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mardi, 20 mars 2012

Aujourd'hui plus que jamais, PIEDS-NOIRS doit rimer avec MEMOIRE et HISTOIRE !

 

La guerre d'Algérie n'est pas finie…

 

18 Mars 1962. La chose peut paraître extraordinaire mais c'est un fait… la guerre d'Algérie n'est pas terminée, dans les esprits… Et le prêchi-prêcha des historiographes « officiels » qui besognent à rebrousse-temps, comme celui des associations néo-négationnistes, n'y changera rien. Les causes à cette béance dans la conscience collective française sont multiples, et la réécriture de l'Histoire qui a si bien marché avec l'occultation relative de la collaboration - par la magnification de la résistance - n'a pas pris avec le cauchemar algérien.


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"la valise ou le cercueil"

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L'arrivée à Marseille

Plus d'un million de rapatriés, « ces petites gens avec ces bagages de la honte qui sont ceux de la désespérance et de la peur… » comme l'écrivait en 1962 un confrère du quotidien Le Méridional, emportaient aussi avec eux la mémoire d'une injustice d'autant plus insupportable qu'elle était fondée sur la bêtise et l'hostilité à l'état brut ; l'absurde, qui donne la nausée et qui rend tout homme étranger au monde qui l'a vu naître. Ils fuyaient la certitude de la mort, ils fuyaient la haine et les massacres qui n'épargnaient pas même les femmes et les enfants… C'était l'exode. Et trop souvent, ils furent reçus comme des pestiférés… De Gaulle et le gouvernement ne les attendaient pas, tout au plus pour des vacances ou pour liquider ceux de l'OAS, la gauche ne les aimait pas et les désignait à la vindicte populaire, ils étaient la mauvaise conscience d'une nation qui ne voulait plus souffrir. « Pieds noirs » et « Harkis », il est plus aisé d'éluder ceux que l'on étiquette ainsi en les déshumanisant, ont été reçus par des comités d'accueil de dockers CGT qui en sus d'être très maladroits avec leurs bagages qui passaient à l'eau, brandissaient des pancartes sur lesquelles il était écrit miséricordieusement « Les pieds-noirs à la mer » et jusqu'à Gaston Deferre, maire socialiste de Marseille, grand résistant, et ministre de l'outre-mer dans le gouvernement de Guy Mollet, selon l'hagiographie officielle, qui déclarait alors : « Marseille a 150.000 habitants de trop, que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs… »

Une petite voix à côté de celle de Jean-Paul Sartre qui écrivait en 1961, dans sa préface aux « Damnés de la terre » de Frantz Fanon : « En le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds… »


Une telle caution philosophique laisse des traces, et l'on se fait mal au statut de bouc émissaire d'un socialisme international en cours de réalisation, surtout quand on ne connaît pas même le sens, supposément élevé, d'un tel concept, parce que l'on est un enfant, un travailleur, un petit artisan, un paysan… ou tout simplement un honnête homme. L'absurde, ils en ont bouffé les « Pieds noirs » et les « Harkis », et ces derniers doublement ! Pourchassés par le FLN en Algérie, avec la complicité de l'armée française qui les a parfois livrés à leurs bouchers, allègrement massacrés par ceux qu'ils avaient combattus, les plus chanceux qui avaient réussi à fuir et à rallier la métropole se virent considérés comme des « collabos » par la gauche, ignorés par l'Etat, parqués dans des camps de la honte en des lieux éloignés des agglomérations.
Camus avait pris le parti de l'humain contre celui de la violence
C'est tout un peuple silencieux qui s'est appliqué pendant des dizaines d'années à s'intégrer, avec plus ou moins de chance et de réussite. Comme tous ceux qui ont beaucoup souffert, ils parlaient peu et ça tombait bien, car on ne voulait pas les entendre. Ni les « gaullistes » parce que « le général… », ni la gauche pour laquelle ces gens-là avaient quelque peu mérité ce qui leur était advenu, à force de faire suer le burnous, en bons instruments du colonialisme… Et comme le temps était aux décolonisations, volontaires ou forcées, il fallait choisir ses victimes. Les rapatriés n'en étaient pas, et n'en sont toujours pas, pour le MRAP par exemple. Un million d'hommes, femmes et enfants passés à la poubelle de l'Histoire. Pourquoi le MRAP se refuse-t-il à voir aujourd'hui encore le nettoyage ethnique dont ces Français-là ont été victimes ? Parce que le MRAP va, paraît-il, « aux origines du racisme ». Et d'expliquer qu'une « colonisation pendant environ 80 ans laisse aujourd'hui peu de souvenirs. La colonisation des conquêtes atroces. La colonisation des appropriations et du dépouillement des colonisés, la colonisation des infériorisations et des humiliations, la colonisation de la négation des exactions, aux métropolitains, la colonisation et le poids du non-dit, le déficit d'enseignement dans l'histoire d'un passé censé nous appartenir, le refus de reconnaître les fossés de mépris ou de haine dans lesquels la vérité s'enfouit… »


Et ce même MRAP fait le lien avec ce qu'il estime être la situation contemporaine : « C'est un même racisme qui poursuit ses effets aujourd'hui. Les discriminations qui se produisent encore au faciès, au nom, à la religion (musulmane) par-delà même la nationalité française, prolongent ce racisme qui allait jusqu'au meurtre, notamment dans les années 1970 ; et qui aboutit encore aux mêmes extrémités dans des cas plus isolés aujourd'hui. On dit parfois que le racisme, c'est vouloir que l'autre n'existe pas. Dire à un jeune, dans une ANPE ou ailleurs, qu'on pourra lui trouver un emploi, s'il accepte de changer de nom, c'est vouloir en quelque sorte qu'il n'existe pas sous son identité d'origine. Le MRAP continue aujourd'hui le même combat pour l'égalité de tous les hommes. Il importe qu'à tous les niveaux policier, judiciaire la loi soit appliquée avec fermeté pour assurer la dignité de tous, quels qu'ils soient… » C'est pour cela que la voix des victimes de l'exode et du terrorisme algérien doit être tue… Quitte à réécrire l'Histoire.


