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dimanche, 29 mai 2011

Histoire officielle rédigée par l'Otan: La guerre en Bosnie: il y avait d'un côté les méchants: les Serbes. Et de l'autre, il y avait les gentils les Bosniaques. Point final.

Ratko Mladic : "Bravo les gars, vous avez trouvé celui que vous cherchiez"

Ce sont les premiers mots qu'a prononcés l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie devant les policiers venus l'arrêter, jeudi. Récit.

lepoint.fr 28/05/11

Ratko Mladic : "Bravo les gars, vous avez trouvé celui que vous cherchiez"

Cette photo non datée de Ratko Mladic, la première depuis une dizaine d'années, fait la une de toute la presse serbe depuis vendredi. © - / AFP

  • Par Hélène Vissière

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Ratko Mladic a accueilli les hommes venus l'arrêter, jeudi à l'aube, en les félicitant, a indiqué samedi le ministre serbe de l'Intérieur, Ivica Dacic, les journaux fournissant également quelques détails sur la façon dont s'est déroulée l'arrestation de l'ancien militaire. "Bravo les gars, vous avez trouvé celui que vous cherchiez", ont été les premiers mots qu'a prononcés l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie devant l'équipe des policiers et des services de renseignement serbe (BIA) qui venait de faire irruption dans la demeure de Lazarevo (nord-est), où se cachait Ratko Mladic, a indiqué Ivica Dacic sur la chaîne publique de télévision RTS.

Selon le quotidien Blic, le détail qui a permis aux enquêteurs d'identifier formellement Ratko Mladic dans la personne qu'ils surveillaient lorsqu'elle sortait de la maison de Lazarevo pour faire quelques pas dans le jardin attenant a été une bague avec une pierre précieuse à la main gauche. Ratko Mladic a enlevé cette bague lors de son arrestation et l'a remise à un policier, demandant à ce qu'elle "soit donnée à sa famille". "C'est terminé. Branko (un cousin de Ratko Mladic chez lequel il résidait), donne à boire et à manger ! Voici ma carte d'identité et mon livret militaire", a ajouté Ratko Mladic, selon Blic, citant une source proche de l'enquête. Du jambon, du fromage et de la "rakia", une eau-de-vie de prune très prisée en Serbie ont été proposés aux policiers et aux hommes du BIA.

Toujours selon Blic, on a demandé à Ratko Mladic s'il était armé et l'ancien militaire aurait répondu : "Quelle sorte de général serais-je si je n'étais pas armé ? Voici mes deux pistolets." Ratko Mladic est en instance de transfèrement vers le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), à La Haye, par lequel il est inculpé de génocide pour son rôle pendant la guerre de Bosnie.

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samedi, 28 mai 2011

F.C. Barcelone: Ou quand le football devient un art !

Ce Barça est inarrêtable !

lefigaro.fr

Teddy Vadeevaloo(Sport24.com)
28/05/2011 | 
Lionel Messi a fait la différence encore une fois pour Barcelone
Lionel Messi a fait la différence encore une fois pour Barcelone Crédits photo : Sport24

Lionel Messi le bien nommé n'est pas humain, c'est un extra-terrestre, un prodige qui réalise le miracle de nous faire aimer à nouveau le football.
J'ai regardé le match,au troisème but je  me suis retrouvé à genoux devant la télé les bras en l'air !!! C'est ça le miracle MESSI du Barça ! S.R.

Supérieur dans tous les domaines, le FC Barcelone a logiquement disposé de Manchester United (3-1) et empoche la 4eme Ligue des Champions de son histoire. Une finale disputée de main de maître par le Barça.

