Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 23 juillet 2013

Le Tribun rugit toujours !

Le Point.fr - Publié le 23/07/2013 

Le président d'honneur du FN interpelle Hollande et revient sur les incidents de Brétigny et de Trappes pour dénoncer "l'incapacité" du gouvernement.

Jean-Marie Le Pen dans le bureau de sa villa, au parc de Montretout, à Saint-Cloud.Jean-Marie Le Pen dans le bureau de sa villa, au parc de Montretout, à Saint-Cloud. © BERTRAND GUAY / AFP

Propos recueillis par 

Le président d'honneur du FN et député européen Jean-Marie Le Pen interpelle François Hollande et revient sur les incidents de Brétigny-sur-Orge et de Trappes pour dénoncer "l'incapacité" du gouvernement. Il juge aussi que l'UMP s'est abaissée à faire "la manche" en lançant une grande souscription nationale pour combler ses dettes"Je suis un diseur de vérité, je suis le tribun du peuple", revendique le vieux chef frontiste de 85 ans.

Le Point.fr : François Hollande a reçu lundi soir les leaders de la majorité à l'Élysée. Sort-il de son rôle présidentiel ?

Jean-Marie Le Pen : Personnellement, je pense que non, mais lui devait le croire puisqu'il avait pris l'engagement de ne jamais les rencontrer. Ce n'est pas sa seule promesse de président qu'il a trahie ! En fait, le président de la République est le véritable chef du gouvernement comme il l'était d'ailleurs sous Nicolas Sarkozy et sous ses prédécesseurs. Il y a une fiction qui est celle du Premier ministre, lequel est en fait l'exécutant des ordres du président. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus !

Qu'est-ce qui vous inquiète donc tant ?

Ce qui m'inquiète, ce sont les discours qui se substituent aux actes de gouvernement. Et c'est illustré de façon emblématique par M. Valls (ministre de l'Intérieur, NDLR) qui profite de tout désordre, c'est-à-dire de dysfonctionnements de son service, pour faire une leçon de morale et une mise en scène de sa propre personne afin de se présenter en un homme énergique et déterminé. 

Selon vous, les violences urbaines à Trappes ont été mal gérées ?

Je ne sais pas si cela a été mal géré. Ce que je sais, c'est que dans cette affaire comme dans celle dudéraillement du train à Brétigny-sur-Orge, on ne nous dit pas la vérité : on cherche à masquer les choses. Il y a au minimum une édulcoration, quand ce n'est pas une censure complète. Prenons l'exemple de l'histoire de l'éclisse : tous les gens de bon sens se sont demandé comment une éclisse tenue par quatre boulons pouvait se déboulonner toute seule ! Mais l'hypothèse du sabotage a été écartée. Je crois comprendre pourquoi : c'est parce que l'on craignait d'affoler les populations. On ment ! Ensuite, on a masqué une chose beaucoup plus grave : l'agression des forces de secours et des blessés ou même des morts pour les dépouiller. C'est un témoignage d'un niveau de barbarie qui, chez nous, est exceptionnel. Le gouvernement se rend compte qu'il ne maîtrise pas la situation et il serait surtout dans l'incapacité de la maîtriser si elle s'aggravait. C'est pourtant le rôle du pouvoir que de prévoir et d'imaginer toutes les situations possibles et dangereuses. 

De quoi voulez-vous parler ?

Toutes les conditions sont réunies pour de nouveaux affrontements dans les banlieues, comme en 2005 : le nombre d'immigrés a augmenté et la crise s'est aggravée. Nous serions alors dans une extrême difficulté pour maintenir l'ordre. Finalement, le modèle d'intégration français n'a jamais fonctionné puisque cela n'était pas possible dans un cadre d'immigration massive. Pour faire des Français complets - et pas seulement des Français de papier -, certaines conditions doivent être réunies : il faut le désir de devenir Français, un meilleur enseignement, le service militaire et du travail. Or, aujourd'hui, l'enseignement français incline les immigrés à penser qu'ils ont plus de droits que de devoirs et enseigne un mépris de la culture française et de son histoire. Et le communautarisme s'est installé en France : des petits-enfants naissent qui ne se considéreront pas comme des Français. 

Par conséquent, continuer une politique d'immigration massive en sachant qu'on n'avait pas les moyens d'intégrer ces gens-là, c'était admettre ipso facto l'idée qu'ils s'organiseraient eux-mêmes en communautarisme. La responsabilité des gouvernements qui se sont succédé depuis quarante ans est écrasante et criminelle. Et cela continue car M. Hollande poursuit la politique de M. Sarkozy qui continuait celle de M. Chirac, lequel continuait celle de M. Mitterrand. Mais il y a un phénomène qui va peut-être ouvrir les yeux des Français : c'est l'immigration massive des Roms, prévisible et probable si la Bulgarie et la Roumanie entrent dans l'espace Schengen. 

Manuel Valls a mis en garde contre "des mots dangereux pour la cohésion de la nation". Selon vous, ce danger existe-t-il ?

Non, toute vérité est bonne à dire même si elle est désagréable à entendre. C'est la condition élémentaire de la démocratie. On ne peut pas juger d'une situation, ni déterminer une politique si on masque au peuple la réalité des choses. Moi, j'ai dit que la présence des Roms était urticante et odorante. Cela a été un tollé épouvantable ! Je renvoie bien sûr ces cuistres à l'étude du Larousse pour qu'ils regardent la différence qui existe entre odorant et malodorant. Quand vous portez un jugement, quel qu'il soit, vous êtes soupçonné de racisme, défini comme le crime absolu. Quelle que soit la phrase que vous ayez dite, elle tombe sous la définition d'incitation à la haine raciale. Moi je suis un diseur de vérité, je suis le tribun du peuple. Je dis ce que je vois. Et l'opinion est en train d'en prendre conscience. L'essentiel de la dédiabolisation du FN tient à ce fait : les gens se disent : "Le Pen avait raison alors qu'on nous a dit que c'était un fasciste, un extrémiste." 

Le gouvernement prépare de nouvelles mesures de rigueur via des hausses d'impôts et une réduction des dépenses. Cela est-il inéluctable ? 

Nous avons passé de loin la barre de l'imposition ! Il y a trop d'impôt en France ! C'est donc dans les dépenses qu'il faut trancher. Le gouvernement n'y arrivera pas tant qu'il ne touchera pas à la politique d'immigration. 

Le Sarkothon a déjà recueilli 7 millions d'euros pour combler la dette de l'UMP et le parti revendique 40 000 adhérents. Ne vous en déplaise, l'UMP n'est pas morte...

Le FN lui aussi a eu une dette de 10 millions d'euros. Et même s'il n'avait pas les capacités contributives de l'UMP, le FN, lui, n'a pas fait la manche. Il a payé en vendant ses biens. Mais si gogo est content de payer pour l'UMP... 

Publié dans Blog | Commentaires (1) |  Facebook | | |

Commentaires

toujours excellent mon "vieux chef"!

Écrit par : martin | mercredi, 24 juillet 2013

Les commentaires sont fermés.