Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 01 juin 2013

La grande mosquée de Gaudin s'effondre: Luttes internes, rivalités étrangères et détournements de dons supposés: Mektoub !

Marseille : grande mosquée ou grand fiasco ?

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE JEUDI 30 MAI 2013laprovence
 

L'argent manque et la brigade financière a mis le nez dans les comptes

pose 1-re pierre mosqu-e-1.jpg

Caselli, Vauzelle, Guérini et Gaudin bien sûr:

ils y étaient tous car tous y étaient favorables ! Ndlr

Maxime Repaux est un grand optimiste. Maxime Repaux, c'est l'architecte qui doit bâtir la grande mosquée de Marseille, à Saint-Louis (15e). Les responsables du dossier lui ont annoncé qu'il poserait un bout de pierre symbolique dans quelques jours. Que le projet était sur les rails. Et que le Qatar allait mettre la main à la poche.

Pourtant, la grande mosquée est aujourd'hui une coquille vide, un projet que beaucoup disent enterré. Pas d'argent. Pire. Les policiers de la brigade financière ont mis le nez dans les comptes de l'association "La mosquée de Marseille" en charge du dossier, présidée par l'imam Ghoul.

Comment en est-on arrivé là ?

Retour au printemps 2010.

À cette époque, après que le maire eut cédé un terrain dans les anciens abattoirs de St-Louis, élus et diplomates se pressent sur le site où se déroule la cérémonie de pose de la première pierre. Ce jour-là, c'est Nourredine Cheikh qui préside l'association "La mosquée de Marseille".

Manifestement, cette mosquée, qui doit être uniquement financée par des dons (on cherche 22 M€), est sur la bonne voie. L'ambassadeur d'Algérie, accompagné du recteur de la grande mosquée de Paris, laisse entendre que son pays se montrera généreux. On parle de 7 M€.

On assure qu'ensuite les autres pays musulmans paieront. Et on estime que fin 2012, le bâtiment sera livré : une grande mosquée de 2 500 m², pour 5 000 fidèles, entouré d'un amphi, d'une école coranique, d'un restaurant...

L'ambiance est alors à l'optimisme

Mais le séisme couve. Au sein de l'association, certains parlent de manque de transparence, Fatima Orsatelli notamment, conseillère régionale PS, soutenue par Michel Vauzelle. On dénonce aussi la mainmise de la mairie sur le projet. Alors, avec l'imam Ghoul, Fatima Orsatelli fait campagne auprès des membres de l'association pour qu'aux élections de juin, Nourredine Cheikh soit écarté. Ce sera le cas.

L'imam Ghoul devient président de l'association "La mosquée de Marseille" à la fin de l'été 2010.

Il s'empare donc du projet.

Mais, trois ans après, la mosquée reste un mirage. Il y a eu des recours pour une affaire de parking, qui ont retardé le projet. Mais cela n'explique pas tout.

Alors, d'où vient le blocage ?

L'Algérie a vite tiré le frein à main, la gestion de la nouvelle association "manquant de clarté" selon les propres termes du vice-consul d'Algérie recueillis en janvier dernier. Ironie de l'histoire : on reproche à l'imam Ghoul ce que lui-même reprochait à Nourredine Cheikh.

Sauf que ce dernier semblait avoir mis le projet sur les rails. Puis, l'imam Ghoul est catalogué "homme du Maroc", ce qui déplairait fortement à l'Algérie.

Une chose est sûre : au sein de l'association, c'est la débandade. Le trésorier démissionne. Un autre membre du bureau explique : "Moi je n'ai plus aucun contact. Je me suis retiré du projet. On a affaire à des incompétents".

Puis survient l'affaire des plaintes 

Si aucun gros don ne parvient à l'association (en dehors d'un chèque du président du Sénégal et un autre de la communauté comorienne), des particuliers "cassent la tirelire". Oui mais voilà. Des membres du bureau estiment "qu'il n'y a pas de transparence dans la commission de collecte." Problème de clarté encore. Des dons ont-ils été détournés ? Plainte est déposée.

La brigade financière met le nez dans les comptes et entend plusieurs acteurs du dossier. Un lourd climat de suspicion règne sur l'association. La mosquée semble s'écrouler avant même de naître. Pourtant, Maxime Repaux, qui a conçu un beau projet, se prépare à poser un prototype de façade de 3,5 m sur 5. "De la poudre aux yeux", assure-t-on dans l'entourage du maire.

Quant au Qatar, pas l'ombre d'un émir à l'horizon. De toute façon, en vertu d'une charte, il ne pourrait financer le projet qu'à hauteur de 20 %. Alors : Qatar or not Qatar ? Puis qui avec le Qatar ?

Contactés, l'imam Ghoul et Fatima Orsatelli n'ont pas jugé bon de répondre.

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.