FC Barcelone-Manchester United 3-1
FC Barcelone : Pedro (28e), Messi (55e), Villa (70e)
Manchester United : Rooney (34e)

Wembley a peut-être sacré l'une des plus belles équipes de l'histoire du football. Le FC Barcelone remporte en effet la quatrième Ligue des Champions de son histoire au terme d'une finale maîtrisée de bout en bout. Manchester United, complètement impuissant, n'a pas su trouver la clé pour déstabiliser son adversaire et s'incline comme il y a deux ans. Comme il y a deux ans justement, les Red Devils y auront cru tout juste dix minutes. Le temps d'exercer un pressing étouffant qui gênait le Barça dans sa première relance. Mais trop intenses, ces dix minutes allaient punir Manchester qui subissait ensuite la loi du Barça. Peu à peu, la bande à Guardiola prenait la mesure de son adversaire en pratiquant son football habituel fait de recherche d'espaces dans les intervalles, dédoublements et passes dans la verticalité afin de déstabiliser la défense adverse. Déjà mis en alerte devant les incursions de Pedro (16e) et Villa (20e, 22e), les Mancuniens devaient finalement s'incliner sur un mouvement d'école, l'extérieur millimétré de Xavi trouvant Pedro qui n'avait plus qu'à ajuster Van der Sar (1-0, 28e).

Si le Barça a le beau jeu pour lui, Manchester a pour lui son réalisme diabolique qui en fait sa marque de fabrique. La preuve ? Sur leur première incursion, Giggs et Rooney se jouaient de la défense adverse, ce qui permettait à l'attaquant anglais d'envoyer sa tentative hors de portée de Valdes (1-1, 34e). Nullement déstabilisés, les Blaugrana reprenaient de plus belle mais n'étaient pas récompensés (37e, 39e, 44e). Davantage présents au retour des vestiaires, ils étouffaient littéralement des Mancuniens sous respirateur artificiel. La démonstration était totale et Van der Sar devait s'employer devant Dani Alves (53e), avant de s'incliner sur une frappe aux 25 mètres de Messi (2-1, 55e). Incapables de réagir, les Red Devils subissaient toujours et encore les multiples incursions de Messi (64e, 65e), ou du duo Xavi-Iniesta (66e, 68e). Avant d'être assommés par un bijou de frappe enroulée de Villa qui nettoyait la lucarne de Van der Sar (3-1, 70e). Manchester pouvait abdiquer, malgré de vaines tentatives de Rooney (71e) et Nani (85e). Pas de regrets pour Sir Alex Ferguson et sa bande, ce Barça-là était tout simplement injouable…

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Aux Baumettes, gageons que certains sauront démontrer à Sofiane la "douleur" de son geste......

Massif de l'Etoile : deux viols en deux nuits pour le faux romantique


 
 

Publié le samedi 28 mai 2011 laprovence.com

Un garçon de 23 ans écroué pour avoir abusé de deux jeunes filles à l'Étoile

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C'est à proximité de la retenue d'eau du Vallon Dol, dans le massif de l'Étoile, que le suspect a sévi deux fois.

 

Grand, brun, beau parleur et plutôt mignon, il inspirait confiance. Une terrible façade. Derrière le visage de cet homme de 23 ans, futur papa, se cachait un redoutable prédateur. C'est du moins ce que considèrent les deux victimes qui ont croisé sa route, ainsi que les enquêteurs de la Brigade des moeurs de la Sûreté départementale qui l'ont interpellé mardi. Lui nie en bloc, n'évoquant que des relations "consenties." Il est écroué depuis jeudi après sa mise en examen pour "viol aggravé."

Le parcours du suspect a débuté dans le centre-ville de Marseille, vendredi en fin de journée. Il aborde une jeune fille de 18 ans, engage la conversation. Et donne un faux prénom. Il dit s'appeler "Sofiane." La future victime ne se méfie pas. Face à elle, le jeune homme se montre avenant, mais pas davantage, prend soin de ne pas heurter sa sensibilité. À force d'arguments et bientôt de mots doux, "Sofiane" devient convaincant. La jeune fille se sent de plus en plus en confiance. Quand il lui propose de l'accompagner dans un appartement des quartiers Nord, elle accepte. Sur place, sans se montrer plus entreprenant, le jeune homme peine à la séduire davantage. Elle souhaite finalement qu'il la ramène chez elle.

Le ton change brusquement, sur le chemin du retour. Dans la voiture, "Sofiane" passe du romantisme à la violence. Il s'engage vers le massif de l'Étoile et stoppe son véhicule au bord de la retenue d'eau du Vallon Dol. Là, il se comporte comme un violeur. Selon les déclarations de la victime, il prétend détenir une arme, la menace de mort et lui inflige les pires outrages. Il l'a raccompagne jusqu'à son domicile, puis retrouve le cours normal de sa vie, jusqu'au lendemain soir.

