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samedi, 27 juillet 2013

Réels problèmes d'accessibilité ou grave problème d'insécurité ?!

Marseille : la RTM oublie l'accessibilité du métro en luttant contre la fraude

Marseille / Publié le samedi 27 juillet 2013 à 05H24

Avec les nouvelles portes, les accès larges sont réservés aux pompiers et interdits aux usagers à bagages et poussettes

Dans le métro marseillais, pour voyager sereinement, poussettes et bagages sont déconseillés. Nombre de mamans ont dû renoncer à l'emprunter avec un landau. Car depuis que les portillons anti-fraude sont installés dans quelques stations, les utilisateurs ne peuvent plus emprunter les accès larges censés faciliter leur passage. "Ils sont réservés aux pompiers, on n'a pas le droit de les ouvrir", confirme un agent de la sécurité.

Réels problèmes d'accessibilité 

"C'est la RTM qui commande l'accès à distance", précise un agent de la RTM. Cette nouvelle réglementation, en vigueur depuis bientôt deux ans pose de réels problèmes d'accessibilité et amène parfois à des situations ubuesques.

Dimanche, au Rond-point du Prado, en cinq minutes, deux personnes ont été piégées. D'abord une maman, qui a vu les vitres coulissantes se refermer devant elle alors que sa poussette était passée. Puis Moury, 46 ans, dont le bagage est resté coincé entre les portes."Il n'y a jamais personne pour nous aider", peste-t-elle sans savoir que les agents de sécurité ne peuvent rien pour elle."Nous ne sommes pas là pour aider les usagers", explique l'un d'eux.

La RTM met en avant l'amélioration de ses prestations. Pour Marseille-Provence 2013, l'amplitude d'horaire a été élargie pour les métros et tramways. Et la sécurité renforcée tout comme la lutte contre la fraude. Mais sur l'amélioration des conditions de transport des personnes à mobilité réduite, le statu quo est de rigueur. "Nous sommes confrontés à beaucoup trop d'incivisme. Ces accès larges sont donc maintenus fermés", réagit Benoit Bûche, directeur du métro.

"Ce qui génère une situation moins confortable pour les voyageurs", admet-il. "Et puis nous n'avons pas systématiquement du personnel sur les accès pompiers." Auparavant, un agent de la RTM était posté dans chaque station alors qu'aujourd'hui ce n'est plus le cas. À Lyon, TCL (Transports en Commun Lyonnais) a aussi installé des portillons anti-fraude mais n'a pas condamné les accès larges. Il suffit de valider son ticket pour que la porte s'ouvre.

Pourtant peu de contestataires

À Marseille, le directeur du métro considère que des améliorations ont été réalisées et que la "RTM est à la limite de ses possibilités". Et met en avant des chiffres. En 2012, 50 plaintes ont été déposées pour 70 millions de passages dans le métro. Soit très peu de contestataires. Mais tous les mécontents dressent-ils un procès-verbal à chaque péripétie ? "Je ne pense jamais à le faire", réalise Houria.

Pourtant, cette utilisatrice quotidienne du métro est habituée aux situations compliquées. "J'ai toujours peur de rester coincée avec la poussette", raconte-t-elle à la sortie du métro Bougainville. "Aux Chartreux, c'est plus facile ! Je passe la poussette sans problème. Dans cette station, les tourniquets n'ont pas encore été remplacés par les portes anti-fraude (Paf). Cet ancien système de péage est plus propice à la fraude mais beaucoup plus pratique pour les usagers.

Si la RTM n'a pas encore fait de "diagnostic sur l'efficacité des Paf" face à la fraude, celle-ci demeure pourtant bien présente. Les plus acrobates parviennent à escalader les vitres tandis que les plus malins se faufilent derrière les voyageurs qui payent. Et si la porte se referme sur eux, on met la main sur les bords en caoutchouc pour retarder la fermeture. "Je trouve injuste que les payeurs soient privés de confort à cause des fraudeurs", martèle Christine, handicapée par des problèmes de hanche. "Je dois me contorsionner pour franchir le passage. C'est pourtant simple d'ouvrir cette grande porte. il doit bien y avoir des solutions...", s'énerve-t-elle.

