Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 05 mars 2013

Andrieux, Ciot, Guérini..Le PS marseillais tourne le 4ème volet de la saga du Parrain

Jean-Noël Guérini et Jean-David Ciot mis en examen

 
AIX-EN-PROVENCE MARSEILLE / PUBLIÉ LE MARDI 05 MARS 2013laprovence.com
 

L'affaire porte sur le détournement présumé de fonds publics lors du licenciement du CG13 de Jean-David Ciot, devenu depuis député d'Aix et patron de la Fédération PS 13.

Photo Patrick Nosetto
Jean-Noël Guérini (à gauche) - ici à la sortie du Palais de justice - a été mis en examen ce matin pour "détournement de fonds publics".

 

Mis à jour à 16h03. Après le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, mis en examen ce matin pour "détournement de fonds publics"c'est Jean-David Ciot, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône et député d'Aix, qui vient d'être mis en examenpour "recel de détournement de fonds publics".

Les deux hommes étaient convoqués par le juge Duchaine, qui a déjà mis en examen Jean-Noël Guérini en septembre 2011 dans un autre dossier (notamment pour "trafic d'influence"). L'affaire porte sur les circonstances du licenciement du cabinet de Jean-Noël Guérini mi-2011 de Jean-David Ciot. Les enquêteurs soupçonnent une décision de complaisance destinée à permettre à celui qui n'était pas encore parlementaire de toucher des indemnités de départ alors qu'il s'agissait en fait d'un dispositif lui permettant de prendre la tête de la Fédération PS des Bouches-du-Rhône comme le souhaitait Jean-Noël Guérini et de se présenter l'année suivante aux législatives.

Arrivé un peu avant 9 heures au Palais de justice de Marseille, le président du Conseil général était visiblement très irrité par ce nouveau rendez-vous avec le magistrat. Il était initialement prévu que cet interrogatoire de première comparution se déroule durant la première quinzaine de février mais il avait été reporté en raison de l'hospitalisation en urgence de Charles Duchaine pour une méningite virale.

Malgré sa mise en examen, Jean-Noël Guérini n'entend pas démissionner du Conseil général"Je resterai président jusqu'en 2015, a-t-il lancé à la presse. Et en 2015, je serai candidat à ma succession". L'élu socialiste a déploré que "le contradictoire, dans cette procédure pénale, n'existe que de façon timide" : "Je suis prêt à assumer mes responsabilités, toutes mes responsabilités, mais je veux le faire devant des juges responsables. Bien que présumé coupable par le juge, je suis innocent. J'ai le sentiment que l'institution judiciaire s'acharne".

Jean-David Ciot est quant à lui resté muet. Seul son avocat, Me Gaëtan Di Marino, a pris la parole à la sortie du tribunal. "Nous sommes à mille lieux d'un aspect pénal. Nous allons établir une note pour démontrer qu'il s'agit d'un problème administratif-social" a-t-il assuré.

MM. Guérini et Ciot ont été entendus l'année dernière par les gendarmes. Selon nos informations, Rémy Bargès qui était à l'époque le directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini a également été entendu comme témoin. Sa déposition a été très claire, puisqu'il a indiqué que Jean-Noël Guérini avait donné des instructions précises. Rémy Bargès a par ailleurs attesté de la réalité du travail de Jean-David Ciot, contrairement à ce qu'affirmait une lettre anonyme qui a provoqué l'ouverture de l'enquête confiée aux gendarmes.

Contacté par La Provence lorsque l'on a appris voici courant janvier que ce volet avait donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire pour "détournement de fonds publics" et "recel", Jean-David Ciot s'était dit "très surpris" : "J'irai voir le juge s'il veut me voir et je lui redirai ce que j'ai dit aux gendarmes, à savoir que tout est normal. J'ai reçu ce que prévoit la loi, soit trois mois de préavis et un mois de congés payés en retard".

France 3 avait révélé la semaine dernière que 60 000 euros ont été bloqués sur ses comptes bancaires, somme qui correspond à ses indemnités de licenciement et à ce qui lui a été versé durant sa période de chômage. Toujours la semaine dernière, Jean-Noël Guérini avait confirmé dans Le Journal du dimanche qu'il était attendu par le magistrat : "Je suis convoqué dans une dizaine de jours et quelles que soient les explications que j'apporterai, je crois que le juge veut me mettre en examen au terme d'une garde à vue, pour une affaire de licenciement abusif... Mais je sais que je suis innocent et que je n'ai jamais touché un centime".

Le président du CG 13 mélangeait en fait deux dossiers, celui du licenciement de Jean-David Ciot et l'enquête qui concerne notamment des pots-de-vin qui ont été versés par des entrepreneurs pour obtenir l'autorisation administrative d'ouvrir des maisons de retraite. C'est dans ce dernier volet que l'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini a été levée en décembre par le Sénat, le juge Duchaine souhaitant qu'il soit entendu dans le cadre d'une garde à vue.

Publié dans Blog | Commentaires (1) |  Facebook | | |

Commentaires

A signaler un article du Monde qui dresse un rapide tableau de l'influence conservée par Guerini et de ce que lui doivent les candidats PS. Il sera utile de leur rappeler le moment venu...

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/04/jean-noel-guerini-englue-dans-les-affaires-conserve-une-forte-influence-a-marseille_1842409_823448.html

Écrit par : simianais | mercredi, 06 mars 2013

Les commentaires sont fermés.