Fort heureusement, avec le temps, il est une voix que l'on entend à nouveau, celle d'Albert Camus. Disparu un an avant les tristes mots de Sartre pour Frantz Fanon, Camus était une grande âme, issu du petit peuple algérien, poussé au mérite, journaliste attaché à dénoncer les injustices qui affligeaient les départements d'Algérie, résistant, sa voix portait loin et dénonçait la logique de mort. Prix Nobel de littérature en 1957, Albert Camus, déclarait depuis Stockholm, au sujet de la lutte pour l'indépendance et des actions du FLN : « Si j'avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. » Camus avait pris le parti de l'humain contre celui de la violence? suscitant la haine de tous ceux qui recherchaient une solution… finale, pour administrer par le fer et le feu, le sang et la souffrance, une indépendance sur ordonnance. La terreur n'est pas compatible avec le sens de l'humain, de ce qui est bon, de ce qui est juste. Parce que la terreur se nourrit d'elle-même et se perpétue de même.

Une vague d'enlèvements contre la population française

Ainsi, les assassins du FLN - ils ont éliminé tous ceux qui espéraient une solution raisonnable aux « événements » - sont toujours au pouvoir là-bas ; et le peuple algérien en est devenu la première victime. Sinon, pourquoi seraient-ils si nombreux à venir vivre sur le sol de l'ex-colonisateur ? Le FLN a continué de massacrer les Algériens bien après le départ des « Français », l'armée est aux affaires et une oligarchie se gave pendant que la majorité cherche à survivre. Tout au plus les hardis libérateurs aux mains pleines de sang concèdent-ils une place dans la vie publique aux Islamistes qui leur ont contesté le pouvoir, ses privilèges et ses ressources dans les années 90… avant de susciter une nouvelle vague de répression et de massacres.

Abdelaziz Bouteflika est un parfait représentant de cette caste de seigneurs FLN. Aux affaires dès l'indépendance, dans les gouvernements de Ahmed Ben Bella, puis de Houari Boumédiène, et de Chadli Bendjedid, il sera contraint à l'exil en 1981 après avoir piqué dans les caisses de l'Etat algérien près de 60 millions de francs… Elu en 1999, il est au pouvoir depuis treize ans, et sans doute jusqu'à ce que mort s'en suive.

Pour revenir en France, il suffit de voir le nombre de publications, de films, émissions et documentaires consacrés à tel ou tel aspect de la guerre d'Algérie pour comprendre que ce n'est pas fini. D'ailleurs, pour le cinquantième anniversaire des accords d'Évian (18 mars 1962), le directeur des Archives de France avait sollicité le concours d'un historien spécialiste de cette période, Guy Pervillé, de l'université de Toulouse-Le Mirail (Ndlr : auteur d'un Que Sais-je ? sur La Guerre d'Algérie), pour la rédaction d'un texte « objectif » sur la fin de la dite guerre. L'historien s'est exécuté, a remis son travail dans les temps, mais… il lui a été signifié que son texte avait été caviardé largement. Ce qui se rapportait là-dedans aux enlèvements et meurtres de Français, ainsi qu'au triste sort des Harkis abandonnés et livrés à leurs bourreaux avec l'assentiment de De Gaulle avait été… censuré.

Guy Pervillé écrivait notamment (guy.perville.free.fr) : « Le FLN profita des accords d'Évian pour reconstituer ses forces armées, et pour étendre leur autorité sur une grande partie du pays et de sa population. L'armée française s'y opposa jusqu'au 8 mai, puis dut y renoncer. À partir du 17 avril 1962, le FLN déclencha une vague d'enlèvements contre la population française, supposée complice de l'OAS, dans les agglomérations d'Alger et d'Oran, mais aussi à l'intérieur de ces régions. Le 14 mai, la Zone autonome d'Alger […] rompit ouvertement le cessez-le feu en déclenchant une série d'attentats. C'est alors que le président De Gaulle […] accepta l'avancement de la date du référendum algérien au 1er juillet […] D'autre part, des enlèvements et des massacres avaient été commis après le 18 mars contre d'anciens « harkis » en violation flagrante des clauses d'amnistie des accords d'Évian […] Le 3 juillet, la France reconnut l'indépendance de l'Algérie […] l'absence d'autorité incontestée et la compétition pour le pouvoir déclenchèrent de nouvelles vagues d'enlèvements et de violences meurtrières contre des Français d'Algérie (notamment des centaines d'enlèvement à Oran le 5 juillet) et contre d'anciens « harkis ». Les troupes françaises accueillirent et transférèrent en France les fugitifs, mais le gouvernement leur interdit de les rechercher sans l'accord des autorités algériennes […] Les enlèvements de Français diminuèrent après le 26 septembre 1962 qui vit l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement présidé par Ben Bella. Mais les massacres d'anciens harkis durèrent encore plusieurs mois et leur emprisonnement sous prétexte d'assurer leur sécurité, encore 10 ans… »
Les faits sont têtus.
Philippe Le Claire

L'Union, le 19 mars 2012

 

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Marseille, première ville comorienne du monde !

TERRAINS DE CAMPAGNE - Les Comoriens de Marseille, entre islam, République et méritocratie

maville.com  MERCI A DESOUCHE

Marseille sur Comores ndlr

 
 

"Marseille, 5e île des Comores", aiment à dire les quelque 80.OOO Comoriens de la cité phocéenne (estimation du consulat), signifiant ainsi leur attachement à la ville tout autant qu'à leur archipel d'origine.

Discrète au regard de son importance (quelque 10% de la population marseillaise!), la communauté comorienne, en réalité très majoritairement composée de Français ou de binationaux, avait été profondément heurtée par de récents propos de Claude Guéant, alors que de nombreuses associations culturelles et religieuses tentent de promouvoir la réussite de ses membres et participent à leur intégration.

Le 11 septembre, le ministre de l'Intérieur avait déclaré sur RTL "qu'il y a à Marseille une immigration comorienne importante qui est la cause de beaucoup de violences".

