jeudi, 17 février 2011

Alexandre le Grand...de l'arnaque !

Affaire A. Guérini : une écoute montre que Jean-Noël Guérini a alerté son frère

Publié le jeudi 17 février 2011 laprovence.com

Parmi les écoutes qui viennent d'être versées au dossier des marchés truqués des Bouches-du-Rhône, l'une d'elles pourrait se montrer extrêmement gênante pour Jean-Noël Guérini. Révélée par France 3, elle rapporte une conversation avec son frère Alexandre, datée du 27 avril 2009 soit onze jours après l'ouverture d'une instruction confiée au juge Charles Duchaine.

Dans ce document, Jean-Noël Guérini prévient l'homme d'affaires de l'existence d'une enquête, précisant que cela devrait concerner "les décharges". Lorsqu'Alexandre qui gère deux décharges dans le département des Bouches-du-Rhône cherche à en savoir plus, Jean-Noël Guérini répond : "Mmm, mais de toute façon, au bout de trois ans, il y a prescription, ils peuvent rien faire".

Dès la fin de cette conversation, une autre écoute montre qu'Alexandre appelle le responsable de ses sociétés. Il lui demande de "faire le ménage" dans les bureaux...

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mercredi, 16 février 2011

Amadou N’Diaye, secrétaire CGT du CE d’Euro Disney, aurait détourné 558.000 euros

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Les frères Guérini dans la tourmente

Des écoutes compromettantes pour les frères Guérini

Des enregistrements téléphoniques montrent que Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du Rhône, serait intervenu en faveur de son frère Alexandre, un homme d’affaires actuellement écroué.

Depuis le début de l’instruction menée par le juge Charles Duchaine sur des marchés publics présumés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône, le nom de Jean-Noël Guérini, président du conseil général (PS), n’apparaissait qu’en tant que frère d’Alexandre Guérini.    

Une redevance qui aurait été diminuée de moitié

Mais à travers des écoutes téléphoniques versées la semaine dernière au dossier du juge, et que « le Parisien » - « Aujourd’hui en France » s’est procuré, le nom du président de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, la troisième de France, figure pour la première fois en tant qu’acteur.
Alors qu’il expliquait encore au mois de janvier, lors de ses vœux à la presse, « ne pas se mêler des affaires de son frère », ces écoutes réalisées à l’été 2009 par les gendarmes, montrent que le président élu est bien intervenu pour aider son frère. Tandis qu’Alexandre Guérini tente de faire nommer un de ses amis comme avocat de la communauté Agglo pole Provence pour négocier plus facilement avec elle une baisse de redevance portant sur l’utilisation d’une décharge, il appelle d’abord des élus de l’institution. Il les somme de choisir l’avocat de son choix, puis, pour être sûr que le message est bien passé, Alexandre téléphone à Jean-Noël afin qu’il règle son dossier. Résultat, l’avocat voulu est nommé. Quant à la redevance d’Alexandre Guérini, elle aurait été diminuée de moitié.
Joint, hier soir, le cabinet de Jean-Noël Guérini nous a répondu « ne pas vouloir s’exprimer sur des écoutes dont nous n’avons pas connaissance et qui sont protégées par le secret d’une enquête judiciaire en cours ». Du côté de la fédération socialiste de Marseille, quelques voix dénoncent une « manipulation politique » à la veille des élections cantonales des 20 et 27 mars.
Aujourd’hui, une employée de l’Opac, Antoinette Camilleri, est convoquée par le juge Duchaine. Soupçonnée d’avoir attribué des logements HLM aux proches d’Alexandre Guérini, elle pourrait être à son tour mise en examen .

Source le Parisien le 16 février 2011                        

23:14 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |  Imprimer | |

Les nouvelles routes de la coke passent par Marseille

Des plans de coca masqués sous l'épaisse forêt amazonienne au rail de cocaïne consommé au coin d'une rue à Anvers ou Marseille, c'est à une véritable guerre stratégique que se livrent les États occidentaux et les cartels de la drogue. Ingénieux et puissants, les narcotrafiquants réinventent sans cesse les filières d'acheminement de la coke.

