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samedi, 19 mai 2012

Après Guéant le Néant, voici la valse de Valls...

 

 

Sécurité : ce que les policiers attendent de Manuel Valls


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Le ministre de l'Intérieur sera à Marseille lundi.

Un ministre bénéficie en général de ce qu'il est convenu d'appeler "l'état de grâce". À l'Intérieur, il est rare que cette période dure, mais pour l'heure, le petit dernier, Manuel Valls - qui sera lundi à Marseille -, semble être sur un nuage. La réalité du terrain de la délinquance va-t-elle rattraper le nouveau promu ? À Alliance Police nationale, Jean-Claude Delage, le secrétaire général et Marseillais de l'étape, indique qu'"Alliance jugera le nouveau ministre de l'Intérieur sur ses actes et sur sa capacité à mettre en oeuvre des réponses policières adaptées aux difficultés du terrain".

Car, pour Alliance, le retour à une "police de proximité" ne laisse pas d'inquiéter. "Il faut d'abord assainir les quartiers. Quand on se retrouve face à des kalachnikovs, dans un contexte actuel d'ultra-violence, cela revient aujourd'hui à envoyer les collègues au casse-pipe", assure David-Olivier Reverdy, secrétaire régional du syndicat. Pour lui, "qui dit police de proximité dit maillage coûteux".

Pour Alphonse Giovannini, délégué départemental Unité Police-SGP-FO, il convient de faire cesser la politique de résultats qui démobilise les enquêteurs. "Ni angélisme ni course aux chiffres", a promis Manuel Valls.

FO aspire à une meilleure prise en considération des fonctionnaires de police, à une vraie table ronde sur la profession, et surtout au gel de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). "Il faut qu'on remette des policiers sur le terrain, mais pas comme M. Gardère - NDLR : l'actuel préfet de police - qui avait créé des 'patrouilleurs' et payait les fonctionnaires en heures sup', ce qui coûtait 65 000 à 70 000 par semaine à Marseille."

Du côté du syndicat CGT-Police, Thierry Uguet, son secrétaire zonal, souhaite un vrai débat sur les sanctions policières en référence à l'affaire de Noisy-le-Sec. "Pas de sanction administrative avant une décision judiciaire", résume-t-il. "C'est le respect le plus simple et le plus scrupuleux de la présomption d'innocence", insiste-t-il pour dire qu'il n'y a aucune raison pour que les policiers soient moins bien traités que les citoyens ordinaires. Il souhaite aussi "une vraie réflexion sur les effectifs, les moyens et les tâches policières".


Lundi à Marseille

Le nouveau ministre de l'Intérieur sera donc à Marseille ce lundi où il devrait s'entretenir avec les fonctionnaires de police. Les violents faits divers qui ont frappé la ville ces derniers mois seront sans nul doute évoqués. Il sera, le soir, l'invité du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Paca.

 La Provence

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