Selon un mode opératoire rigoureusement identique, le suspect aurait alors violé une deuxième victime, du même âge que la précédente. Seule différence notable, il l'a rencontrée et abordée, dans la rue, à Vitrolles, alors qu'elle quittait son service de serveuse dans un restaurant. Après avoir été abusée sur le même site, à Marseille, la jeune fille a décrit à la police des faits similaires à ceux que les enquêteurs avaient recueillis la veille.

Disposant d'un signalement précis, les fonctionnaires de la Sûreté départementale ont réussi à identifier et à localiser le suspect, chez ses parents, dans la cité des Lauriers (13e). Depuis, il se mure dans le silence, se bornant à expliquer que les jeunes filles s'étaient montrées totalement consentantes.

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Marseille médiévale

La ville se développe à nouveau à partir du Ve siècle de notre ère.

À l'intérieur de la ville, la construction d'une première grande cathédrale marque la puissance d'un évêque, probablement Proculus, qui tient à rivaliser avec Arles. Deux basiliques funéraires ont été retrouvées en fouille. L'une, hypothétique, fouillée pour moitié dans l'emprise des immeubles du Cours Belsunce par J. et Y. Rigoir en 1959, et par G. Bertucchi dans la construction du Centre Bourse en 1974. La seconde est clairement attestée par la fouille de M. Moliner, rue Malaval (2003-2004) , avec la découverte d'une memoria intacte sous le chœur.

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Carte de Marseille au Moyen-Age

Sur la corne du port, comblée, se développe un habitat dont on retrouve la trace, hors les murs, jusqu'à l'actuelle bibliothèque de l'Alcazar (fouille M. Bouiron). Sur ce site, on a pu mettre en évidence une continuité directe avec les constructions romaines ; un groupe de bâtiments se développe progressivement entre le Ve siècle et le VIIe siècle, avec dans un dernier état, un vaste bâtiment de type entrepôt. Les bâtiments sont abandonnés au début du VIIIe siècle.

La vitalité du commerce est perceptible par les découvertes de productions céramiques venant de toute la Méditerranée, témoins privilégiés des marchandises qui affluent à Marseille durant la période ostrogothique et mérovingienne.

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Statue de Charles Martel par Jean-Baptiste Joseph Debay (1802-1862). Galerie du château de Versailles.

 

 

 

 

 

 

 

Prise dans les remous des conflits entre rois Francs, la ville semble perdre de son importance à partir de la reprise en main de la Provence par Charles Martel et le pillage de la ville qui l'accompagne.

martel.jpgBataille de Poitiers 732

 

Passé l'an mille, Marseille se révèle à nouveau un port florissant qui participe aux Croisades. Les Marseillais sont présents en Afrique du Nord et possèdent un quartier à Saint-Jean d'Acre. Si la prise de cette dernière met un terme à l'aventure en Terre Sainte, leur présence est largement attestée en Méditerranée tout au long du Moyen Âge. La prise de la ville par les Catalans en 1423 et la destruction qui s'en est suivie ont occasionné un profond déclin à la fin du Moyen Âge.

Marseille aux IXe et Xe siècles

Nous possédons peu d'information sur la Marseille carolingienne. Nous savons que vers 780, l'évêque Mauronte s'attacha à reconstituer le patrimoine de son église, alors dispersé. Plus tard, nous voyons à travers le polyptyque de l'évêque Wadalde (entre 814 et 818) que la gestion des biens de l'église, comptabilisés de façon rationnelle, est semblable à celle que tiennent à la même époque, les grandes abbayes du Nord de la France. S'ensuit une période difficile pour Marseille, qui est pillée par les Sarrasins en 838 et par les pirates grecs en 848.

