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vendredi, 05 juillet 2013

De l'argent sale certes, mais certifié halal !

Un boucher de Marseille soupçonné de blanchiment

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE VENDREDI 05 JUILLET 2013laprovence
 

Une vaste escroquerie aux crédits immobiliers vient d'être mise au jour.

 

L'enquête a été menée dans le plus grand secret depuis deux ans par la Division économique et financière de la police judiciaire de Marseille. Et pour cause ! Un boucher bien connu du centre-ville, devenu marchand de biens, un courtier, des notaires, marseillais et parisien, ainsi qu'une dizaine d'autres personnes sont soupçonnés d'avoir organisé un vaste réseau de blanchiment d'argent grâce à l'achat de biens immobiliers acquis frauduleusement.

La réputation de pouvoir obtenir très facilement des crédits bancaires

Ce dossier tentaculaire débute, sur le plan judiciaire, en 2011. Les enquêteurs de la Division économique et financière avaient recueilli plusieurs renseignements assurant qu'Abdelkader El Keurti, un des fils de la célèbre famille de bouchers de Noailles, avait acquis, en quelques années, la réputation de pouvoir obtenir très facilement des crédits bancaires.

Une information judiciaire est ouverte en mars 2012 auprès d'un magistrat instructeur du TGI de Marseille et quelques mois plus tard, onze personnes sont interpellées, dont l'ancien boucher. Mis en examen et écroué à la maison d'arrêt des Baumettes en décembre dernier, Abdelkader El Keurti se voit reprocher une kyrielle d'infractions : "escroquerie en bande organisée", "blanchiment", "faux et usage de faux", "association de malfaiteurs"...

En deux ans d'investigations, les enquêteurs auraient acquis la conviction que cet homme de 35 ans, plutôt discret, propriétaire d'une magnifique villa au coeur du très chic parc Talabot (7e), avait eu l'ingénieuse idée de blanchir de l'argent grâce à de subtiles mais frauduleuses transactions immobilières.

D'abord "artisanale", sa combine aurait très vite été "industrialisée" et mise au profit de "connaissances", dont certains braqueurs chevronnés du centre-ville ou des trafiquants de stups désireux de "laver" leur agent sale.

"Les prête-noms étaient de vraies personnes dont la situation financière était falsifiée ou carrément des identités inventées"

Le mécanisme était sensiblement toujours identique : à partir de prête-noms, et grâce à la complicité d'un courtier, il parvenait à obtenir de crédits immobiliers auprès de plusieurs banques de la région. "Les prête-noms étaient de vraies personnes dont la situation financière était falsifiée ou carrément des identités inventées", précise une source proche de l'enquête.

Pour gérer l'ensemble de ces transactions douteuses, plusieurs Sociétés civiles immobilières (SCI) avaient été montées. Les unes achetant les biens vendus par d'autres, grâce à l'aide de notaires peu scrupuleux. Une petite bascule qui lui octroyait de généreuses plus-values. Un squat de Marignane acheté environ 100 000 € aurait été revendu cinq fois plus cher !

En l'état de leurs investigations, les enquêteurs auraient recensé une dizaine de biens acquis frauduleusement, principalement dans le centre-ville et les quartiers Nord de Marseille. Ce qui représenterait un patrimoine estimé à 10 millions d'euros environ...

L'astucieuse combine, mise en place dès 2006 selon les enquêteurs, aurait tellement été juteuse que l'ancien boucher reconverti dans les affaires n'aurait pas hésité à en faire profiter "certains amis", en leur vendant "le kit complet" pour monter de faux dossiers de crédit...

En mars dernier, deux notaires marseillais ont été interpellés, mis en examen pour "complicité" et placés sous contrôle judiciaire. Trois mois plus tard, c'est à Paris que les enquêteurs procédaient à l'arrestation d'un autre notaire et d'un agent immobilier. Ce dernier, originaire de Marseille, a été écroué. Il lui est reproché d'avoir eu un rôle actif dans les montages financiers.

Pour l'heure, quinze personnes ont été mises en examen. D'autres interpellations pourraient avoir lieu dans les mois à venir.


La réaction de l'avocat

Contacté hier par téléphone, Me Bruno Rebstock, l'avocat aixois d'Abdelkader El Keurti, affirme que son client "conteste farouchement être à l'origine de ces montages". ²S'il ne nie pas que son client, ancien boucher, "s'était lancé depuis quelques années dans l'immobilier", il réfute catégoriquement la qualification de"blanchiment". "En faveur du banditisme marseillais ? Une rumeur !, martèle l'avocat. Il a pu, par le relationnel qui est le sien, mettre en contact certaines personnes. Il tenait une boucherie bien connue à Marseille. Il voyait beaucoup de monde. Il n'est pas comptable dupedigree des clients de son commerce. Marseille c'est Marseille !""C'est vrai qu'il a certaines connaissances. Il s'intéressait de près à leur défense. Mais de là à blanchir l'argent de la drogue... Il n'y a rien de tout cela dans le dossier, note un autre proche de l'affaire. Il est propriétaire d'une belle maison. Mais il est surendetté ! On patauge surtout dans la médiocrité." "On est bien loin des 10 millions d'euros de patrimoine !, assure Me Bruno Rebstock. Ce dossier est très complexe. Il y a eu beaucoup de dossiers de financement. On lui reproche d'avoir monté des dossiers avec des identités ou des situations fictives. Mais le préjudice est virtuel. Les banques n'ont pas perdu d'argent. Les crédits ont été payés. Les banques ont été remboursées." Selon l'avocat aixois, Abdelkader El Keurti, incarcéré depuis plus de six mois vivrait"très mal sa détention". "Il n'a tué personne !", s'indigne Me Bruno Rebstock. En mai dernier, sa demande de mise en liberté a été refusée.

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Commentaires

Ça suffit, notre pays est en plein délire! Alors que d'un côté il y a un laxisme juridique historique, de l'autre on fait taire certains politiques et on bâillonne les journalistes de façon à ce que l'information aille dans le sens de la politique qui est menée.
Il faut que tout cela cesse, et que les Français fassent le bon choix lors des prochaines municipales afin que, enfin, nous puissions peser dans la vie politique de notre pays.

Écrit par : Henaut | dimanche, 07 juillet 2013

Tous se que la justice entreprend n'est pas toujours exacte l'erreur judicière est souvent présenté malheureusement cette injustice s'acharne beaucoup sur les maghrébin.Vos commentaire raciste vous pouvez vous les gardez le pays ne changera certainement pas de cette façon.



Un proche du grand et très important MR.Dakakine.
PS:Il faut connaître les gens avant de les juger.

Écrit par : Ilhan | dimanche, 25 mai 2014

Les commentaires sont fermés.