomération d'Aubagne, ont dit des sources policières. Une quinzaine d'autres personnes ont été interrogées par la police, en qualité de témoins.

Alexandre Guérini, frère de Jean-Noël Guérini, président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, est entendu dans une information judiciaire ouverte en avril 2009 pour "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, trafic d'influence et détournement de fonds publics". Jean-Noël Guérini, 59 ans, qui a échoué de justesse en 2008 aux élections municipales face à l'UMP Jean-Claude Gaudin, est vu comme un des principaux prétendants à la succession au maire actuel en 2014. De source proche du dossier, on précise que la garde à vue d'Alexandre Guérini devrait se poursuivre jusqu'à la fin du délai légal, soit 48 heures.

L'instruction conduite par le juge marseillais Charles Duchaine vise à déterminer si a été ou non mis en place un système occulte de surfacturation et de trafic d'influence dans l'attribution de certains marchés publics dans les Bouches-du-Rhône. Deux hauts fonctionnaires proches de la présidence du conseil général du département ont été questionnés pendant plusieurs heures en qualité de témoins avant de quitter les locaux de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille. Dans un communiqué, l'institution indique que les deux hommes ont "coopéré pleinement et en toute transparence" à l'enquête en cours.

Lettres anonymes

Ce coup de filet est le dernier épisode en date d'une longue procédure partie de la réception de deux lettres anonymes adressées en février 2009 à la brigade financière, puis au palais de justice de Marseille. Les courriers évoquaient notamment des "pratiques dévoyées" et des irrégularités au sein de plusieurs collectivités locales dans le cadre de la passation de marchés publics liés au traitement des déchets.

Plusieurs perquisitions ont été menées, fin 2009, aux sièges de la communauté urbaine de Marseille et du conseil général des Bouches-du-Rhône, et aussi au domicile et dans les locaux marseillais d'une société d'Alexandre Guérini. Une entreprise de traitement des déchets, Queyras Environnement, dirigé par l'un de ses proches, a également fait l'objet d'une perquisition. Le patron de cette dernière société, fondée en 2004 à Aubagne, a été temporairement écroué pour des soupçons de corruption active et d'escroquerie en bande organisée.

Agissant pour plusieurs organisations intercommunales comme Marseille, Aubagne et Salon-de-Provence, Queyras Environnement est soupçonné d'avoir falsifié les tonnages d'ordures transportés pour le compte des collectivités. Alexandre Guérini s'est, pour sa part, occupé de plusieurs sociétés liées à l'élimination des déchets, dont il a démissionné le 10 novembre dernier. Son frère, Jean-Noël Guérini, est premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, sénateur et président du conseil général.

Source Le Point le 29 novembre 2010

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dimanche, 28 novembre 2010

Référendum en Suisse: réaction de Marine LE PEN.

 

Votation suisse : grande victoire du peuple contre les élites !

Posté le 28 novembre 2010  

Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Vice-présidente du Front National, Député au Parlement Européen :

A une écrasante majorité, les Suisses viennent de voter par référendum l’expulsion automatique des étrangers criminels.

A travers ce vote, le peuple suisse a montré qu’il est libre, attaché à son identité, à la prospérité et à la paix civile. Il a une nouvelle fois pris à rebours ses élites, qui appelaient toutes à rejeter ce texte.

Comme l’an dernier à l’occasion du vote sur les minarets, les « élites » françaises fustigent le choix pourtant souverain du peuple suisse. Déjà, les insultes fusent contre les Suisses, accusés de toutes les horreurs.

Par ce comportement indigne, ces « élites » montrent une nouvelle fois le peu de considération qu’elles ont pour la démocratie, et leur déconnexion totale avec les vrais problèmes des gens. Les politiques, « experts » et autres commentateurs qui se permettent aujourd’hui de cracher sur nos voisins suisses feraient mieux de réfléchir à leurs propres responsabilités dans la situation actuelle de la France, qui n’est pas glorieuse…

Ce vote sonne aussi durement aux oreilles de Nicolas Sarkozy, qui avait supprimé lorsqu’il était ministre de l’Intérieur l’expulsion des étrangers délinquants, disposition que les Suisses viennent de conforter.

Marine Le Pen, Vice Présidente du Front National, se réjouit du vote des Suisses, qui correspond à ce que propose le Front National pour la France.

Elle appelle les élites dirigeantes à cesser de mépriser la démocratie.

Il faut au contraire utiliser en France beaucoup plus souvent le référendum, l’instrument le plus démocratique qui soit.