Sur les 800 tonnes de cocaïne d'Amérique du Sud, zone exclusive de sa production, 400 sont destinées au marché européen. Pour franchir les 6 000 km qui séparent les côtes vénézuéliennes des côtes occidentales de l'Europe, tous les moyens de transports sont bons : voie aérienne par petits porteurs bardés de centaines de kilos de drogue, voie maritime par cargo ou voiliers, ou encore semi-submersibles, sortes de petits sous-marins achetés un million de dollars, conçus pour se confondre avec les flots. Sans compter les nombreuses "mules" qui ingurgitent jusqu'à un kilo de gélules de drogue pour un profit bien éloigné du risque encouru.

Partant d'Amérique du Sud, où le prix de production de la cocaïne est estimé à 800 dollars le kilo, la drogue transite par les Caraïbes pour atteindre le Vieux continent où le prix du kilo a grimpé jusqu'à 13000 dollars. Le consommateur la paiera, lui, 50000 dollars. La principale marge est réalisée par le transporteur car le prix de l'illégalité est cher, sans référence possible avec le commerce légal.

Face à la mobilisation internationale dans les Caraïbes et notamment de l'antenne de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Octris) à Fort de France, c'est par l'Afrique de l'Ouest que transitent désormais les stupéfiants. Depuis 2004, le Golfe de Guinée est, en effet, devenu une zone majeure de rebond de la drogue en raison de la faiblesse des États dans cette région. Là, la route de la cocaïne emprunte celle du cannabis depuis l'Afrique du Nord et le Rif marocain par go-fasts ou avions. "Les trafiquants s'adaptent continuellement. Ce sont des criminels hautement spécialisés et pour y répondre, il faut des professionnels hautement spécialisés. C'est dans ce but qu'ont été créées les Jirs (juridictions interrégionales spécialisées)", explique-t-on au parquet de Marseille. 

Depuis la création de la Jirs de Marseille il y a sept ans, 2,2 tonnes de cocaïne et 70 tonnes de cannabis ont été saisies dans le grand Sud-Est. Difficile de déterminer la quantité réellement destinée au marché français car la majeure partie de la cocaïne poursuit sa route vers l'Europe du Nord, principalement le Royaume Uni et les Pays-Bas, pour y être vendue et revendue, parfois même réacheminée en France.  Toutefois, selon le ministère de l'Intérieur, seulement 10,43% de la cocaïne saisie étaient destinés au marché français. Pour lutter contre le narcotrafic, les États tentent d'opposer aux cartels une coopération judiciaire accrue avec une formation réciproque des professionnels comme l'envoi de magistrats et d'officiers de liaisons en Afrique de l'Ouest. "La France est à la pointe de la coopération internationale, et cela donne des résultats!", se félicite le parquet de Marseille. 

En dépit des saignées réalisées dans le trafic, les organisations criminelles restent assez puissantes pour faire main basse sur certains États grâce à un profit annuel colossal de l'ordre de 300 à 500 milliards de dollars.

Source La Provence le 16 février 2011.

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mardi, 15 février 2011

Interruption du blog

Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour l' interruption du blog qui est intervenue la semaine dernière.

Notre hébergeur subit des attaques de piratage répétées et fait le nécessaire pour que tout rentre dans l'ordre le plus rapidement possible.

Nous vous remercions de votre compréhension.

Eléonore et Stéphane.

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La gauche et Sarkozy communient dans la même xénophilie.

Des maires de gauche relancent le débat sur le droit de vote des étrangers

LEMONDE pour Le Monde.fr | 15.02.11 |

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La gauche relance le débat sur la reconnaissance du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales. Les maires, pour l'essentiel socialistes, de 27 villes ont lancé un appel solennel, mardi 15 février au Sénat, pour sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics à cet "impératif démocratique".

L'initiative est partie de Strasbourg où, sous l'égide du Conseil de l'Europe, a eu lieu, en octobre 2010, le premier congrès des conseils de résidents étrangers. Le texte est repris par des municipalités de grandes villes (Paris, Toulouse, Nantes, Lille, Grenoble, Metz, Caen, Besançon…) et de l'agglomération parisienne (Saint-Denis, Aubervillers…), qui ont créé des conseils de résidents étrangers ou installé des commissions extra-municipales.

