29.07.2010

Super incompétent au secours de super voleur !

L'UMP prête à payer pour les emplois fictifs imputés à Chirac

Selon le «Canard enchaîné», Nicolas Sarkozy aurait fait cette «offre» à l'ancien Président, poursuivi dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris.

Libération.fr

 

L'ancien président Jacques Chirac le 11 mai à Istanbul

L'ancien président Jacques Chirac le 11 mai à Istanbul (© AFP Bulent Kilic)

Nicolas Sarkozy aux petits soins avec son prédécesseur. Alors que Jacques Chirac, poursuivi pour une affaire d’emplois fictifs à la mairie de Paris, devrait être jugé fin 2010 ou début 2011, l’actuel président de la République lui aurait fait une très généreuse proposition, selon les révélations, ce mercredi, du Canard enchaîné.

Mi juin, Sarkozy a déjeuné avec le couple Chirac, très préoccupé, d’après l’hebdomadaire satirique, par ce futur procès dont la date devrait être connue en octobre prochain. Au Tong Yen, un restaurant asiatique du VIIIe arrondissement de Paris, où l’ancien chef de l’Etat a ses habitudes, il aurait tenu à «le rassurer».

Selon le Canard, l’UMP pourrait rembourser les dépenses liées aux emplois fictifs présumés de chargés de mission à la mairie de Paris, entre 1992 et 1995. Une note qui pourrait, selon les calculs de responsables du parti rapportés par le journal, s'élever à deux millions d’euros.

La juge d’instruction, Xavière Simeoni, avait décidé, le 30 octobre 2009, de renvoyer Jacques Chirac, ainsi que huit autres personnes, en correctionnelle pour cette affaire d’emplois supposés de complaisance, contre l’avis du parquet qui avait requis un non-lieu.

Joint par l’AFP, Me Jean-Pierre Mignard, l’avocat de la Ville de Paris, partie civile depuis 2001 dans le dossier, a déclaré que la Ville était «disposée à être indemnisée à condition que ce soit dans le strict périmètre défini par la juge d’instruction» qui avait évalué précisément le préjudice. Dans l’hypothèse d’un remboursement avant le procès, «la raison d’être de la partie civile qui est la réparation de son dommage aurait cessé», envisage-t-il.

«Il n’y a pas de négociation (avec l’UMP) sur le préjudice constaté judiciairement», assure aussi Me Mignard, refusant de dire si le parti présidentiel et la Ville avaient discuté récemment du sujet.

De son côté, l’UMP n’a souhaité faire aucun commentaire. En 2004 dans un autre volet de cette affaire d’emplois fictifs à la mairie de Paris qui avait valu une condamnation à l’ex-Premier ministre Alain Juppé, l’UMP, héritière du RPR, avait déjà été tenue civilement responsable du préjudice de la Ville et avait dû lui verser près de 900.000 euros, rappelle le Canard.

Vauzelle, Président du Monde...régional.

Michel Vauzelle élu Président de l’assemblée mondiale des régions

La Provence.

 

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Le Roi Michel ( Vauzelle )  et la Reine Sylvie ( Andrieux )

Lors de la séance introductive de la troisième assemblée mondiale des régions (Fogar) qui s’est tenue hier à Montecristi en Equateur, Michel Vauzelle a été élu à sa présidence à l’unanimité, succédant à Claudio Martini, ancien président de la Région Toscane.

Michel Vauzelle a indiqué vouloir poursuivre le travail initié par Claudio Martini pour accroître l’influence des régions sur la scène mondiale, et voir leur rôle et leur action davantage reconnus. La réunion se poursuit aujourd’hui et demain, avec une conférence internationale sur la réponse des régions à la globalisation. Le Président de la République d’Equateur, M. Rafael Corrêa, participe à l’ouverture de cette conférence qui réunit 300 participants représentant les régions et les états fédérés du monde.

Pour rappel, le Fogar (Forum global des régions du monde) a été créé à Marseille lors de la première Convention internationale pour une approche territoriale du développement, organisée par la Région Paca, la CRPM (Conférence des Régions périphériques d’Europe) et le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), et qui avait réuni les représentants de 450 régions de tous les continents.

Ndlr: Ancien Ministre, député, Président de Région, Président du Canal de Provence, et maintenant Président de l'assemblée mondiale des régions.... Infatiguable Vauzelle qui cumule autant de responsabilités, un véritable  bourreau de travail !

Allez la France !

Christophe Lemaître, champion d'Europe du 100 mètres à Barcelone

 

Réquisitoire ? Non, les faits !

