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mercredi, 07 mars 2012

Une candidate à l'aise au sein du Peuple

Marine Le Pen à l'aise face aux «vraies gens»

Par Guillaume Perrault lefigaro.frpublié le 06/03/2012 
Marine Le Pen sur le plateau de Parole de candidat, avant l'enregistrement de l'émission le 5 mars.
Marine Le Pen sur le plateau de Parole de candidat, avant l'enregistrement de l'émission le 5 mars. Crédits photo : JOEL SAGET/AFP


La candidate du Front national était lundi l'invitée de l'émission Parole de candidat, sur TF1.

Marine Le Pen était plus à l'aise face aux «vraies gens» que face aux journalistes, lundi, sur le plateau de TF1, dans l'émission Parole de candidat. Confrontée à un panel représentatif de Français, la candidate du Front national s'appuie d'abord sur le pupitre transparent placé devant elle, comme un avocat à la barre du tribunal. Puis Marine Le Pen se détend et s'anime.

«Je ne comprends pas l'intérêt d'un retour au franc», l'interroge une chef d'entreprise. «Il n'y a que des avantages» à la sortie de l'euro, argumente la candidate du FN. Un cuisinier lui dit son opposition à l'apprentissage dès 14 ans. «Le principe de l'apprentissage, c'est d'apprendre», rétorque Marine Le Pen. «Ne serait-il pas préférable de laisser le droit du sol en France?», la questionne un Français d'origine maghrébine. Le ton devient alors conflictuel. Et la candidate du FN s'appuie d'une seule main sur le pupitre pour gagner en autorité. «Cette acquisition automatique de la nationalité française est une pompe à immigration, affirme la candidate du FN. La nationalité française s'hérite ou se mérite». Face à une commerçante qui l'interroge sur ses charges, Marine Le Pen se détend de nouveau et devient presque joviale.

La parole est ensuite aux journalistes. «Je marche sur mes deux jambes, répond la candidate du FN à une question du journaliste François Bachy qui l'interroge sur la cohérence de sa campagne. D'un côté le chômage, la dette, le pouvoir d'achat. De l'autre, l'immigration et l'insécurité». Le débat roule ensuite sur les questions économiques. Les objections de ses contradicteurs finissent par énerver Marine Le Pen. «Quoi qu'on dise, il n'y a pas de solution», raille-t-elle en prêtant ces réflexions aux journalistes qui lui font face. La candidate semble à deux doigts d'exploser. Mais elle finit par se contenir.

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"La merde a de l'avenir. Vous verrez qu'un jour on en fera des discours" Louis-Ferdinand Céline.

Mélenchon : "Quand je parle, tu te tais ! "

Créé le 06-03-2012 

Le Nouvel Observateur
 
Par Le Nouvel Observateur

Lors de son meeting à Rouen, le candidat du Front de gauche a concentré ses attaques sur Marine Le Pen. De nos envoyés spéciaux, Maël Thierry et Nicolas Chapuis.


Jean-Luc Mélenchon à Rouen, le 6 mars. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Jean-Luc Mélenchon à Rouen, le 6 mars. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)


Désormais, au Front de gauche, on écrit le scénario à l’avance. Pour la presse, deux heures avant le meeting de Rouen, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent dressaient le tableau d’un rassemblement "assez exceptionnel", "un tournant de la campagne", "un cap franchi"...

Le scénario aurait pu être sans accroc sans une petite panne du micro au moment de prendre la parole. Mais qu’importe, après avoir pris un très long bain de foule, Mélenchon a de la voix. Les plus de 7.000 militants (10.000 selon les organisateurs) réunis dans les grands hangars du parc des expositions accueillent chacune de ses saillies en agitant les centaines de drapeaux rouges.

Le candidat avait tout prévu donc. Jusqu’à la bonne nouvelle du matin qui lui apporte un sondage qui le donne, enfin, à 10 %. "La campagne franchit un cap avec un tout petit peu de retard", assure le candidat…qui dit ne pas croire aux sondages. La campagne marcherait donc selon ses plans à un détail près, la date : il visait les 10 points pour la fin février.

"A la bonne cognée"

Première phase de sa stratégie, le pilonnage du Front national. A la tribune, la famille Le Pen fait l’objet de son courroux pendant les 30 premières minutes de son discours. Au père qui avait accusé les communistes d’avoir du sang sur les mains, il rappelle son passé : "Lui, Monsieur le Pen, a du sang jusqu’aux coudes, celui des gens qu’il torturait" en Algérie. A la fille, rappelant son débat avorté avec Marine Le Pen sur France 2, il lance : "Quand je parle, tu te tais".

