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vendredi, 23 août 2013

Le Ministre a parlé, les crapules ont tiré. Une fois de plus...

Marignane : tué par balles après avoir tenté de stopper deux braqueurs

laprovence

 
Marignane / Publié le vendredi 23 août 2013 à 07H07
 

Un homme âgé de 61 ans a reçu, en pleine rue, une - ou plusieurs - balles de fusil à pompe, à bout portant, le blessant mortellement à l'abdomen et dans la cuisse

                
C'est dans la rue Alderic-Bernard, à la hauteur du Parc Perrussons, que la victime s'est fait tirer dessus par les braqueurs.

Dernière info, 15h20 : une marche blanche sera organisée en mémoire de Jacques Blondel, le sexagénaire décédé, lundi à 18 h. Elle partira depuis l'avenue Mermoz, devant le tabac qui a été braqué, pour se terminer au Parc Perrussons, là où l'homme a été abattu.

13h : le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé vendredi que la mort à Marignane d'un retraité qui tentait d'intercepter des braqueurs devait "provoquer le réveil des esprits et des consciences face à cette violence".

En marge d'une cérémonie organisée pour le 69e anniversaire de la Libération de Paris, le ministre a rendu hommage au "courage" de cet homme de 61 ans qui a été abattu.

11h45 :
le maire de la commune de Marigane, Eric Le Dissès, a décidé de mettre en berne les drapeaux sur le fronton de la mairie. Ce matin, tout le quartier s'est réveillé encore sous le choc.

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"J'ai entendu le scooter tomber. Je suis sortie sur mon balcon, et là, j'ai vu l'homme se faire tirer dessus."
La voix remplie d'émotions, cette habitante du parc Perrussons a encore du mal à raconter la scène à laquelle elle vient d'assister, et qui a mis toute la résidence en émoi, hier, en fin d'après-midi.

Un homme âgé de 61 ans a reçu, en pleine rue, une - ou plusieurs - balles de fusil à pompe, à bout portant, le blessant mortellement à l'abdomen et dans la cuisse. Des coups de canon tirés par deux individus qui venaient de commettre un braquage, quelques instants plus tôt, dans un tabac situé sur l'avenue Jean-Mermoz.

Le fusil bien en vue sur le dos d'un malfaiteur

Après avoir menacé, à l'aide dudit fusil, les gérants du tabac, les deux hommes, qui seraient âgés d'une vingtaine d'années, ont pris la fuite sur un scooter, emportant sur leur dos deux sacs remplis de cartouches de cigarettes, et un peu de numéraire. Et surtout, avec l'arme bien en vue.

C'est lorsqu'ils se sont arrêtés, quelques centaines de mètres plus loin, dans la résidence du parc Perrussons, que le sexagénaire a croisé leur route. Et, voyant l'arme bien visible et les sacs sur le dos des malfaiteurs, il aurait sans doute compris ce qui venait de se produire, et aurait décidé d'intervenir. Selon certains témoins, il aurait foncé avec sa voiture sur le deux-roues, faisant tomber au sol les deux jeunes. Il serait ensuite sorti, avec une bombe lacrymogène à la main, pour tenter de neutraliser les braqueurs. Mais ceux-ci ne se sont pas laissés faire. Et si certains avancent qu'une bagarre aurait éclaté, les malfaiteurs n'ont pas hésité à tirer, à bout portant, sur le sexagénaire.

Touché à l'abdomen et à la cuisse, il a été rapidement pris en charge par les pompiers, qui l'ont transporté vers la clinique de Marignane. Avant de le déplacer vers l'hôpital Nord de Marseille, où il a succombé à ses blessures hier soir.

Les deux braqueurs ont très vite pris la fuite en direction de Vitrolles, abandonnant sur place une partie de leur butin, en l'occurrence un sac de cartouches de cigarettes et des pièces de monnaie. Ils ont été pris en chasse par le Groupe de sécurité et de proximité (GSP) de Vitrolles, au niveau de la RD9.

La course-poursuite s'est terminée quelques minutes plus tard dans la cité du Rocher, plus précisément près du quartier de la Petite Garrigue. Les deux individus ont lâché le deux-roues, le fusil et le deuxième sac, contenant le reste de leur butin, au niveau de l'avenue des Salyens, et ont tenté de prendre la fuite à pied. L'un des deux a été rapidement appréhendé par les hommes du GSP. L'autre est toujours en fuite, et est activement recherché.