TÉMOIGNAGE EXCLUSIF

Denis, policier à la BAC : "Le flic est un sous-citoyen"

Par Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé Lepoint.fr

Denis, policier à la BAC : "Le flic est un sous-citoyen"

Les effectifs de la BAC Grenoble ont été mis en repos de force par le préfet alors que circule la rumeur d'un contrat sur leur tête © Fabrice ANTERION / MAXPPP

Denis est policier à la Brigade anticriminalité (BAC). Il fait partie des hommes envoyés en renfort à Grenoble où des policiers sont menacés de mort par des caïds de cité. Il a accepté de témoigner pour Le Point.fr sous couvert d'anonymat. Édifiant.

"ON SE COUCHE DEVANT LES CAÏDS"

"Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c'est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd'hui, je suis écoeuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l'ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C'est désastreux pour l'image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu'ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C'est la honte."

"DE LA CHAIR À CANON"

"On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu'est devenu l'agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C'est l'omerta. Heureusement, l'info circule entre nous, via les portables."

"GILETS PARE-BALLES PÉRIMÉS"

"Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi. J'ai appris qu'à 16 heures je devais être à Grenoble pour une mission de neuf jours. Si tu refuses, t'es muté dans un service de merde. Alors, tu pars risquer ta peau pour 1.800 euros par mois. Mon métier, c'est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l'intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l'état de la police aujourd'hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. Même nos brassards de police sont usés jusqu'à la corde, j'ai un collègue qui a été obligé de repasser au marqueur la lettre P du mot police."

"CE N'EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI"

"J'entends certains dire il faut envoyer l'armée. Qu'on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n'est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu'il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s'est approché pour le contrôler. Je m'adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : "Tu es qui toi pour me demander de m'arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici." Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : "Bonjour, merci et au revoir." Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n'est pas une bavure, c'est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s'attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu'il ne travaille pas, c'est à lui qu'il faut confisquer la voiture sur le bord de la route."

"SARKO NE SAIT PAS CE QUI SE PASSE"

"Il faut que la population sache que les policiers n'ont pas peur d'entrer dans les cités. Si nous n'y allons pas, c'est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd'hui, la hantise des autorités, c'est la bavure, l'émeute, l'embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd'hui. Un jour, on se réveille, c'est trop tard, c'est l'effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l'étendue des dégâts. On dit ici qu'un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu'il n'aurait pas reçu l'ordre de tirer. Si j'avais été à sa place, j'aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m'aurait pas empêché d'aller manger une pizza après. Est-ce qu'on attend qu'il pulvérise un fourgon de flic ?"

"LA PAROLE D'UN FLIC NE VAUT RIEN"

"Les flics vont se mettre à tirer. S'ils ne l'ont pas encore fait, c'est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu'un crevard de cité, multirécidiviste, m'avait accusé de l'avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d'instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n'avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m'expliquait comment il fallait que j'intervienne sur la voie publique. J'ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c'est parce que mes proches m'ont soutenu. Au bout du compte, j'ai été relaxé par le tribunal. La parole d'un flic aujourd'hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen."

Ndlr:  Malgré ces propos poignants et courageux, on ne peut s'empécher de voir en ce " Denis " un naïf , ou un cocu, battu et finalement content de l'être ! Ce policier qui a tout subi en matière d'humiliation professionnelle continue de penser que " Sarko ne sait pas ce qui se passe " Mais cher Denis, soit Sarkozy est au courant et cela fait de lui un lâche, un collabo des criminels, soit il n'est pas au courant et c'est encore pire, car cela fait du Président de la République un ignorant et par conséquen un incompétent ! Dans les deux cas, Sarkozy est responsable et coupable et doublement même, puisqu'il a été Ministre de l'Intérieur  pendant cinq ans avant d'accéder à la fonction suprême !

L'Empereur doit se retourner dans sa tombe !

Remises de Légion d'honneur du 14 juillet : Quelques décorés ... remarquables !

Après avoir récompensé de la légion d'honneur les couturiers Lagerfeld et Galliano, amis de son épouse, le Chef de l'Etat a délaissé le "dé à coudre" pour mieux se concentrer, pour la promotion du 14 juillet, sur un certain nombre d'industriels ou acteurs des media.

Remises de Légion d'honneur du 14 juillet : Quelques décorés ... remarquables !

