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mardi, 23 octobre 2012

Quand une chance pour la France rencontre un couple, cela donne un orphelin...

Le Point.fr - Publié le 22/10/2012 à 17:23

Dans le Nord, un homme est accusé d'avoir tué à coups de fusil un jeune couple pour un simple problème de stationnement.

Les forces de l'ordre arrêtant l'homme suspecté d'avoir tué un jeune couple à Douchy-les-Mines, le 13 avril 2009.

Les forces de l'ordre arrêtant l'homme suspecté d'avoir tué un jeune couple à Douchy-les-Mines, le 13 avril 2009. © François Lo Presti / AFP

Au premier jour du procès d'un homme accusé d'avoir tué à coups de fusil un jeune couple à Douchy-les-Mines (Nord), apparemment à cause d'un problème de stationnement, les débats devant la cour d'assises du Nord, à Douai, se focalisaient lundi sur les problèmes de voisinage. Le 13 avril 2009, Ahmed Assous avait abattu un jeune homme de 24 ans et sa conjointe de 19 ans, sur le pas de sa porte, avant de se rendre au GIPN, après environ deux heures de siège.

Le couple, parent d'un bébé d'une quinzaine de jours, avait garé sa voiture sur un emplacement public devant le domicile de l'accusé, qui, irrité, en aurait crevé les pneus. Le jeune homme était alors venu frapper à la porte du retraité, qui s'était emparé de l'un de ses trois fusils et avait tué l'homme, puis sa compagne. "J'ai entendu :T'as crevé mon pneu, j'vais t'crever, j'ai cru que quelqu'un voulait me tuer", a expliqué M. Assous, 65 ans, à l'audience, reconnaissant qu'il avait "bu pas mal" ce jour-là.

"Faux calme"

L'accusé est poursuivi pour homicide volontaire avec préméditation et encourt la réclusion criminelle à perpétuité. D'anciens voisins de l'accusé sont venus raconter à la barre plusieurs altercations avec M. Assous, le décrivant comme "méchant", dans ce coron où ne régnait pas d'"insécurité particulière", selon l'une des témoins. L'un d'eux a ainsi raconté avoir été menacé avec un fusil de chasse alors qu'il se trouvait à sa fenêtre, surplombant la cour de l'accusé. "Je suis toujours dans le jardin avec le fusil, mais je ne l'ai jamais visé", s'est défendu le retraité d'origine algérienne, affirmant utiliser son arme uniquement pour se débarrasser des renards dont son terrain était "infesté".

"Il y a beaucoup de jalousie dans tout ça : j'ai une grande propriété, un grand terrain de 2 500 mètres carré, un verger", a répondu M. Assous, ajoutant que "des gens se garent devant chez moi alors qu'ils ont de la place chez eux, juste pour m'embêter". "Parce que vous étiez l'Arabe qui a réussi ?" demande le président. "Oui, c'est ça", répond l'accusé, qui avait reconnu dans la matinée être "coupable par accident" mais n'avoir "jamais voulu tuer qui que ce soit".

Il a assuré avoir été "pris de panique" en entendant frapper à sa porte le jour du drame alors qu'il faisait une sieste. L'ex-patron de cet ancien chauffeur de poids lourd l'a décrit comme un salarié modèle mais "faux calme, impulsif". "Notre position sera de faire tomber la préméditation. Je suis intimement convaincu qu'il n'avait pas l'intention réelle de tuer, même s'il a fait mouche à deux reprises. Il accepte d'être jugé pour meurtre mais pas pour assassinat", a déclaré l'avocat de la défense, Me Jean-Philippe Broyart. Le procès doit se tenir jusqu'à vendredi.

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