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dimanche, 27 janvier 2013

Muselier le flingué se veut Tonton flingueur...

A Marseille, Renaud Muselier joue à distribuer les cartes pour 2014



 

Publié le samedi 26 janvier 2013 

 

Aux voeux des 4e-5e, l'ancien député UMP a placé Bruno Gilles au centre du jeu

 

Renaud Muselier avait mis Bruno Gilles dans la confidence. Chez lui, sur la scène de la salle Vallier, il avait envie de "s'amuser" hier soir. "J'espérais qu'il n'en ferait pas trop mais il a fait du Renaud,glissera plus tard le sénateur-maire des 4e-5e arrondissements qui présentait ses voeux à la population. Il y est allé avec son humour à lui." Un humour diversement apprécié à l'UMP, où personne ne manquait hier.

Pour soutenir un Bruno Gilles fatigué après avoir subi un malaise en début de semaine, mais aussi pour donner l'image d'une famille politique rassemblée autour du désormais patron départemental du parti et de Jean-Claude Gaudin. Bref, le lieu idéal pour un jeu de quilles. "Je parle parce que ça fait dix-huit ans que je parle",lance d'abord Renaud Muselier à une assistance qui l'a toujours élu dans ce secteur. Mais qui n'a pas suffi lors des législatives de juin 2012, laissant la socialiste Marie-Arlette Carlotti lui enlever son siège de député. Et l'incitant à se retirer de la politique. Alors Renaud Muselier, qui ne s'était pas exprimé publiquement depuis, s'amuse. Indique son "soutien total" à son frère d'armes, Bruno Gilles, qui venait de déclarer sa candidature "à la mairie... des 4e-5e" en 2014. Pas à l'Hôtel de ville.

À l'UMP, si Jean-Claude Gaudin ne se représentait pas, Guy Teissier et Dominique Tian se sont déjà positionnés. "Qui sera candidat en 2014 ? Les grandes manoeuvres ont commencé, tatatan, ironise Renaud Muselier. Moi, je suis le dauphin. Un animal très sympa, mais qui meurt toujours dans les filets flottants des pêcheurs espagnols. J'ai décidé de sortir de la position du dauphin.Sur l'estrade où se serrent les élus, on s'interroge du regard. "Le maire est libre de faire ce qu'il veut, de choisir qui il veut, quand il veut, poursuit celui qui avait quitté dans l'après-midi l'Institut du monde arabe. Parfois, on essaie de nous diviser. Moi aussi, je suis un homme libre. Je n'ai jamais tiré contre mon camp." Sur scène, début des crispations.

"Si vous vous représentez, indique à Jean-Claude Gaudin celui qui fut son premier adjoint, je vous invite à faire une équipe jeune, renouvelée, loyale. Ne vous trompez pas. Si vous faites un ticket, moi j'en vois un ici...",ajoute-t-il en se tournant vers Bruno Gilles. Dans la salle, on jubile. Sur l'estrade, on se raidit. "Sinon, on peut envisager des primaires. Moi je n'y crois pas. Mais s'il y en a, Bruno doit se présenter. Et je l'aiderai. J'ai pris de la distance mais je ne laisserai pas faire n'importe quoi." Fin du show.

Lui succédant au micro, Jean-Claude Gaudin ne montre rien. "Continuons à travailler, le moment viendra de statuer sur ce qu'on devra faire en 2014. Si on veut des primaires, on les organisera. Mais il faudra changer les statuts du parti. Merci à Renaud de s'intéresser à mon avenir. Je ne doute pas qu'il me soutiendra quelle que soit ma décision. Comme je l'ai toujours soutenu." Un rappel, au cas où. Avant de s'éclipser. Renaud Muselier et Bruno Gilles ont déjà filé aussi.

Alors que les téléphones chauffent, chacun tente de livrer une interprétation en sortant. "Un règlement de comptes", se contente Guy Teissier. "Renaud n'a pas dit ce qu'il fallait, là où il le fallait, confie Dominique Tian.Diviser les fidèles de Gaudin, c'est s'assurer de ne pas faire gagner un fidèle." Proche du maire parmi les proches, Yves Moraine positive : "Renaud a été bien pire avec le maire dans la presse. Là, il a été positif et l'a assuré de son soutien". Ce qui ne lui évitera pas une petite explication en tête-à-tête.

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