Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 17 octobre 2012

La baudruche Valls se dégonfle déjà...

Le Point.fr - Publié le 17/10/2012 

La mesure doit permettre de limiter les contrôles d'identité abusifs.

Manuel Valls, le 21 mai 2012 à Marseille

Manuel Valls, le 21 mai 2012 à Marseille © Boris Horvat / AFP

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé mercredi surFrance Inter le retour d'un "élément d'identification" sur l'"uniforme ou [le] brassard" des policiers, mesure destinée à éviter les contrôles d'identité abusifs. Pour être "respectée", la police doit être "respectueuse des citoyens", a déclaré le ministre qui a réitéré le rejet du gouvernement de la remise d'un récépissé en cas de contrôle, "pas efficace", selon lui : "Je ne veux pas que les polices et les gendarmes aient une tracasserie administrative supplémentaire", a-t-il expliqué. 

"Les policiers porteront un élément d'identification, sur leur uniforme ou sur leur brassard, bref, le retour du matricule, parce qu'on a besoin de cet élément d'identification", qui avait disparu "quand on a changé les uniformes, c'était sous un ministre de gauche, puisqu'il s'agissait de Pierre Joxe", a-t-il dit. Depuis que François Hollande s'est engagé à lutter "contre le délit de faciès", il avait été envisagé qu'un reçu, un "récépissé", soit délivré par les policiers aux personnes contrôlées, meilleur moyen - selon des associations de lutte contre les discriminations - de combattre les contrôles abusifs. Mais le Premier ministre a annoncé, fin septembre, l'abandon du projet, déjà critiqué par Manuel Valls, et rejeté par les syndicats de police criant à la stigmatisation et à une inutile bureaucratie.

Matricule visible

Dans un rapport publié mardi, le Défenseur des droits Dominique Baudis a préconisé l'identification des policiers et l'encadrement des palpations de sécurité, plutôt que la remise d'un "récépissé" qui, selon lui, ne réglerait pas le fond du problème. Sans prendre parti, il dresse une liste des différents types de documents qui pourraient être remis à la personne contrôlée : ticket de contrôle ou attestation, anonyme ou nominatif, enregistré ou non enregistré. Pour identifier les auteurs des contrôles, le Défenseur estime qu'un "matricule visible est une garantie pour le citoyen s'il est victime du comportement d'un représentant des forces de l'ordre". À l'inverse, "cela permettrait aussi la mise hors de cause de policiers" en cas d'accusation infondée. Début 2012, l'ONG Human Rights Watch avait épinglé la France à propos des contrôles d'identité. Selon une étude réalisée en 2009 par l'Open Society, un Noir ou un Arabe ont respectivement 6 et 7,8 fois plus de chances d'être contrôlés qu'un Blanc.

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.