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mercredi, 01 août 2012

Les verts aboient, les rouges se couchent !

Le Point.fr - Publié le 31/07/2012 

La municipalité renonce finalement à obliger ses moniteurs de colonie de vacances à déjeuner.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. © Rémy Gabalda / AFp

La mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a annoncé mardi qu'elle renonçait à obliger ses moniteurs de colonie de vacances à déjeuner, après la polémique qui a suivi la suspension de quatre agents qui suivaient le jeûne du ramadan. Dans un communiqué, elle explique qu'elle renonce à "imposer l'application de l'article incriminé du contrat de travail", sur lequel elle fondait sa décision. La municipalité, qui invoquait la sécurité des enfants, précise qu'elle ajoutera "des moyens pour renforcer la visite régulière de ses centres de vacances".

Abdallah Zekri, chargé de mission au Conseil français du culte musulman (CFCM), avait vu dans la suspension des moniteurs un problème de discrimination, précisant qu'il se réservait le droit de porter plainte. Les animateurs ont été suspendus après la visite le 20 juillet, premier jour du ramadan, d'un responsable des centres de vacances lors d'un séjour sportif à Port-d'Albret, dans les Landes. Ce dernier a estimé que "le défaut d'alimentation et d'hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession des moyens requis pour assurer le bon déroulement et la sécurité des activités du séjour, ainsi que la sécurité physique des enfants dont ils avaient la charge".

"Un acte discriminatoire" (avocat)

Le maire communiste, Jacques Bourgoin, avait souligné que le contrat de travail des animateurs prévoyait qu'ils devaient se restaurer et s'hydrater pendant la journée. Cette mesure a été prise à la suite "d'un accident où deux enfants avaient été blessés il y a deux ans", précisait-il dans un communiqué. Elle est valable uniquement sur les séjours longs, qui demandent dans la durée une attention aux enfants 24 heures sur 24, et ne s'applique sur aucun autre contrat de la ville comme les centres de loisirs ou l'animation sportive.

Les quatre moniteurs ont dû quitter la colonie le lendemain de la visite du responsable des centres, mais sans préjudice financier, selon la municipalité. "C'est un acte discriminatoire, la liberté religieuse fait partie du paysage français, c'est une liberté fondamentale et elle doit être respectée", a réagi Abdallah Zekri sur BFMTV. L'avocat des moniteurs suspendus avait indiqué lundi que ces derniers réfléchissaient à une action devant les prud'hommes, la clause imposée dans leur contrat par la municipalité étant, selon eux, illégale.

Le Front des banlieues indépendant (FBI), qui dénonce "un acte islamophobe", a appelé dans un communiqué à un rassemblement samedi en début d'après-midi devant la mairie de Gennevilliers. Le Front national exhortait au contraire les élus de Gennevilliers à résister aux pressions, estimant qu'il s'agit d'une "sage décision" prise dans l'intérêt des enfants. Il dénonce dans un communiqué des "réactions communautaristes qui font fi des principes de sécurité et de laïcité".

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