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lundi, 14 janvier 2013

Le bal des fossoyeurs et des vrais responsables du déclin de Marseille !

Marseille : année capitale pour les municipales

LE MONDE | 10.01.2013 à Par Gilles Rof - Marseille, Correspondance


"Atomisée"... L'adjectif est signé Bruno Gilles, sénateur et nouveau patron, depuis le retrait de Renaud Muselier, de la fédération UMP des Bouches-du-Rhône."Atomisée", pour définir la situation politique dans la deuxième ville de France, à l'UMP comme au Parti socialiste, à quatorze mois des prochaines échéances municipales.

A droite, les hésitations du sénateur et maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, à concourir pour un quatrième mandat laissent le champ ouvert. A gauche, la mise hors-jeu du président PS du conseil général, Jean-Noël Guérini, dont l'immunité parlementaire a été levée en décembre 2012, a libéré les ambitions. Cette abondance de prétendants pose déjà, dans chaque camp, la question polémique de l'organisation de primaires.


JEAN-CLAUDE GAUDIN ET L'INCONNUE DU QUATRIÈME MANDAT 

 

Jean-Noël Guérini (à gauche), président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Jean-Claude Gaudin, maire (UMP) de Marseille, après la signature d'un partenariat, le 17 décembre 2012.

 

Le sénateur et maire de Marseille l'a affirmé : en mars 2014, à 74 ans, il s'alignera dans son fief du 4e secteur. Sera-t-il candidat à la mairie centrale ? "Il n'a pas encore décidé, assure le sénateur Bruno Gilles, défenseur d'une candidature du maire sortant. Il attend le vote du budget municipal en mars, l'évolution de l'opinion des Français sur l'action du gouvernement et la loi sur le cumul des mandats."

Car si M. Gaudin répète souvent qu'il "aime sa ville", il s'intéresse peut-être encore plus au Sénat, dont il rêve, toujours, d'occuper la présidence. Autre élément déterminant, la façon dont Marseille sera traitée dans les médias ces prochains jours comme capitale culturelle européenne. Enthousiasme festif plus fort qu'insécurité, saleté et pauvreté chronique ? Une année 2013 réussie allégerait un bilan Gaudin plombé. Mi-décembre, le cabinet du maire a demandé l'arrêt d'uneenquête d'opinion qu'il avait lui-même commandé : "Entre les règlements de comptes et la guerre à l'UMP, nous en aurions pris plein la gueule", reconnaît M. Gilles. Relancée en 2013, l'étude devrait être livrée à la fin du mois.

GUY TEISSIER, L'ANCIEN PARACHUTISTE EN EMBUSCADE

 

Guy Teissier, député (UMP) des Bouches-du-Rhône, à l'Assemblée nationale, le 23 octobre 2012.

 

Le député UMP, maire du 5e secteur, a lancé sa stratégie depuis de très longs mois. A 67 ans, il pressent que ce sera sa dernière chance de succéder à M. Gaudin. Son association de soutien, Passionnément Marseillais, planche sur l'élaboration d'un programme. Et, en novembre 2012, M. Teissier a créé, sous ce même nom, un parti politique, "pour récolter des fonds et se donner les moyens d'agir", selon un de ses proches. Pour éviter aussi de se trouver sans outil de terrain si l'UMP choisissait d'investir un autre candidat, comme le député Dominique Tian, proche de M. Gaudin. L'ancien parachutiste a le profil pour séduire un électorat tenté par le Front national"Mais si Jean-Claude Gaudin se décide, je ne vois pas qui pourrait contester son rôle de leader", assure M. Gilles. M. Teissier pourrait passer outre.

MARIE-ARLETTE CARLOTTI, UNE MINISTRE ANTI-GUÉRINI

 

Marie-Arlette Carlotti (PS) a lancé son association Marseille et moi, avec le professeur Jean-Louis San Marco, mercredi 9 janvier, à Marseille.

 

Elle n'a pas voulu le dire officiellement. Mais en lançant son association Marseille et Moi, dans un restaurant du Vieux-Port bondé de sympathisants, la ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion a fait, mercredi 9 janvier, un pas décisif vers une candidature. "Il serait arrogant de sedire candidat sans, d'abord, porter un projet politique", a-t-elle insisté.

L'association, présidée par le professeur de médecine Jean-Louis San Marco, frère de l'ancien député defferriste Philippe San Marco, devra élaborer ce programme. Et servira à mesurer l'intérêt des Marseillais pour Mme Carlotti et son combat contre "les politiques qui ont failli sur le plan de la morale et de l'éthique". Des politiques, au premier rang desquels elle place M. Guérini.

EUGÈNE CASELLI, L'HOMME DE RÉSEAUX

 

Eugène Caselli, président (PS) de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole.

 

"Oui, et résolument oui". Mercredi, le président socialiste de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) a confirmé sans ambages sa candidature. Entouré par le vice-président du conseil général Christophe Masse, guériniste fidèle, et Sylvie Andrieux, la députée dont le procès pour "détournements de fonds publics" doit s'ouvrir le 4 mars, M. Caselli, 66 ans, a joué encore une fois la carte du "consensus".

"Satisfait" de ses bonnes relations avec le maire de Marseille, évitant de trop égratigner M. Guérini, le président de MPM a annoncé qu'il avait appelé Mme Carlotti pour "la féliciter d'avoir créé son association" en vue des municipales. Si M. Caselli connaît, à Marseille, un déficit de notoriété, il travaille quotidiennement à l'améliorer. Samedi 5 janvier, il a donné le coup d'envoi du match de coupe de France disputé par un club amateur des quartiers nord, Consolat... Depuis le rond central, il a glissé le ballon à la sénatrice socialiste Samia Ghali, maire des 15e et 16e arrondissements, dont le soutien pourrait s'avérer déterminant.


PATRICK MENNUCCI, UN DÉPUTÉ MÉDIATIQUE MAIS ISOLÉ

 

Patrick Mennucci, député et maire (PS) du 1er secteur de Marseille, le 19 juin 2012 à Paris.

 

Sa demande de commission d'enquête parlementaire sur l'achat des journaux duGroupe Hersant Média par Bernard Tapie a offert au député marseillais une exposition nationale. Mais le plus médiatique des candidats à l'investiture socialiste semble aujourd'hui le plus isolé localement. En guerre ouverte contre M. Guérini, en conflit larvé avec M. Caselli, il pourrait perdre son titre de président du groupe socialiste au conseil municipal.

L'offensive, menée par le vice-président du conseil général, M. Masse, serait prévue dès janvier. M. Mennucci n'en garderait pas moins un poids certain à gauche. Membre du conseil national du PS, proche de certains ténors du gouvernement, il a pour lui son travail de terrain dans les 1e et 7e arrondissements de Marseille. Un secteur dont il est maire et qui sera décisif lors des élections de 2014.

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