Jean-Luc Mélenchon a fait de l'incrimination du FN l’un des premiers moteurs de sa campagne depuis des semaines. Visiblement, sa poussée dans les sondages l’encourage à continuer. Le député européen veut croire que "la mécanique à dédiaboliser s’est grippée" grâce à lui.

Mais le FN n’est pas KO : Marine Le Pen avait encore les honneurs du prime time de TF1 lundi soir avec plus de 5 millions de téléspectateurs. Une émission dans laquelle Jean-Luc Mélenchon était lui aussi invité, en deuxième partie de soirée. Alors il prévient : "Je vais m’y remettre à la bonne cognée (...)

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Est-ce Fillon qui reçoit Bernheim ou Bernheim qui reçoit Fillon ?

Le Point.fr - Publié le 06/03/201

 

Le Premier ministre tente de désamorcer la polémique suscitée par ses propos sur les "traditions ancestrales" des religions juive et musulmane.

Le grand rabbin, Gilles Bernheim, et François Fillon, ici en octobre 2010.

Le grand rabbin, Gilles Bernheim, et François Fillon, ici en octobre 2010. © Fred Dufour / AFP

François Fillon, au centre d'une polémique après avoir suggéré aux religions de réfléchir au maintien de "traditions ancestrales", recevra mercredi à 12 h 15 le grand rabbin, Gilles Bernheim, et le président du Consistoire central, Joël Mergui, a indiqué mardi Matignon.

Le Premier ministre, "qui a toujours entretenu un dialogue régulier avec les autorités religieuses", recevra le grand rabbin de France et Joël Mergui pour "parler directement avec eux" de ces propos, a ajouté son entourage. Gilles Bernheim s'est dit "très gêné" par les déclarations tenues lundi sur Europe 1 par François Fillon.

Mardi, le candidat socialiste François Hollande a réagi à cette polémique lors d'un déplacement dans les Hauts-de-Seine. "J'appelle - est-ce pourtant mon rôle ? - le président de la République, pour le temps où il est encore dans cette fonction-là, et le Premier ministre à avoir de la retenue et à ne pas froisser un certain nombre de consciences", a déclaré à la presse François Holllande, à l'issue d'un déplacement à Villeneuve-la-Garenne, dans un collège visé par des réductions de postes à la rentrée prochaine

Rappel: la cause de la convocation de l'un par l'autre, ou de l'autre par l'un...

En pleine polémique sur la viande halal, François Fillon a provoqué lundi la colère du Crif en suggérant aux juifs et aux musulmans de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux, qui ne correspondent plus aujourd'hui "à grand-chose". Lundi matin, le Premier ministre, s'exprimant à titre personnel, a estimé sur Europe 1 que "les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé".

lepoint.fr 6/3/12

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Guéant, ministre de l'intérieur ou de la propagande ?

Chiffres de la délinquance : Claude Guéant mélange (encore) tout

Le Monde 23/2/12

"L’année dernière, il y a eu en France 680 000 faits de délinquance et de criminalité de moins que neuf ans plus tôt"


 

Malgré des décryptages répétés (par exemple sur Les Décodeurs, dans le blog du sociologue Laurent Mucchielli ou chez nos confrères de Libération), M. Guéant persiste à défendre une baisse globale de la délinquance depuis 2002. La réalité est cependant plus complexe.

Pourquoi c'est faux

1) Les chiffres utilisés ne sont pas représentatifs

La source de données sur laquelle se base Claude Guéant – et le gouvernement dans sa globalité – pour assurer ses propos s'appelle l'"état 4001". C'est un outil commun à la police et la gendarmerie qui permet d'enregistrer les faits constatés, mais qui "n'est pas une base de données sur les crimes et délits enregistrés par la police et la gendarmerie, mais un tableau récapitulatif de leur activité de constatation ou d'initiative", comme le précise lui-même le très officiel Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Car cet indice englobe sans distinction les atteintes aux biens, les atteintes volontaires à l'intégrité physique et les escroqueries et infractions économiques et financières. Si malgré tout l'on s'y fie, on constate qu'il y a bien eu 655 952 "faits de délinquance et de criminalité" de moins en 2011 qu'en 2003. Il ne s'agit certes pas précisément des "680 000" faits dont fait état M. Guéant mais nous n'ergoterons pas sur cette marge d'erreur de 24 000.