Même si le Président et ses ministres ont toute latitude pour honorer qui bon leur semble, les français qui ont appris dans quelles circonstances " Eric Woerth, alors ministre du Budget, l'avait remise à Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt" s'interrogent de plus en plus sur l'utilisation ( parfois un peu abusive) de cette décoration, dont le but est, comme le rappelle Challenge, de récompenser : " les services exceptionnels ou éminents dans toutes les activités qui servent la nation"

Et si, ajoute Challenge : " En affaires, la Légion d'honneur, qui n'apporte aucun privilège matériel ou financier" , Elle : "est appréciée comme gage d'honorabilité et de réussite sociale" Citant au passage Sophie de Menthon (ex candidate à la présidence du MEDEF) : " Mes pairs m'ont tout de suite regardé d'une autre façon le jour où j'ai été décorée ... / ... " elle semble bien

Ainsi, on peut trouver dans la nouvelle promotion, publiée le 14 juillet au Journal officiel

Martin Bouygues : qui a été le témoin du deuxième mariage de Nicolas Sarkozy et parrain de son plus jeune fils Louis. Et qui à la tête de TF1, devrait être bien utile pour ... la campagne de 2012

Mais aussi : Sophie Huet, la journaliste au Figaro et présidente de l'association des journalistes parlementaires

François Perol : ancien conseiller du chef de l'Etat porté en 2009 à la tête du groupe Banque populaire-Caisse d'épargne (BPCE) et futur nouveau "pilote du lobby bancaire" puisqu'il devient : "Président du directoire de la BPCE, président de la Fédération Bancaire Française (à compter du 1er septembre 2010)" bien qu'il soit poursuivi pour "prise illégale d'intérêt" -  Source Rue89 et AFP/Google

Emmanuelle Mignon : ancienne directrice de cabinet et ancienne "plume" de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Celle qui s'était illustrée en lançant le fameux : "En France, les sectes sont un non-problème ... / ... Quant à la scientologie, je ne les connais pas, mais on peut s’interroger. Ou bien c’est une dangereuse organisation et on l’interdit, ou alors ils ne représentent pas une menace particulière pour l’ordre public et ils ont le droit d’exister en paix ... / ... " VSD et qui partage désormais son temps entre le Conseil d'Etat et la société de Luc Besson

Renaud Dutreil : qui après avoir été Secrétaire d'Etat aux PME et au Commerce entre 2002 et 2004 puis ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat en 2004-2005, puis ministre en étant en charge des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales en 2007. est aujourd'hui pour président de la filiale américaine de LVMH - Source Challenge

Il ne peut y avoir que des "malfaisants" comme Slovar les Nouvelles pour rappeller que Bernard Arnault patron de LVMH avait invité Nicolas Sarkozy avec tout le gratin du CAC 40, au mariage de la fille !

La magistrate Maryvonne Caillibotte : directrice des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice. Ce qui fait écrire au Journal Le Monde : "Les "affaires" les plus sensibles sont suivies de ce poste au ministère, via les procureurs, qui peuvent aussi recevoir des instructions par son intermédiaire"

Du côté des "insolites" on note dans le contingent du monde de la culture

La chanteuse Mireille Mathieu et l'actrice Charlotte Rampling - Liste sur Le Point
Liste détaillée (avec d'autres surprises) sur le site Legifrance

Toutes nos félicitations à ces décorés ... remarquables et récompensés, à juste titre, pour leurs : " services exceptionnels ou éminents dans toutes les activités qui servent la nation" ...
( Source : Marianne 2 )

28.07.2010

Tradition nippone

Le Japon reprend les exécutions de prisonniers

Deux détenus ont été pendus mercredi, après un an de moratoire officieux sur l'application de la peine de mort.

Il n'y avait pas eu d'exécution de détenus depuis l'arrivée au pouvoir du parti démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche) en septembre dernier. Mais mercredi, deux hommes ont vu leur condamnation à mort appliquée par pendaison. L'un d'eux, Kazuo Shinozawa, âgé de 59 ans, avait tué six personnes en mettant le feu à une bijouterie du nord-est de Tokyo. L'autre, Hidenori Ogata, 33 ans, avait tué ou blessé quatre personnes dans le nord de la capitale.

Les pendaisons précédentes trois prisonniers dont un Chinois - avaient eu lieu il y a un an jour pour jour, à l'époque où les conservateurs du Parti Libéral-Démocrate étaient encore au pouvoir, et sept personnes ont été exécutées au total sur l'archipel en 2009.