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Vient de paraître : " La Diplomatie pour les Nuls"

Une "fuite" géante de Wikileaks sur la diplomatie américaine

 

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PARIS/WASHINGTON (Reuters) - Cinq grands journaux mondiaux ont commencé à divulguer dimanche des documents du département d'Etat américain que leur a communiqués le site WikiLeaks, qui s'est spécialisé dans la mise au jour de documents confidentiels.

http://milisoft.pagesperso-orange.fr/stuff/assets/images/statue_liberte.jpg

 

Malgré les mises en garde de l'administration américaine, et de l'Italie, qui a parlé dans la journée d'un "11 septembre diplomatique", Le Monde en France, le New York Times, le Guardian en Angleterre, El Pais en Espagne et Der Spiegel en Allemagne ont fait de premières révélations embarrassantes pour la diplomatie américaine.

Wikileaks a déclaré dans la journée que son site était victime d'une attaque informatique.

Certains câbles diplomatiques, cités par le New York Times, montrent que l'Iran a acquis auprès de la Corée du Nord des missiles de technologie avancée lui permettant d'atteindre l'Europe occidentale. Dans le même ordre d'idée, les Américains craignent que l'Iran n'utilise des missiles nord-coréens comme éléments pour assembler des missiles de longue portée.

Les missiles en question sont considérablement plus puissants que tous ceux dont Washington avait reconnu l'existence dans l'arsenal iranien jusqu'à présent.

D'autres documents montrent que des donateurs saoudiens restent les principaux financiers d'organisations radicales comme Al Qaïda, ou encore que des agents du gouvernement chinois ont mené une opération coordonnée d'attaques informatiques visant les Etats-Unis et leurs alliés.

On y lit également que le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, lors d'une rencontre avec le ministre de la Défense français Hervé Morin en février 2010, a dit penser que des frappes militaires à l'encontre de l'Iran ne feraient que retarder d'un à trois ans sa quête de l'arme atomique.

ADN DE DIPLOMATES

Selon d'autres télégrammes diplomatiques américains, dont le Guardian divulgue la teneur, le roi Abdallah d'Arabie a exhorté à plusieurs reprises les Etats-Unis à lancer des frappes contre le programme nucléaire iranien.

"Il vous a dit (à vous les Américains) de couper la tête du serpent", déclarait ainsi l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington, Adel Al Djoubeïr, selon un compte rendu d'une rencontre entre le roi Abdallah et le général américain David Petraeus remontant à avril 2008.

D'autres pays arabes alliés de Washington ont réclamé eux aussi une intervention militaire américaine contre les sites nucléaires iraniens censés abriter des recherches à des fins militaires.

Le Monde précise qu'il a pu étudier avec les autres journaux 251.287 documents diplomatiques, portant à 90% sur la période 2004-2010, dont 16.652 classés secret et 101.748 classés confidentiel.

Selon le journal français, certaines directives adressées aux ambassades montrent qu'il est demandé aux diplomates américains de se procurer les données personnelles et même l'ADN de divers diplomates et dignitaires étrangers, dirigeants de l'Onu, militants d'ONG, à des fins de renseignement.

Un mémo adressé a l'ambassade des Etats-Unis à l'Onu à New York demande que soient fournis "listes d'emails, mot de passe internet et intranet, numéros de cartes de crédit, numéros de cartes de fidélité de compagnies aériennes, horaires de travail".

Il est également demandé aux diplomates américains dans tous les mémos, selon le Monde, de fournir "toute information biographique ou biométrique" sur les collègues des pays du Conseil de sécurité, c'est-à-dire "empreintes digitales, photographies faciales, ADN et scanners de l'iris".

UN CHANGEMENT DE RÉGIME FOMENTÉ EN IRAN ?

Concernant l'Iran, les télégrammes diplomatiques publiés par Monde révèlent qu'Israël fait pression sur Washington pour durcir la politique vis-à-vis de Téhéran.

"Le gouvernement décrit l'année 2010 comme une année critique. Si les Iraniens continuent de protéger et consolider leurs sites nucléaires, il sera plus difficile de les viser et les endommager", dit un document américain du 18 novembre 2009.

Des armes américaines sophistiquées capables de percer des bunkers ont donc été livrées à Israël en mai 2010, apprend-on.

Les services secrets israéliens et le chef du Mossad, Meir Dagan, exposent selon un document plusieurs options en 2007, notamment celle de fomenter un changement de régime à Téhéran "si possible avec le soutien de mouvements étudiants démocrates et de groupes ethniques, Azéris, Kurdes, Baloutches, opposés au régime en place".

