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mardi, 25 juin 2013

La Rose du 13, la seule rose qui sent la mer.. !

Le Point.fr - Publié le 25/06/2013 à 16:48

Qu'ils soient de gauche ou de droite, les barons des Bouches-du-Rhône sont dans le collimateur de la justice. À moins de 10 mois des municipales.

Jean-Noël Guérini en 2011.Jean-Noël Guérini en 2011. © Karine Villalonga / Sipa

Le sort des élections dans les deux premières villes des Bouches-du-Rhône se joue-t-il dans le bureau des magistrats ? Après l'élimination à Marseille d'un Jean-Noël Guérini, presque tombeur de la citadelle Gaudin en 2008, et après celle de l'Aixois Jean-David Ciot, premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, mis en examen en mars dernier (pour avoir bénéficié d'un licenciement de complaisance accordé par Guérini, dont il était le directeur de cabinet jusqu'au printemps 2011), un autre poids lourd du socialisme provençal joue son avenir politique dans le cabinet du juge Charles Duchaine : le conseiller général socialiste des Bouches-du-Rhône Alexandre Medvedowsky. 

Un calendrier judiciaire qui semble tricoter et détricoter les espérances politiques locales. À ce tableau, il convient en effet d'ajouter les noms de la députée socialiste marseillaise Sylvie Andrieux, qui a fait appel de sa condamnation à un an de prison ferme en mai dernier dans une affaire de subventions au bénéfice de fausses associations, et de l'UMP Maryse Joissains, après la perquisition de la mairie d'Aix par la brigade financière le 11 juin dernier dans une enquête portant sur des soupçons de favoritisme en faveur de proches, employés municipaux.

Guérini "effaré"

Ce vendredi donc, Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, sera confronté à sa demande au conseiller général socialiste Alexandre Medvedowsky, dans le bureau du juge Duchaine à 9 heures. C'est la troisième fois que Medvedowsky est auditionné dans le dossier des marchés publics du département, qui empoisonne la vie du PS. Le 3 juin dernier, Guérini était déjà dans ce même bureau. Après avoir fait patienter la force invitante deux grosses heures pour cause de visite médicale, le sénateur avait lu une déclaration préalablement rédigée. Dans ce document, que Le Point.fr a pu consulter, il se déclarait "effaré", dénonçant une "tenaille judiciaire" : "Vous vous arrogez le droit de juger et d'interpréter l'action politique, ce qui n'est pas dans vos prérogatives", lançait-il au juge Duchaine. Et encore : "Vous qualifiez, requalifiez, surajoutez." Guérini avait ensuite refusé de répondre aux questions du magistrat. Insuffisant pour éviter une troisième mise en examen, notamment pour "association de malfaiteurs". Cette mesure était en partie motivée par les pressions exercées en 2009 par son frère sur la direction du Technopôle de l'Arbois.

L'agenda du juge Duchaine

En fin de semaine dernière, cette fois sur le terrain politique, l'Aixois Medvedowsky avait invité la presse pour annoncer qu'il ne s'interdisait rien pour le scrutin de mars 2014, mais refusait de participer aux primaires socialistes, réduites, selon lui, à une bataille de besogneux organisée dans des conditions empêchant de mettre sur orbite un leadership solide. Il y a quelques mois, le même avait pourtant appelé de ses voeux ces mêmes primaires. Comprenne qui pourra. À moins que ce curieux pas de deux soit à mettre sur le compte de l'agenda judiciaire. Medvedowsky redoute-t-il cette confrontation - autrement dit une éventuelle mise en examen - qui aurait pour conséquence de l'exclure du jeu des municipales ? Joint par Le Point.fr, le conseiller d'État se dit "très tranquille". Précisant ceci : "Quand notre calendrier a été déterminé, je ne connaissais pas l'agenda (de Duchaine, NDLR)." Dans ce dossier, le conseiller municipal et communautaire bénéficie, à ce stade, du statut de témoin assisté.

Ce vendredi, après le rendez-vous judiciaire, Medvedowsky retrouvera François-Xavier de Peretti, président de L'union pour Aix, et Stéphane Salord (Génération écologie), afin d'annoncer lors d'un meeting qui prendra la tête de la liste commune pour mener la bataille de mars 2014. Or, d'après nos informations, ce ne sera pas Medvedowsky, mais de Peretti. L'ancien candidat de 2008 (et 2009, l'élection ayant été invalidée) apparaissait pourtant - l'hypothèse Ciot réglée - comme le leader naturel de la gauche. À croire que la menace représentée par le juge marseillais - et les développements de l'affaire Guérini - aura aussi pesé. Une fois encore...

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