L'enquête a été confiée par le parquet à la police judiciaire de Marseille. Le commissaire Destampes, chef du district adjointe d'Aix-Vitrolles-Marignane, s'est rendue sur les lieux pour faire les premières constatations. Éric le Dissès, le maire, était également sur place. L'occasion pour lui, mais aussi pour les nombreux riverains, d'exprimer leur ras-le-bol.

"Il faut envoyer l'armée", répétera plusieurs fois le premier magistrat, visiblement ému. Comme tous les témoins de la terrible scène du parc Perrussons...

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mercredi, 21 août 2013

Gaudin à sept mois du grand gadin ?

 

Le Point.fr - Publié le 21/08/2013 à 12:09 - Modifié le 21/08/2013 

Maire de la ville depuis 18 ans, il a toutes les peines du monde à se dédouaner de la situation actuelle. Il sait qu'il joue sa réélection sur l'insécurité.

Manuel Valls et Jean-Claude Gaudin le 21 septembre 2012. Désormais, chacun accuse l'autre du triste bilan de la ville en matière de sécurité.Manuel Valls et Jean-Claude Gaudin le 21 septembre 2012. Désormais, chacun accuse l'autre du triste bilan de la ville en matière de sécurité. © Joël Saget / AFP

Par 

Depuis plusieurs semaines les balles sifflent autour de lui. Maire de Marseille depuis 1995, Jean-Claude Gaudin ne peut s'exonérer des critiques qui s'abattent sur lui et ne peut guère faire rejaillir sur d'autres sa responsabilité... Mercredi matin sur RTL, Harlem Désir, premier secrétaire du PS, l'accusait de "non-assistance à Marseillais en danger" et "d'avoir couvert l'inaction de Nicolas Sarkozy"... L'édile a beau répéter à l'envi que Marseille n'est pas Chicago, avec 13 assassinats depuis le début de l'année (et 25 en 2012), la cité phocéenne n'est pas un havre de paix. Depuis 18 ans qu'il siège à l'hôtel de ville, il a pu s'appuyer sur plus de 10 ans de majorité nationale de droite, toujours très utile pour financer et mettre en avant des projets locaux. 

Or à sept mois des municipales, le bilan du maire sortant est inquiétant. Sa ville croule sous les dettes, selon des chiffres de 2012, l'endettement par habitant est de 860 € à Paris, 900 € à Lyon et 2 250 € à Marseille ! Les habitants déplorent la saleté des artères, certains quartiers laissés à l'abandon. Quant au taux de chômage, il est de 13,2 % sur la zone Marseille-Aubagne - la seule disponible à l'Insee -, contre 10,4 % pour la moyenne nationale, et il enregistre un fort recul depuis 15 ans.

Marseille 2013 n'a pas eu les retours escomptés

Même Marseille 2013, qui fait de la ville la capitale européenne de la culture, n'est pas à la hauteur des espoirs. Les visiteurs viennent, mais ne restent pas... Sans doute apeurés par le climat délétère qui règne sur la ville, ils préfèrent s'échapper plus au nord, en Provence, ou s'égailler sur la Côte d'Azur. Hôtels et commerçants ne profitent pas de l'aubaine. La manifestation devait être un gros coup de pub pour la cité, mais les règlements de comptes en série ont gâché la fête. En dépit de cette initiative, qui a nécessité de lourds investissements (160 millions d'euros pour le MuCem selon un rapport publié en 2012 par la Cour des comptes), la ville semble figée. Rien ne se décide à la mairie sans que FO ait donné son aval. Le port autonome de la ville, cogéré par la CGT, recule inexorablement dans le classement publié chaque année. Il est sorti du top 100 mondial tandis qu'en Méditerranée, Tanger, Barcelone, Le Pirée, Gènes l'ont largement distancé...

On fustige à Marseille son immobilisme : "C'est son cabinet qui dirige la ville. Pas lui, déplore un chef d'entreprise locale. Nul ne conteste son amour pour Marseille, mais il ne maîtrise pas les dossiers et délègue trop souvent." Politiquement, Gaudin a fait le vide derrière lui. Ses successeurs putatifs se sont un à un lassés. Renaud Muselier, longtemps présenté comme son héritier, a officiellement abandonné la politique, écoeuré par les petites mesquineries et les vraies trahisons dont il a été l'objet depuis cinq ans. Alors qu'aux précédentes municipales, le maire avait clairement laissé entendre que ce serait son ultime mandat, il semble décidé, à 73 ans, à garder son fauteuil.

