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jeudi, 27 septembre 2012

Le jour où on fera danser les faux-culs, Copé ne sera pas à l'orchestre !

Le Point.fr - Publié le 26/09/2012 

Le candidat à la présidence de l'UMP dit vouloir "briser un tabou".

 

 

Jean-François Copé, candidat à la présidence de l'UMP, entend "briser un tabou" en dénonçant l'existence d'un "racisme anti-Blanc" dans certains quartiers difficiles, dans son livre Manifeste pour une droite décomplexée. "Un racisme anti-Blanc se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française - méprisent des Français qualifiés de gaulois au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux", écrit le secrétaire général de l'UMP, le jugeant "tout aussi inacceptable que toutes les autres formes de racisme". "Je sais que je brise un tabou en employant le terme deracisme anti-Blanc, mais je le fais à dessein, parce que c'est la vérité que vivent certains de nos concitoyens et que le silence ne fait qu'aggraver les traumatismes", souligne Jean-François Copé, qui prend ainsi le risque de se voir accuser de reprendre une thématique chère à la présidente du FN, Marine Le Pen. 

Ce constat, il le dresse fort de son expérience de député-maire de Meaux, ville de banlieue parisienne aux 53 % de logements sociaux et aux dizaines de nationalités, où il se "cogne au réel" depuis 1995. "La diversité manque autant à Bobigny que dans le 7e arrondissement de Paris", quartier huppé dont son rival François Fillon est le député, "et, dans les deux cas, les minorités peuvent se sentir mal à l'aise", lâche-t-il. Jean-François Copé ne veut pas qu'on "ferme les yeux" sur ce "malaise culturel" même si, à ses yeux, c'est bien "le facteur social" qu'il est "le plus juste de prendre en compte dans les grands choix" politiques. Il juge tout aussi "intolérables" les "discriminations fondées sur l'origine ou l'appartenance religieuse réelle ou supposée", à l'islam notamment, et "rejette avec vigueur" tout "laïcisme qui deviendrait prétexte à un combat contre les religions".

Référence à Sarkozy

Revenant sur la polémique autour de la présence de drapeaux étrangers à la Bastille le soir de la victoire de François Hollande à la présidentielle, il regrette que cela n'ait pas soulevé "la réprobation générale" tant cet épisode est "révélateur d'un délitement de plus en plus inquiétant". "Il ne s'agit pas de respecter une loi" mais de "respecter (son) pays" tout comme "dire à des Français issus de l'immigration que le drapeau de l'Algérie ou de la Tunisie n'a rien à faire dans la salle des fêtes de la mairie de Meaux le jour d'un mariage (...) n'est pas stigmatisant", insiste Jean-François Copé dans son livre, dont la couverture est pavoisée de drapeaux tricolores. Interrogé sur le terme de "racisme anti-Blanc" employé par le député-maire de Meaux, l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a quant à lui évoqué l'apparition de "tensions entre communautés, des tensions à l'égard de la communauté juive et des tensions de cette nature".

Louant souvent le "courage" et la "droiture" de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé revendique une "solidité" à la Jacques Chirac, celui qui a triomphé en 1995 d'Édouard Balladur, malgré "sondages" et "barons". Il rappelle que, le 18 novembre, les militants UMP ne choisiront pas leur "prochain candidat" à la présidentielle mais le "mécano en chef de la victoire aux municipales de 2014". Lui veut incarner "une droite décomplexée", à savoir "républicaine, moderne et libérée du politiquement correct, cet ordre établi imposé par la gauche bien-pensante pour assurer sa domination". Estimant que, d'ici à 2017, la droite doit "proposer" autant que "s'opposer", Jean-François Copé veut "transformer l'UMP", "premier parti" en nombre d'adhérents (280 000 revendiqués), en "parti de services" (soutien scolaire, aide à la recherche d'emploi, centrale d'achat...) "comme il y a un syndicalisme de services en Allemagne". "L'UMP deviendrait ainsi le premier parti d'action civique. Tout en étant dans l'opposition, elle commencerait déjà à se rendre utile, à protéger les Français face à la crise."

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