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mardi, 08 mai 2012

Avant la case prison, certains peuvent encore toucher 20.000...et plus !

Sarkozy va bénéficier des privilèges des ex-présidents

lefigaro.fr

Par Jim Jarrassépublié le 08/05/2012 
Nicolas Sarkozy, lundi, sur le perron de l'Élysée.
Nicolas Sarkozy, lundi, sur le perron de l'Élysée. Crédits photo : BERTRAND LANGLOIS/AFP


Indemnités, bureaux, voiture avec chauffeur, garde du corps… Tous les anciens présidents disposent d'un certain nombre d'avantages, qui peuvent se révéler coûteux pour l'État.

Reprendre son métier d'avocat, animer des conférences, écrire ses Mémoires… Le doute plane encore l'avenir immédiat de Nicolas Sarkozy, qui a annoncé son retrait de la vie politique suite à sa défaite, dimanche. Une chose est sûre: le chef de l'État, qui quittera officiellement ses fonctions le 15 mai, peut compter sur un certain nombre d'avantages octroyés par la République à tous les anciens hôtes de l'Élysée. Ces «privilèges» sont consignés dans une lettre qu'a adressée en 1985 Laurent Fabius, alors premier ministre, à Valéry Giscard d'Estaing, ex-chef d'État.

Les indemnités, d'abord. Selon la loi du 3 avril 1955, Nicolas Sarkozy disposera, comme ses prédécesseurs, d'une «dotation annuelle d'un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d'un conseiller d'État en service ordinaire». Soit environ 6.000 euros brut par mois. Ces émoluments, qui ne sont soumis à aucune condition d'âge, ni au nombre de mandats, sont cumulables avec d'autres pensions ou salaires. Nicolas Sarkozy pourra donc profiter, le moment venu, de sa retraite d'ancien président du conseil général et député des Hauts-de-Seine et maire de Neuilly, estimée à environ 4.000 euros par mois.

 

Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac au Conseil constitutionnel.
Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac au Conseil constitutionnel. Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

 

S'il choisit de siéger au Conseil constitutionnel, comme Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac, il profitera en sus d'un traitement de 12.000 euros mensuels. François Hollande a certes promis de supprimer cette disposition qui permet aux anciens présidents d'être nommés à vie parmi les Sages, mais cette évolution ne sera pas rétroactive et ne concernera pas Nicolas Sarkozy. Au total, Nicolas Sarkozy pourrait toucher jusqu'à 22.000 euros brut par mois, un revenu équivalent à celui qu'il touchait lors de son mandat.

Vols gratuits et illimités en classe affaires

Comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy pourra, s'il le souhaite, disposer d'un bureau mis à sa disposition par l'État. Dans les beaux quartiers de la capitale, de préférence: Valéry Giscard d'Estaing s'est installé boulevard Saint-Germain, Jacques Chirac a choisi la rue de Lille. Il aura par ailleurs droit à sept collaborateurs dont le traitement est pris en charge par l'État: un directeur de cabinet, fonctionnaire de catégorie A (la plus élevée), un employé des archives nationales, deux secrétaires particuliers et trois secrétaires dactylo.

Nicolas Sarkozy pourra profiter d'une voiture de fonction avec deux chauffeurs et de deux fonctionnaires de police chargés d'assurer sa protection. Son domicile personnel sera également gardé par des officiers de police. S'il veut voyager, il bénéficiera d'une carte illimitée pour voyager en classe affaires sur les réseaux SNCF et Air France. S'il se rend à l'étranger, il sera accueilli par l'ambassadeur de France, chargé d'assurer son hébergement.

Tous ces avantages ont un coût, difficile à évaluer car il dépend des choix de chaque ancien président. Dans son livre L'Argent de l'État, le député apparenté socialiste René Dosière, spécialiste du train de vie de l'État, l'évalue à 1,5 million d'euros par an et par ancien président.

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