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dimanche, 09 septembre 2012

Dans quelques années ou quelques mois, un enragé sera de retour parmi nous...

Marseille : sept ans de prison pour une violence sans limite

laprovence.com 8/9/12


 

Hichem Souaf parle avec douceur et une grande retenue. Ça n'en est que plus glaçant tant la violence jalonne le parcours de cet homme de 31 ans, violence qui se serait encore exprimée cet été dans les cours de promenade des Baumettes par le racket d'un détenu. À la violence de cet homme qui explose avec la consommation de cocktails alcool et cocaïne, répond la terreur d'un couple de Marseillais, les B., installés en plein coeur de Marseille.

Le 18 janvier 2011, alors qu'il se lève en pleine nuit, l'époux, âgé de 71 ans, tombe nez à nez dans son salon avec deux hommes. L'un d'eux lui assène un coup avec la crosse d'un pistolet automatique. L'épouse, alertée par les cris, est molestée, blessée par le second agresseur, porteur d'un couteau. Les cambrioleurs sont mis en déroute par le fils âgé de 21 ans.

Un bras droit très maigre

Quelques jours plus tard, la compagne d'Hichem Souaf se présente dans un commissariat pour déposer plainte pour violences conjugales. Par vengeance, elle dénonce le père de ses trois enfants comme l'un des agresseurs des époux B. Sorti de prison cinq mois plus tôt, occupé à la gérance d'un snack, Hichem Souaf reconnaît être sur les lieux, mais "en bas à faire le guet". Sauf que la victime a parlé d'un homme ayant du mal à lever le bras droit. 

Hichem Souaf est né avec un handicap ; son tee-shirt laisse apparaître un bras droit très maigre pour un bras gauche digne de celui d'un déménageur de piano. "J'ai bu, j'ai bu, j'ai pris de la cocaïne. Au snack, les deux mineurs parlaient d'un coup facile et m'ont dit : Si tu veux venir, tu viens." À l'audience, il revient à son aveu du rôle de guetteur après avoir reconnu être l'agresseur au couteau. "En garde à vue, j'ai morflé, j'ai été obligé d'avouer. Les costauds de la brigade criminelle, ils ont essayé de m'arracher les dents avec une cisaille. Je me suis pissé dessus."

"Ce n'est pas un solitaire, il a des appuis"

Les psychiatres noircissent un tableau déjà sombre, diagnostiquant "une dangerosité sociale", émettant des "réserves sur sa réadaptabilité". Comme en écho, le président du tribunal Mohamed Mahouachi évoque des faits qui se sont déroulés le 10 août dans la cour de promenade du bâtiment D, aux Baumettes. Un détenu, gérant d'un garage, assure s'être fait racketter par Hichem Souaf et un autre codétenu. 

Ils l'avaient contraint à téléphoner à son épouse pour qu'elle livre, le lundi suivant sur le parking des Baumettes, une enveloppe contenant 10 000 €. Pour monter qu'ils ne blaguaient pas, la victime était brûlée à la joue avec une cigarette. Hichem Souaf conteste être un caïd des Baumettes : "Je fais que me battre, la prison c'est la jungle." Il a été transféré à Nice tandis que le garagiste - dont le garage a fait l'objet d'une tentative d'incendie - a été placé au quartier d'isolement.

Des faits qui préoccupent le procureur : "Ce n'est pas un solitaire, il a des appuis, il se dit respecté dans son quartier, ce qui veut dire craint." Avec un casier judiciaire qui retrace une carrière de délinquant, Benoît Vandermaesen estime qu'"il n'y a pas beaucoup d'éléments pour ne pas requérir le maximum" encouru, soit dix ans. Il réclame sept ans de prison. Sept ans, a tranché le tribunal.

MERCI A SIMIANAIS

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