Un champ de ruines politiques, alors qu'au PS, qui rêve de reconquérir l'ancien fief électoral de Gaston Deferre, la guerre des candidats fait rage. Eugène Caselli, président de l'agglomération ; Samia Gahli, maire d'arrondissement ; Patrick Mennucci, député ; Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion, se sont déjà déclarés. Même s'il n'est pas en mesure de se présenter, Jean-Noël Guérini, président du conseil général, veut peser sur le scrutin et régler quelques comptes politiques avant de se retirer - de gré ou de force- de la vie publique. Les primaires PS doivent se tenir à l'automne et leur résultat est incertain. 

Des circonstances très atténuantes

D'évidence, le maire ne peut être tenu pour seul responsable de la situation de sa commune. Marseille est une ville très compliquée à quadriller. Elle s'étend sur plus de 240 km 2, soit une superficie 2,5 fois plus grande que Paris et 5 fois plus grande que Lyon. Le nombre de rues et la longueur de sa voirie dépassent ceux de Paris et Lyon réunis ! La cité a toujours été une terre d'immigration, marquée par de fortes inégalités et une criminalité organisée qui remonte à l'ère Carbone et Spirito en 1925. Les inégalités y ont toujours été plus marquées qu'ailleurs. Enfin, les partages des pouvoirs entre la ville, la communauté urbaine Marseille Provence Métropole aux mains du PS, le conseil général, place forte de Guérini et ses amis, et enfin la région dirigée par Michel Vauzelle, confinent à la guéguerre picrocholine. 

Dans un communiqué à l'attention de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, Jean-Claude Gaudin riposte avec ces mots : "Le ministre de l'Intérieur devrait savoir que c'est à l'État d'assurer la sécurité des personnes et des biens, et pas à la police municipale, dédiée à d'autres missions." Certes, mais avec 321 agents recensés en mai dernier celle-ci est notoirement sous-dimensionnée. Le maire le sait, il a annoncé le recrutement à l'automne de "100 policiers municipaux supplémentaires"... Pas sûr que cela soit suffisant !

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Insécurité: 18 ans de socialo-gaudinisme, ça donne ça...

Des touristes sous escorte policière à Marseille

Le Figaro 21/8/13

Après les faits divers qui l'ont endeuillée, la Cité phocéenne apparaît de moins en moins sûre aux yeux des vacanciers. Des Américains ont même demandé une visite sous protection.

5/5

La scène semble à peine croyable. Quand on la raconte à la préfecture, elle provoque l'hilarité. Puis la consternation. Au début du mois d'août, quai du Port, à une terrasse de restaurant proche de l'Hôtel de ville, à deux pas du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), phare de Marseille-Provence 2013, arrivent cinq personnes toutes habillées pareilles entourées de policiers presque aussi nombreux. «Encore des touristes qui se sont fait détrousser. Ils doivent venir raconter comment ça s'est passé», hasarde la serveuse. Après les avoir servis, elle se ravise, estomaquée: «Ce n'est pas du tout ça. Ce sont des membres d'équipage du porte-avions américain Truman. Ils sont 5000 en ce moment à Marseille. Ils ont demandé à la police de les escorter pour visiter la ville en toute tranquillité !» Des marins qui jouent les touristes sous escorte policière? «Cela aurait été des croisiéristes, j'aurais compris. Mais des marins? Après le romancier Dan Brown, qui a déclaré dans la presse avoir visité Paris avec deux gardes du corps, on se dit que les Américains ont une bien piètre idée de l'image de la France», se désole un haut fonctionnaire.

Agressions verbales

La démarche des marins américains ne semble pourtant pas isolée. Tout près de la Canebière, un groupe d'estivants déambulaient les jours suivants entourés eux aussi de policiers en uniforme faisant office «d'anges gardiens». La demande est-elle fréquente? À la préfecture de Marseille, personne ne semble au courant. «Ce ne serait pas plus mal que des policiers encadrent les voyageurs!», lance une Marseillaise «écœurée» par les agressions verbales dont ont été victimes des Suisses qu'elle avait convaincus de découvrir le MuCEM et le fort Saint-Jean. «Dans le bus, le chauffeur excédé leur a demandé, à eux qui se faisaient insulter, de descendre pour retrouver la paix. C'est quand même un comble!», maugrée la jeune femme impliquée dans la vie culturelle de la ville et préférant garder l'anonymat. D'autres ne prennent pas cette précaution-là.