Cette déclaration, rapidement corrigée par son auteur, avait soulevé une vague d'indignation, chez les politiques locaux de tous bords, mais aussi dans cette communauté habituellement si réservée.

"Cette histoire nous a choqués", explique, visage grave, Cheikh Ali Mohamed Kassin, le Mufti de la communauté comorienne de France. Pas d'angélisme chez ce dignitaire religieux mais le sentiment d'avoir été injustement blâmé : "C'est vrai qu'il y a des jeunes de chez nous qui ont été condamnés, mais on trouve des solutions pour aider les enfants, pour qu'ils continuent leurs études..."

Ces "solutions" communautaires, notamment au travers d'un tissu associatif dense, sont une particularité des Comoriens de Marseille, explique Françoise Lorcerie, chercheuse à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (Iremam) d'Aix-en-Provence. "Une structuration qui serait bien utile à d'autres communautés", ajoute-t-elle.

Ainsi, plus de 400 associations culturelles, souvent organisées sur des origines villageoises, célèbrent les fêtes, proposent de l'aide aux devoirs, des cours d'alphabétisation... Elles financent aussi des projets de micro-développement - routes, adduction d'eau, etc. - aux Comores.

"Nous faisons des cérémonies pour fêter les bacheliers, ou les diplômes universitaires", dit Abdoulkarim Mbechezi, imam et directeur de l'associaton Jeunesse et culture.

Autre pilier de l'éducation des jeunes, l'école coranique ou "shioni". Chaque samedi, plus de 200 enfants à partir de 4 ans fréquentent le shioni de la rue de l'Arc (1er arrondissement).

"On travaille l'arabe, sur des textes religieux ou des contes", explique l'iman Mbechezi qui a fondé ce petit shioni il y a un an, "parce qu'il n'y en avait pas dans le centre-ville".

"Comme tous les Comoriens, j'y ai appris les valeurs de solidarité, le respect des anciens", explique le rappeur Saïd Moussa, alias "Daymone", qui a dû reprendre un job d'animateur dans un centre social, malgré un diplôme d'école de commerce et un master en sciences politiques.

"J'ai passé des dizaines d'entretiens de Marseille à Toulon pour du boulot, mais j'ai le sentiment que l'adresse, dire que l'on vient de la Busserine (cité des quartiers nord), c'était indépassable", explique Saïd.

Nassurdine Haidari, autre jeune Comorien né à Marseille, à la fois iman et élu PS à la mairie, s'est engagé politiquement pour "changer les choses".

"Je me bats pour une égalité de traitement, une égalité réelle des chances", dit cet élu qui, avec d'autres "Comoriens" de gauche et de droite, appartient à cette nouvelle génération née en France, désireuse de s'inscrire dans le combat "républicain".

Entre rap, culture, religion et volonté "de ne pas s'enfoncer dans des parcours de misère et de déviance", "ils inventent une nouvelle façon d'être marseillais", constate Françoise Lorcerie, pour qui "Marseille devient une ville créole, comme la Nouvelle-Orléans, prête à inventer une musique, des pratiques, qui transcendent la pauvreté".

AFP/Par Hugues JEANNEAUD  AFP  

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lundi, 19 mars 2012

Mélenchon, l'idiot utile du mondialisme

 

Marine Le Pen : "alliance objective" entre Mélenchon et le MEDEF sur l'immigration

 

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Pour la candidate du FN, le leader du Front de gauche défend une immigration de masse pour peser à la baisse sur les salaires.

La candidate du FN à l'Élysée, Marine Le Pen, a estimé lundi matin sur RMC-BFMTV qu'il existait une "alliance objective" entre son adversaire du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, et le patronat français sur l'immigration qui pèse, selon elle, à la baisse sur les salaires. Interrogée sur la grande manifestation de soutien, dimanche, au candidat du FG, qui a rempli la place de la Bastille à Paris, la leader frontiste a demandé si "les gens avaient entendu les mots". "Il a dit qu'il y aurait une régularisation massive de tous les clandestins, il a dit qu'il suffisait de naître sur le sol français pour devenir automatiquement français", a dénoncé celle qui prône la suppression de ce principe du droit du sol.

"Le projet de Jean-Luc Mélenchon, c'est la submersion migratoire annoncée", a-t-elle poursuivi, ajoutant que la patronne du Medef, Laurence Parisot, allait "être contente". Interrogée sur une "alliance objective" entre Laurence Parisot et Jean-Luc Mélenchon, elle a répondu : "Il y a une alliance objective entre le Medef et Jean-Luc Mélenchon puisque le Medef est très heureux de voir se multiplier l'immigration, comme ça, ça pèse à la baisse sur les salaires, ça permet à ces grandes entreprises du CAC 40 de faire un maximum de profits."

"Jean-Luc Mélenchon participe au système" (M. Le Pen)

"Jean-Luc Mélenchon participe au système. Il a été 31 ans au PS, il est sénateur depuis très longtemps (il l'a été de 1986 à 2009, NDLR). Le général de Gaulle disait : Ce n'est pas à mon âge que je vais devenir dictateur. Je ne crois que pas que le grand bourgeois qu'est Jean-Luc Mélenchon, ce soit à son âge, après 31 ans de PS, qu'il devienne révolutionnaire", a attaqué Marine Le Pen. La présidente du FN avait refusé, fin février, de débattre avec Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de Des paroles et des actes sur France 2, estimant que celui-ci ne cessait de l'insulter.

Interrogée pour savoir qui était son adversaire direct, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen les a renvoyés dos à dos : "Ils sont tous les deux pour la dictature de l'Europe, pour la dictature de la finance, pour la dictature des minorités. La réalité, c'est que la culture de gauche a totalement contaminé la droite et que la droite n'a plus les armes, n'a plus la colonne vertébrale, n'a plus le courage pour pouvoir s'opposer à cette culture de gauche."

Le Point le 19 mars 2012

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Fusillade de Toulouse : Marine Le Pen demande la "suspension du temps politique"

La candidate FN souhaite suspendre son intervention télévisée de lundi soir par respect pour les victimes.

