Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 06 janvier 2013

Marseille capitale de la cambriole et du laxisme judiciaire !

Cambriolages : 30 vols par jour dans l'aire marseillaise

 


 

Publié le dimanche 06 janvier 2013 laprovence

MERCI A SIMIANAIS

 

11 000 faits chaque année. La justice dénonce une "problématique nouvelle"

 

De l'aveu du secrétaire général du parquet de Marseille, Jérôme Bourrier, c'est "une problématique nouvelle sur Marseille". Une manière de fléau qui menace. Il l'a martelé vendredi à l'audience du tribunal correctionnel, alors que les magistrats étaient en train de juger un de ces cambrioleurs au profil type.

Un jeune majeur surpris en flagrant délit de vol mercredi et déféré vendredi en comparution immédiate. Dix-huit ans et demi. Il avait escaladé un balcon dans le quartier de Pont-de-Vivaux (10e) et était en train, avec un complice mineur de 17 ans, de dérober une TV et une console de jeux dans un appartement, quand la police a interrompu leur course.

11 000 cambriolages -soit plus de 30 par jour - recensés dans la grande aire marseillaise qui correspond au ressort du tribunal - Marseille, Aubagne, Cassis, La Ciotat pour l'essentiel. Avec des tendances qui restent incontournables : un nombre croissant de mineurs ou de jeunes majeurs parmi les mis en cause et hélas des taux d'élucidation qui restent faibles - moins de 10 % - simplement, comme l'a rappelé le vice-procureur Bourrier, parce que, hormis le flagrant délit et l'élément de police technique ou scientifique accusateur, il sera le plus souvent difficile de retrouver les auteurs.

Revendre rapidement les produits volés est le credo de la plupart des cambrioleurs

Dossier symbolique que celui qui a donc été jugé vendredi avec la comparution de Hassan Razzouq, un jeune en Cap de plaquiste en lycée professionnel. Les bras croisés, il a répondu d'une molle voix aux questions du tribunal présidé par Estelle de Revel. "Comment avez-vous choisi cet appartement ?" a demandé le magistrat. "On n'a pas réfléchi !" a-t-il répliqué. Quant au juge Alain Sobrero, toujours prompt à poser les questions pertinentes, il a tenté d'en savoir davantage sur les motivations de ce cambriolage :"Qu'est-ce que vous comptiez faire de cette console de jeux ? Vous n'avez pas songé que vous alliez peut-être priver un enfant ?" "Je comptais la revendre", a répondu le prévenu.

Mobile lucratif. Revendre rapidement le produit de ses vols : tel est le credo de la plupart des cambrioleurs. Voler vite et revendre dans le même tempo avec un profit immédiat, ce qui de surcroît a l'avantage de laisser perdurer peu de traces. Jadis, le cambriolage était pourtant l'apanage de malfaiteurs plus confirmés. Le procureur a requis vendredi le placement sous mandat de dépôt. L'avocate du mis en cause, Me Marie-Aude Freyria, a fait valoir que les faits n'étaient pas contestés et que l'employeur de son client n'avait eu que des mots laudatifs sur son compte. Le cambrioleur a écopé de 8 mois de prison, mais le tribunal n'a pas assorti la peine d'un mandat de dépôt immédiat.

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.