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samedi, 22 décembre 2012

Sarkozy aura plombé tous les comptes, même ceux de l'UMP !

Le Point.fr - 21/12/12

Si elle était confirmée, la décision de la commission des comptes de campagne aggraverait la situation financière déjà délicate du parti.

 

Le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, s'il était confirmé par le Conseil constitutionnel, aggraverait une situation financière délicate pour l'UMP, qui va déjà voir sa subvention annuelle de l'État réduite après sa défaite aux législatives de 2012. Lorsque les comptes d'une campagne présidentielle sont validés, l'État prend en charge une partie des dépenses, à hauteur de 10,6 millions d'euros pour les candidats arrivés au second tour comme Nicolas Sarkozy, soit environ la moitié du budget total.

Mais en cas de rejet, cette aide publique substantielle serait annulée. "Cette somme, ce serait un manque à gagner pour l'UMP", a précisé le trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, le député d'Indre-et-Loire Philippe Briand. Or le parti doit déjà faire face à une situation financière difficile. En effet, à partir de 2013, il va voir sa dotation publique annuelle passer de plus de 33 millions d'euros à un peu plus de 20 millions d'euros. En cause, les résultats aux législatives de 2012, moins bons qu'en 2007, et à partir desquels est calculée cette dotation.

Trou important

Le trou est important si on le compare aux budgets annuels de l'UMP (54 millions d'euros en 2009, 50 millions en 2010). À la mi-juillet, l'ancien trésorier du parti, Dominique Dord, avait prévenu qu'une cure de minceur serait nécessaire. Il avait notamment évoqué une baisse des effectifs du siège du parti : "On va passer de 130 (équivalents plein temps) à un peu moins d'une centaine", avait-il expliqué. Selon lui, tous les autres postes de dépense devaient être concernés, des manifestations aux tracts et sondages.

Dominique Dord, qui est également député de Savoie, a quitté ses fonctions de trésorier en pleine crise de l'UMP, fin novembre. Soutien de François Fillon, il avait prononcé un véritable réquisitoire contre Jean-François Copé, l'accusant d'avoir abusé des moyens d'un parti "exsangue" pour faire campagne devant les militants. Dominique Dord a ensuite été remplacé par la députée de la Marne Catherine Vautrin, qui avait soutenu Jean-François Copé.

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