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samedi, 28 avril 2012

Yoni, une mal-chance pour quatre victimes innocentes...

Yoni Palmier également mis en examen pour le premier meurtre de l'Essonne

Le Monde.fr avec AFP | 27.04.2012 


 

 

 

Yoni Palmier, déjà mis en examen pour les trois meurtres les plus récents sur les quatre commis en Essonne depuis novembre, a été mis en examen pour assassinat, vendredi 27 avril, pour le premier de ces crimes également, a-t-on appris auprès du parquet d'Evry.

Interpellé le 14 avril, M. Palmier, 33 ans, avait été placé mercredi en garde à vue dans le cadre de l'information judiciaire pour le premier des quatre meurtres, celui de Nathalie Davids, perpétré le 27 novembre 2011 dans le parking de son immeuble de Juvisy-sur-Orge.

UN AUTRE HOMME DÉTENU POUR CE CRIME

Pour ce crime, Michel Courtois, l'ex-compagnon de la victime, est détenu depuis décembre à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Il avait avoué les faits à la fin de sa garde à vue, avant de se rétracter.

Il se trouvait donc sous les verrous lors des trois homicides pour lequels Yoni Palmier était déjà mis en examen : ceux de Jean-Yves Bonnerue, 52 ans (le 22 février à Juvisy-sur-Orge), Marcel Brunetto, 81 ans (le 17 mars à Ris-Orangis) etNadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans (le 5 avril à Grigny).

L'enquête a déterminé que la même arme avait été utilisée pour les quatre homicides, un pistolet semi-automatique de 7,65 mm saisi lors des perquisitions qui ont suivi l'interpellation de Yoni Palmier.

"HISTOIRE TRÈS CHAOTIQUE"

Aucune indication n'a été donnée sur les motivations du suspect pour ces quatre meurtres, entre lesquels aucun lien évident n'a été établi, mis à part la proximité géographique. Né dans le Val-d'Oise, Yoni Palmier présente, selon son avocat,"une personnalité extrêmement complexe et fragile", avec "une histoire très chaotique". Selon le parquet, il a été condamné à six reprises, notamment à une peine de huit mois de prison ferme en 2004 pour violences aggravées sur sa mère.

Les forces de l'ordre ont retrouvé dans un box occupé par le suspect la moto Suzuki bleu et blanc qui avait fait l'objet d'un avis de recherche et avait permis l'interpellation du jeune homme. Autre certitude, selon une source proche de l'enquête, M. Palmier, qui vivait dans la commune de Draveil, voisine des lieux des crimes, louait une place sur le parking où sont tombés Mme Davids et M. Bonnerue.

VERS LA REMISE EN LIBERTÉ DE M. COURTOIS ?

"Pour la première fois, le juge d'instruction estime que M. Courtois n'est pas le seul suspect au sujet du meurtre de Mme Davids", a commenté l'avocat de Michel Courtois, MYassine Bouzrou"Cette piste aurait dû être officialisée depuis longtemps et je trouve inadmissible qu'on ait attendu si longtemps avant de réaliser cette mise en examen qui semblait évidente. J'espère que cela va accélérer la remise en liberté de mon client", demandée formellement mardi, a-t-il ajouté.

Me Bouzrou avait estimé mercredi que les aveux passés par son client avaient été"extorqués", et dénoncé un "aveuglement judiciaire". Selon l'avocat, Michel Courtois, un homme de 46 ans considéré comme handicapé à 50 %, "ne supporte pas sa détention". Outre ses aveux, les charges contre M. Courtois s'appuient notamment sur des traces de poudre, "compatibles mais pas caractéristiques", selon une source judiciaire, trouvées sur ses vêtements et son sac à dos.

L'avocate de la famille de Mme Davids, qui s'est constituée partie civile, a répété vendredi à l'AFP qu'elle considérait que M. Courtois était "impliqué" dans le meurtre de la jeune femme de 35 ans. Selon Me Elisabeth Auerbacher, M. Courtois vivait mal la rupture avec Mme Davids, qu'il "harcelait au téléphone" et à qui il aurait indiqué qu'il disposait d'une arme.

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