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lundi, 01 avril 2013

Samia Ghali: De la jeune beur des quartiers à la "beurgeoisie" de Perier...

Samia Ghali, révolutionnaire

 

 Bakchich Info
Merci à Simianais 

Elle voudrait envoyer l'armée dans les cités, elle "comprend" les Marseillais qui pratiquent la chasse aux Roms: cette socialiste décomplexée gagne à être connue...

Figure socialiste locale, Samia Ghali n'avait jusqu'à présent pas eu les honneurs d'une polémique nationale. Trop discrète. Découverte par Patrick Mennucci, couvée et élevée au rang de sénatrice par Jean-Noël Guérini, la petit fille de la cité de Campagne-L'Evêque ( 15e arrondissement de Marseille) est pourtant élue municipale – sénatrice-maire d des XVe et XVIe arrondissement de la ville, sis dans les quartiers Nord - depuis 2001. D'un rare mutisme médiatique, dame Ghali présente également un CV judiciaire vierge, denrée prisée dans la classe politique marseillaise. Son patronyme a à peine été prononcé lors de l'enquête sur les subventions détournées du Conseil Régional, dont elle a été vice-présidente (1), pas même évoqué dans les dossiers Guernica-Guérini (2).

Même son activité au Sénat ne l'a pas fait remarquer. Une timidité quasi maladive, rompue à la faveur d'une belle et bonne déclaration : «Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d'abord. Et puis pour bloquer l'accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux, il faut tenir», a déclaré l'élue dans la Provence. 

L'armée au secours des cités pour ramener le calme. Une idée qui, si elle n'est pas neuve (3), a permis une entré fracassante de Ghali sur la scène politique nationale. 

 

 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, tout occupé à sa chasse aux Roms et étonné d'être débordé sur sa droite, a bondi. «Il est hors de question que l'armée puisse répondre à ces drames et à ces crimes. Il n'y a pas d'ennemi intérieur». Le président Hollande a remis une couche. «L'armée n'a pas sa place pour contrôler les quartiers». Quant aux socialistes marseillais, peu ont publiquement désavoué leur camarade. Signataire d'une motion commune (locale) avec la sénatrice, le revenant marseillais Jean-Pierre Mignard a émis le souhait que puisse être proclamé un «état d'urgence» et une «grande marche» contre la violence. Du révolutionnaire.

Dans les rangs policiers, un petit souffle de dépit a accompagné la sortie de la sénatrice. « Le ministre lui a rabattu le caquet tant mieux. On bosse, les services de renseignements et de police ont des résultats, qu'elle ne vienne pas jeter de l'huile sur le feu», soupire un haut flic.

Une vigie à 1,3 millions d'euros dans les beaux quartiers

Le discours de la sénatrice socialiste marque tout de même une belle évolution des élus marseillais. Après des mois à réclamer plus de policiers pour lutter contre les trafics, les voilà implorant les bidasses, demandant des check-points… «Et envoyer les paras ou la légion aussi non?» s'étouffe José Allégrini, ancien adjoint à la sécurité du maire Gaudin.

Sur les maux engendrant les trafics en revanche, pas un mot. Par exemple sur le chômage galopant dans les cités, ou la corruption du tissu associatif, qui fait le lit de la délinquance. 

Et, une fois de plus, les quartiers Nord de la ville sont ciblés, quand bien même les cités du Sud ne sont ni moins violentes, ni moins droguées. Pour acheter sa dose, nul besoin d'aller crapahuter sur la colline du Verduron, il suffit d'aller à Mazargues ou Bonneveine, qui ont également commencé à compter leur morts.

Un déploiement massif de l'armée serait néanmoins un spectacle marquant. Et sans doute réjouissant. À observer de loin. Par exemple depuis les riches collines du centre ville, entre le Roucas Blanc et Périer, où Samia Ghali et son époux ont acquis leur pied-à-terre contre la modeste somme de 1,35 millions d'euros. Pour bien cerner les soucis de Marseille, il faut savoir prendre de la hauteur. 

 

(1) Mis en examen dans ce dossier, son époux Franck Dumontel a finalement été blanchi.

(2) Son époux Franck Dumontel a été interrogé en tant que témoin dans le dossier

(3) Ségolène Royal l'a demandé avant elle

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