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vendredi, 01 juin 2012

La troisième circonscription: une circonscription bientôt tricolore !

Législatives : un FN menaçant et une affaire judiciaire dans la 3ème


 

Publié le jeudi 31 mai 2012 laprovence.com

 

À dix jours du premier tour, nous poursuivons la présentation de chacune des circonscriptions de Marseille et de ses environs. La 3e s'étend sur la totalité du 13e, une partie du 14e et le nord du 12e à Marseille

Dans la 3e circonscription, les habitants font le choix avant tout d'un parti, pas forcément d'un candidat précis.

Dans la 3e circonscription, les habitants font le choix avant tout d'un parti, pas forcément d'un candidat précis.

Photo Guillaume Ruoppolo

 

 

La nouvelle est tombée au plus mauvais moment pour Sylvie Andrieux. Mais nil'ordonnance de renvoi en correctionnelle reçue hier matin par les avocats de la députée socialiste, ni leretrait de son investiture par le PS, ne l'empêchent d'avancer. "Les gens ne s'y intéressent pas et ce montage politique destiné à me nuire ne changera rien,assure-t-elle, bien décidée à se maintenir.  Que l'on s'interroge plutôt sur la famille de Madame Preziosi impliquée dans des trafics de stupéfiants." Référence faite, cette fois, à l'assassinat récent d'un neveu de l'élue UMP, candidate face à elle et offensive sur "le tissu associatif nourri de clientélisme". Des amabilités qui en disent long, pour le moins, sur une campagne déjà tendue. Mais Sylvie Andrieux est pressée.

Ses militants l'attendent sur une terre de mission. Entre Montolivet et Bois-Lemaître (12e), la tendance électorale glisse clairement à droite. Et la députée PS d'une circonscription deux fois redécoupée (voir la carte) peste. "C'est du charcutage en faveur de la droite. Si on se base sur les chiffres de 2007, le secteur est favorable à Sarkozy à 57 %. C'est pour cela qu'on s'y est pris dès février, pour faire la campagne de Hollande puis la nôtre. En asseyant notre légitimité sur les problèmes de l'emploi, du logement et de la sécurité. Mais la dynamique ne dit pas forcément état de grâce."

François Hollande est néanmoins arrivé en tête au second tour de la présidentielle (50,68 %) dans ces quartiers Nord. Une terre d'élection qui inclue le 13e arrondissement, la partie nord du 12e et les deux tiers du 14e.

"On y trouve les noyaux villageois de Saint-Just, Saint-Mitre, Sainte-Marthe, il y a aussi Chateau-Gombert où la droite est bien placée, sourit Stéphane Ravier en sirotant un Coca. C'est la troisième fois que je suis face à Sylvie Andrieux et ce redécoupage est le plus favorable pour moi. En plus, avec ses casseroles... Indéniablement, ce combat est celui qui me permet d'y croire le plus." S'appuyant sur les 26,2 % réalisés par Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle, le candidat Front national met les bouchées doubles."Je marche six heures par jour, j'arpente les moindres ruelles pour distribuer mes tracts. J'ai grandi à La Maurelette, les gens ne me regardent plus comme un extrémiste. Cinq ans de sarkozysme leur ont fait mal."

Un discours qui, forcément, brûle l'oreille de Nora Preziosi. Dans sa permanence de La Rose (13e), l'adjointe UMP de Jean-Claude Gaudin chargée de la famille s'active avec ses militants autour d'affiches au slogan surprenant. "Le changement, c'est maintenant" est emprunté à François Hollande et lui vaut un référé de Sylvie Andrieux. "Je veux montrer qu'il y a eu trop de laisser-aller dans ces quartiers, martèle Nora Preziosi. Trop de précarité dont on ne se préoccupe pas. Je veux que ça change sur la sécurité, le logement, l'emploi ."

Le changement, maître mot des principales candidates du secteur. Ainsi Marie Batoux qui, après la rumeur d'un parachutage Mélenchon, crédité ici de 13 % des suffrages à la présidentielle, arpente le bitume. Elle non plus ne mâche pas ses mots, demandant que le PS "retire" l'investiture de Sylvie Andrieux.

"Il existe une gauche sans casserole ni complexe", assène la porte-parole du Front de gauche, dont la stratégie consiste aussi à "aller chercher les abstentionnistes". Ils risquent d'être plus nombreux qu'ailleurs, les cités votant moins. Un critère qui pèsera lourd avant le second tour.

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