Mais, dans son rapport de l'année 2011, l'ONDRP insiste à plusieurs reprises sur le fait que l'état 4001 est "un outil de comptage imprécis". "L’état 4001 ne comprend qu'une partie de la criminalité et de la délinquance enregistrées par la police, la gendarmerie et l'ensemble des administrations de l'État. De plus, la confusion possible entre des faits, des victimes, et des atteintes dans le monde virtuel de l'Internet, peut difficilement se cumuler pour construire un chiffre unique, même si cette habitude a été prise depuis que l'État communique sur les statistiques criminelles", peut-on encore lire dans ce rapport.

De manière très grossière, on constate au minimum que la baisse globale défendue par M. Guéant recouvre un recul des atteintes aux biens et une hausse des atteintes aux personnes.

Dans le même ordre d'idée, les chercheurs du CNRS Philippe Robert et Renée Zauberman rappelaient, dans une tribune publiée fin janvier sur Le Monde.fr et intitulée "La mesure de la délinquance... des chiffres dociles""les règles qu'il faudrait suivre" pour bien comptabiliser la délinquance.

En outre, ils reprochaient au gouvernement de ne pas ouvrir suffisamment l'accès aux statistiques et concluaient que "la mesure de la délinquance ne deviendra crédible que si un panel de (vrais) scientifiques, spécialistes de la mesure de la délinquance internationalement reconnus par leurs pairs, est chargé de dresser un état de la délinquance en confrontant toutes les mesures et en observant leur évolution sur la durée".

2) M. Guéant s'est contredit sur le chiffre "680 000"

Ce n'est pas la première fois que M. Guéant invoque le chiffre de 680 000 faits de criminalité et de délinquance en moins... Au micro de France Info, mercredi, le ministre a affirmé qu'il correspondait à la baisse depuis 2003, mais un mois plus tôt, il assurait qu'il représentait l'évolution depuis... 2010. Il ajoutait d'ailleurs qu'"il ne faut quand même pas manipuler les chiffres".

le 17 janvier 2012, le ministre de l'intérieur avait tenu des propos simplement faux et, toujours selon l'ONDRP, il n'y aurait pas eu 680 000 mais environ 42 000 faits de moins en 2011 par rapport à 2010 – et ce, toujours si l'on cumule des chiffres qui n'ont en fait pas grand chose à voir entre eux.

3) Les enquêtes de victimation sont beaucoup moins catégoriques 

Pour pallier l'imprécision de l'état 4001, des "enquêtes de victimation" ont été élaborées : elles évaluent la violence à partir des déclarations d'un grand nombre de personnes, et non pas de l'activité de la police. En 2011, l'ONDRP rapporte les résultats d'une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif d'environ 17 000 ménages, demandant à chaque personne de plus de 14 ans de répondre à des questions de victimation personnelle ou d’opinion sur la sécurité.

Et les résultats permettent de regarder plus en détail l'évolution de la délinquance qui ne peut se résumer en un seul chiffre comme le fait pourtant M. Guéant. Ainsi, il apparaît que "la proportion de personnes de 14 ans et plus ayant déclaré avoir été victimes de violences physiques hors ménage est plus faible que celles mesurées lors des précédentes enquêtes". De même, le nombre de personnes de 18 à 75 ans déclarant avoir été victimes de violences physiques au sein du ménage est également en baisse en 2009/2010 par rapport aux périodes 2006/2007, 2007/2008 et 2008/2009, même si par rapport à 2006/2007, "la baisse n’est pas significative". En revanche, "par rapport à 2008, le taux annuel de victimation des vols ou tentatives de vols personnels avec violences ou menaces est en hausse significative en 2010".


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mardi, 06 mars 2012

L'islamisation en douceur.

De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur

LEMONDE | 05.03.12 |



 
 
 

 

A Pantin, Yves Béguin avait misé sur les produits bios et la viande "d'origine France" pour séduire une clientèle "bourgeois-bohème".