 

Marine Le Pen a demandé lundi à France 2 de reporter un débat prévu dans la soirée avec Eva Joly et Arnaud Montebourg, appelant à "suspendre le temps politique" par respect pour les victimes de la tuerie devant une école juive de Toulouse. "Suspendre le temps politique aujourd'hui est un signe de compassion et de solidarité. Marine Le Pen propose à France 2 de reporter ainsi l'émission, notamment les débats avec Arnaud Montebourg et Eva Joly", annonce un communiqué du FN.

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Une Française parle aux Français

France 2 bouleverse tous ses programmes du lundi soir 19 mars pour rétablir le temps de parole de Marine Le Pen

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Suite au temps de retard de Marine Le Pen, sur France 2, la chaîne publique annonce une émission spéciale, le lundi 19 mars 2012, en deuxième partie de soirée.

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Entre le 1 er Janvier et le 19 mars, les chaînes de télévision offraient du temps de parole aux candidats à la présidentielle, en fonction du pourcentage de vote issus des sondages. Ensuite, les chaînes devraient respecter le temps de parole entre tous les candidats officiels (dès le 20 mars)

« Du 1 er janvier au 9 mars, France 2 a accordé moins de 12 % de temps de parole à la candidate du Front National à la présidentielle. (…) Or, Marine Le Pen est actuellement créditée de 16 à 18 % d’intentions de vote dans les sondages » indique le site Pure Médias.

Or, France 2 a du retard dans le temps de parole sur cette période. En effet, la chaîne publique a consacrée un seul numéro de son magazine politique, Des parole et des actes à la candidate, contre deux opus à François Hollande et Nicolas Sarkozy (un avec lui et un avec François Fillon)

Ainsi, pour rattraper ce retard avant le 20 mars, France 2 annonce une émission de la rédaction « spéciale présidentielle », le lundi 19 mars 2012, en deuxième partie de soirée et en direct. Cette émission sera consacrée à Marine Le Pen candidate Front National à l’élection présidentielle.

Elle sera proposée en direct dès 22h. David Pujadas présentera le programme composé de deux parties. Il y aura d’abord un débat entre Marine Le Pen et Arnaud de Montebourg puis avec Eva Joly. Ensuite, Marine Le Pen sera confronté à trois journalistes : Fabien Namias (chef du service politique de France  2), Laurent Joffrin (patron du Nouvel Obs) et Eric Brunet (RMC)

Merci à F.Desouche le 19 mars 2012

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Résister pour que vive la France !

Marine Le Pen «Je suis en résistance contre le système»

Par Raphaël Stainville lefigaro.fr publié le 15/03/2012 
Marine Le Pen, le 4 mars à Marseille.
Marine Le Pen, le 4 mars à Marseille.


INTERVIEW - Soulagée d'avoir enfin obtenu ses parrainages, la présidente du FN dénonce ceux qui ont voulu la mettre hors jeu et affirme «pouvoir être présente au second tour».

Depuis mardi, vous avez donc vos 500 signatures. C'est un soulagement?

Oui. Après une bataille féroce, le système a échoué à m'éliminer de cette campagne. Il vient de perdre une bataille décisive. Les millions de Français qui sont révoltés par trente ans de renoncement et d'affaiblissement vont pouvoir s'exprimer pour enfin faire changer les choses.

Pour autant, vous ne semblez pas en mesure de bousculer le duel annoncé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Ces difficultés que j'ai rencontrées pour réunir mes parrainages sont une tactique mise en oeuvre par mes adversaires pour freiner la dynamique de ma candidature. Je suis convaincue que les jeux ne sont pas faits. Bien au contraire. Car ma candidature va retrouver une nouvelle dynamique.

Une nouvelle dynamique? Laquelle?

À la différence des autres, je ferai une campagne de fond, qui alertera les Français sur les grands choix politiques qui détermineront notre avenir, celui de nos enfants, celui de notre patrie: la dictature de l'Europe, la dictature des minorités, la dictature du malheur ou la liberté du peuple et de la patrie, la défense de notre identité, de notre culture, de nos valeurs et le chemin de l'espérance.


Crédits photo : Nicolas Reitzaum

Faute d'avoir pu obtenir des prêts des banques, vous avez annulé des meetings. Maintenant que vous avez vos signatures, allez-vous les reprogrammer?

Ce n'est pas si simple. On va pouvoir redémarrer notre campagne de terrain, imprimer et distribuer des tracts pour convaincre les Français, mais on ne pourra pas reprogrammer nos meetings annulés ni organiser un Villepinte. Nicolas Sarkozy a dépensé en quelques heures ce que nous avons dépensé en dix mois de campagne.

François Bayrou vous talonne dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon atteint désormais les 10 %. Vous semblez en réelle difficulté?

Jean-Luc Mélenchon est un communiste virulent. Il ne pourra jamais rassembler au-delà de l'extrême gauche. Quant à François Bayrou, c'est un européiste, partisan du libre-échange. Ce ne sont pas des choix. Ils appartiennent d'une manière ou d'une autre au système. Je suis la seule à pouvoir être présente au second tour.

Si vous n'êtes pas présente au second tour de la présidentielle, donnerez-vous des consignes à vos électeurs?

Je ne peux pas faire cela, parce que je suis en résistance contre le système. Je suis, dans cette campagne, traitée comme une dissidente. Je n'ai pas les mêmes droits que les autres, on ne me parle pas sur le même ton que les autres. Je vois bien que je dérange le système en place, qui s'accommode assez bien de l'alternance entre la droite et la gauche, entre la gauche et la droite. Comment voulez-vous qu'une dissidente puisse appeler à faire voter pour un des deux du système? Ils mèneront tous les deux vers l'esclavage et la désespérance.

Quel est votre adversaire principal?

Mon adversaire, c'est le système, qui nous mène en bateau depuis trente ans, et le mensonge, qui est sa meilleure béquille.