 

La ministre abolitionniste baisse les bras

 

La ministre de la Justice Keiko Chiba, opposante déclarée à la peine de mort.
La ministre de la Justice Keiko Chiba, opposante déclarée à la peine de mort. Crédits photo : AP

Le moratoire, appliqué depuis la victoire démocrate aux législatives d'août 2009, n'avait jamais été expressément annoncé mais avait été respecté tant sous le mandat du premier ministre Yukio Hatoyama que sous celui de son successeur, Naoto Kan. On peut y voir l'influence de la ministre de la Justice, Keiko Chiba, opposante déclarée à la peine capitale et dont la signature est nécessaire au déroulement de toute exécution. Sa nomination au sein du gouvernement, ainsi que celle d'autres personnalités connues pour leur engagement contre les exécutions de prisonniers, avait d'ailleurs laissé supposer un réveil du débat sur la peine de mort.

Mais Keiko Chiba, qui a assisté en personne aux exécutions mercredi, semble s'être résolue à mettre ses convictions en sourdine pour redresser sa cote électorale. Victime d'une défaite personnelle aux sénatoriales du 11 juillet dernier, son geste inattendu apparaît comme un geste en direction d'une opinion largement favorable à la peine capitale.

 

Une attente particulièrement cruelle

Dernier grand pays industrialisé, avec les Etats-Unis, où la peine capitale est encore en usage, le Japon avait rappelé en 2007, lors de l'adoption d'une résolution onusienne appelant à un moratoire, qu' «il n'existe pas de consensus international en faveur de l'abolition». Même si des moratoires ont déjà été imposés dans l'archipel, notamment entre 1989 et 1993, les Nippons restent à 80% attachés à une pratique pourtant dénoncée pour sa particulière cruauté.

Enfermés dans des cellules de 6m² éclairées en permanence pour éviter les suicides, les condamnés, contraints de rester assis toute la journée, ne connaissent la date de leur exécution que le jour-même. Une torture psychologique partagée par les proches des détenus, qui ne sont prévenus de la mise à mort qu'a posteriori.

Sortez vos mouchoirs et vos porte-monnaies !

 

A Marseille, ces Roms que l'on n'accepte pas

Publié le mercredi 28 juillet 2010 La Provence

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À Marseille, la population des Roms, venue à 80% de Roumanie et de Bulgarie, se chiffrerait à près de 3000 ressortissants.

 

Eux-mêmes ont coutume de s'appeler les "invisibles". Comme le symbole d'un profond malentendu si l'on écoute les plaintes répétées de quelques élus de secteur et d'une frange de la population marseillaise, qui s'irritent, au contraire, d'une présence jugée "de plus en plus encombrante" des Roms dans la cité phocéenne.

En avril 2009, Martine Vassal, adjointe aux emplacements (UMP), se fendait même d'un courrier catastrophiste au ministre de l'Immigration Éric Besson, décrivant une situation "intolérable". Et de taper fort: "Les Roms investissent les bâtiments vides et les transforment en squats organisés (...) fouillent et éventrent les poubelles afin de collecter les déchets et les vendre (...) mendient dans nos rues, harcèlent les passants." Un discours qui, à l'opposé, aurait tendance à ulcérer le docteur Philippe Rodier, responsable de mission chez Médecins du monde.

"Cette communauté est ouvertement stigmatisée, tonne-t-il. On est en pleine crispation sécuritaire. La réalité, c'est que ces gens vivent dans des conditions déplorables. Savez-vous qu'ils ont une durée de vie de 20 ans inférieure à la nôtre? Depuis 4 ans que se pose le problème, rien n'a avancé. Vous trouvez normal qu'on laisse des gens faire leurs besoins entre deux voitures?" Au milieu, une réalité particulièrement complexe. À Marseille, cette population, venue à 80% de Roumanie et de Bulgarie, se chiffrerait à près de 2000 ressortissants.

Des familles qui survivent dans des dizaines de squats disséminés majoritairement dans les 2e , 3 e et 15 e arrondissements, les plus pauvres. Des hébergements bondés et faisant fi des normes de sécurité, qui sont régulièrement évacués par la police, avant de se reformer ailleurs,parfois à quelques dizaines de mètres. "Chez les Roms, assure un travailleur social, on ne laisse pas les gens de sa communauté tomber. S'il faut s'entasser, on s'entasse." Ce jeu du chat et de la souris n'a qu'un effet: "Aggraver la précarité et la rupture dans le processus d'intégration, dit Philippe Rodier. Par exemple, un enfant obligé d'abandonner un squat va quitter son école. Et c'est tout un travail qui tombe à l'eau. Sans parler du traumatisme vécu par des gamins qui se voient déménagés par la police trois fois par ans."