Marseille se relève lentement de ces dévastations. Dès 904, l'abbaye de Saint-Victor se voit dotée de la rive sud du port par le roi de Provence Louis l'Aveugle. L'absence de mentions dans les chroniques nordiques ne permet pas toutefois d'imaginer que Marseille perd sa place de porte vers la Méditerranée. Il faut toutefois admettre que l'époque reste incertaine, avec les démêlés des derniers carolingiens tout entiers tournés vers l'Italie et n'hésitant pas à traiter avec les Sarrasins lorsque leurs ambitions le nécessitent. Ainsi en 923 ils dévastent le monastère de Saint-Victor et le territoire marseillais.

À partir du milieu du Xe siècle, la situation se stabilise. Le comte de Provence choisit un frère de l'évêque Honoratus de Marseille, fils d'Arlulf de Marseille, Guillaume, comme vicomte de Marseille. Ses descendants seront pendant plusieurs générations soit évêque soit vicomtes de Marseille.

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Le blason des Vicomtes de Marseille

 

 

 

 

La topographie de la ville se laisse difficilement percevoir. Il existe une fortification réduite sur le sommet de la butte Saint-Laurent, c'est le château Babon (castrum Babonis) des textes du XIIe siècle. Le nom de Babon fait référence à un évêque, mentionné à propos d'un polyptyque perdu de l'abbaye de Saint-Sauveur, et qui pourrait avoir exercé au cours du IXe siècle La délimitation de cette enceinte est difficile car cette fortification a déjà pratiquement disparu à la fin du XIVe siècle Aucun vestige n'en est connu. Englobant une partie de la ville haute appartenant à l'évêque, elle devait contenir la zone du fort Saint-Jean et arriver jusqu'à la rue Fontaine-des-Vents, au voisinage de l'actuelle place de Lenche. M. Bouiron a mis en évidence, au contact de cette fortification, un deuxième ensemble fortifié centré autour de la Major, le bourg de la Major qui contient une partie de la butte des Moulins. La mention dans la charte de 904 d'un castrum a été interprétée anciennement comme une mention du Château Babon. Il semble plus vraisemblable de voir, en association avec d'autres mentions d'archives, une troisième fortification, celle-ci relevant du comte, autour de l'ancienne porte d'Italie et du Tholonée, lieu de perception du péage. Ainsi se dessine une ville multipolaire, à l'image de tant d'autres villes du haut Moyen Âge.

Le renouveau du XIe siècle

 

Les Accoules.jpg

Durant la première moitié du XIe siècle, la stabilité politique et le développement de l'abbaye de Saint-Victor renforcent le développement de la cité. L'indivision entre évêques et vicomtes profite à l'ensemble de la cité, dont la division héritée du haut Moyen Âge s'estompe progressivement. La refondation du couvent de Saint-Sauveur (à l'emplacement de l'église des Accoules), vers 1030, au centre de l'espace situé entre l'ancienne ville comtale et l'ancienne ville épiscopale, a dû s'accompagner d'une renaissance de l'habitat dans cette zone.

 

L’église Notre-Dame-des-Accoules va devenir la cathédrale de la ville basse, nommée vicomtale.

 

Marseille l'insoumise

Ce caractère turbulent apparaît de manière récurrente dans l'histoire de la ville. La topographie et le caractère marin des marseillais fit que les comtes de Provence eurent du mal à contrôler Marseille grâce à leur indépendance commerciale. Il faut attendre Charles Ier d'Anjou pour que Marseille perde l'autonomie qu'elle avait acquise en rachetant les droits seigneuriaux aux vicomtes de Marseille. La cour comtale était installée à Aix-en-Provence. Lors de la transmission au royaume de France du comté de Provence (1481), les institutions provinciales restent dans cette ville. Cette rivalité Aix/Marseille trouva plusieurs échos dans l'histoire des deux villes, notamment lors du retrait du pouvoir épiscopal de Marseille. Cette rivalité est encore palpable de nos jours.

  • 1209 : Excommunication d'Hugues Fer. La ville est « interdite » par le légat du pape.
  • 1216 : Les habitants de la basse ville entrent en révolte contre l'évêque.
  • 1218 : Nouvelle « interdiction » de la ville. Excommunication de ses habitants.
  • 1229 : La ville basse, après une nouvelle révolte contre l'évêque est « interdite » et excommuniée. Elle reconnaît la suzeraineté de Raymond VII de Toulouse. Elle refuse celle de Raimond Bérenger V.
  • 1252 : Premiers accords de paix entre Charles d'Anjou et Marseille, qui s'est soumise.