Nicolas Sarkozy s'oppose comme vous au vote des étrangers, au mariage homosexuel, à l'euthanasie!

Il y a ce que Nicolas Sarkozy pense en général et ce que Nicolas Sarkozy pense à quelques jours d'une élection. D'ordinaire, ce n'est pas tout à fait la même chose. Voilà un homme qui est capable de changer d'avis en une semaine. Notamment sur la viande halal où, le lendemain de mes déclarations, il est allé courir à Rungis pour expliquer que cette polémique n'avait aucun sens avant de reconnaître, quelques jours plus tard, que c'était un sujet de préoccupation essentielle pour les Français. Si les Français sont attachés à un certain nombre de valeurs et qu'ils craignent qu'une vague rose ne les mette en péril, ils n'ont pas d'autre alternative que de voter pour moi. Notre système de valeurs a été effondré par l'UMP et le PS. Le seul moyen de sortir de cette décadence est de tourner le dos à ce système.

Hollande et Sarkozy, c'est la même chose pour vous?

Mais il y a une différence majeure entre Nicolas Sarkozy et moi: c'est la sincérité. Il multiplie des promesses qu'il a déjà faites en 2007, en des termes quasiment identiques. Mais il a été cinq ans au pouvoir, il n'a respecté aucune des promesses qu'il avait faites. Je ne vois pas bien pourquoi il ferait demain ce qu'il n'a pas fait hier. Il n'en demeure pas moins que je me suis battue en toutes circonstances contre la gauche. Dans le Nord-Pas-de-Calais, j'ai été à la pointe de la lutte contre la corruption, contre la mafia socialiste au moment même où Mme Nathalie Kosciusko-Morizet expliquait aux cantonales qu'entre un candidat socialiste et un candidat FN, elle voterait socialiste.

La droite affirme que vous faites le jeu du PS...

Si François Hollande est élu, ce sera de la responsabilité exclusive de Nicolas Sarkozy. En trahissant la parole qu'il avait donnée à ceux qui l'ont élu, Nicolas Sarkozy est le seul responsable du niveau des intentions de vote du candidat socialiste. Aujourd'hui, plus personne ne croit sincèrement que le président peut gagner. Il est donc temps que les Français choisissent quelqu'un d'autre et sortent de cette bipolarisation, qui est un leurre.

Mais pour pouvoir se présenter comme une alternative crédible, il faut être en mesure de rassembler une majorité. Quelle est l'utilité du vote Le Pen?

Nicolas Sarkozy n'ayant plus aucune chance de gagner, le rassemblement se fera autour de ma personnalité. Il y a beaucoup d'électeurs de l'UMP, beaucoup de cadres, d'élus qui sont profondément déçus par Nicolas Sarkozy et qui seront prêts demain, parce qu'ils sont patriotes, à se réunir pour faire les changements nécessaires qu'exige notre pays. C'est à eux que j'en appelle, qu'ils soient de droite ou de gauche, parce que je ne crois plus à ce clivage. Le clivage, il est autre. Il y a ceux qui croient comme moi que la France reste la structure la plus performante pour défendre notre sécurité, notre liberté, notre prospérité et notre identité. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont dépassé ce stade. Ils ont abandonné la structure nationale et se sont tournés vers une supra-structure européiste, vers l'acceptation de l'idée d'une sorte de gouvernement mondial dans lequel la France serait une structure dépassée.

Vous semblez convertie à l'étatisme?

Je n'ai pas une vision étatiste. Je suis la seule à défendre la libre entreprise dans notre pays. Mais avec un Etat stratège, arbitre, régulateur. Un État qui met fin aux abus et aux dérives, qui ont été accélérés par l'ultralibéralisme défendu par Nicolas Sarkozy et François Hollande. Soit c'est le peuple qui est souverain et l'Etat ne tire sa puissance et sa volonté que du peuple souverain. Soit le peuple n'est plus souverain et c'est la loi du marché qui nous impose sa brutalité, ses règles. Si je veux un État fort, c'est parce que je veux un peuple fort. Je ne veux pas un État tentaculaire et dépensier. Je veux un État stratège qui porte les aspirations du peuple français et qui puisse mener une planification de sa réindustrialisation en accord et en lien avec les entreprises et les chefs d'entreprise. Mais pour cela, il faut qu'il y ait des règles du jeu. Il n'y a aucune structure humaine où il n'y a pas de règles. Ça n'existe pas. Or les défenseurs de ce marché tout-puissant considèrent que c'est le marché qui doit imposer ses règles. Je suis contre cela. C'est le peuple qui doit imposer ses règles.

Que pensez-vous de la volonté de Nicolas Sarkozy, dimanche, à Villepinte, d'instaurer un «Buy European Act» pour que les entreprises qui produisent en Europe bénéficient de l'argent public européen?

Cela me convient d'autant plus que cette mesure est directement issue de mon programme économique rendu public en avril dernier! Je me souviens d'ailleurs des critiques virulentes de l'UMP, qui m'expliquait, à l'époque, que c'était contraire aux traités européens, précisément imposés par Nicolas Sarkozy.

N'est-ce pas une aberration que de vouloir revenir à la retraite à 60 ans?

Les Français sont victimes d'une escroquerie intellectuelle et économique qui a consisté à leur expliquer que nous n'étions pas assez riches pour nous permettre un système de protection sociale tel que le nôtre. Je réfute cette idée. Pour deux raisons majeures. D'abord, notre système n'est pas tenable parce que ceux qui nous ont dirigés l'ont ouvert à la planète entière. C'est l'une des raisons des déficits spectaculaires de notre système de protection sociale. Il faut réserver notre système de protection sociale à nos compatriotes. Par ailleurs, les marchés financiers, à qui l'on a donné un monopole en 1973 pour prêter à l'État français, se sont gavés sur le dos des Français. Mille quatre cents milliards d'euros constants ont été versés aux marchés financiers depuis 1973 sur les 1700 milliards d'euros de dette de la France. Si nous n'avions pas donné ce monopole au marché financier, nous aurions aujourd'hui 300 milliards d'euros de dette en euros constants. On voit bien qu'il y a eu une captation de la richesse produite par les Français au bénéfice des grands établissements financiers et bancaires.

