Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 21 août 2013

Et pendant ce temps Gaudin respire le bon air breton...

Marseille : pourquoi les armes ne sont pas près de se taire

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 21 AOÛT 2013 laprovence
 

Les opérations antistupéfiants augmentent bien plus le risque d'assassinats liés aux trafics

 

Ce n'est pas qu'un argument en faveur du ministre de l'Intérieur. Plutôt une théorie que la plupart des policiers, favorables ou non à la politique de Manuel Valls, vérifient sur les terres exploitées par les dealers. Oui, l'action forte dirigée contre les trafics de drogue, dans les Zones de sécurité prioritaires (ZSP), durcit les rapports entre bandes rivales et conduit à des règlements de comptes qui ne se seraient sans doute pas produits en d'autres temps. 

Traduction : les opérations antistupéfiants menées depuis un peu moins d'un an dans les quartiers sensibles réduisent, un peu, le volume des transactions de cannabis ou de coke et permettent de freiner l'économie souterraine, mais augmentent bien plus le risque d'assassinats liés aux trafics. Des faits qui marquent l'opinion et qui peuvent laisser imaginer, au terme d'une analyse trop rapide, que l'action de la police ne sert à rien. 

En s'attaquant frontalement au marché de la drogue, les policiers savent qu'ils vont passer encore plusieurs mois, voire plusieurs années très difficiles. Il leur faudra beaucoup de pédagogie pour poursuivre cette méthode. 

Jusqu'à quand ? Combien de temps acceptera-t-on de voir des enfants des quartiers sacrifiés sur l'autel de la délinquance et de l'argent facile ? Les résultats des prochains scrutins livreront une première partie de la réponse. La suite ne sera qu'une question de courage politique.

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.