Pour le maire de Strasbourg, Roland Ries, "il est temps de franchir une étape supplémentaire". Il considère en effet que l'opinion publique est désormais favorable à cette évolution qui permet d'associer les résidents étrangers à la vie locale et participe au "vivre ensemble".

Depuis l'adoption du traité de Maastricht en 1992, le droit de vote aux élections locales est accordé exclusivement aux ressortissants de l'Union européenne. L'appel des maires milite pour l'extension de ce droit à l'ensemble de la population d'origine étrangère.

POUR LA DROITE, LE DROIT DE VOTE RESTE LIÉ À LA CITOYENNETÉ

Cette mesure faisait partie des 101 propositions du candidat François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981. Mais elle n'a jamais été poussée à son terme durant ses deux septennats.

En mai 2000, en période de cohabitation, Lionel Jospin, premier ministre, avait refusé de soumettre au Sénat la proposition de loi pourtant adoptée par la majorité des députés de gauche (PS-Verts-PCF) de l'Assemblée.

Pour la droite, farouchement opposée à cette ouverture, le droit de vote reste lié à la citoyenneté. Le premier ministre, François Fillon, l'a de nouveau rappelé au printemps 2000 pour contrecarrer une nouvelle proposition de loi présentée par les députés socialistes.

Pour sa part, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, s'était prononcé en 2005 pour "l'ouverture d'un débat serein et réfléchi". "Il ne serait pas anormal qu'un étranger puisse voter", avait-il indiqué dans un entretien au Monde. Mais le candidat à la présidence de la République n'a pas repris cette affirmation lors sa campagne de 2007 et l'idée a été abandonnée.

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De Talleyrand à Alliot-Marie, la diplomatie française passe du génie au pathétique !

Les parents d'Alliot-Marie ont fait affaire avec Aziz Miled en Tunisie

LEMONDE.FR | 15.02.11 |

 

Michèle Alliot-Marie, le 8 février 2011, à l'Assemblée nationale à Paris.

Michèle Alliot-Marie, le 8 février 2011, à l'Assemblée nationale à Paris.Reuters/CHARLES PLATIAU

 

Le Canard enchaîné ne lâche pas Michèle Alliot-Marie, et fait de nouvelles révélations. L'hebdomadaire satirique avait révélé, le 5 février dernier, que la ministre avait profité du jet d'Aziz Miled, riche homme d'affaires tunisien associé à la famille Trabelsi (Lire "Aziz Miled, victime ou complice du régime ?"), pour son séjour en Tunisie fin décembre, au début des émeutes qui devaient conduire au départ de Ben Ali.

Cette première affaire avait déjà mis la ministre dans l'embarras. Les nouvelles révélations de l'hebdomadaire pourraient être encore plus gênantes. Selon Le Canard, les parents de la ministre, Bernard et Renée Marie, âgés de 94 et 92 ans, qui étaient du voyage en jet avec la ministre des affaires étrangères, étaient venus pour investir dans une société civile immobilière (SCI).

Ils auraient racheté à Aziz Miled et à son fils Karim la totalité des parts de la SCI Ikram, dans laquelle ils possédaient déjà des parts. Le journal publie des extraits du registre municipal de la ville de Tabarka, où aurait eu lieu la transaction. Déjà propriétaires de 13 % de la SCI, les parents de la ministre auraient acheté la totalité des parts, pour un minimum de 325 000 euros, selon l'hebdomadaire.

"MA FEMME ET MOI SOMMES LES SEULS RESPONSABLES"

"Leur vie privée leur appartient. Les acquisitions qu'ils effectuent pour eux-mêmes ne concernent qu'eux, et personne d'autre", a déclaré la ministre dans un communiqué. "Je ne peux concevoir que l'on puisse s'attaquer à la famille des politiques, et dans le cas présent à mes parents", a -t-elle observé. "Quand on a fini de passer ma vie, y compris privée, au peigne fin, c'est sur celle de mes parents qu'on enquête."

