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samedi, 02 février 2013

Encore un peu d'savon !

Marseille : Marine Le Pen "crée la surprise"

 


La présidente du FN a visité hier la savonnerie du Fer à Cheval à Ste-Marthe

Publié le samedi 02 février 2013 laprovence.com

 
Marine Le Pen entourée de Stéphane Ravier (à g.) et de Bernard Demeure, Pdg de la savonnerie du Fer à Cheval, hier matin lors de la visite de l'usine à Sainte-Marthe.

Marine Le Pen entourée de Stéphane Ravier (à g.) et de Bernard Demeure, Pdg de la savonnerie du Fer à Cheval, hier matin lors de la visite de l'usine à Sainte-Marthe.

Photo Nicolas Vallauri

 

Le secret de la visite avait été bien gardé. Mieux que le processus de fabrication du savon de Marseille, maintes fois copié, tombé dans le domaine public, faute de label ou d'appellation contrôlée. Arrivée discrètement à Marignane à 9h30, hier, Marine Le Pen a emprunté une berline allemande immatriculée dans le Vaucluse, terre d'élection de sa nièce Marion. "Mais chez moi, je roule en Clio",pointe la présidente du Front national, venue défendre à la savonnerie du Fer à Cheval, à Sainte-Marthe (14e) "une industrie historique, un savoir-faire français et une identité. Sans compter les consommateurs floués. Il faut arrêter la concurrence déloyale, préserver notre patrimoine. Et le cas du savon de Marseille est particulièrement symbolique."

Créé en 1856, le Fer à Cheval ne tient plus que par quelques lambeaux de miracle. Mise en redressement judiciaire en octobre dernier, l'une des deux dernières grandes savonneries marseillaises a trois mois pour trouver un repreneur. "Tout seul, je n'y arriverai pas, explique Bernard Demeure, pdg de la Compagnie des Détergents du Savon de Marseille arrivé ici il y a dix ans. Notre activité poudre et pastilles est encore viable, mais pour le savon traditionnel... j'ai besoin d'aide ou on fermera."

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Déclaration prémonitoire, exposée dans la boutique de l'usine.

Photo SR


"Le savon ne fait pas de politique"

Dans l'usine de pierres et de rouille où 22 ouvriers produisent encore 1500 tonnes par an, les chaudrons où chauffe le savon plongent le visiteur au 19e siècle. Un temple de labeur aussi figé que les sculptures qui se dressent ici et là. Sur un mur, une Bonne mère jadis protectrice d'un volcan de soude, d'huile brûlante et d'hommes, veille désormais sur des fantômes. "J'ai beau interpeller les pouvoirs publics, reprend Bernard Demeure, on me répond qu'on n'intervient pas dans les entreprises privées. Alors je fais tout pour qu'on parle de nous. Aujourd'hui, c'est Marine Le Pen, demain ça sera peut être Mélenchon ou un autre. On peut me coller une étiquette, mais le savon ne fait pas de politique."

Posant volontiers avec des ouvriers, la présidente du FN, elle, sait qu'elle réalise un joli coup. "Montebourg fait la politique de la parole, de la promesse en marinière alors qu'il faut des actes. Les élus locaux se désintéressent de leur patrimoine industriel, ce que je n'accepte pas. On peut changer les choses avec une appellation géographique. L'Europe se moque de notre savoir-faire et privilégie la loi de la jungle. Mais s'il faut passer par là, faisons-le."

Un tour à la boutique, des savons offerts par Stéphane Ravier, le secrétaire départemental et puis s'en va. La semaine prochaine, Marine Le Pen poursuivra son tour "made in France" dans une foire agricole de l'Ouest.

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