La sortie de l'euro que vous préconisez, les Français sont-ils en mesure d'en supporter le coût? Pour leur épargne, notamment?

Je crois surtout que la France n'est pas en mesure de supporter le prix de son maintien dans la zone euro. La contrepartie de ce maintien dans l'euro, ce sont les politiques d'austérité qu'on nous impose aujourd'hui, que l'on nous imposera encore plus demain, puisque évidemment, avant l'élection présidentielle, on essaye de ne pas dire toute la vérité aux Français. Mais on peut d'ores et déjà constater les effets de ces politiques en Grèce, au Portugal. C'est une contraction de l'économie et une régression sociale massive. Le retour aux monnaies nationales, tout en conservant une monnaie commune et non plus unique, m'apparaît comme la seule voie raisonnable pour retrouver la croissance. Notre compétitivité est en berne et cela ne va pas s'arranger. Nos entreprises tombent les unes après les autres. Le chômage explose. Notre monnaie est totalement surévaluée par rapport au niveau de notre économie. On ne voit aucun signe possible de reprise si on reste dans cette prison. On assiste à un véritable équarrissage des peuples. Je ne suis pas la seule à le dire. Ce que je déplore, c'est le tabou. On ne peut pas parler de la fin de l'expérience de l'euro sans se faire insulter. C'est absurde. Ce débat existe. À l'égard de l'euro, nos dirigeants ont une démarche dogmatique et quasiment religieuse. Ceux qui doutent de l'euro blasphèment.

N'avez-vous pas fait une erreur stratégique en axant une grande partie de votre campagne sur l'euro avant de revenir en force sur des thématiques qui vous sont plus favorables, comme la sécurité, l'immigration?

Je fais de la politique. Je ne suis pas là pour faire plaisir aux gens et leur faire des promesses insensées sous prétexte que la vérité leur fait peur. Bernanos disait: «L'espérance est un risque à courir.» Moi, je suis là pour leur dire la vérité. Je ne fais pas comme certains, de la politique au sondage, recevant tous les jours la liste de ce que les Français veulent entendre et leur disant ce qu'ils veulent entendre, même s'ils n'en croient pas un mot. Je suis là pour leur dire, attention, ceux qui nous gouvernent sont en train de fermer la serrure de notre prison à double tour. Il ne faudrait pas que nous devenions un peuple esclave à notre insu parce que ceux qui nous dirigent auraient transféré nos libertés à d'autres sans même nous en avoir informés. Si ce discours fait peur, tant pis. Ça fait peur, mais je n'imagine pas ne pas dire la vérité pour des raisons purement électoralistes. Ce n'est pas possible.

Votre proposition, soudaine, de dérembourser l'avortement sous certaines conditions, n'est-elle pas un moyen de rassurer votre électorat traditionnel troublé par votre côté assez libéral en matière de mœurs?

Vous avez une vision commerciale de la politique. Dérembourser l'avortement de récidive, ça ne touche pas que les catholiques. Tout le monde devrait s'interroger sur la dénaturation de la loi de Mme Veil. Elle-même était contre son remboursement. Cela devrait nous interpeller de voir qu'il y encore 220.000 avortements en France. Ce n'est pas un problème de religion. Ce n'est pas un problème de catholique ou de pas catholique. C'est un problème de conception de l'homme, de conception de la solidarité. Est-ce que l'on accepte qu'un tiers des Français n'arrivent plus à se soigner correctement parce qu'ils n'en ont plus les moyens, que des personnes âgées renoncent à des soins et que, parallèlement, on continue à rembourser des avortements de récidive, c'est-à-dire utilisés par certaines femmes comme un moyen de contraception?

Jean-Marie et Marine Le Pen, à Marseille.
Jean-Marie et Marine Le Pen, à Marseille. Crédits photo : Franck Pennant / Panoramic / Starface

Reste que le retour de votre père dans les médias et dans les meetings semble un moyen de rassurer cette vieille droite conservatrice, qui ne manquait pas d'être troublée par vos accents révolutionnaires?

Vous partez du principe que cet électorat est déstabilisé. Je ne le crois pas du tout. Il n'y a pas de stratégie de partage des rôles comme j'ai pu l'entendre.Jean-Marie Le Pen est un homme libre. Il dit ce qu'il veut. Je le regrette parfois. Il est ainsi. Les Français le connaissent. Ils connaissent ses qualités et ses défauts, mais ils savent qu'il n'est plus candidat.

La volonté de Nicolas Sarkozy d'en finir avec l'Europe passoire va dans votre sens, non? Que pourriez-vous faire de plus?

Comment Nicolas Sarkozy peut vouloir surveiller les frontières de l'Europe, s'il n'est pas capable de surveiller les siennes? Il est le monsieur Plus de l'immigration. En 2011, la France a accordé 200.000 titres de séjour. Il faut arrêter cette folie, réduire drastiquement le nombre de visas, mener une politique dissuasive d'immigration et cesser de faire de la France le pays le plus attractif en la matière. Il faut en finir avec le droit du sol, véritable pompe aspirante de l'immigration légale et clandestine, en finir avec l'aide médicale d'État...

Que préconisez-vous pour prévenir la montée du communautarisme?

Je veux inscrire dans la Constitution que la République ne reconnaît aucune communauté. Cela permettra à l'État mais aussi au secteur privé, de plus en plus confrontés aux revendications communautaristes et bien souvent politico-religieuses, de les refuser pour des raisons constitutionnelles. Cela passe aussi par l'arrêt des subventions aux associations communautaristes. Lorsque l'on voit que SOS Racisme continue à toucher 500.000 euros par an de subvention pour mener son entreprise anti-française, communautariste, pour s'ériger en procureur en toutes circonstances, on se demande à quoi joue le gouvernement. Quand on voit que Mme Lagarde a fait tout ce qui était possible et nécessaire pour adapter notre droit fiscal et notre réglementation pour permettre le développement de la finance islamique, je pose la question, à quoi joue le gouvernement? En la matière, il y a d'un côté un discours et des actes qui contredisent totalement le discours qui est porté.