A Pantin, Yves Béguin avait misé sur les produits bios et la viande "d'origine France" pour séduire une clientèle "bourgeois-bohème".Guillaume Herbaut

 

Il a pris sa retraite à 58 ans, le jour de l'ouverture de la chasse. Le temps n'était pas mauvais. L'un de ses derniers clients lui a fait la surprise de déboucher une bouteille de champagne à la boutique. Une autre lui est tombée dans les bras en pleurant. C'était il y a tout juste cinq mois, le 25 septembre 2011, après quarante-quatre années de boucherie, et Yves Béguin veut croire que c'est par attachement à sa bonne viande : "Quand je suis parti, les gens ont congelé des paupiettes."

A Pantin (Seine-Saint-Denis), M. Béguin était le dernier de sa lignée. De celle qu'il appelle, avec son parler fort et son accent natal d'Etricourt (Somme), les"traditionnels". Comprendre, les bouchers qui ne sont pas "halal". Depuis son départ, cette commune de 52 000 habitants de la petite couronne parisienne n'a, pour la viande à la coupe, plus que des boucheries musulmanes. Et à commencerpar le maire, Bertrand Kern (PS), qui l'a "obligé à faire un an de plus", M. Béguin sait que ça en a chagriné plus d'un.

 
 

Du petit manoir de Picardie qu'il s'est offert en récompense de ses années de labeur, où il passe désormais la moitié de ses semaines, M. Béguin a pu entendre, samedi 18 février, les propos polémiques de la candidate du Front national à l'Elysée, Marine Le Pen, sur les abattages rituels. "C'est archifaux que toute la viande d'Ile-de-France est halal !", proteste-t-il. La disparition des bouchers"traditionnels" et l'essor des "halal", par contre, "ça...", souffle-t-il.

C'est qu'à Pantin, où plus de 20 % de la population est étrangère, beaucoup de vieux bouchers ont, ces dernières années, remisé leur taillanderie au profit de repreneurs musulmans. Comme dans d'autres communes qui accueillent une forte immigration, le passage de relais s'est fait au gré des départs en retraite et de la désaffection du métier.

Avec ses tempes blanches et ses rondeurs acquises au fil des matins à Rungis, M. Béguin en parle aujourd'hui de façon décontractée. Mais ça lui a pris un peu de temps. Car lui aussi a en fait cédé à "un halal" : un jeune homme d'origine marocaine, 33 ans, naturalisé, encore sans papiers au début des années 2000.

 

Lahcen Hakki a repris la boucherie le 25 septembre 2011.

Lahcen Hakki a repris la boucherie le 25 septembre 2011.Guillaume Herbaut/Institute pour "Le Monde"

 

Lorsque M. Béguin a organisé son pot de départ, en novembre 2011, dans une école de Pantin où il avait convié plus de 200 personnes, c'était un non-dit omniprésent. A côté du buffet, il y avait là le maire, sa femme, la teinturière, toute la clientèle d'habitués de M. Béguin. "Le métier n'existe plus, que voulez-vous !", avait confié, Mme Brassac, centenaire de la ville, à la retraite depuis 1970.

Ses états d'âme sur l'évolution de la profession, M. Béguin les justifie, malgré lui, à travers le récit de ses débuts. Une carrière démarrée à "14 ans et un mois" dans une campagne du Pas-de-Calais parce que "l'odeur du sang ne le dérangeait pas".Un endroit où les "rares Maghrébins" étaient, au mieux, ceux qui "vendaient les tapis sur les marchés". Au pire, ceux que "détestaient les anciens d'Algérie".

CLIENTÈLE "PLUS JEUNE"

Au fil de ses années à Pantin, comme résident d'abord, à partir des années 1980, puis comme boucher, dès l'an 2000, M. Béguin a bien vu sa ville "changer". "Six magasins" sont devenus "des taxiphones" ou des "boucheries halal ", a compté son épouse, blonde fragile, assise à côté de lui. Mais M. Béguin a préféré miser sur les "bourgeois bohèmes" qui s'installaient, eux aussi, progressivement sur la commune. Pour eux, il ne vendait que produits "bio" et viande "d'origine France".

Ce n'est qu'à l'heure de la quête d'un repreneur que M. Béguin a vraiment été confronté à l'évolution sociologique de son environnement. "Pour le quartier", il tenait absolument à un "traditionnel". Pour trouver un héritier digne de l'appellation, il est allé jusqu'à confier la tâche à une agence spécialisée. Mais après cinq mois de recherches, il a compris qu'elle n'y pourrait rien. Et de guerre lasse, il a déposé une annonce sur Lebon coin.fr.