Catherine Sentis, administratrice générale du MuCEM, ne feint même plus de croire en l'avenir de ce quartier du front de mer en pleine renaissance. Des boutiques de luxe doivent ouvrir prochainement dans les soubassements de la cathédrale de la Major, juste à côté du MuCEM. «Cela ne marchera pas. C'est un appel au vol! , s'est-elle écriée lors d'un dîner. Il y aura peut-être des vigiles devant les magasins. Mais après? Que croyez-vous qu'il arrivera aux clients fortunés une fois qu'ils regagneront leur véhicule stationné près du quartier du Panier?»

Même Gérald Passedat, éminente toque marseillaise, qui a ouvert une table au sommet du MuCEM, ne «veut plus [se] battre» avec les responsables du parking Vinci du musée qui refusent d'ouvrir après 22 heures «pour des raisons de sécurité». Or, il est impossible alors d'envisager dîner au Môle Passedat après un spectacle au Théâtre de la Criée, de l'autre côté du port. Sauf à garer sa voiture dans une ruelle peu sûre…

Avec l'«assent»

On se croirait dans le scénario d'un «polar aïoli» de feu Jean-Claude Izzo. Mais la réalité dépasse la fiction. «Les agressions sont inévitables. Le luxe s'affiche beaucoup trop. C'est une forme de provocation. Les gens tiennent sur les nerfs», témoigne une habitante de la Pointe-Rouge, un quartier pourtant préservé. Dans ce contexte, les Marseillais ont bien du mal à convaincre les «estrangers» de découvrir le MuCEM dont les Marseillais sont fiers.

Sur le parvis, il faut les entendre raconter avec l'«assent» la passion de leur ville qu'eux-mêmes redécouvrent. Le musée a accueilli 300.000 visiteurs, depuis son ouverture le 7 juin. Mais qu'adviendra-t-il quand Marseille, à la fin de l'année, ne sera plus capitale européenne de la culture? La Régie des transports marseillais a mis en service des navettes maritimes entre les quartiers de la Pointe-Rouge et de l'Estaque jusqu'au Vieux-Port. À 3 euros la traversée, les bateaux font le plein. Du moins l'étaient-ils jusqu'à il y a quelques jours pour l'Estaque. À bord, on y trouve des Marseillais, mais aussi des touristes qui évitent ainsi que leur voiture, qui n'est pas immatriculée 13, ne soit fracturée ou dégradée.

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Et pendant ce temps Gaudin respire le bon air breton...

Marseille : pourquoi les armes ne sont pas près de se taire

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 21 AOÛT 2013 laprovence
 

Les opérations antistupéfiants augmentent bien plus le risque d'assassinats liés aux trafics

 

Ce n'est pas qu'un argument en faveur du ministre de l'Intérieur. Plutôt une théorie que la plupart des policiers, favorables ou non à la politique de Manuel Valls, vérifient sur les terres exploitées par les dealers. Oui, l'action forte dirigée contre les trafics de drogue, dans les Zones de sécurité prioritaires (ZSP), durcit les rapports entre bandes rivales et conduit à des règlements de comptes qui ne se seraient sans doute pas produits en d'autres temps. 

Traduction : les opérations antistupéfiants menées depuis un peu moins d'un an dans les quartiers sensibles réduisent, un peu, le volume des transactions de cannabis ou de coke et permettent de freiner l'économie souterraine, mais augmentent bien plus le risque d'assassinats liés aux trafics. Des faits qui marquent l'opinion et qui peuvent laisser imaginer, au terme d'une analyse trop rapide, que l'action de la police ne sert à rien. 

En s'attaquant frontalement au marché de la drogue, les policiers savent qu'ils vont passer encore plusieurs mois, voire plusieurs années très difficiles. Il leur faudra beaucoup de pédagogie pour poursuivre cette méthode. 

Jusqu'à quand ? Combien de temps acceptera-t-on de voir des enfants des quartiers sacrifiés sur l'autel de la délinquance et de l'argent facile ? Les résultats des prochains scrutins livreront une première partie de la réponse. La suite ne sera qu'une question de courage politique.