Les solutions existent en effet. Le règlement public d'exploitation stipule : "Les voyageurs souhaitant bénéficier, lorsqu'il existe, du passage large des lignes de valideurs équipées de portillons anti-fraude (poussettes pliées, bagages,...) doivent en faire la demande au personnel d'exploitation par le biais de l'équipement "visiophone " positionné à proximité." Or, cette solution n'est jamais utilisée ou même conseillée par les agents de la RTM dans les points d'information. "Excusez-moi Madame, vous pouvez m'ouvrir la porte", demande poliment une jeune femme au point d'accueil du Rond-Point du Prado. "Je ne peux pas !"

Fin de la discussion. Aucune solution ne sera proposée. La jeune femme met ses bagages devant elle, valide son ticket les mains chargées, se cogne l'épaule tandis que les caoutchoucs des portes frôlent son bagage. Que du bonheur !

 

 

 

 

 

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3 millions d'euros ? Une paille !

Large sursis pour les hôteliers fraudeurs

Marseille / Publié le vendredi 26 juillet 2013 à 19H44

 

Trois hôteliers installés dans le quartier de Belsunce à Marseille (1er) ont été condamnés par la chambre financière du tribunal correctionnel de Marseille à des peines de 18 mois à 2 ans de prison, largement assorties de sursis. À ces sanctions, les juges ont ajouté des peines d'amendes de 7 000 à 10 000 euros.

Karim Bendjelloul, Ali Timazar et Fathi Henni étaient parties prenantes à un réseau qui permettait à des retraités, étrangers pour la plupart, faiblement pensionnés et qui justifiaient d'une résidence sur le territoire français, d'obtenir une allocation supplémentaire. Ces aides indues ont causé à la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (ex-Cram) du Sud-Est un préjudice de près de 3 millions d'euros.

Leurs résidences sur le territoire français étaient fausses. Ce qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs, c'est que ces hôtels, dotés pour la plupart de 18 à 25 chambres, affichaient chacun parfois plus de 400 domiciliations différentes

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mercredi, 24 juillet 2013

Marine invitée au Quai d'Orsay avant de rejoindre l'Elysée !

Le Point.fr - Publié le 24/07/2013 

Le ministre des Affaires étrangères a consulté la présidente du FN, comme tous les chefs de partis, sur l'Europe et les questions internationales.

La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est entretenue mercredi avec le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est entretenue mercredi avec le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. © Thibault Camus / Abaca

 
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Entre Marine Le Pen et Laurent Fabius, c'est le dialogue de sourds... "Nous n'avons pas trouvé de points communs. Nos positions sont irréconciliables", a admis la présidente du FN devant le Quai d'Orsay, mercredi vers 15 h 30. Mais la présidente du FN est tout de même sortie ravie de cet entretien auquel l'avait conviée le ministre des Affaires étrangères pour aborder les questions européennes et internationales. Tout au long du mois de juillet, le chef de la diplomatie française organise en effet une consultation de tous les chefs de partis politiques à un an des élections européennes. Avant Marine Le Pen, ce sont le patron de l'UDI, Jean-Louis Borloo, et le chef du MoDem, François Bayrou, qui avaient été reçus au Quai d'Orsay.

Lors d'un entretien d'une heure, l'ex-candidate à l'Élysée et Laurent Fabius ont parlé de la situation en Afrique et plus particulièrement au Mali, mais aussi de la Russie. Accompagnée de deux de ses conseillers, Marine Le Pen en a aussi profité pour réclamer auprès du ministre des Affaires étrangères "un référendum" pour que les Français puissent enfin "s'exprimer sur la façon dont cette Union européenne se construit sans leur volonté". Un message récurrent chez celle qui plaide pour "une Europe des nations libres", comme elle l'expliquait dans son dernier programme présidentiel. "Le fonctionnement de l'UE pose aujourd'hui un problème démocratique car les Français n'ont pas été entendus depuis 2005", explique-t-elle au Point.fr. La députée européenne exhorte la France à rompre avec la construction européenne afin que le pays retrouve "la maîtrise de ses frontières", la "maîtrise de sa monnaie et de sa politique monétaire". Lutte contre l'espace Schengen, sortie de la zone euro... Voilà des thèmes que Marine Le Pen compte mettre en avant pour la campagne des élections européennes prévues en juin 2014. 

