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lundi, 14 janvier 2013

Modifier les modes de scrutin, redécouper la carte électorale: la priorité obsessionnelle de l'UMPS !

Petite révolution en vue chez les conseillers généraux

Une réforme prévoit pour 2015 la création de tickets hommes-femmes




 

Publié le lundi 14 janvier 2013 laprovence.com

Le gouvernement Fillon les avait imaginés conseillers territoriaux. Avait dessiné les contours d'une loi qui aurait fusionné conseils généraux et régionaux en une seule entité dès 2014.

L'argument, essentiellement servi en termes d'économies d'échelle et"d'insupportable millefeuille administratif",faisait s'étrangler les élus concernés, de gauche en majorité. Alors que le gouvernement Ayrault s'apprête à abroger la loi dans l'oeuf, voilà qu'il réfléchit sérieusement à une nouvelle réforme pour les conseillers généraux.

Elle sera discutée à partir de cette semaine au Sénat et se pare cette fois des habits de la parité. En partant d'un constat simple : 13 % des élus des départements sont des femmes, un record dans les assemblées hexagonales.

Manifestement décidé à mettre un peu plus de jupons dans ces hémicycles, suivant les promesses de campagne de François Hollande, le gouvernement a d'abord pensé à introduire la proportionnelle aux élections cantonales de 2015, puisqu'elles seront repoussées d'un an, calendrier électoral surchargé oblige. "Mais les présidents de Conseils généraux n'en veulent pas, explique Hervé Chérubini, vice-président PS du CG des Bouches-du-Rhône. Le canton, c'est l'attachement d'un homme à un territoire. Il fallait trouver un autre système".

Celui qui tient la corde aujourd'hui et devrait être introduit au printemps dans l'acte III de la Décentralisation, serait une première en Europe. Il consisterait à diviser le nombre de cantons par deux. Étendus géographiquement, passant ainsi, en moyenne, de 30 000 à 65 000 électeurs, ils seraient représentés par deux conseillers généraux. Un homme et une femme élus ensemble sous la forme d'un ticket.

Dans les Bouches-du-Rhône, on passerait ainsi de 57 à 29 cantons. Et donc à 58 conseillers généraux, dont la moitié sera des femmes

"L'idée est séduisante si l'on considère qu'une femme doit être reconnue sur ses compétences et non sa féminité, souligne Martine Vassal, présidente UMP du groupe d'opposition au CG13. Dans ce monde machiste, il faut casser les plafonds de verre. Après, il ne faut pas que cela cache un tripatouillage".

Une crainte qui circule dans les coulisses du Sénat. "Les cantons agrandis et redécoupés devraient s'affranchir de leurs frontières actuelles qui respectent les circonscriptions législatives, explique Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille. Cela signifie qu'une fois ce redécoupage effectué en faveur de la représentation urbaine, donc de la gauche, il faudra se pencher sur l'ajustement des circonscriptions. Donc sur un nouveau redécoupage"Ce qui, au fond, ne ferait que détricoter ce que la droite avait fait en son temps.

Reste que les sénateurs s'interrogent au-delà du clivage classique. "J'avoue ne pas bien comprendre le gouvernement, souffle Jean-Noël Guérini, sénateur et président PS du Département. Les futurs conseillers généraux seront élus sur un système complexe et devront s'entendre sur des territoires aussi grands que des circonscriptions législatives".
Ce qui les mettra en concurrence frontale avec les députés dans un contexte de non-cumul des mandats."De plus, pointe Hervé Chérubini, ils ne sont pas sûrs de s'entendre sur tous les sujets. Les ententes entre partis qui pourraient avoir lieu au moment des élections ne seront pas gravées dans le marbre." Autant dire que le texte sera soumis à un certain nombre d'amendements.

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