Pointilleux, les Béguin ont tenu à recevoir, un à un, les postulants dans leur boutique, située près de l'église. Une dizaine en tout. "Des Maghrébins", tous."Même si on savait que ça serait un halal, on voulait quelqu'un avec une certaine prestance", justifie Mme Béguin. Finalement, ils ont trouvé Lahcen Hakki et ont tout bradé : 65 000 euros le fond, sans même la prise en compte du chiffre d'affaires -"le prix d'il y a dix ans".

Face à ce qui lui paraissait comme un grand chamboulement, M. Béguin a toutefois trouvé ses marques dans une sorte de transmission douce de son savoir. Une ou deux fois par quinzaine, à chaque retour de ses virées campagnardes, il résiste mal à l'envie de saluer son successeur. Comme une excuse au dérangement, il dispense alors ses conseils : "Je lui ai donné ma recette des merguez (...) et une astuce pour que les côtes de veau restent tendres", détaille-t-il.

 

A Pantin, beaucoup de vieux bouchers ont, ces dernières années, remisé leur taillanderie au profit de repreneurs musulmans.

A Pantin, beaucoup de vieux bouchers ont, ces dernières années, remisé leur taillanderie au profit de repreneurs musulmans.guillaume Herbaut

 

Derrière la devanture qu'il a rehaussée d'un store rouge où claque désormais"boucherie halal" en lettres blanches, M. Hakki, carrure large, bouc brun, yeux rieurs, jure qu'il accueille avec "plaisir" les virées inspectrices de M. Béguin. "J'ai toujours appris sur le tas avec les Français !", assure-t-il. Avant la boucherie, au Maroc, il a été, tour à tour, tailleur pour femme, maçon et plâtrier.

M. Béguin aurait voulu le convaincre de constituer un petit rayon de bouteilles de vin, comme il l'avait créé pour ses "bobos". Mais M. Hakki a refusé : "On n'a pas le droit à l'alcool dans la religion musulmane, vous savez ?""Je lui ai dit : "L'Arabe du coin, il en vend bien du vin !"", raconte le retraité. M. Hakki a fini par céder sur les produits bio : "Mais ça ne se vend pas vraiment", glisse-t-il.

A l'ex-boutique des Béguin, M. Hakki a aussi ajouté sa touche personnelle. Sur la vitrine réfrigérée, il a placé deux plats à tajine et des dattes d'Algérie. Sur les étagères, il propose du couscous et des épices orientales. La viande, elle, vient maintenant des "Pays-Bas, de Belgique, d'Irlande et d'Allemagne". Des produits moins chers qui lui ont attiré une clientèle "plus jeune et plus regardante sur les prix".

L'inscription "halal" de la devanture a toutefois fait fuir les plus âgés : "J'ai bien vu que les petites mamies avaient du mal à pousser la porte", admet M. Hakki. Certains clients ont aussi été déçus de ne plus trouver de porc. Il faut désormaiscompter trois stations de métro en direction de Paris si l'on tient à des rillettes faites maison. "La plupart se sont rabattus sur d'autres viandes", assure M. Hakki. Dans la ruelle en pente douce bordée d'immeubles gris où la boucherie poursuit sa vie, le bistro voisin s'appelle L'Avenir.

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Marine continue sa progression.

Nicolas Sarkozy connaît une légère embellie selon le sondage quotidien Ifop-ParisMatch publié lundi. Le chef de l'Etat gagne 0,5 point, désormais à 26% des intentions de vote pour le 1er tour de la présidentielle, toujours derrière le candidat socialiste François Hollande qui reste stable à 29%. Après avoir fini la semaine en hausse, Marine Le Pen, continue sa progression. La candidate du Front national est à 19% (+0,5 point). François Bayrou, candidat MoDem est toujours quatrième à 12% (stable), suivi par le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon, qui perd 0,5 points à 7,5%.

Source: Paris Match 5/3/12

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Communiqué de presse sur le Guéant qui a soufflé à Marseille.

Le vent a soufflé à plus de 100 km/heure hier à Marseille.

Etait-ce le Mistral ? Non, c’était le Guéant !


Quelques jours à peine après un nouveau règlement de compte dans une cité et l’assassinat d’un patron de restaurant, le ministre de l’intérieur le plus calamiteux de ces dix  dernières années Claude Guéant, véritable rantanplan du gouvernement, est venu asséner tel le bon Docteur Coué, qu’à Marseille, la sécurité était de retour.