On découvre en outre dans les documents divulgués des accusations américaines selon lesquelles le bureau politique du PC chinois avait ordonné à ses experts en informatique de s'introduire dans les ordinateurs de Google, dans le cadre d'une opération coordonnée d'attaques pirates contre les systèmes informatiques occidentaux.

Selon certains documents cités par le New York Times, des agents chinois se seraient introduits depuis 2002 dans des ordinateurs du gouvernement américain et de pays alliés occidentaux, mais aussi dans ceux du dalaï-lama et de certains hommes d'affaires américains.

La Maison blanche a aussitôt vu dans la publication de câbles diplomatiques américains classés secrets un "acte irréfléchi et dangereux" qui, selon elle, met en danger des vies et risque de porter atteinte à des pays amis.

"Pour être clair, de telles révélations mettent en danger nos diplomates, nos agents des services de renseignement, tout comme des personnes du monde entier qui viennent aux Etats-Unis pour obtenir une aide au développement de la démocratie", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs.

Le Pentagone a lui aussi condamné ces publications "irréfléchies". "Le département (de la Défense) a pris une série de mesures pour empêcher que de tels incidents se reproduisent à l'avenir", a déclaré Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone.

Le Monde a justifié la publication. "Ces documents, même illégalement transmis à Wikileaks, risquant à tout moment de tomber dans le domaine public, Le Monde a considéré qu'il relevait de sa mission d'en prendre connaissance, d'en faire une analyse journalistique et de la mettre à la disposition de ses lecteurs", dit un communiqué du journal.

Il précise que des noms ont été occultés pour protéger les personnes. D'autres publications, notamment concernant la France, sont annoncées ces prochains jours par Le Monde.

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Les Suisses doivent être l'exemple à suivre !

Suisse : les criminels étrangers à la porte

28/11/2010 |lefigaro

Un an après le vote contre les minarets, l'initiative de la droite populiste a été adoptée à 52,9 %. 

http://vincentarsenault.files.wordpress.com/2007/09/suisse-udc-affiche-contre-naturalisations-1-7.jpg

Par 52,9 % des voix, les Suisses ont validé dimanche l'initiative de la droite populiste sur l'expulsion automatique de criminels étrangers. Un vote qui suscite déjà de vives réactions d'indignation, un an après l'interdiction de la construction de minarets.

Déposé en 2009 par l'Union démocratique du centre (UDC), ce texte prévoit de priver les étrangers de leur titre de séjour s'ils ont été condamnés pour meurtre, viol, délit sexuel, brigandage, traite d'êtres humains, trafic de drogue, effraction ou… fraude aux aides sociales. L'interdiction d'entrer sur le territoire peut aller de cinq à quinze ans.

 

«Ivan S., violeur» 

«Les résultats montrent que nous sommes en phase avec la population qui subit les effets indésirables de la libre circulation, notamment l'insécurité croissante et la violence gratuite» , s'est félicité le député UDC Dominique Baettig. Pour convaincre les électeurs, le premier parti politique de la Confédération avait diffusé des affiches polémiques qui montraient «Ivan S., violeur, bientôt Suisse ?» ou un mouton noir poussé hors du pays de Guillaume Tell.

Quant aux associations et aux autres formations politiques, elles dénoncent l'institutionnalisation de la double peine. Pour Amnesty International, «l'initiative viole diverses conventions internationales» . «Avec cette décision, presque un quart de la population suisse devient l'objet de soupçons  », déclare le secrétaire général de l'organisation suisse d'aide aux réfugiés Beat Meiner.

À Berne, la déception est d'autant plus grande que le contre-projet du gouvernement, élaboré pour barrer la route à l'UDC, a été clairement rejeté - par 54,2 % des citoyens.

Combien de personnes sont-elles concernées par l'initiative ? Aujourd'hui, la loi suisse autorise déjà l'expulsion - décidée au cas par cas - d'environ 400 délinquants étrangers chaque année. Selon les estimations, le texte de l'UDC multiplierait cette tendance par quatre. «Toutefois, cela ne veut pas dire que 1 500 renvois auront effectivement lieu, commente Nicolas Mattenberger, avocat à Vevey. Car il faut que le pays d'origine du ressortissant ait un accord de réadmission et ce n'est pas toujours le cas.» «Le refoulement est impossible en cas de risques de persécution» , ajoute Étienne Grisel, professeur de droit public à l'université de Lausanne.

