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jeudi, 19 avril 2012

Hollande prêt à une nuit des longs couteaux ?

Le Point.fr - Publié le 18/04/2012 

Le candidat socialiste hiérarchise ouvertement les déçus de l'ouverture qui le soutiennent aujourd'hui.

François Hollande.


Mercredi, lors d'une réunion avec les salariés de Still, une entreprise de fabrication d'engins de levage de l'Oise menacée de délocalisation en Italie, un employé s'est saisi du micro et s'est adressé à François Hollande, candidat du PS à la présidentielle. L'homme s'est plaint de l'actuel ministre de l'Industrie : "Éric Besson surfe sur la vague bling-bling, capable d'envoyer 50 tweets en une réunion." Pour lui répondre, François Hollande a sorti son bazooka. Car Éric Besson n'est pas n'importe qui. En 2007, l'ancien socialiste en charge du programme économique de Ségolène Royal avait lâché le PS en pleine campagne pour rallier Nicolas Sarkozy : "Nous le laisserons à son destin ! Destin de traître, ça vous poursuit toute votre vie...", a sanctionné Hollande, avec une virulence à la hauteur de la déception de l'époque.


Mais, un quinquennat plus tard, puisque le socialiste a reçu hier plusieurs soutiens d'anciens ministres de Nicolas Sarkozy, Fadela Amara ou le haut-commissaire Martin Hirsch, mais aussi celui de l'ancienne proche de Dominique de Villepin Brigitte Girardin ou de l'ancienne chiraquienne Corinne Lepage, la question de l'ouverture se pose. Et François Hollande y répond... à sa manière. "Moi je n'accepte pas la traîtrise ; je considère que ceux qui sont partis sont partis...", déclare-t-il à la sortie de la réunion. Mais il se reprend : "Après, ça n'empêche pas à d'autres de savoir entre la gauche et la droite ce qu'il convient de faire, l'expérience de l'ouverture ayant été particulièrement malheureuse." 


"Je ne cherche personne"

C'est surtout son grand ami de trente ans, Jean-Pierre Jouyet, qui avait accepté de Sarkozy le poste de secrétaire aux Affaires européennes avant de quitter le gouvernement pour la présidence de l'Autorité des marchés financiers, que François Hollande essaie de défendre. "Il est parti au bout de quelque mois", rappelle Hollande qui ajoute : "Martin Hirsch est parti au bout de deux ou trois ans, et Fadela Amara, à ma connaissance, n'est plus membre du gouvernement." Eux, donc, sont exonérés de critique.

Et puis... "Il y a ceux qui sont encore dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, ils finiront avec Nicolas Sarkozy, ce sera le même sort...." Éric Besson a une nouvelle fois les oreilles qui sifflent. Interrogé sur le cas de Bernard Kouchner, que Sarkozy a nommé ministre des Affaires étrangères en 2007, Hollande lâche : "Je ne cherche personne, c'est à eux, à travers leur conscience, de savoir ce qu'ils ont à faire, et certains n'ont même plus de conscience..."

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