"Ma femme et moi sommes les seuls responsables", explique de son côté le père de Michèle Alliot-Marie sur Europe 1. Bernard Marie assure qu'Aziz Miled est un "ami" à lui, qu'il "connaît depuis très longtemps". Ce serait l'homme d'affaires qui aurait proposé aux parents de la ministre de réaliser une bonne opération financière. "Il m'avait dit : 'Je fais une opération à Gammarth et il nous avait emmenés la voir", précise-t-il. Bernard Marie s'est également expliqué, sur Europe 1, sur le choix des vacances de la famille en Tunisie. "Le 15 décembre, on devait – Michèle, Patrick [Ollier, le compagnon de la ministre, lui-même au gouvernement] et nous-mêmes – passer nos vacances en Dordogne. Vu le temps qu’il faisait, on s’est dit 'on ne va pas se geler en Dordogne'. Nous-mêmes avons 93 ans : c’est d’avantage du soleil qu’il nous faut."

Cette affaire s'était doublée d'un autre voyage, celui de François Fillon, qui a profité pour les fêtes d'un avion et d'un hébergement offerts par Hosni Moubarak, raïs egyptien chassé du pouvoir, vendredi 11 février. Le Canard rappelle à ce propos que le premier ministre avait déjà profité des largesses de l'Egypte en 2008 avec sa famille. A la suite de ces affaires, Nicolas Sarkozy a édicté des consignes, enjoignant à ses ministres de prendre leurs vacances en France, et à demander l'autorisation avant toute invitation à l'étranger.

ALLIOT-MARIE A BIEN EU BEN ALI AU TÉLÉPHONE

Le site Mediapart (lien payant) soulève de son côté un autre aspect du voyage de Mme Alliot-Marie en Tunisie. Alors que la ministre affirmait, début février, n'avoir eu "aucun contact privilégié" avec le président Ben Ali avant sa fuite, il s'avère qu'elle a eu M. Ben Ali au téléphone lorsqu'elle était en Tunisie. Cette conversation, évoquée dans un article du Nouvel Observateur, a été confirmée mardi à Mediapart par le ministère des affaires étrangères. "A cette période, Mme Alliot-Marie a eu un bref entretien téléphonique avec M. Ben Ali."


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Dans la famaille Guérini, je voudrais le corrrompu: lequel ?

Selon Le Parisien, Jean-Noël Guérini serait intervenu en faveur de son frère

Publié le mardi 15 février 2011 laprovence.com

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Selon Le Parisien, le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, serait intervenu auprès d'autres élus en faveur de son frère Alexandre, un homme d'affaires écroué début décembre pour sa participation supposée à une affaire de marchés publics frauduleux. L'homme fort du PS local a démenti mardi soir.


Selon Le Parisien, le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, serait intervenu auprès d'autres élus en faveur de son frère Alexandre, un homme d'affaires écroué début décembre pour sa participation supposée à une affaire de marchés publics frauduleux. L'homme fort du PS local a démenti mardi soir les informations du Parisien, confirmées de source proche du dossier, faisant état d'écoutes téléphoniques dans lesquelles il apparaîtrait pour la première fois comme acteur dans ce dossier.

Ces écoutes, datant de septembre 2009 mais seulement versées la semaine dernière au dossier, montreraient que Jean-Noël Guérini est intervenu en faveur de son frère pour obtenir une renégociation à la baisse de la redevance due à l'Agglopole Provence par l'une de ses sociétés chargé d'une décharge. Une source proche du dossier souligne que les frères Guérini déclarent "le problème réglé" dans ces écoutes.

Jean-Noël Guérini a démenti être concerné par cette affaire, s'interrogeant sur "l'utilisation médiatique et politique de cette instruction" à six semaines d'élections cantonales. "Je constate qu'une nouvelle fois, des écoutes téléphoniques, dont on nous dit qu'elles viennent 'tout juste d'être versées au dossier', sont sorties de leur contexte et publiées sans aucune précaution, ni vérification", déplore le président du conseil général dans un communiqué. "Je le répète, en ce qui me concerne, je ne me suis jamais mêlé de cette affaire, ni de près, ni de loin", répète-t-il.

REDEVANCE

Michel Tonon, le président socialiste de l'Agglopole Provence, une communauté d'agglomération regroupant sept communes autour de Salon-de-Provence, a dit mardi qu'il n'y avait pas eu "à (sa) connaissance" de baisse de la redevance. "La société délégataire a souhaité renégocier à la baisse cette redevance, ce que nous n'avons pas fait", a-t-il ajouté sur l'antenne de France Bleu Provence. Nommément cité dans les écoutes comme étant celui qui s'oppose aux exigences d'Alexandre Guérini, le directeur des services de la communauté d'agglomération, Jean-Michel Rey, a lui aussi démenti tout arrangement dans un entretien à Reuters, soulignant que le montant prévu avait finalement été payé.

