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vendredi, 20 juillet 2012

Avec les Andrieux, Guerini, Mennucci...on souhaite bon courage au Tartarin parisien !

Jean-Pierre Mignard : "Le PS doit abandonner la rubrique judiciaire"

 
 
 

 

Cet avocat proche de Hollande, candidat aux législatives, veut s'implanter pour réinsérer l'éthique au coeur de la vie politique marseillaise

À 61 ans, disposant d'un cabinet à Marseille, Jean-Pierre Mignard va adhérer au PS local. Son maître mot : l'éthique.

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Me Mignard était l'avocat des "jeunes" de Clichy-sous -Bois contre les syndicats de police

cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_2005_dans_les_banlieues_fran%C3%A7aises

 

Quel rôle entendez-vous jouer en adhérant à la fédération PS des Bouches-du-Rhône ?
- Jean-Pierre Mignard
: L'adhésion à la section 308 de la 8e section, dans le 8e arrondissement de Marseille, est la suite logique de ma candidature aux législatives dans ce secteur, une candidature appuyée par le bureau national et sollicitée par plusieurs responsables socialistes locaux. Nous avions des projets communs avec Olivier Ferrand. Si je me sens plus seul depuis sa mort, je vais tenter de porter ce que nous aurions été plus forts de faire à deux.

Quels sont ces projets ?
- J-P.M :
Je veux porter un diagnostic sur la gravité de la situation économique et sociale de Marseille qui paie un lourd tribut au passé. L'objectif est double : promouvoir la solidarité de la nation avec Marseille et la région, restaurer la confiance des Marseillais dans la capacité de vivre ensemble.

Et la rénovation dans tout ça ?
- J-P.M
: Sans transformation de la vie politique à Marseille, il n'y aura pas de prospérité. Le clientélisme, les comportements illicites, l'insécurité, la violence sont largement liés à la pauvreté et aux blocages économiques et sociaux. Concrètement, je plaide en faveur de référendums locaux, de jurys citoyens, de primaires pour sélectionner les candidats aux élections, de commissions d'enquêtes dans les collectivités...

Au PS, cette rénovation est-elle vraiment en marche ?
-J.P.M
: À la condition de ne pas brûler les étapes. Tous et toutes doivent d'abord converger pour que soit adressé à l'ensemble des Marseillais le signal public d'une nouvelle éthique politique qui gouvernera la fédération, les comportements des élus et des militants. Une page doit se tourner définitivement et le clientélisme doit être éradiqué.

Que préconisez-vous ?
-J.P.M
: J'appelle à une nouvelle direction de la fédération. Cela passe évidemment par l'association de personnalités comme Eugène Caselli, Michel Vauzelle, Marie-Arlette Carlotti, Patrick Mennucci... et surtout par l'ensemble des militants qui veulent retrouver leur fierté et n'acceptent plus l'offense que représentent certaines pratiques déshonorantes. Il faut que le PS soit définitivement inscrit dans la rubrique politique et abandonne la rubrique judiciaire. J'aimerais que soit créée une commission éthique des conflits saisie par les militants comme par les électeurs. Que les élus touchés par des problèmes judiciaires se mettent de côté, ceci afin de ne pas priver leur mandat de légitimité. Je suis un juriste, je crois aux procédures et non à l'affirmation sous serment que les choses changeront. Je suis tout sauf un éradicateur, je ne veux la tête de personne. Mon rôle est de permettre d'éviter les faux conflits, les débats prématurés, les hostilités personnelles. C'est être un lanceur d'idées, un accélérateur de la rénovation.

Que pense François Hollande, dont vous êtes proche, de votre démarche ?
-J-P.M
: Je l'ai rencontré, je lui en ai parlé. Il fait preuve de bienveillance. Il n'intervient pas mais il sait tout de la situation marseillaise qu'il regarde de près. Ce qui n'est pas une fâcheuse nouvelle...

Vos ambitions pour 2014 ?
- J.P.M
: Je ne suis pas candidat à la mairie de Marseille. Il y en a au moins un au sein du PS local ! Je ne me positionne que dans un projet collectif. Je veux faire échec aux compétitions destructrices. Je suis favorable à des primaires mais uniquement s'il y a conflit dans la désignation du candidat.

Accepteriez-vous des responsabilités fédérales ?
- J-P.M
: Si un projet collectif se dégage, s'il n'y a pas de conflits délétères, si une nouvelle éthique est voulue, alors oui j'accepterai.

/La Provence le /

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