Au-delà des débats idéologiques, l'enjeu est donc avant tout juridique : pour être appliquée, l'initiative doit faire l'objet d'une loi, qui «ne peut être contraire à la libre circulation en vigueur entre la Suisse et l'Union européenne» , précise Nicolas Mattenberger.

Le Conseil fédéral (gouvernement) a indiqué que la «majorité des votants ont clairement exprimé que la criminalité des étrangers est pour eux un problème sérieux» et «exécutera le mandat qui lui a été confié» . «Nous prenons en compte la volonté populaire, mais les débats sont loin d'être terminés» , affirme la députée socialiste Ada Marra. Le Parlement a cinq ans pour éditer la loi d'application. En attendant, cette victoire place l'UDC en bonne position pour les prochaines élections fédérales, qui auront lieu fin 2011.

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Il ne reste plus rien diu villiérisme...

 

Le MPF perd le canton de Ph. de Villiers

AFP lefigaro.fr
28/11/2010 |

Le candidat sans étiquette Michel Allemand a créé la surprise aujourd'hui en gagnant le second tour de la cantonale partielle de Montaigu (Vendée) organisée après la démission de Philippe de Villiers, recueillant 50,91% des voix et battant le maire MPF de Montaigu, Antoine Chéreau, donné favori, selon les résultats de la préfecture.

Michel Allemand, classé à droite, et par ailleurs président du comité d'organisation du Mondial minimes de Montaigu, a remporté le scrutin avec 50,91% des suffrages exprimés, contre 49,09% pour Antoine Chéreau, membre du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et proche de ce dernier, selon les résultats communiqués par la préfecture.

Le 30 novembre, le conseil général de Vendée de nouveau au complet se réunira pour procéder à l'élection de son nouveau président après la démission de Philippe de Villiers, effective depuis le 31 octobre. Sans surprise, celui qui a longtemps été son dauphin avant qu'une guerre de succession ne les oppose vivement, Bruno Retailleau, devrait prendre sa succession. A l'issue des cantonales de 2008, le conseil général de Vendée comptait 27 élus de droite (20 DVD, 2 UMP, 5 MPF) pour 4 de gauche (1 DVG, 3 PS).

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Elections en Espagne: Zapatero KO !

Débâcle de Zapatero en Catalogne

AFP lefigaro.fr
28/11/2010 | 

La Catalogne a chassé du pouvoir les socialistes aujourd'hui lors des élections régionales, une vote qui sanctionne lourdement le gouvernement Zapatero pour sa politique d'austérité très impopulaire menée contre la crise.

Cette région du nord-est de l'Espagne, traditionnelle locomotive économique du pays dirigée depuis 2003 par une coalition de gauche, a donné une large victoire aux nationalistes, selon un sondage effectué à la sortie des bureaux de vote par la chaîne catalane TV3.

La puissante coalition nationaliste Convergencia i Unio (CiU) obtient entre 63 et 66 sièges sur les 135 du Parlement régional, contre 24 à 27 sièges au Parti socialiste catalan, émanation du PSOE du chef du gouvernement espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero.  Cette victoire signe la fin de sept années de gestion de la gauche et le retour en force de la CiU, battue en 2003 après 23 ans de pouvoir, au moment où la Catalogne et son économie en recul accusent les conséquences de la crise.

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LES SUISSES VOTENT FRONT NATIONAL !

La Suisse s'achemine vers un durcissement du renvoi des criminels étrangers

La Suisse se dirigeait vers une acceptation de l'initiative sur le renvoi automatique des criminels étrangers, réclamé par la droite dure, un an après le vote décrié sur les minarets.

Actu Orange

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Selon les projections de l'institut de sondage gfs.bern, le oui ressortirait à 53% dans une majorité des 26 cantons helvétiques.

Les premiers résultats définitifs disponibles pour 17 cantons montrent que 13 d'entre-eux approuvent un durcissement de la politique de renvoi pour les criminels étrangers.

Selon ces données, seuls les électeurs du canton de Genève, de même que ceux du canton du Jura, Bâle-Ville et Neuchâtel ont dit non au tour de vis réclamé par le parti de droite populiste, UDC.

En nombre de voix, le oui l'emportait par 886.754 voix contre 775.295 vers 14H40 GMT.

Par ailleurs, le projet du gouvernement destiné à contrer l'initiative de la droite dure en proposant de prendre en compte la gravité des délits serait pour sa part rejeté par les Suisses selon les premières données.

Pratiquement un an jour pour jour après l'interdiction de la construction des minarets dans la Confédération, le vote, très sensible, a donné lieu à de vifs débats en Suisse.