Un groupe au Parlement européen ? 

Puisqu'il a le vent en poupe dans les sondages, le FN mise sur l'élection d'une douzaine de députés européens (contre trois actuellement) en 2014. Et avec ses amis belges, néerlandais, flamands ou autrichiens, le parti lepéniste se dit certain de pouvoir atteindre le seuil de vingt-cinq élus, nécessaire pour former un groupe parlementaire.

Pour Marine Le Pen - dont l'objectif est d'arriver au pouvoir en 2017 -, ce rendez-vous avec Laurent Fabius apparaît comme un argument en faveur de sa respectabilité et de sa légitimité républicaine. Fin novembre, l'ex-candidate à la présidentielle avait déjà été reçue par François Hollande pour évoquer le rapport Jospin consacré à "la rénovation et la déontologie de la vie publique". Elle sait bien que sa demande d'organiser un référendum sur l'Europe n'aboutira pas tant ses vues et celles de la majorité socialiste divergent. "Le Fabius que j'ai rencontré n'est pas celui qui fustigeait l'UE lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005... Mais il semble peu convaincu par le discours officiel auquel il est tenu", a toutefois noté la députée européenne sur un ton ironique. 

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Aubagne (France) : Coran alternatif et violence continue !

Aubagne : il invoque le Coran et refuse qu'un anesthésiste voit sa femme nue

 
AUBAGNE / PUBLIÉ LE MERCREDI 24 JUILLET 2013 laprovence
 

Un homme violent, qui avait refusé que sa femme enceinte soit suivie normalement à l'hôpital, a été placé en détention

 

Le plus court chemin entre la maison et l'hôpital est parfois la garde à vue. Un père de famille de 25 ans a fini vendredi sa course entre quatre policiers. Il venait de commettre des violences sur sa femme qui venait d'être mère. Une énième dispute, a-t-il expliqué hier à la barre. Mais pas de violences, a-t-il pourtant assuré.

Et la justice lui a en rajouté une tranche, car le 25 juin, Abdelhamid Chaibi, intérimaire, conduit son épouse enceinte à l'hôpital d'Aubagne. Sa femme va accoucher, mais le père plastronne. Il invoque le Coran et refuse que l'anesthésiste lui pose une péridurale, parce que, dit-il, sa religion interdit qu'un autre homme que lui voit sa femme nue.

L'anesthésiste s'en va, puis revient, soucieux de préserver les vies de la mère et de l'enfant. La police calme les esprits. Pas de violences sur le médecin, quelques dégradations commises sur le montant d'un lit et estimées à 200 €.

Comparution immédiate

Dans le box, déféré hier en comparution immédiate pour la double série de faits, le mis en cause fait marche arrière : "Je regrette ce que j'ai fait. Je faisais le ramadan. Je m'excuse. Je suis prêt à payer les 200  à l'hôpital". Il doit signer un contrat à bref délai avec la communauté d'agglomération qui devait l'employer.

Son profil ? Il habite Aubagne, a fait des études d'artisan plombier, a travaillé comme éboueur. Il s'est marié en mai 2012 et son enfant a moins d'un mois à ce jour. Son épouse est pourtant retournée vivre chez ses parents. Le procureur Ahmed Chafai dit les "pressions" exercées sur l'épouse, les "violences récurrentes". Il dit avoir peur du renouvellement des faits.

L'avocat du prévenu, Me Philippe Chaudon, promet que s'il bouge une oreille, le tribunal sera prévenu aussitôt et que tout se retournera contre lui. Il évoque une période de ramadan, qu'il qualifie d'"extrêmement compliquée" pour son client.

Hier soir, le tribunal a toutefois préféré placer en détention le mis en cause. Il sera jugé sur le fond le 4 septembre. Il répondra des violences sur sa femme mais aussi de dégradation de bien public, d'outrage à personne chargée d'une mission de service public et de discrimination.

