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mardi, 23 octobre 2012

Droit de vote des étrangers: un nouveau réservoir de voix pour la gauche

Municipales à Marseille : à qui profiterait

le vote des étrangers ?

 


 

Publié le mardi 23 octobre 2012 laprovence.com

 

Ils seraient environ 65 000 vivant au centre et au nord. Un plus pour la gauche ?

Infographie FLAUT

 

C'est un épouvantail pour les uns, un droit pour les autres : le vote des étrangers suscite un vif débat au sommet de l'Etat. Sera-t-il adopté pour les municipales de 2014 ? La question n'est pas tranchée. Mais qui sont les étrangers à Marseille ? Et vers qui leurs bulletins pourraient-ils aller ? Marseille, ville d'accueil et porte de l'Orient, est évidemment très concernée par le sujet.

Selon les derniers chiffres de l'Insee (voir infographie), les étrangers seraient environ 66 000 dans notre ville. Parmi les 27 nations de l'Union européenne, les pays limitrophes du sud sont les plus représentés. Les ressortissants espagnols et italiens seraient au total plus de 3000. Mais ces ressortissants là ont déjà le droit de vote. Seuls les extracommunautaires, ceux donc qui n'appartiennent pas à l'UE, seraient concernés par la proposition de loi qui faisait partie du programme de François Hollande.

L'Algérie, héritage de l'histoire, est le pays qui compte le plus de ressortissants. Près de 25 000 selon l'Insee mais au moins... 50 000 de source municipale. "50 000 Algériens ça me paraît beaucoup, analyse Jean-Jacques Jordi, historien. On constate souvent de la surenchère de la part de communautés qui disent être importantes pour avoir plus d'aides des collectivités." Et les Comoriens ? Difficile de quantifier. Un chiffre courant place la barre à 80 000 binationaux. Les Comoriens de pleine nationalité seraient 5000 selon le consulat.

Parmi les étrangers de Marseille, 16 000 seraient des employés et des ouvriers

Dans la vie active, ces étrangers sont avant tout employés et ouvriers, près de 16 000 environ. Géographiquement, on les retrouve donc dans les quartiers populaires du centre (1er, 2e et 3e) et au nord de la ville (14e et 15e). Des secteurs où la gauche socialiste est déjà aisément majoritaire. Ainsi, la liste "Faire gagner Marseille avec Jean-Noël Guérini" avait enlevé le premier secteur (1er et 2e arr.), le deuxième (2e et 3e), le septième (13e et 14e) et le huitième (15e et 16e). Et, dans les trois derniers, elle avait largement devancé la liste de droite "Partager la réussite de Marseille avec Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier".

Conclusion : le vote des étrangers devrait renforcer la victoire du PS. À moins que l'année 2013 ne s'achève par un fiasco pour les socialistes qui cumulent tous les pouvoirs. Pour peu que la crise dure, que le parc de (33 000) HLM n'évolue pas, que le nombre de vols avec violence (30 par jour) ne diminue pas et que les Kalachnikov continuent à semer la mort, le comportement électoral des étrangers pourrait peut-être surprendre. Mais pèsera-t-il vraiment ?

Quand on sait que les conditions devraient être rigoureuses (cinq ans de résidence sur le même lieu par exemple), on peut penser que de nombreux candidats au vote seront éliminés. Puis, une étude montre que les étrangers ne se soucient guère du vote local. En 2004, en Finlande, ils furent seulement 20 % à se rendre aux urnes. Le vote des étrangers existera peut-être à Marseille. Mais il pourrait passer inaperçu.

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