À travers le halal, la finance islamique, c'est l'islam, que vous ne nommez pas, que vous visez, comme si, pour vous, l'islam n'était pas soluble dans la République?

Je suis la seule à expliquer pourquoi il faut s'opposer à l'islamisme en toutes circonstances. J'ai été la seule à m'opposer à la création du CFCM par Nicolas Sarkozy, qui est devenu d'ailleurs, le lieu de toutes les bagarres d'influences de nations autres que la France sur le territoire français. Ça aussi, c'est de la responsabilité exclusive du président. La charia est incompatible avec la République française et les valeurs que nous portons. Par conséquent, il faut s'opposer en toutes circonstances au fondamentalisme, à tous ceux qui, par des revendications, cherchent à imposer leur loi et à faire avancer des valeurs qui sont contraires aux nôtres. Je remarque qu'à chaque fois que je dis quelque chose, tout le monde commence par dire que j'ai tort, que je suis excessive, que ce que je dis n'a aucun sens, avant d'admettre que j'ai raison. C'était le cas pour les prières de rues, pour le halal. Cela démontre que ceux qui nous gouvernent ont peur. Ils semblent s'être soumis à ces avancées.

Vous ne croyez pas à un islam de France?

Mais ça ne veut rien dire. Il y a des Français musulmans. Mais quand Nicolas Sarkozy a créé le CFCM, il aurait pu imposer que seuls les Français musulmans puissent voter pour ce Conseil français du culte musulman. Or il a ouvert le vote à tout le monde. Il y a des étrangers musulmans qui votent pour élire les représentants du CFCM. Il y a même des clandestins qui votent. C'est de la responsabilité de Nicolas Sarkozy si aujourd'hui on n'a pas avancé vers un islam français mais plutôt vers un islam étranger en France.

Certains, au FN, vous reprochent de faire de la laïcité un bouclier en papier mâché face à la montée des communautarismes...

Ceux qui pensent cela ont une vision religieuse du combat politique. Mais je n'ai pas une vision religieuse de la politique. Je sais que la France a des racines chrétiennes. Mais si la France est laïque, c'est justement parce qu'elle est chrétienne. Je pense que toutes les religions peuvent coexister pour peu que chacun se soumette aux mêmes règles. C'est la raison pour laquelle je veux que toute la loi soit appliquée, rien que la loi. Je ne suis pas en croisade.

Loin de vous l'idée d'un choc des civilisations?

Je crains le choc des civilisations. Mais le meilleur moyen de l'éviter, c'est de s'appuyer sur la nation, sur l'appartenance ou la non-appartenance à la nation et ce, quels que soient l'origine, le parcours, la confession.

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dimanche, 18 mars 2012

Jean-Marie LE PEN, Président d'Honneur, militant d'élite !

Jean-Marie Le Pen : « Nicolas Sarkozy sera battu »

leparisie.fr 28/3/12

 

Le fondateur — aujourd’hui  d’honneur — du , Jean-Marie Le Pen, juge le bilan du président sortant « globalement négatif ».

 a finalement eu ses signatures. Cela a été si difficile? 
JEAN-MARIE LE PEN. 
Oui, ça a été très dur, car le nombre de maires qui acceptent de parrainer diminue. 
Les élus qui ont signé sont l’objet de persécutions, d’insultes, de menaces. Tous ceux qui en doutent n’avaient qu’à venir au Carré
(NDLR : le siège du FN) pour le constater. Les gens n’auraient pas passé leurs samedis après-midi à téléphoner à des maires si on avait eu les signatures. J’en ai moi-même eu un qui m’a dit : « Monsieur, je reconnais que je suis un lâche : je voterai pour Marine Le Pen, mais je ne peux pas signer pour elle car j’ai une subvention à conserver pour mon chemin vicinal. » La première usine qu’il faut faire en France, c’est une usine à couilles!

La tentative de dédiabolisation du FN n’aura donc servi à rien? 
Ce n’est pas le problème. Villepin n’a pas réussi à réunir 500 signatures et il n’est pas Le Pen. Lui, c’est un ancien Premier ministre! C’est difficile pour tout le monde. 
Nicolas Sarkozy promet de changer le système avec des parrainages de citoyens s’il est réélu… 
Ce que dit M. Sarkozy n’a aucune importance puisqu’il ne tient aucune de ses promesses. Quand un pays est décadent, il l’est dans toutes ses structures.

Pensez-vous qu’il puisse l’emporter? 
Je pense que Nicolas Sarkozy sera battu. Par un candidat de remplacement, car le vrai candidat du PS, c’était Strauss-Kahn. Mais Hollande se révèle être un candidat très convenable. C’est un bon orateur. Il s’est pris un petit peu au jeu, et, bon… il fait des propositions de gauche, c’est normal.

Mélenchon remplit les salles. Pourquoi séduit-il autant? 
La cour le pousse parce qu’il est d’une gauche comme elle les aime. Ce n’est pas le bourgeois gentilhomme, c’est le bourgeois méchant homme, mais c’est un bourgeois. Après avoir été un élu assez effacé, il a brusquement le démon de midi. Il se révèle en leader révolutionnaire… de façade! Il a été sénateur pendant vingt ans et n’a pas fait trembler le Sénat par ses éclats révolutionnaires. Et puis, Hollande fait une campagne sociale-démocrate. Du coup, Mélenchon est le seul à pouvoir tonitruer à gauche. C’est le cache-sexe du Parti communiste. Je l’appelle merluchon, un petit merlu, qui est le chef de l’équipe des requins qui suivent derrière.

Evoquant la guerre d’Algérie, Mélenchon a dit que vous aviez du sang jusqu’aux coudes…
Par retour du courrier, il a eu une assignation en diffamation. Raide comme balle. Et il sera condamné bien sûr.

