Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 18 avril 2012

Marine au Zénith le 22 avril puis le 6 mai

Le Pen veut «leur montrer qu'ils ont tort»

lefigaro.fr

Par Guillaume Perrault publié le 17/04/2012
Marine Le Pen a tenu un discours très tranché, mardi soir au Zénith de Paris.
Marine Le Pen a tenu un discours très tranché, mardi soir au Zénith de Paris. Crédits photo : MARTIN BUREAU/AFP

La présidente du Front national, que tous les sondages indiquent en hausse, a fait salle comble au Zénith à Paris.

Jean-Marie Le Pen, qui conseillait depuis des mois à sa fille de muscler son discours, a été exaucé. Marine Le Pen a tenu mardi soir son dernier meeting de campagne au Zénith à Paris, marqué par un discours très âpre. La candidate du Front national a réuni environ 7000 sympathisants galvanisés.

En présence de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch, l'ancien député européen Paul-Marie Coûteaux et le président du comité de soutien de la candidate, l'avocat Gilbert Collard, ont d'abord «chauffé la salle». Marine Le Pen a pris la parole vers 20 h 25 dans un tonnerre d'applaudissements. La présidente du FN a prononcé un discours visant à démontrer que la défaite de Nicolas Sarkozy était inéluctable et qu'elle représentait le vrai «vote utile». «Sarkozy-Hollande, deux enveloppes différentes mais la même soumission aux intérêts des puissants!» a-t-elle tonné. Fustigeant «les aristocrates du système», la députée européenne a lancé au milieu des clameurs approbatives: «Nous allons leur montrer qu'ils ont tort! Nous allons les remettre à leur place!» Marine Le Pen a ensuite tiré à boulets rouges contre François Hollande, «le banquier tranquille qui a laissé la corruption gangrener des fédérations entières de son parti».

«Je suis la seule candidate capable de protéger les Français, (…) je suis l'unique candidate de la nation, a-t-elle renchéri. Le peuple redeviendra en France le seul souverain légitime.» L'élue d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) s'est présentée comme le défenseur «des invisibles, des oubliés». «La lutte contre les inégalités, contre les injustices, est impossible dans une société ouverte à tous les vents mauvais de la mondialisation», a soutenu la présidente du FN. «Je ne défends pas les travailleurs du monde entier, moi, je défends les travailleurs français», a-t-elle crié dans un déluge d'applaudissements.

Marine Le Pen a réservé le thème de l'immigration pour la fin de son allocution. «Il y a un lien étroit entre l'immigration massive et les déficits sociaux de la France», a-t-elle allégué sous les hourras. «On est chez nous!» a chanté l'assistance à pleins poumons en réponse. «Vous êtes en droit de ne plus vouloir ces Franco-Algériens comme Mohamed Merah, a clamé Marine Le Pen. Nous voulons des Français amoureux de leur pays.» Avant de prédire que «nous serons ruinés et submergés» si «l'immigration ne cesse pas».

Changeant brutalement de ton, la présidente du FN a voulu conclure son discours en adoptant un style rassembleur. «Il n'y a plus ni droite ni gauche, il n'y a plus qu'un peuple français, blessé mais courageux, un grand peuple!» La candidate d'extrême droite a fait l'éloge du bulletin de vote, «ce petit rectangle de papier, riche pourtant de toutes les espérances». Marine Le Pen votera à 11 heures, dimanche, à Hénin-Beaumont, avant de gagner Paris pour passer sa soirée électorale dans son quartier général de campagne, situé boulevard Malesherbes (VIIIe). Les plus récents sondages la placent légèrement à la hausse et lui attribuent désormais entre 14 % et 17 % d'intentions de vote.

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.