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Le "déséquilibré" trop déséquilibré pour être vrai

Meurtre de Jérémie à Marseille : le SDF serait hors de cause

MARSEILLE / PUBLIÉ LE MARDI 20 AOÛT 2013 laprovence Merci à Léni

Une nouvelle piste, menant à un autre homme, deviendrait de plus en plus probable

 

Les enquêteurs en charge du dossier "Jérémie Labrousse" ne savent plus à quel saint, ou plutôt à quel ADN, se vouer. Les hypothèses de départ, qui paraissaient les plus sérieuses, mettant en cause le SDF schizophrène de 41 ans aperçu sur les lieux des faits, le 9 août dernier, boulevard d'Athènes, à Marseille, sont en train de s'effondrer une par une. Il se pourrait même qu'une nouvelle piste, menant à la participation d'un autre homme dans le meurtre de l'étudiant vosgien, devienne de plus en plus probable.

Depuis le début de leurs investigations, ils se heurtent à un écueil de taille : l'absence de témoignage ou d'éléments matériels probants mettant en évidence la participation de leur principal suspect. Dans l'incapacité de communiquer normalement, il n'avait livré aucun détail intéressant. Les policiers de la Sûreté départementale attendaient donc beaucoup des analyses ADN effectuées sur ses vêtements, ainsi que sur ceux de la victime.

Tous les résultats ne leur sont pas encore parvenus, mais les premiers arrivés dans leur service ne mettent en évidence aucune trace appartenant au déséquilibré. Les policiers ont donc multiplié les visionnages des bandes vidéo et ont fini par analyser la présence d'un deuxième homme au moment du crime, dont le comportement laisserait imaginer une possible implication dans le meurtre. Tout cela ne repose encore que sur des théories fragiles.

Le procureur adjoint, Jean-Jacques Fagni, avouait cependant hier que les enquêteurs étudiaient bien cette hypothèse : "Nous avons une deuxième piste, qui semble sérieuse, qui pourrait exonérer la première, mais il ne s'agit pas de mettre la charrue avant les boeufs. Il faut travailler les deux pistes, analyser ce qui peut accréditer l'une plus que l'autre".

Les enquêteurs vont désormais tout mettre en oeuvre pour ne pas passer à côté d'éléments capitaux les conduisant à celui qui a pris la vie de Jérémie.

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Ayrault et son orchestre jouent du violon aux Marseillais !

24 policiers et une CRS supplémentaires annoncés

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MARDI 20 AOÛT 2013 laprovence
 
 

 

Selon la ministre chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, la Marseillaise Marie-Arlette Carlotti, Manuel Valls a annoncé, lors d'une réunion en préfecture cet après-midi à Marseille, l'arrivée de 24 policiers d'investigation et d'une CRS supplémentaires dans la cité phocéenne. Ministres et élus locaux sont toujours en réunion autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

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mardi, 20 août 2013

Marseille: rien n’arrêtera la vague bleu Marine !

Marseille : PS et UMP tentent d’endiguer la montée du FN

JDD 20/8/13

A Marseille, insécurité, clientélisme et affaires à répétition semblent être un terreau favorable à la progression du Front national. UMP et PS tentent d’organiser la riposte contre une extrême droite qui pourrait avoir un poids considérable dans lors des prochaines municipales.

Stéphane Ravier

Alors que le Front national avait déjà ravie des mairies provençales dans les années 90, cette fois, c’est sur Marseille que plane la flamme frontiste. En juillet, un sondage Ifop  a sonné l’alarme : 25% des intentions de vote au premier tour iraient au représentant "bleu Marine", alors qu’en mai, elles étaient de 18%. Le FN peut jouer les arbitres du scrutin et pourrait même remporter certaines mairies de secteur.Alors qu’un temps, tous les regards se sont tournés vers le très médiatique député Gilbert Collard, le FN a finalement investi Stéphane Ravier. Inconnu sur la scène politique nationale, le  conseiller municipal n’en est pas à son premier essai. L’an passé, il avait fait un très bon score au deuxième tour des législatives, où il avait recueilli 49% des suffrages face à la socialiste Sylvie Andrieux."Quand ça va mal en France, ça va encore plus mal à Marseille, qui cristallise les problèmes nationaux : insécurité, islamisation, chômage, précarité, problème de transport et surtout clientélisme", explique au JDD.fr  Stéphane Ravier, qui voit là les raisons d’un engouement pour son parti.