Demain, c’est le cinquantenaire du cessez-le-feu en Algérie. La France doit-elle faire un geste vis-à-vis des Algériens? 
On leur a déjà donné beaucoup. Et puis reconnaître quoi? C’est un pays qui s’est séparé de nous dans des conditions qui, de notre part, ont été abjectes contre les harkis et les pieds-noirs. Le fait d’avoir livré les harkis après les avoir désarmés est une des félonies rarissimes dans l’histoire du monde.

Marine Le Pen doit-elle s’appuyer davantage sur les fondamentaux du FN, comme l’immigration, l’insécurité? 
L’immigration est un phénomène principal. C’est la tare de la Ve République, gauche et droite confondues. Avoir permis l’immigration de 12 millions d’étrangers dans notre pays et la continuation de ce flux à la cadence de 300000 nouveaux immigrants par an modifie en profondeur la France et son identité.

Sarkozy veut réduire de moitié l’immigration légale et renégocier les accords de Schengen… 
Il dit ça au bout de dix ans de pouvoir… C’est du bidon pour les gogos. Aujourd’hui, on sort les drapeaux tricolores, tout le monde chante « la Marseillaise », même Mélenchon! Le FN a fait école. Mais comment M. Sarkozy pourrait-il garder les frontières européennes alors qu’il est incapable de garder les frontières françaises?

Comment jugez-vous son bilan? 
Il a ouvert les frontières comme jamais, il a été le champion du chômage et du déficit dans tous les domaines. Comme disait Georges (Marchais), c’est un bilan globalement négatif.

Quel rôle jouez-vous dans la campagne de votre fille? 
Je suis parti par la porte, ce n’est pas pour entrer par la fenêtre. Marine mène sa campagne comme elle le souhaite. Moi, je fais des meetings, je donne mon avis… je suis un militant d’élite!

Vous serez candidat aux législatives? 
Qui peut le dire? Je n’en ai pas l’envie.. Mais si la nécessité s’en faisait sentir, je le ferais… De toute façon, je n’ai jamais eu la notion de retraite. Je mourrai sans doute à la tâche. Si toutefois Dieu me garde ma faculté de m’exprimer, de penser, de me déplacer…

Vous redoutez la mort? 
Personne n’y échappe. Ni César, ni Jean-Paul II, ni Staline, ni Hitler! J’espère y passer le plus tard possible. Moi, je me suis battu en défensif tout le temps. Toutes les guerres que j’ai faites, c’était en repli. Ce n’est pas la position la plus facile.

Vous êtes pessimiste sur l’état du pays? 
Non, je suis réaliste. Si on analyse objectivement, il y a quelques raisons d’être pessimiste, comme l’émigration de nos élites ou la dette. Ce que nous avons fait, c’est la honte de notre génération. Nous avons vécu par l’emprunt, avec de l’argent qu’on sera incapables de rendre. Mais je suis d’un tempérament heureux, et puis je vais vous dire une chose très égoïste : il y a au moins 83 ans qu’ils n’auront pas. Mes enfants, mes petits-enfants ne peuvent pas en dire autant. Mais je ne suis pas insensible. Je ressens des solidarités concentriques. Moi, je n’aime pas le monde entier, encore que je puisse être ému par un petit nègre qui pleure ou un petit Chinois qui meurt de faim. Mais je n’éprouve aucun mépris parce que j’ai été camarade de combat de gens de races et de couleurs différentes. L’autre jour à la télévision, un Noir disait : « La race, ça n’existe pas. » Mais il y a bien quelque chose pour nommer ce qui nous différencie, non? On veut supprimer le mot de la Constitution? Alors là, ça arrête tout, parce que s’il n’y a plus de race, il n’y a plus de racisme (il rit).

Quelle est votre position sur les événements actuels en Syrie? 
Je suis choqué par le parti pris des médias français. Il semble que les troupes de Bachar al-Assad tuent femmes et enfants alors que les troupes rebelles ne tueraient jamais personne. C’est extraordinaire, non? C’est une guerre civile. Le pouvoir réprime car s’il ne réprime pas il laissera la place aux rebelles. Or ces derniers prouvent-ils qu’ils sont légitimes? Non. Et quand ils le prouvent, comme en Libye, ça aboutit à la torture, au massacre des vaincus et à la charia… 

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L'UMP soutient Hollande !

2e tour Hollande/Le Pen? NKM vote PS

AFP lefigaro.fr publié le 18/03/2012 


Nathalie Kosciusko-Morizet
, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a indiqué aujourd'hui sur France 3 qu'elle ferait "la même chose que ce qu'(elle a) dit ou écrit" en votant PS en cas de second tour entre François Hollande et Marine Le Pen, même si "ce n'est pas d'actualité".

Comme le directeur de la campagne de Mme Le Pen, Florian Philippot, lui demandait si elle rééditerait son appel des dernières cantonales à voter PS contre le FN, Nathalie Kosciusko-Morizet a d'abord tenté de botter en touche en relevant que Philippot "n'est pas énarque pour rien". Selon elle, ce proche de Marine Le Pen "essaye de nous mettre dans une situation qui n'existe pas". "Ce n'est pas d'actualité", a-t-elle ajouté, relevant que les sondages donnaient toujours Sarkozy et Hollande largement devant Mme Le Pen.

L'ex-ministre, auteur en 2011 d'un livre à charge contre la présidente du FN, a finalement dit qu'elle ferait en cas de duel Hollande/Le Pen "la même chose que ce que (elle a) dit ou écrit". "Bien sûr, je resigne ce que j'ai écrit sur le sujet!", a-t-elle dit. "Mais ça n'est pas le sujet" aujourd'hui, a-t-elle ajouté. Nathalie Kosciusko-Morizet a également critiqué le Wall Street Journal qui a récemment publié un éditorial titré "Nicolas Le Pen". "Des propos de la presse de M. (Rupert) Murdoch? Celui qui dans un scandale récent faisait écouter ses journalistes?" a rétorqué "NKM". "Vous prenez comme référence le Wall Street Journal, qui a toujours été anti-Français", a-t-elle relevé
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