L'indépendance économique et politique de Marseille par rapport à la France perdura jusqu'à la fin du XVe siècle.

 

Rendez-vous demain pour la suite de notre riche histoire...

 

Source Wikipedia

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Après Bornéo, la Namibie et autres contrées, Nicolas Hulot s'aventure dans les quartiers Nord...

 

Nicolas Hulot se frotte aux cités marseillaises

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Le candidat aux primaires d'Europe écologie était hier dans les quartiers Nord

 

Des youyous qui descendent des balcons, quelques applaudissements, des enfants qui chahutent. Nicolas Hulot a reçu, hier, le baptême des cités marseillaises. C'est la première fois que le candidat à la candidature Europe écologie pour la présidentielle 2012 faisait campagne dans un grand ensemble. Aux Flamants puis à la Castellane, deux cités des quartiers Nord, l'amoureux de la nature se frotte au béton quotidien.

Chemise en lin bleu sur jean et mocassin, le bras dans le plâtre après une triple facture donnée lors d'une récente chute à vélo, le quinqua écolo fait belle impression. Touche les habitants par sa simplicité. Ici comme à l'Estaque, où il ira en fin d'après-midi, monsieur Hulot prend le temps de parler. "Je suis surpris par le contact qu'il a avec les gens, glisse Karim Zéribi, guide de l'après-midi et probable futur candidat écologiste aux législatives dans cette circonscription. J'ai découvert qu'il aime l'humain, ce que j'ai rarement vu chez les hommes politiques."

Nicolas Hulot, il est vrai, est novice en la matière. Lui est un habitué des tribus d'Amazonie ou de Bornéo, avec qui l'on s'assoit longuement avant même d'entamer une discussion. Autant dire que la main serrée vite fait, la phrase courte et servie tonitruante en repartant n'est pas son truc. "Je ne vais pas me changer, sourit-il. Je ne découvre pas le monde. Cette campagne ne se fera pas sur la quantité, mais la qualité des échanges. Je la fais à mon rythme, je reviendrai me poser dans ces quartiers un peu plus tard."

En attendant, c'est la course. Aux Flamants, la table ronde sur l'emploi bouillonne. On y parle alternance en entreprise, formation et discrimination. On y évoque sérieusement "le pacte des Flamants" sur l'emploi qu'il jure de signer, engagements à l'appui. À La Castellane, malgré le tour rapide, l'ancien prophète d'Ushuaïa s'arrête chez chaque commerçant, quelques petits mots, un pain au chocolat avalé à la hâte. Sur les hauteurs de l'Estaque, près de l'église de la Galine, les embrassades durent. Les habitants s'inquiètent d'un projet de centre de stockage des déchets dits "inertes" en pleine nature. Lui y voit "un cas d'école d'une aberration à tous points de vue". Promet, s'il est le candidat, d'en faire "un lieu symbolique" de sa campagne et de revenir.

C'est déjà reparti. Un débat avec les militants l'attend en centre-ville. Il va falloir convaincre. L'homme a beau être affûté, la fatigue pèse clairement. "J'ai pris une réserve d'énergie positive à Marseille, assure celui qui était la veille à Montpellier et l'avant-veille à Toulouse pour d'autres marathons. J'ai vu ici des espérances, des attentes, des gens en souffrance mais du positif. On m'avait dit qu'une campagne, c'est dur. J'en ai conscience. Mais ici, j'ai vécu quelque chose d'intense et de génial avec les gens." Nature.

Le 10 juin, Eva Joly, sa rivale aux primaires écologistes, sera à Aix et Marseille sur le même credo.

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Dès septembre, le samedi soir, on se couchera plus tôt...

Ruquier : «Pourquoi je me sépare de Naulleau et Zemmour »

Pour renouveler « On n’est pas couché », Laurent Ruquier a décidé de mettre fin à sa collaboration avec ses deux chroniqueurs stars. L’animateur de France 2 compte recruter d’autres provocateurs. Explications.

