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jeudi, 16 mai 2013

Caselli, (l'autre) candidat du système, par le système pour le système !

Primaire : Eugène Caselli fait des travaux sur les réseaux

Le président de la communauté urbaine lançait sa campagne au parc Chanot ce lundi soir devant un parterre de personnalités locales, politiques mais pas uniquement. Revue d'effectif non exhaustive.

MARSACTU  Merci à Simianais


Esther Griffe

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Avec des amies comme ça, Eugène n'a plus besoin d'ennemis ! ndlr


A l'entrée, elle fixe les pin's Caselli 2014 au revers de la veste d'un de ses amis. Dans le public, on ne voit qu'elle, pourtant placée haut dans les travées avec sa veste rose fluo. Pour le lancement de la candidature à la primaire socialiste d'Eugène Caselli, Sylvie Andrieux a tout fait pour signifier à l'assistance son soutien au président la communauté urbaine. La députée qui attend toujours le verdict dans son procès aura arraché une étreinte à son favori fendant la foule après son discours.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, si l'élue n'avait pas été placée au plus proche de la scène, elle fait bel et bien partie des désormais solides soutiens de Caselli. Avec le maire des 13e et 14e arrondissements, Garo Hovsepian et son premier adjoint, Stéphane Mari, qui arborent eux aussi les badges de la vedette du soir. Dans leurs sillages, de nombreux habitants de leur secteur ont fait le déplacement au palais des Congrès. "La force de ce soir, c'est que les gens viennent de partout. Les militants militent avec tous les candidats à la candidature", pondère la parlementaire des quartiers Nord.

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Même "Zorro" est venu soutenir Bernardo Caselli ! Ndlr

Horizons divers

Reste que l'exemple de l'équipe Andrieux correspond assez à la stratégie Caselli. "Le candidat Caselli, c'est un candidat sérieux, travailleur dont la voix porte et pas quelqu'un qui parle fort, un candidat qui veut rassembler. A mon âge, on ne va pas me changer", déclare l'intéressé. Et il faut avouer qu'il draine à ses côtés des personnalités d'horizons divers. Pour gagner, il mise sur les réseaux. A la communauté urbaine, il a organisé un réel rassemblement créant une proximité avec l'écologiste Pierre Semeriva et l'élu Modem Christophe Madrolle. Résultat pour ce meeting, les principales personnalités du Modem étaient présentes, des élus anciennement ou toujours proches de Jean-Noël Guérini comme Antoine Rouzaud (PRG), Christophe Masse ou Rebia Benarioua (PS) étaient étaient également dans le carré VIP. Michel Pezet comme à son habitude et des écolos ont eux passé une tête courtoise.

Ils y auront entrevu les autres réseaux mobilisés par Eugène Caselli. Le monde syndical est traditionnellement fortement lié au politique : Force ouvrière territoriaux avec qui les relations sont très cordiales à MPM avait mobilisé ses troupes. On aura noté ainsi la présence de son ancien secrétaire général, le toujours influent François Moscati et du délégué de la division de la propreté urbaine de MPM, Alain Nobili. Une autre tête connue émerge :  celle d'Alphonse Giovanini, le représentant du syndicat SGP police avait pris la tête du service d'ordre du meeting.

Bien sûr, ce choix de réseaux déjà en place a une contrepartie. Cette candidature ne sera pas celle de la rupture. Caselli a beau assurer qu'il "ne travaillera pas avec des élus condamnés" et promettre "transparence et équité" dans l'attribution des logements et des emplois publics, il doit aussi savoir ménager cet ensemble parfois hétéroclite. Le changement mais doucement.

"Chercher des voix au-delà du centre"

"Pour gagner, il faut remporter la majorité des secteurs. Caselli est le seul à pouvoir aller chercher des voix au centre... et au-delà", décrypte un de ses soutiens. Les orientations présentées visent pour la plupart une forme de consensus au-delà du clivage de l'électorat de gauche comme l'avait déjà exprimé Eugène Caselli sur Marsactu. Qu'on se le dise, Caselli est l'homme capable de faire asseoir sur scène le secrétaire CGT du CE de Fralib, entreprise dont il a racheté le terrain pour permettre à un projet de reprise de voir le jour, et le président de Cap au Nord entreprendre.

Le programme finalement présente peu d'aspérités avec trois de ses thématiques : Marseille rassemblée, Marseille apaisée, Marseille gouvernée. Eugène Caselli veut en vrac atteindre les 800 policiers municipaux, créer une école de l'art hip-hop, proposer 300 places de crèche supplémentaires par an, développer les transports doux, encourager la pratique du sport et la culture ou encore construire 2000 logements sociaux par an, soit un tiers de plus qu'à l'heure actuelle. Tout cela, explique-t-il, dans le but de "réconcilier le Marseille qui réussit et le Marseille des quartiers en crise économique, sociale et urbaine". Rien n'est encore publiquement chiffré, ce qui faisait dire à la sortie à un élu socialiste : "aujourd'hui, on rase gratis".

C'est au final le quatrième et dernier axe présenté qui dévoile une volonté affirmée. La métropole demain permettra de voir "Marseille pilotée". Création d'emplois, amélioration des transports, préservation des zones franches urbaines, Aix-Marseille Provence aura pour mission d'y remédier plutôt que la mairie. Et pour la mener à bien, Caselli souhaite l'élection des conseillers métropolitains au scrutin universel direct. Une opinion inédite qui tranche avec ce qu'il avait défendu jusque-là/ "En disant cela, je ne vais pas faire plaisir à tout le monde mais tant pis", constate-t-il. Ses amis marseillais devraient vite lui pardonner cette audace
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