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mercredi, 16 janvier 2013

UMP: l'armistice avant la guerre totale.

Le Point.fr - Publié le 15/01/2013 

Pour ne froisser personne, tous les postes ont été doublés. Sauf que dans l'ombre, et en l'absence de Fillon, certains grincent déjà des dents.

La nouvelle équipe dirigeante de l'UMP a été dévoilée mardi soir.

La nouvelle équipe dirigeante de l'UMP a été dévoilée mardi soir. © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Les lieutenants de François Fillon sont-ils en deuil ? Cravatés de noir, les députés Jérôme Chartier et Éric Ciotti ont l'air de se rendre tout droit au cimetière. Et Valérie Pécresse a beau avoir revêtu une veste d'un rouge flamboyant, son visage semble ravagé par la douleur. En ce mercredi après-midi, ils ne se rendent pas au cimetière mais au siège parisien de l'UMP, pour la présentation de la nouvelle équipe dirigeante du parti. Le président proclamé de l'UMP, Jean-François Copé, a convié tous les nouveaux membres de la direction pour faire une jolie photo de famille. Derrière son pupitre et entouré de son armada de dirigeants, il a dévoilé en grande pompe le nouvel organigramme composé avec son rival François Fillon. Après la dissolution dans la matinée du R-UMP, le groupe de députés fillonistes à l'Assemblée, cette présentation marque définitivement la sortie de crise actée par l'accord signé le 17 décembre entre les deux rivaux.

Une légion de dirigeants

En se répartissant les postes, Copé et Fillon ont organisé la paix armée. Les deux rivaux codirigent les très stratégiques commissions d'investiture et de révision des statuts de l'UMP. Les autres responsabilités ont été partagées à égalité entre copéistes et fillonistes : la vice-présidence revient à Luc Chatel et Laurent Wauquiez ; le secrétariat général est occupé par Michèle Tabarot et Valérie Pécresse ; les fédérations sont gérées par Édouard Courtial et Éric Ciotti ; les élections par Nadine Morano et Dominique Bussereau. Le projet est récupéré par Valérie Debord, Bruno Retailleau et Hervé Mariton. L'animation du parti est organisée par Philippe Cochet et Jérôme Chartier. Quatre vice-présidents ont aussi été choisis : le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, Brice Hortefeux, Christian Estrosi et Roger Karoutchi. Une légion de vice-présidents et de secrétaires généraux adjoints devraient aussi être nommés fin janvier. L'objectif ? "Travailler collectivement et faire en sorte que toutes les sensibilités sont représentées" explique Luc Chatel. "Noyer tout le monde dans un organigramme compliqué pour nous endormir et pour mieux exercer son pouvoir" suspecte un filloniste.

Copé-Fillon, deux stratégies distinctes

Jean-François Copé profite aussi de la présentation de son équipe dirigeante pour scénariser son opération reconquête. Au plus bas dans les sondages après un mois de guerre interne, le président du parti veut reconstruire son image dans l'opinion et s'imposer comme l'opposant numéro un face à François Hollande. Droit comme un i, devant les caméras, Copé surjoue donc l'apaisement. Il est ravi d'être la vedette, puisque François Fillon brille par son absence. "Je souhaite l'esprit le plus collégial possible. Je peux confesser que je suis dans un esprit ouvert et qu'il y a de part et d'autre la volonté de tourner la page", martèle-t-il. Une stratégie qui n'a rien à voir avec celle de François Fillon, absent pour des raisons personnelles. "François ne veut pas mettre les mains dans le cambouis, il aspire à prendre de la hauteur", justifie l'un de ses fidèles. Dans les prochaines semaines, le député de Paris entend être "à mi-chemin" entre un Sarkozy qui est "nulle part" et un Copé qui est "partout".

Les fillonistes mangent leur chapeau

En fin d'après-midi, une fois que tous les chapeaux à plumes ont été présentés aux journalistes, les fillonistes se dirigent vers la sortie. Un brin agacés par Copé, ils glissent quelques phrases assassines. "Il ne faut jamais surjouer, sinon rien n'est crédible", lâche Jérôme Chartier, député du Val-d'Oise. Aujourd'hui, les fillonistes mangent leur chapeau tant ils ont l'impression que Copé instrumentalise cette journée pour lancer son opération reconquête. Pour tenir bon, ils se répètent que, grâce à la détermination de leur champion, cette direction collégiale empêche Copé d'avoir la main sur tout l'appareil. Et après tout, il n'y a que neuf mois à tenir. Selon l'accord de paix, un nouveau président doit être élu en septembre.

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Commentaires

L'interview de Stéphane est en ligne depuis cet après-midi :http://www.laprovence.com/article/politique/municipales-2014-stephane-ravier-il-est-temps-de-tourner-la-page#comment-3784175

Les commentaires sont favorables, ce qui est rare dans ce type d'article où les politiques en place se font habituellement découper en morceaux par les internautes marseillais. C'est d'excellente augure.

Un reproche tout de même : un seul mandat ??? Si Stéphane est maire de Marseille, on l'obligera à y rester 30 ans ! (lol !)

Écrit par : simianais | mercredi, 16 janvier 2013

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