MARC PELLERIN | Publié le 27.05.2011 leparisien.fr

Jonathan Lambert (à gauche) reste la saison prochaine. Mais Laurent Ruquier se sépare d’Eric Zemmour et Eric Naulleau. Aux yeux du coproducteur d’« On n’est pas couché », leurs traits devenaient trop prévisibles.

Jonathan Lambert (à gauche) reste la saison prochaine. Mais Laurent Ruquier se sépare d’Eric Zemmour et Eric Naulleau. Aux yeux du coproducteur d’« On n’est pas couché », leurs traits devenaient trop prévisibles. | (france 2/bernard barbereau.) 

Eric Naulleau, 50 ans, et Eric Zemmour, 52 ans, qui officiaient dans l’émission « On n’est pas couché », le samedi soir sur France 2, depuis un quinquennat ou presque, ne seront plus là en septembre. L’animateur Laurent Ruquier, coproducteur du rendez-vous, ainsi que son associée Catherine Barma les ont informés de leur décision mercredi lors d’un dîner.

 

Avec leurs questions décapantes et leurs jugements sans pitié, les deux snipeurs de Laurent Ruquier étaient-ils devenus dérangeants ? Eric paie-t-il ses saillies polémiques et sa récente condamnation pour incitation à la haine raciale ? La direction de France Télévisions a-t-elle aidé à la manœuvre, bien que Rémy Pflimlin, le PDG, disait pourtant, il y a peu, que s’en séparer n’avait pas de sens ? Laurent Ruquier nous répond en exclusivité.

Pourquoi se séparer d’Eric Naulleau et d’Eric Zemmour?
LAURENT RUQUIER.
Cette décision vient de moi, unilatéralement. Je l’ai prise en accord avec Catherine Barma. Je veux apporter un souffle nouveau. Tous les ans, je me pose la question du renouvellement de mon émission. Eric Zemmour en est à sa cinquième saison, Eric Naulleau à sa quatrième, il avait remplacé Michel Polac. J’ai plaisir à casser les habitudes. Soit je change l’animateur, soit je change les chroniqueurs… Je suis l’animateur, c’est moi qui reste!

France Télévisions vous a-t-elle poussé à ce changement?

On ne m’a rien imposé, à aucun moment. Ce n’est pas dans mon genre d’être sous influence. Et il n’y a pas l’ombre d’un règlement de comptes. Ce n’est pas une décision politique venue d’ailleurs non plus : ce sont des conneries tout ça! On a dit que l’Elysée voulait ma tête… L’émission continue parce qu’elle marche! Les émissions de Guillaume Durand et de Franz-Olivier Giesbert font 8% de part de marché, nous… entre 15 et 30%!

Pensez-vous que cette éviction arrange finalement bien France Télévisions?

Je ne le crois pas. Je pense que France Télévisions se passerait bien de ma décision. Pendant quinze jours, ça va buzzer négativement…

Les deux chroniqueurs étaient-ils devenus trop provocateurs, trop gênants?

Trop provocateurs, sûrement pas. C’est pour ça que je les ai engagés! Je ne les ai jamais freinés. Je ne fais pas une émission pour être tranquille. Je continuerai de la même façon.

Que voulez-vous apporter de neuf?

Au bout de cinq saisons, on sait d’avance comment pensent Eric Naulleau et Eric Zemmour et ce qu’ils vont dire. Les invités qui reviennent savent donc comment ça se passe. Ils se préparent. Ou au contraire, certains ne veulent plus venir. Le public ne s’amuse plus. Les chroniqueurs ne doivent pas être toujours les mêmes si on ne veut pas lasser. On a vu arriver puis partir , Jean-Luc Lemoine, Michel Polac. Pourtant, les émissions de l’époque marchaient très bien. Il n’y avait pas de problème d’audience, pas plus qu’il n’y en a maintenant.

Dans quels termes allez-vous vous quitter?

Je comprends que ce soit décevant pour eux, mais il n’y a aucune fâcherie. Ils ont été d’un respect et d’une courtoisie et d’une complicité que je salue. Je leur ai d’ailleurs proposé de venir de temps en temps dans mon émission d’Europe 1.

Comment allez-vous les remplacer?

