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vendredi, 23 août 2013

Le Ministre a parlé, les crapules ont tiré. Une fois de plus...

Marignane : tué par balles après avoir tenté de stopper deux braqueurs

laprovence

 
Marignane / Publié le vendredi 23 août 2013 à 07H07
 

Un homme âgé de 61 ans a reçu, en pleine rue, une - ou plusieurs - balles de fusil à pompe, à bout portant, le blessant mortellement à l'abdomen et dans la cuisse

                
C'est dans la rue Alderic-Bernard, à la hauteur du Parc Perrussons, que la victime s'est fait tirer dessus par les braqueurs.

Dernière info, 15h20 : une marche blanche sera organisée en mémoire de Jacques Blondel, le sexagénaire décédé, lundi à 18 h. Elle partira depuis l'avenue Mermoz, devant le tabac qui a été braqué, pour se terminer au Parc Perrussons, là où l'homme a été abattu.

13h : le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé vendredi que la mort à Marignane d'un retraité qui tentait d'intercepter des braqueurs devait "provoquer le réveil des esprits et des consciences face à cette violence".

En marge d'une cérémonie organisée pour le 69e anniversaire de la Libération de Paris, le ministre a rendu hommage au "courage" de cet homme de 61 ans qui a été abattu.

11h45 :
le maire de la commune de Marigane, Eric Le Dissès, a décidé de mettre en berne les drapeaux sur le fronton de la mairie. Ce matin, tout le quartier s'est réveillé encore sous le choc.

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"J'ai entendu le scooter tomber. Je suis sortie sur mon balcon, et là, j'ai vu l'homme se faire tirer dessus."
La voix remplie d'émotions, cette habitante du parc Perrussons a encore du mal à raconter la scène à laquelle elle vient d'assister, et qui a mis toute la résidence en émoi, hier, en fin d'après-midi.

Un homme âgé de 61 ans a reçu, en pleine rue, une - ou plusieurs - balles de fusil à pompe, à bout portant, le blessant mortellement à l'abdomen et dans la cuisse. Des coups de canon tirés par deux individus qui venaient de commettre un braquage, quelques instants plus tôt, dans un tabac situé sur l'avenue Jean-Mermoz.

Le fusil bien en vue sur le dos d'un malfaiteur

Après avoir menacé, à l'aide dudit fusil, les gérants du tabac, les deux hommes, qui seraient âgés d'une vingtaine d'années, ont pris la fuite sur un scooter, emportant sur leur dos deux sacs remplis de cartouches de cigarettes, et un peu de numéraire. Et surtout, avec l'arme bien en vue.

C'est lorsqu'ils se sont arrêtés, quelques centaines de mètres plus loin, dans la résidence du parc Perrussons, que le sexagénaire a croisé leur route. Et, voyant l'arme bien visible et les sacs sur le dos des malfaiteurs, il aurait sans doute compris ce qui venait de se produire, et aurait décidé d'intervenir. Selon certains témoins, il aurait foncé avec sa voiture sur le deux-roues, faisant tomber au sol les deux jeunes. Il serait ensuite sorti, avec une bombe lacrymogène à la main, pour tenter de neutraliser les braqueurs. Mais ceux-ci ne se sont pas laissés faire. Et si certains avancent qu'une bagarre aurait éclaté, les malfaiteurs n'ont pas hésité à tirer, à bout portant, sur le sexagénaire.

Touché à l'abdomen et à la cuisse, il a été rapidement pris en charge par les pompiers, qui l'ont transporté vers la clinique de Marignane. Avant de le déplacer vers l'hôpital Nord de Marseille, où il a succombé à ses blessures hier soir.

Les deux braqueurs ont très vite pris la fuite en direction de Vitrolles, abandonnant sur place une partie de leur butin, en l'occurrence un sac de cartouches de cigarettes et des pièces de monnaie. Ils ont été pris en chasse par le Groupe de sécurité et de proximité (GSP) de Vitrolles, au niveau de la RD9.

La course-poursuite s'est terminée quelques minutes plus tard dans la cité du Rocher, plus précisément près du quartier de la Petite Garrigue. Les deux individus ont lâché le deux-roues, le fusil et le deuxième sac, contenant le reste de leur butin, au niveau de l'avenue des Salyens, et ont tenté de prendre la fuite à pied. L'un des deux a été rapidement appréhendé par les hommes du GSP. L'autre est toujours en fuite, et est activement recherché.

L'enquête a été confiée par le parquet à la police judiciaire de Marseille. Le commissaire Destampes, chef du district adjointe d'Aix-Vitrolles-Marignane, s'est rendue sur les lieux pour faire les premières constatations. Éric le Dissès, le maire, était également sur place. L'occasion pour lui, mais aussi pour les nombreux riverains, d'exprimer leur ras-le-bol.

"Il faut envoyer l'armée", répétera plusieurs fois le premier magistrat, visiblement ému. Comme tous les témoins de la terrible scène du parc Perrussons...

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