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Et pendant ce temps, on continue d'accueillir toute la misère du monde (2)

Pauvreté et inégalités en hausse en Paca

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MARDI 23 JUILLET 2013 laprovence

Pauvreté en hausse et inégalités de revenus en progression dans la région en 2010. Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 805.500 personnes étaient considérées comme pauvres en Paca en 2010, c'est-à-dire avec un niveau de vie inférieur à 964 euros par mois, soit une progression de 0,6 point par rapport à 2009.

L'institut observe également que les inégalités ont augmenté entre 2008 et 2010, les 10% des ménages les plus aisés ayant vu leurs niveaux de vie progresser de 2,1% entre 2008 et 2010 alors que celui des 10% les plus défavorisés a diminué de 0,8%. La population "pauvre" au sens de l'INSEE représente environ 16,3% des habitants en Paca, contre une moyenne nationale de 14,1% au plan national.

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Et pendant ce temps, on continue d’accueillir toute la misère du monde (1)..

Chômage : des chiffres à la hausse

 
PUBLIÉ LE MERCREDI 24 JUILLET 2013laprovence

L'’embellie n’'aura été que de courte durée. Après une stabilisation en mai, les courbes du chômage sont reparties à la hausse en juin : + 0,5% de personnes sans emploi (catégorie A) sur un mois à l’'échelle nationale et + 0,8% en Paca. Avec les catégories B et C (demandeurs en activité courte ou longue), les chiffres font état d'’une hausse moindre de 0,1% en France et 0,4% dans la région. Sur un an, l’'augmentation dépasse les 9% dans tous les cas. C'’est dans ce contexte morose que l’'Etat a mis en place des outils destinés à relancer la machine : emplois d’'avenir, contrats de génération et tout récemment emplois francs.

S'’il est encore trop tôt pour mesurer l'impact de ces mesures promises par François Hollande durant sa campagne, leur bon accueil par les employeurs est déterminant pour la suite de la bataille pour l’'emploi. Cela même si les prévisionnistes de l’'OCDE, de la Commission européenne et du FMI, restent pessimistes pour l’'emploi en France jusqu’'en 2014.

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Les Roms de Plombières expulsés... dans des hôtels du centre ville !

Marseille : expulsion de familles Roms, les associations protestent

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 24 JUILLET 2013 laprovence
 

Hier, une opération expulsion a menée une centaine de policiers à évacuer le campement illicite de Plombières (3e)

 

Au petit matin, ils sont passés à l'acte hier. Opération expulsion. Une centaine de policiers de la sécurité publique et face à eux, une trentaine de Roms, femmes et enfants pour l'essentiel, sur les quelque 150 personnes implantées depuis novembre 2012 sur ce campement illicite du 91, boulevard de Plombières (3e), dit de la "caserne Cardot".

Depuis le 29 mars, la justice avait ordonné l'évacuation, en laissant toutefois aux occupants un délai de deux mois. Un ultime recours a été rejeté il y a peu. Le concours de la force publique était accordé à compter du 20 juillet. Du coup, le préfet de police a mobilisé ses hommes. "On ne se cache pas. On agit dans le cadre de l'exécution d'une décision de justice. L'évacuation s'est passée dans le calme", assure Jean-Paul Bonnetain. Pas de heurts, mais des mouvements d'indignation.

"Une situation dramatique"

Caroline Godard, porte-parole de l'association "Rencontres tsiganes", déplore qu'"aucune collectivité ne veuille mettre des terrains à disposition. Certains sont là depuis des années. À un moment, il faudra bien trouver des solutions". Jean-Marc Brémond, pour le Collectif Solidarité avec les Roms, évoque "une situation dramatique" et dénonce "le double jeu" de l'administration. Les associations soutiennent que les autorités "n'ont rien anticipé" et que, pour les enfants, "cette expulsion, c'est un peu comme si c'était la guerre qui survenait, comme une bombe" qui explosait.

