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vendredi, 01 février 2013

La kalach ' ? C'est le nouveau Savon de Marseille des cités: Ca nettoie à fond !

Marseille : "On avait peur d'ouvrir la porte"

 


Nouveau symptôme aigu de la violence qui secoue toujours les cités, un homme a été blessé à la kalachnikov, hier matin
Le projectile a perforé le mur de béton. En arrière-plan, la cité La Solidarité d'où est originaire la victime.

laprovence.com 1/2/13

 

 

Un balai-brosse à la main, ils lavent à grandes eaux le chemin de béton rougi par le sang, qui serpente autour de la maison, en se remémorant les scènes terribles de la veille. L'image de cet homme ensanglanté, tambourinant à coups de poing sur les volets pour échapper aux tueurs, hante encore les habitants de la maison, avenue du Vallon Dol, dans le 15e arrondissement de Marseille.

Tentative de règlement de comptes ou intimidation criminelle, le banditisme de cité s'est encore invité dans l'actualité marseillaise, la nuit dernière. Après plusieurs semaines d'un calme relatif et le début des opérations de reconquête des quartiers sensibles, les kalachnikovs ont rouvert les hostilités.

Un enlèvement mais pour quel mobile ?

La victime, 26 ans, originaire de la cité La Solidarité (15e), toute proche, est tombée dans un guet-apens. Alors que le jeune homme descendait l'avenue au volant de sa Renault Clio, il a vu une BMW lui barrer la route et trois hommes en descendre brusquement. Au moins deux d'entre eux portaient un kalachnikov. Tétanisée, la victime a suivi du regard les malfaiteurs postés de chaque côté de son véhicule. À l'aide de la crosse de leurs armes, ils ont brisé les deux vitres à l'avant et ont ouvert les portes pour forcer le conducteur à descendre.

Selon la version que le blessé a livrée aux enquêteurs de la police judiciaire, il aurait ensuite été pris en poids par les suspects, qui ont tenté de le transférer dans le coffre de leur véhicule. Un enlèvement. Pour quel mobile ? Le garçon n'a rien révélé aux enquêteurs. Tout juste savent-ils de lui qu'il s'est déjà retrouvé au coeur d'une affaire de trafic de stupéfiants. Ceux qui ont tenté de le séquestrer ont bataillé pendant plusieurs secondes.

Quatre balles, dans les jambes et le bas du dos

Mais le jeune homme a fini par s'échapper. Et les coups de feu ont retenti. Plusieurs rafales, une trentaine de projectiles d'armes de guerre qui ont arrosé un très large périmètre. Le garçon a reçu quatre balles, dans les jambes et le bas du dos, puis a réussi à s'enfuir, sans que ses bourreaux ne décident de l'achever. Cent mètres plus haut, il s'est réfugié dans le jardin d'Antoine : "Il a tapé sur les volets mais on avait peur de lui ouvrir la porte. On avait entendu les coups de feu et on craignait qu'il y ait quelqu'un derrière".

Pendant dix minutes, l'homme a cogné contre les fenêtres closes, craignant que les tueurs ne reviennent l'éliminer. Il a finalement quitté les lieux, pour s'effondrer au milieu de la chaussée. Les marins pompiers ont pu lui venir en aide dix minutes plus tard. Son pronostic vital n'était pas engagé et il a pu répondre aux questions des enquêteurs quelques heures après.

Le 3 septembre dernier, le corps d'un jeune homme assassiné d'une balle dans la tête et carbonisé avait été retrouvé non loin de là, dans une maison abandonnée. Les investigations n'ont pas encore permis de faire un lien entre les deux affaires.

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