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dimanche, 30 septembre 2012

Allons nous tendre l'autre joue encore longtemps ?

Deux prêtres braqués et torturés à Aubagne

 

laprovence.com 28/9/12


À Aubagne, deux malfaiteurs font vivre l'enfer à deux ecclésiastiques dans leur villa pour obtenir un butin inexistant
Deux heures d'angoisse. Des moments interminables dans le huis clos d'une maison, face à face avec des malfaiteurs. Même en piochant au plus profond de leur foi, les deux prêtres agressés mercredi soir dans une villa d'Aubagne ont vécu des minutes de grande détresse, devant la détermination criminelle de deux hommes, masqués et armés, prêt à tout pour découvrir un butin imaginaire. Les braqueurs cherchaient des lingots d'or.

 

 

Persuadés que les victimes leur cachaient la vérité, ils les ont ligotés et même torturés, en vain. Les voleurs ont finalement pris le large, en emportant un modeste ordinateur. Mais le prêtre le plus âgé, 64 ans, curé de la paroisse de Port-de-Bouc, a subi des blessures physiques et morales qui ont nécessité une hospitalisation. Son état restait très sérieux hier soir.

Les braqueurs, sûrs d'avoir affaire à une cible de choix se sont acharnés sur les deux hommes pendant deux heures, incapables de dévoiler l'emplacement d'un trésor qui n'existait que dans l'esprit des criminels.

Ils ont déclenché leur opération à 21heures, alors que le prêtre et son stagiaire, 31 ans, se trouvaient dans le salon. Après avoir brisé la porte d'entrée, les deux hommes se sont retrouvés face aux deux religieux, effarés. Leur effroi s'est renforcé quand ils ont vu le fusil braqué dans leur direction. Et assez vite, ils ont compris qu'ils avaient affaire à deux individus très violents. "L'or, donnez-nous l'or !" ont-ils hurlé. Les braqueurs n'ont reçu en écho que de timides dénégations.

Les deux victimes ligotées

Alors les malfaiteurs ont forcé le propriétaire des lieux a les guider jusqu'au coffre-fort, dont il n'avait pas la clé. Persuadé que le butin y était caché, l'un des deux braqueurs a cherché une scie électrique pour s'attaquer à la porte. Elle a cédé au bout de longues minutes. Mais le coffre était vide. La colère des malfaiteurs s'est encore amplifiée. Se saisissant d'un cutter, un braqueur s'est approché du religieux et l'a menacé une dernière fois. N'obtenant toujours pas de réponse, il a planté son arme dans l'oreille de la victime et l'a entaillée sur plusieurs centimètres. 

Comme si cette mutilation ne suffisait pas, il s'est ensuite saisi de son doigt et a infligé une nouvelle blessure, promettant même une amputation, dans le cas où il ne recevrait aucune nouvelle information. Le curé n'a rien révélé d'autre que ce qu'il avait déjà clamé à plusieurs reprises. Malgré ce que pensaient les malfaiteurs, aucun objet de valeur n'était à dérober sur place. Par dépit, les agresseurs ont ligoté les deux hommes, les ont enfermés à clé dans une pièce, puis se sont enfuis, bredouilles.

Terrorisés, les prêtres ont tenté de se libérer. C'est finalement le plus jeune qui s'est défait de ses liens, avant d'ouvrir une fenêtre et d'alerter une voisine. Elle a elle-même appelé les secours. Sur place, ils ont trouvé les malheureux ecclésiastiques, en état de choc, qui a été conduit aux urgences.

Sa famille avait eu affaire à la justice, en 2002. Le père de la victime avait été impliqué dans un dossier d'escroquerie alors qu'il était à la tête d'une société de distribution de fioul. À cette occasion, l'étendue du patrimoine familial avait été dévoilée au grand jour, de même que la présence de ces fameux lingots d'or. Les braqueurs n'ignoraient forcément rien de ces informations. La brigade de répression du banditisme de la police judiciaire va devoir reconstituer tracer l'ensemble de ces éléments.

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