René Giancarli, le directeur du Samu social, se démène pour trouver des solutions pérennes. Il a récupéré 13 familles qui seront hébergées dans des hôtels du centre-ville jusqu'à lundi. Et après ? C'est la grande interrogation. Marie Lajus, préfète déléguée à l'égalité des chances, dit les efforts consentis pour scolariser les enfants et pour favoriser l'insertion des Roms dans du logement diffus. "On leur propose d'entrer dans des parcours d'accompagnement social. C'est souvent compliqué, mais il y a des familles qui jouent le jeu", explique-t-elle.

Le plus dur ? Scolariser les adolescents roms après 12-13 ans. L'objectif est de construire à la place du site expulsé 250 logements, dont la moitié sera des logements sociaux et profiteront à des familles en difficulté. La préfète s'est aussi engagée hier à rembourser des frais réglés par l'association Emmaüs - électricité, plomberie, eau...

À la Capelette, aussi...

Demain, le tribunal de grande instance doit rendre sa décision sur un autre campement illicite, celui de La Capelette (10e) et des 400 personnes qui y vivent dans des conditions particulièrement dégradées. Un site déjà évacué à trois reprises.

Il y a de fortes chances, si la justice n'accorde pas de délai, que les forces de l'ordre procèdent à l'expulsion rapidement.

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mardi, 23 juillet 2013

Le Tribun rugit toujours !

Le Point.fr - Publié le 23/07/2013 

Le président d'honneur du FN interpelle Hollande et revient sur les incidents de Brétigny et de Trappes pour dénoncer "l'incapacité" du gouvernement.

Jean-Marie Le Pen dans le bureau de sa villa, au parc de Montretout, à Saint-Cloud.Jean-Marie Le Pen dans le bureau de sa villa, au parc de Montretout, à Saint-Cloud. © BERTRAND GUAY / AFP

Propos recueillis par 

Le président d'honneur du FN et député européen Jean-Marie Le Pen interpelle François Hollande et revient sur les incidents de Brétigny-sur-Orge et de Trappes pour dénoncer "l'incapacité" du gouvernement. Il juge aussi que l'UMP s'est abaissée à faire "la manche" en lançant une grande souscription nationale pour combler ses dettes"Je suis un diseur de vérité, je suis le tribun du peuple", revendique le vieux chef frontiste de 85 ans.

Le Point.fr : François Hollande a reçu lundi soir les leaders de la majorité à l'Élysée. Sort-il de son rôle présidentiel ?

Jean-Marie Le Pen : Personnellement, je pense que non, mais lui devait le croire puisqu'il avait pris l'engagement de ne jamais les rencontrer. Ce n'est pas sa seule promesse de président qu'il a trahie ! En fait, le président de la République est le véritable chef du gouvernement comme il l'était d'ailleurs sous Nicolas Sarkozy et sous ses prédécesseurs. Il y a une fiction qui est celle du Premier ministre, lequel est en fait l'exécutant des ordres du président. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus !

Qu'est-ce qui vous inquiète donc tant ?

Ce qui m'inquiète, ce sont les discours qui se substituent aux actes de gouvernement. Et c'est illustré de façon emblématique par M. Valls (ministre de l'Intérieur, NDLR) qui profite de tout désordre, c'est-à-dire de dysfonctionnements de son service, pour faire une leçon de morale et une mise en scène de sa propre personne afin de se présenter en un homme énergique et déterminé. 

Selon vous, les violences urbaines à Trappes ont été mal gérées ?

Je ne sais pas si cela a été mal géré. Ce que je sais, c'est que dans cette affaire comme dans celle dudéraillement du train à Brétigny-sur-Orge, on ne nous dit pas la vérité : on cherche à masquer les choses. Il y a au minimum une édulcoration, quand ce n'est pas une censure complète. Prenons l'exemple de l'histoire de l'éclisse : tous les gens de bon sens se sont demandé comment une éclisse tenue par quatre boulons pouvait se déboulonner toute seule ! Mais l'hypothèse du sabotage a été écartée. Je crois comprendre pourquoi : c'est parce que l'on craignait d'affoler les populations. On ment ! Ensuite, on a masqué une chose beaucoup plus grave : l'agression des forces de secours et des blessés ou même des morts pour les dépouiller. C'est un témoignage d'un niveau de barbarie qui, chez nous, est exceptionnel. Le gouvernement se rend compte qu'il ne maîtrise pas la situation et il serait surtout dans l'incapacité de la maîtriser si elle s'aggravait. C'est pourtant le rôle du pouvoir que de prévoir et d'imaginer toutes les situations possibles et dangereuses. 