Alexandre Guérini est détenu depuis le 1er décembre dans le cadre de l'information judiciaire contre X ouverte en avril 2009 par le parquet de Marseille pour "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, trafic d'influence et détournement de fonds publics". Les enquêteurs soupçonnent l'homme d'affaires d'avoir eu un rôle central dans la mise en place d'un système occulte de surfacturation et de trafic d'influence dans l'attribution de certains marchés publics dans la région.

Une dizaine de personnes, dont le président communiste de la communauté d'agglomération d'Aubagne, ont été mises en examen dans ce dossier, notamment pour des faits de détournement de fonds, d'abus de biens sociaux, de trafic d'influence et de corruption passive.

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Pendant que Strauss-Khan s'écroule dans la semoule, Marine continue de progresser

BAROMÈTRE IPSOS-LE POINT - L'impressionnante chute de DSK

DSK n'avait pas quitté le podium depuis le mois de novembre. En février, il tombe à la cinquième place, tandis que la majorité accentue ses critiques.

http://www.interet-general.info/IMG/Dominique-Strauss-Kahn-1.jpg

Dominique Strauss-Kahn dégringole dans notre palmarès des leaders politiques.


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Par Charlotte Chaffanjon

La dégringolade est impressionnante. Dominique Strauss-Kahn, qui n'avait pas quitté le podium de notre palmarès des leaders politiques depuis le mois de novembre, tombe en février 2011 à la cinquième place. Lui qui était encore premier en janvier perd 7 points d'opinion favorable au baromètre Ipsos-Le Point, à 51 % (contre 58 % en janvier). C'est Jack Lang qui prend la tête du palmarès, avec 53 % d'avis favorable, suivi de Bertrand Delanoë (53 %), de Rama Yade (52 %) et de Jean-Louis Borloo (52 %).

Depuis quelques semaines, DSK perd globalement de sa superbe dans les différentes enquêtes d'opinion. Il n'est plus pressenti comme le seul socialiste qui pourrait battre Nicolas Sarkozy au second tour d'une présidentielle. À tel point que son épouse, Anne Sinclair, a fini par lâcher au Point qu'elle ne souhaitait pas qu'il fasse un second mandat à la tête du FMI. Un message laissant penser que le socialiste pourrait se préparer à quitter Washington pour se lancer dans la course à l'Élysée. Une façon d'apaiser les impatiences des soutiens de DSK et de tempérer les critiques de ses détracteurs au sein du PS ?

La droite attaque

Reste que, contraint par sa fonction, DSK ne peut pas encore se déclarer candidat aux primaires. Et pendant ce temps, la droite en profite pour présenter à l'opinion son éventuel futur rival comme un représentant de la "gauche ultra-caviar" et "bobo". Le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s'est ainsi fait un plaisir d'ironiser, ce week-end, sur cette gauche qu'il aime bien, "qui connaît le libéralisme, qui connaît la mondialisation". Autre angle d'attaque : l'absence de DSK. "Dominique Strauss-Kahn a une énorme faille : il n'est plus en France depuis de nombreuses années maintenant, et on ne peut pas construire comme ça, ex nihilo, un projet pour la France, sans avoir passé le temps nécessaire avec les Français pour comprendre les grands sujets", a développé, lundi matin, le patron du groupe UMP Jean-François Copé.

Autant de critiques qui semblent marquer l'opinion. Sans compter que, si Benoît Hamon s'est indigné des propos du patron du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob - qui accuse DSK de ne "pas être à l'image de la France "-, il s'agit d'un instant de solidarité tout à fait isolé. Le porte-parole du PS, et avec lui toute l'aile gauche du parti, est en effet farouchement opposé à une candidature de DSK en 2012, tout comme Cécile Duflot chez les Verts, et Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche, qui a fait du mitraillage de DSK sa spécialité. Ainsi, chez les sympathisants PS, qui ont toujours préféré Martine Aubry, il perd encore 14 points en février, et pointe à la 6e place avec 54 % d'opinion favorable.