Clientélisme et affairisme

Au PS comme à l’UMP, on tente d’endiguer le phénomène tout en se renvoyant la balle quant aux causes. Pour la gauche, la droite locale gère mal le problème d’insécurité, pour la droite, le gouvernement socialiste n’est pas assez prompt à réagir aux règlements de comptes qui agitent la cité phocéenne. Ils soulignent respectivement les défauts du camp adverse : un PS marseillais qui serait rongé par les affaires judiciaires et un UMP trop enclin à l’immobilisme et au clientélisme. Tout cela faisant les choux gras du proche de Marine Le Pen."On a à Marseille, un maire UMP qui n’a plus les moyens d’agir, un président de la communauté de communes PS arrivé là par un hold-up politique et un président de conseil général PS mouillé jusqu’au cou dans de sombres affaires. Bref, c’est une ville qui n’a plus de patron et le FN s’engouffre dans cette brèche", analyse pour le JDD.fr Renaud Muselier, secrétaire départemental de l’UMP. Si le responsable politique n’envisage en aucun cas d’alliance entre sa formation et le FN, il n’envisage pas non plus un rapprochement avec le PS pour faire barrage à la vague "bleu Marine". "Le système électoral fait qu’ils ne peuvent pas ravir la mairie centrale", note-t-il. Ils peuvent toutefois avoir assez de conseillers municipaux ou de maires de secteur pour rendre la ville ingouvernable.

"Le FN n’est pas vierge non plus"

Mardi matin, à peine avait-elle fait sa rentrée gouvernementale, que Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées et candidate à la primaire socialiste marseillaise pour les municipales 2014,  était de retour sur la Canebière pour y décliner ses thèmes de campagne préférés: le besoin de rassemblement pour endiguer la poussée frontiste et les solutions à l’insécurité.  Un déplacement prévu de longue date, mais qui a été rattrapé par l’actualité et la venue du Premier ministre sur ses terres."Si on veut gagner Marseille, il faut changer d’attitude", explique Marie-Arlette Carlotti au JDD.fr, qui précise : "Je ne veux pas sur nos listes de gens discrédités au regard des électeurs". D’autant que si le PS local a longtemps alimenté les rubriques judiciaires, "le FN n’est pas vierge non plus", tient à rappeler la ministre. "Le clientélisme, ils connaissent mieux que quiconque. A Marignane, Simonpieri a fini devant un tribunal!" "Faux", rétorque le candidat frontiste qui assure que lorsque les maires de Marignane et Vitrolles ont été condamnés, ils n’étaient plus au FN.

"Nous avons de grandes ambitions"

S’il fallait un symbole de cette progression, c’est l’université d’été du FN. Comme les Verts, c’est à Marseille que Marine Le Pen a décidé d’organiser la session 2013, les 14 et 15 septembre.  Pour Stéphane Ravier, "le FN ne s’interdit rien en termes de conquête. Petite ville comme grande ville, nous avons de grandes ambitions." Ce sera l’occasion d’affirmer une présence forte sur les terres phocéennes."Ne comptez pas sur moi pour manifester devant la porte", lance Marie-Arlette Carlotti. "Ils sont libre d’organiser leur rassemblement où ils veulent." Elle ne manifestera pas, mais compte jouer le jeu des alliances en appelant au rassemblement politique contre l’extrême-droite. A gauche, bien sûr, avec les radicaux et les écologistes. Mais pas seulement : la ministre fait aussi du pied aux centristes du MoDem. Son but : évité un "21 avril" marseillais. 

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lundi, 19 août 2013

Stéphane Ravier et le Front National dans la rue pour dénoncer l'insécurité dans les hôpitaux de Marseille

En réaction à l'agression perpétrée par  trois racailles (celles-là même qui avaient déjà poignardé un jeune de 18 ans à proximité du vieux-port) sur un jeune infirmier de l’hôpital de la Conception, Stéphane Ravier s'est rendu cet après midi devant l'entrée de l'établissement afin de dénoncer la montée de l'insécurité dans les centres hospitaliers.

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Merci à Michel, Armel, Alexandre, Odile, Michel et Aurélie.


Ne figurent pas sur la photo mais ont participé à cette action:

Jean-Marc, Philippe et les conseillers régionaux Laurent Comas et Elisabeth Philippe.

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