De quoi voulez-vous parler ?

Toutes les conditions sont réunies pour de nouveaux affrontements dans les banlieues, comme en 2005 : le nombre d'immigrés a augmenté et la crise s'est aggravée. Nous serions alors dans une extrême difficulté pour maintenir l'ordre. Finalement, le modèle d'intégration français n'a jamais fonctionné puisque cela n'était pas possible dans un cadre d'immigration massive. Pour faire des Français complets - et pas seulement des Français de papier -, certaines conditions doivent être réunies : il faut le désir de devenir Français, un meilleur enseignement, le service militaire et du travail. Or, aujourd'hui, l'enseignement français incline les immigrés à penser qu'ils ont plus de droits que de devoirs et enseigne un mépris de la culture française et de son histoire. Et le communautarisme s'est installé en France : des petits-enfants naissent qui ne se considéreront pas comme des Français. 

Par conséquent, continuer une politique d'immigration massive en sachant qu'on n'avait pas les moyens d'intégrer ces gens-là, c'était admettre ipso facto l'idée qu'ils s'organiseraient eux-mêmes en communautarisme. La responsabilité des gouvernements qui se sont succédé depuis quarante ans est écrasante et criminelle. Et cela continue car M. Hollande poursuit la politique de M. Sarkozy qui continuait celle de M. Chirac, lequel continuait celle de M. Mitterrand. Mais il y a un phénomène qui va peut-être ouvrir les yeux des Français : c'est l'immigration massive des Roms, prévisible et probable si la Bulgarie et la Roumanie entrent dans l'espace Schengen. 

Manuel Valls a mis en garde contre "des mots dangereux pour la cohésion de la nation". Selon vous, ce danger existe-t-il ?

Non, toute vérité est bonne à dire même si elle est désagréable à entendre. C'est la condition élémentaire de la démocratie. On ne peut pas juger d'une situation, ni déterminer une politique si on masque au peuple la réalité des choses. Moi, j'ai dit que la présence des Roms était urticante et odorante. Cela a été un tollé épouvantable ! Je renvoie bien sûr ces cuistres à l'étude du Larousse pour qu'ils regardent la différence qui existe entre odorant et malodorant. Quand vous portez un jugement, quel qu'il soit, vous êtes soupçonné de racisme, défini comme le crime absolu. Quelle que soit la phrase que vous ayez dite, elle tombe sous la définition d'incitation à la haine raciale. Moi je suis un diseur de vérité, je suis le tribun du peuple. Je dis ce que je vois. Et l'opinion est en train d'en prendre conscience. L'essentiel de la dédiabolisation du FN tient à ce fait : les gens se disent : "Le Pen avait raison alors qu'on nous a dit que c'était un fasciste, un extrémiste." 

Le gouvernement prépare de nouvelles mesures de rigueur via des hausses d'impôts et une réduction des dépenses. Cela est-il inéluctable ? 

Nous avons passé de loin la barre de l'imposition ! Il y a trop d'impôt en France ! C'est donc dans les dépenses qu'il faut trancher. Le gouvernement n'y arrivera pas tant qu'il ne touchera pas à la politique d'immigration. 

Le Sarkothon a déjà recueilli 7 millions d'euros pour combler la dette de l'UMP et le parti revendique 40 000 adhérents. Ne vous en déplaise, l'UMP n'est pas morte...

Le FN lui aussi a eu une dette de 10 millions d'euros. Et même s'il n'avait pas les capacités contributives de l'UMP, le FN, lui, n'a pas fait la manche. Il a payé en vendant ses biens. Mais si gogo est content de payer pour l'UMP... 

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