Regardant Marseille par le petit bout de la Canebière,  le porte-flingue à bouchon de Nicolas Sarkozy a fait une fois de plus dans le déni de réalité : Exit le trafic de drogue, exit les agressions pour lesquelles les victimes n’osent même plus porter plainte, exit les braquages, exit l’immigration clandestine dont les camps démantelés se reconstituent à quelques mètres de leur installation initiale, tout ça a disparu…entre la Préfecture, la Mairie et le Bar de la Marine ! Soit deux kilomètres carré et encore…

Le premier tour de l’élection présidentielle n’étant que dans quarante sept jours, Marseille aura sûrement une nouvelle occasion d’ici là de revoir le ministre de l’intérieur et de l’entendre, une fois encore, claironner sa vérité qui n’est rien d’autre que du vent électoraliste.

Quand Guéant aura cessé de souffler, les Marseillaises et les Marseillais subiront à nouveau la réalité de l’échec de l’UMP !

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lundi, 05 mars 2012

Claude Guéant , Claude Néant ou Claude Dément ?!!!

Claude Guéant vante la "sécurité retrouvée" de Marseille

LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.12 | 

 

 

"Chaque année, nous gagnons des points contre l'insécurité", a assuré le ministre de l'intérieur, même s'il reconnaît que "l'histoire de Marseille continue à être remplie de règlements de comptes".

"Chaque année, nous gagnons des points contre l'insécurité", a assuré le ministre de l'intérieur, même s'il reconnaît que "l'histoire de Marseille continue à être remplie de règlements de comptes".AFP/BORIS HORVAT

 

En visite à Marseille, lundi 5 mars, Claude Guéant s'est réjoui de la "sécurité retrouvée" dans la ville, en proie à de nombreux réglements de compte ces derniers mois. Enchaînant réunion de quartier, visite éclair de cité et balade dans les rues commerçantes, le ministre de l'intérieur a loué l'action du gouvernement dans la lutte contre la délinquance, deux jours à peine après une nouvelle série d'homicides dans la ville.

"TOUT N'EST PAS ROSE"

 

Dans la mairie des 4e et 5e arrondissements, dirigée par l'UMP Bruno Gilles, M. Guéant, en visite pour la troisième fois sur le thème de la sécurité à Marseille, a droit à des éloges. "Depuis la venue d'Alain Gardère [le préfet délégué à la sécurité, nommé en août 2011], on a vu du changement. Bien sûr tout n'est pas rose, mais ce qui intéresse le quotidien des Marseillais, ce n'est pas tellement les règlements de comptes", juge la présidente des Comités d'intérêt de quartier, Monique Cordier.

Le ministre de l'intérieur a, à son tour, défendu l'action du gouvernement."Globalement chaque année, nous gagnons des points contre l'insécurité", a-t-il assuré, même s'il reconnaît que "l'histoire de Marseille continue à être remplie de règlements de comptes". En terme de bilan, "au cours des deux premiers mois de 2012, la délinquance générale a baissé de 3,88 % et les atteintes aux personnes de 3,22 %" dans l'ensemble de la circonscription de sécurité publique de Marseille, par rapport à la même période de 2011.

M. Guéant a réppelé que 189 policiers étaient arrivés en renfort à Marseille depuis mai 2011. M. Guéant a par ailleurs précisé que l'application des heures supplémentaires et l'emploi des réservistes avait permis un gain de 30 000 "jours de travail de police" par an à Marseille.

"PROMESSES TENUES"

Visitant le centre-ville, où quelques dizaines de manifestants ont organisé un rassemblement pour dénoncer ses "provocations et dérives verbales", M. Guéant a arpenté un petit bout de la Canebière et de la rue Saint-Ferréol, principale artère commerçante, évitant soigneusement les boucheries halal après ses propos controversés. "Nous avons rendu compte aux Marseillais de ce que nous avions fait pour eux, les promesses qui avaient été faites pour améliorer la situation ont été tenues", affirme-t-il, en réponse aux critiques, formulées par la gauche comme par la candidate FN, Marine Le Pen.

A quelques rues de là, les élus socialistes marseillais, boycottant la visite du ministre, déjeunent dans un restaurant de couscous servant de la viande halal depuis 1921"A force de vouloir diviser les Français, M. Guéant et M. Sarkozy sont dans une attitude insupportable. Le halal n'a jamais tué personne, par contre la violence si", assène le maire socialiste du premier secteur, Patrick Mennucci.

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