Aubry en baisse aussi

Finalement, DSK peut se rassurer en se disant que ses camarades ne sont pas très en forme non plus. Martine Aubry, dont le discours de Dakar la semaine dernière a été éclipsé par la sortie d'Anne Sinclair, perd 2 points chez l'ensemble des Français, à 45 % d'opinion favorable (9e position). Elle reste leader chez les sympathisants PS, mais chute de trois points, à 75 % d'opinion favorable.

François Hollande stagne chez l'ensemble des Français, mais à son niveau le plus haut depuis 2005, soit 43 % d'opinion favorable (11e position). Il perd en revanche 12 points chez les sympathisants PS. Ségolène Royal est la seule des quatre poids lourds socialistes à connaître une évolution positive chez l'ensemble des Français, en hausse d'un point, mais reste très bas, à 31 % d'opinion favorable (26e au classement). Elle stagne chez les sympathisants PS, à 51 % d'opinion favorable (9e place).

Michèle Alliot-Marie s'effondre

À droite, Nicolas Sarkozy reste à un niveau de popularité très bas. Le chef de l'État gagne un petit point en février, à 34 % d'opinion favorable. Sarkozy, qui s'est adressé aux Français jeudi dans une émission sur TF1, récoltera-t-il les fruits de ses efforts pour reconquérir l'opinion ?

Par ailleurs, à l'issue d'un mois marqué par les polémiques sur les vacances égyptiennes et tunisiennes de François Fillon et Michèle Alliot-Marie, le Premier ministre et la ministre des Affaires étrangères ne subissent pas le même sort. François Fillon s'en sort indemne : avec 46 % d'opinion favorable, il gagne un point par rapport à janvier. En revanche, MAM s'effondre. Elle perd 12 points chez l'ensemble des Français, avec 38 % d'opinion favorable (16e du classement) et 14 points chez les sympathisants UMP, à 68 % d'opinion favorable (3e du classement).

L'opinion semble ainsi se ranger à l'avis présidentiel, puisque jeudi, au cours de Paroles de Français, Sarkozy a apporté un soutien sans faille à Fillon. En revanche, à propos des vacances de MAM, il a lâché : "Sans doute, si nous en avions parlé, Michèle Alliot-Marie et moi, nous aurions convenu que ce n'était pas la meilleure idée que d'aller en Tunisie"...

À noter que pour son premier mois au classement en tant que présidente du Front national, Marine Le Pen gagne trois points d'opinion favorable chez l'ensemble des Français, à 29 % (28e position). Mais elle est surtout la personnalité qui enregistre la plus forte hausse chez les sympathisants UMP : + 11 points, à 39 % d'opinion favorable (20e du classement).

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Cambadélsi a osé le dire; les Français ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas !

DSK, "c'est pas la gauche caviar, c'est plutôt la gauche couscous"

lepoint.fr

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DSK, "c'est pas la gauche caviar, c'est plutôt la gauche couscous"

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS proche de Dominique Strauss-Kahn, a jugé mardi que le patron du FMI n'incarnait "pas la gauche caviar" mais plutôt "la gauche couscous".

Interrogé sur France Inter par un auditeur à propos des revenus élevés du président du FMI, le député PS a répondu: "Vous savez, Dominique Strauss-Kahn, c'est pas la gauche caviar, ce serait plutôt la gauche couscous. On mange plus de couscous à Sarcelles qu'à Neuilly", en référence à la ville populaire du Val d'Oise en banlieue parisienne, dont DSK a été le maire.

"On ne peut pas dire que des hommes et des femmes qui gagnent de l'argent, qui ont des responsabilités à l'échelle internationale sont incapables de comprendre la situation française et la situation des Français. C'est pas très compliqué, ça n'a pas beaucoup changé depuis cinq ans, ça s'est aggravé" a ajouté M. Cambadélis.

Ce dernier trouve "remarquable que DSK ait réussi à faire évoluer le FMI comme un organisme régulateur".

Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, avait déclaré dimanche qu'il doutait de la capacité de Dominique Strauss-Kahn, qui incarne à ses yeux une "gauche ultra caviar", à "rassembler son propre camp" s'il se portait candidat à la présidentielle.

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