Le renvoi des criminels étrangers y est déjà possible sous certaines conditions mais le texte proposé par l'UDC va plus loin en proposant un retrait automatique du droit de séjour des étrangers inculpés sans prendre en compte la gravité des délits, le renvoi fonctionnant autant pour des crimes graves que pour les cas d'"abus de l'aide sociale".

Les critiques pointent du doigt l'absence de prise en compte de la proportionnalité des délits, l'automaticité des renvois et la violation du droit international.

"On ne peut pas renvoyer systématiquement", s'est insurgé un électeur de la petite ville de Chambésy, Roberto de la Tour, dénonçant les agissements de l'UDC qui "crée une sorte de tension au sein de la population".

"Je ne suis pas contre les renvois" qui se font déjà dans un cadre législatif précis, poursuit-il. Mais ce genre d'initiatives crée "un sentiment de xénophobie en montrant des exemples de criminels extrêmes qui sont peu nombreux, et qui créent le sentiment pour ceux qui regardent la télévision qu'étranger égal criminel".

La campagne de l'UDC a été de fait soutenue par une débauche d'affiches ouvertement xénophobes dans un pays qui compte 21,7% d'étrangers. "Ivan S., violeur et bientôt Suisse?" proclame l'une d'entre elle sur un profil de moustachu musclé à mine patibulaire.

Pour René Longet, un responsable PS de Genève, l'UDC "est une vrai machine de guerre qui se fait élire en travaillant sur le patriotisme, anti-étranger essentiellement" et "n'a pas de proposition en dehors de cela". "Il y a toujours des affiches douteuses..., il y a toujours de la transgression".

De plus, pour beaucoup, le texte, s'il est accepté, ne sera pas applicable car anticonstitutionnel.

En revanche, le deuxième sujet de la votation de dimanche, une initiative du PS "Pour des impôts équitables" dans un pays considéré comme un havre fiscal semblait pour sa part plus largement rejetée, selon gfs.bern.

Cette initiative était réclamée par le parti socialiste pour mettre un terme à la concurrence fiscale entre cantons cherchant à attirer les grosses fortunes.

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samedi, 27 novembre 2010

Valls au contact du quotidien enduré par des millions de Français ! Qui le plaindra ?

Manuels Valls agressé sur un marché

AFP
27/11/2010 | lefigaro.fr

Le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls, a rapporté aujourd'hui avoir été "violemment agressé verbalement" et "menacé physiquement par un bande de voyous", alors qu'il soutenait la gauche sur un marché de Corbeil-Essonnes à une semaine d'une élection municipale. Joint au téléphone par l'AFP, il a assuré qu'il déposerait plainte dès cet après-midi.

Manuel Valls était venu au marché des Tarterêts avec deux élus, Francis Chouat et Michel Nouaille, soutenir la liste de Bruno Piriou (PCF), tête de liste d'union de la gauche pour cette élection, lorsque, vers 11 heures, "une quinzaine d'individus nous ont bousculés", a-t-il raconté. Des "insultes et menaces de mort" ont été proférées, et des oeufs ont également été jetés, a précisé l'élu d'Evry, candidat déclaré aux primaires PS pour 2012. "On a reçu une demande express de quitter le quartier des Tarterêts", a-t-il ajouté. "On interdit à personne, un citoyen comme un député de venir dans un lieu public !", a-t-il protesté.

Manuel Valls a également déploré la réaction "d'une cinquantaine de militants de la campagne de Jean-Pierre Bechter (maire UMP, candidat à sa succession) qui n'ont pas bougé." Joint par téléphone, M. Bechter, qui n'était pas présent sur le marché, s'est déclaré "consterné". "Je déplore vivement ces incidents. Ce n'est pas normal". Quant à une éventuelle réaction des militants, "il semble que personne n'ait réagit", estime le maire, aussi bien à gauche qu'à droite. "Cela aurait pu m'arriver de la même façon", a-t-il dit.

Dans un communiqué relatant l'incident, Manuel Valls considère que "ces actes intolérables révèlent une nouvelle fois, le climat régnant sur cette ville". Des élus de gauche ont déjà dénoncé un "système Dassault" à Corbeil. Trois listes s'affrontent pour le scrutin prévu les 5 et 12 décembre : la liste UMP, dirigée Jean-Pierre Bechter, avec Serge Dassault* en dernière position, celle de la gauche unie derrière Bruno Piriou, et une troisième conduite par Jean-François Bayle (sans étiquette). Il s'agit de la troisième élection municipale depuis 2008.

*Serge Dassault est également propriétaire du Figaro.

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