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jeudi, 19 décembre 2013

la sncm doit survivre !

Stéphane Ravier accueillera dans son blog les notes, articles et argumentaires de personnes qualifiées pour traiter de certaines questions. Nous inaugurons aujourd'hui cette rubrique par un article d'un cadre de la SNCM, entreprise menacée par la dictature supranationale et ultralibérale européenne érigée par la classe politique l'UMPS.


Au titre d'une concurrence utopique qui se voudrait libre et loyale, la SNCM, compagnie maritime employant selon les flux saisonniers de 2000 à 2800 salariés, est condamnée par la commission européenne des technocrates de Bruxelles à rembourser la somme considérable de 440 millions d'euros d'aides publiques, ces dernières étant jugées illégalement perçues par la compagnie maritime, dans le cadre de sa dernière délégation de service public.


La SNCM est pourtant une compagnie viable, malgré un déficit budgétaire actuel faible de 13 Millions d'euros comparé à son chiffre d'affaires de 300 Millions d'euros, et qui peut être résorbé par une stratégie commerciale dynamique.

Cependant une grave menace de dépôt de bilan plane sur elle à cause de la condamnation technocratique bruxelloise à payer cette amende considérable. Celle-ci entraînerait la liquidation pure et simple  de l'entreprise ou, au mieux, la conservation de 4 navires sur 8 et la perte de près de 1500 emplois.

A l'origine entreprise d'Etat jusqu'en 2006, la SNCM est dotée  aujourd'hui d'un capital détenu en majorité à 66 % par Transdev, filiale de Véolia, puis par l'Etat (25%) et par les salariés (9%).


Subissant comme toutes les entreprises françaises le système ultra libéral de concurrence déloyale de la mondialisation, la SNCM et la CMN, qui emploient des officiers et équipages sous le statut du pavillon français, doivent déjà faire face à une concurrence intra-européenne féroce de la part de la compagnie italienne low cost Corsica Ferries, ainsi que d'autres compagnies étrangères comme Moby Lines, et bientôt LD Lines employant des équipages originaires d'Europe de l'Est ou d'Asie du Sud-Est.

Toutes souhaitent s'emparer, à l'instar de Corsica Ferries du marché présent sur l'ensemble de la façade littorale française de Méditerranée, au départ des ports de Marseille, Nice et Toulon.

Ecrasée par un Etat entièrement soumis aux exigences européennes, la direction de l'entreprise sous la pression des actionnaires privés, prépare déjà un nouveau "pacte social" qui est en réalité un nouveau plan d'austérité pour les salariés, en attendant les licenciements définitifs, si l'entreprise se voit liquidée de force. On comprend que Véolia, avec cette nouvelle dette de 440 millions d'euros infligée arbitrairement par l'Europe, cherche à fuir l'entreprise qui risque de se retrouver sans
repreneur.


Pour sauver la SNCM et ses 2000 emplois, il est nécessaire que le gouvernement français retrouve au plus vite la plénitude de ses prérogatives, c'est-à-dire qu'il se libère de la tutelle mortifère de Bruxelles, comme le préconise le Front National.

                                                                                                                 

  Un cadre de la SNCM

Commentaires

cette europe nous fracasse il faut en sortir mais comment faire ? je ne comprend pas comment une compagnie etrangére battant pavillon étranger peut effectuer les trajet France métrop et France corse? que l on m explique je soutien les compagnie francaise.

Écrit par : parisot | vendredi, 20 décembre 2013

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