J’ai trouvé Naulleau et Zemmour, je les ai fait connaître, j’ai envie de faire la même chose avec de nouveaux provocateurs, un de droite, un de gauche, comme je l’ai toujours fait. Je souhaite qu’ils deviennent à leur tour mes complices, comme les deux Eric le sont devenus. J’ai des noms en tête, mais mon choix n’est pas arrêté et je n’ai encore contacté personne.

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Copé veut un débat sur l'immigration. C'est comme si Dutroux souhaitait un débat sur la pédophilie

L'UMP et Copé préparent un débat sur l'immigration

J. Cl. | Publié le 24.05.2011 leparisien.fr

Jean-François Copé veut débattre d'immigration. L'UMP y consacrera une convention au mois de juin.

Jean-François Copé veut débattre d'immigration. L'UMP y consacrera une convention au mois de juin.
| ARCHIVE AFP/ B. LANGLOIS
 

Qu'on ne dise pas que ces deux-là se sont réconciliés. Entre Jean-François Copé et , rien ne va plus. La colère entre les deux rivaux pour 2017 avait grondé fin mars, lorsque le premier avait accusé le second, très gêné, de ne pas soutenir le débat sur l'islam, elle ne devrait pas tarder à ré-exploser.

 


Outre les radars, pierre d'achoppement entre le Premier ministre -qui craint qu'une droitisation trop évidente des débats ne nuise à l'UMP- et les députés de la majorité présidentielle - qui disent, comme Copé, dire ce que leurs électeurs pensent de moins en moins bas sur le terrain-, après la discussion tendue sur le RSA avec les propos de , le secrétaire général de l'UMP a jeté ce matin, sur France Info, une nouvelle pierre dans le jardin, déjà miné, de Matignon. «Je vais organiser à l’UMP une convention, au mois de juin, sur cette question de l’immigration», annonce Jean-François Copé.

«On doit pouvoir parler d’immigration légale, illégale, de l’immigration économique ou sociale sans qu’à chaque fois ce soit par des injures (NDLR : Jean-François Copé parlait des «injures» de la gauche, qui a tancé les propos de Claude Guéant) sans à chaque fois qu’on nous jette l’anathème, en nous disant que c’est le Front national : ça n’a rien à voir (…) Ce sont des sujets objectifs sur lesquels il faut qu’on travaille», a martelé le patron de l’UMP.

La proposition de Copé fait écho à la pensée du ministre de l'Intérieur qui a déclaré dimanche que la France n'avait «pas besoin de maçons» immigrés car elle disposait de la «ressource nécessaire», des propos qui ont suscité de vives critiques à gauche.

Le regroupement familial en question

«C'est évidemment un constat de bon sens de la part de Claude Guéant», a déclaré son collègue du gouvernement et porte-parole François Baroin, en faisant valoir que la France était «le pays en Europe qui a l'une des démographies les plus vigoureuses, dynamiques».

Au mois d'avril, le ministre de l'Intérieur avait déjà dit vouloir réduire de 200 000 à 180 000 les entrées annuelles sur le territoire français. Jean-François Copé a aussi pointé «la question de l'immigration non pas économique mais sociale». «Ca n'a rien à voir avec la xénophobie, c'est un problème comptable (...). Il y a un certain nombre de mesures à caractère social dont peuvent bénéficier les immigrés» que «nous ne pouvons pas financer», a-t-il encore expliqué sur France Info à propos du regroupement familial.



Début avril, la convention sur la laïcité, qui avait stigmatisé l'islam et réduit la prière du vendredi à la rue Myrrha (Paris XVIIIe) avait donné lieu à quelques joutes politiques au sein de l'UMP. Ses conclusions -26 propositions- rendues avant même qu'elle ne se réunisse, la convention s'était conclue par une rencontre sans panache dans un hôtel surprotégé du quartier Montparnasse. Elle avait surtout témoigné des déchirements stratégiques de la majorité en vue de 2012 : marcher toujours plus sur les plates-bandes du FN ? Ou non ?

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Guéant fidèle à son maitre dit tout et fait tout son contraire

Quand Guéant voulait faire venir des maçons et des serveurs immigrés

Tefy Andriamanana - Marianne

Claude Guéant pense que « contrairement à une légende » la France « n'a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants » venus de l’étranger. Pourtant, la France cherche toujours à faire venir des immigrés notamment de Tunisie pour exercer ces professions.

 

C’est la petite phrase choc de ce dimanche. Invité d’Europe1 dimanche, Claude Guéant a réaffirmé sa volonté de « réduire » l’immigration légale à « 180 000 » entrées par an. Et c’est notamment à l’immigration professionnelle qu’il s’en prend. Pour lui,  l’économie française n’a pas besoin de faire venir de la main d’œuvre. Tant pis pour le Medef. « Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences » venus de l’immigration a précisé Guéant préférant embaucher des chômeurs sur place. Le ministre a même coupé court à une belle idée reçue : « On n'a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France la ressource ».

C’est à se demander pourquoi les employeurs du bâtiment et de la restauration se plaignent de ne pas pouvoir recruter dans ces secteurs, sans doute les dures conditions de travail, le faible salaire... Et le ministère de l’Intérieur le sait… vu qu’il ouvre ces métiers à certains immigrés. 

Mais il faut savoir où regarder. Il existe une première liste de 30 métiers ouverts aux immigrés non-européens. En réalité, pour faire venir un immigré en France, en vue de le faire travailler, un employeur doit d’abord chercher sur place. S’il y a un trop fort taux de chômage dans sa région et le secteur recherché, on peut refuser de faire venir l’intéressé. Cependant pour cette liste de 30 métiers dits « en tension », on estime que vu les difficultés à recruter, les employeurs peuvent faire venir librement des immigrés sans qu'on leur oppose la situation de l’emploi. Mais dans cette liste pas de maçons ou de serveurs mais des chefs de chantier, des géomètres ou des dessinateurs-projeteurs en électricité et électronique. Une liste que Xavier Bertrand, ministre du Travail, voudrait diminuer afin de suivre les objectifs de réduction de l’immigration de travail.

Guéant veut plus de serveurs tunisiens

La contradiction de Guéant se trouve dans d’autres listes. En effet, la France a négocié plusieurs accords bilatéraux sur la gestion des flux migratoires avec différents pays d’immigration, des listes de métiers librement ouverts aux immigrés en raison des difficultés de recrutement en France ont été intégrées à ces accords. Des accords tous signés alors que Guéant était secrétaire général de l’Elysée ou directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur. Il en est donc largement comptable. 

Par exemple, l’accord avec la Tunisie signé en 2008 prévoit que la France permette l’arrivée de 9000 Tunisiens par an dont 3500 salariés. Une liste de 77 métiers a été annexée à cet accord. 

Et dans cette liste, on trouve… serveur en restauration mais aussi cuisinier, employé polyvalent de restauration… Claude Guéant était d’ailleurs la semaine dernière en Tunisie afin d’assurer que cet accord serait respecté. Car, en 2010, seuls 2700 Tunisiens sont venus en France. Bref, après avoir promis que la France accueillerait plus les serveurs tunisiens, Claude Guéant affirme que la France « n’a pas besoin de serveurs ».

Tambouille politique

Un autre accord a été signé avec le Sénégal en 2006 par un certain Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur avec Guéant pour directeur de cabinet. Il comprend lui aussi une liste de 108 métiers ouverts et prévoit l’arrivée de 1000 salariés ou travailleurs temporaires par an. Et dans cette liste, on trouve… ouvrier de la maçonnerie et serveur en restauration. De même, un accord signé en 2009 avec le Cameroun (mais pas encore ratifié par le Parlement) fixe lui aussi une liste de 66 métiers ouverts avec un objectif d’arrivée de 750 salariés par an. Et dans cette liste, on trouve encore… serveur en restauration.

Mais au ministère de l'Intérieur, joint par Marianne2, on affirme que l'objectif de réduction de l'immigration de travail « n'est pas incompatible avec les engagements particuliers avec certains pays ».

Et si Claude Guéant pense réellement que la France « n’a pas besoin de serveurs », il lui faudra dénoncer tous ces accords dont celui avec la Tunisie malgré ses promesses récentes. Si, en salle, la France manque de serveurs, en cuisine, elle peut compter sur Guéant pour la tambouille politique.

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