D'autant plus inutile, admet Michel Bourgat, adjoint au maire chargé de la lutte contre l'exclusion, que cette population historiquement persécutée et encore "traitée moins bien que les chiens"sur ses terres natales, n'est pas disposée à prendre le chemin du retour. "Ici, en trafiquant les métaux et le cuivre, ils gagnent 40 euros jour, avance-t-il, c'est un trésor par rapport à ce qu'ils récoltent en Roumanie." Rencontré dans un squat, Mislav enfonce le clou : "On a déjà survécu à Hitler et à Ceaucescu, qu'est-ce que vous voulez qu'il nous arrivede pire?" Pourquoi ces citoyens européens, autorisés à circuler librement trois mois en France, peinent-ils autant à s'intégrer? Une question de volonté, selon les uns,affirmant que cette communauté sédentaire vise avant tout à engranger du liquide pour se construire une vie future, moins glauque, dans leurs pays. D'autres pointent une législation trop restrictive, qui pousserait les Roms à la débrouille et à l'illégalité.

"Quel autre choix? Une loi de 2007 leur interdit de travailler, hormis dans certains métiers en pénurie, s'étouffe Philippe Rodier. Et encore à condition que les employeurs s'acquittent d'une taxe de 900 euros..." Dans l'immédiat, histoire de gérer l'urgence sanitaire,Michel Bourgat, en accord avec la préfecture, a d'abord tenté de monter un "village d'intégration" au nord de la ville. Avant de faire marche arrière, sous la pression d'habitants refusant"qu'on ajoute de la misère à la misère".

Autre expérience en cours, l'installation programmée de dix familles, triées sur le volet, dans des logements diffus. "Le but, avance l'élu, c'est d'aider des gens que l'on choisit selon des critères stricts. Le message c'est que, dans l'absolu, une ville comme Marseille pourrait régler le problème pour 200 à 300personnes. Pour les autres, on ne peut rien." Et d'avouer,impuissant: "Nous sommes dans une problématique européenne... Ce ne sont pas Jean-Claude Gaudin et le pauvre Bourgat qui vont résoudre ce problème." Lui, en tout cas, refuse de l'attiser.

Ndlr: Pendant que les regards sont invités à se poser sur les 3000 ou 4000 roms , ce sont 300 à 400.000 musulmans qui occupent, déjà, la ville de la Bonne Mère et qui sont en train d'en prendre possession !  Ce crime c'est bien Gaudin, Muselier, Bourgat et toute la clique de l'UMPS qui en sont les responsables !

27.07.2010

Nouvelles en provenance du front de la diversité...

 

Coups de feu/Sevran: un homme déféré

AFP Le Figaro
26/07/2010 |

Un jeune homme de 23 ans a été déféré aujourd'hui au parquet de Bobigny, soupçonné d'avoir tiré des coups de feu samedi à Sevran (Seine-Saint-Denis), dans la cité des Beaudottes, a-t-on appris de source judiciaire.

Des coups de feu ont retenti samedi vers 14H00 dans la cité des Beaudottes, sans faire de blessé. Le jeune homme a été interpellé en fin d'après-midi. Il a été déféré lundi en vue d'une ouverture d'information judiciaire.

La situation est tendue à Sevran, depuis qu'un homme de 23 ans a été tué par balles début juin.

La ville, connue pour être une importante plaque tournante du trafic de cannabis, est marquée par des affrontements entre la Cité Basse et celle des Beaudottes sur fond de trafic de drogue.

Les derniers affrontements pourraient cependant impliquer uniquement des personnes des Beaudottes, sur fond de conflit ethnique entre des Maghrébins et des noirs, selon une source dans la cité.

Merci à Desouche.

Communiqués de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch.

 

 

Echec, rodomontade, capitulation, impéritie

Posté le 27 juillet 2010

 

Echec, rodomontade, capitulation, impéritie, tels sont les mots d’ordre d’un pouvoir impuissant à défendre les Français, tandis que continue d’entrer le torrent de l’invasion migratoire.

Echec : de l’opération militaire au Sahel avec l’insulte suprême que constitue pour la France l’assassinat d’un vieillard innocent mais Français.

Rodomontade : ordinaire du Président qui « déclare la guerre au crime » et menace de représailles Al Quaïda, sur un territoire grand comme la France alors que nous ne sommes pas capables d’assurer la sécurité dans nos banlieues.

Capitulation : quand, sous la menace d’un « contrat » sur la tête des policiers de Grenoble, on évacue le terrain, les fonctionnaires et leurs familles.

Impéritie : quand on ferme des prisons vétustes tolérées depuis des décennies et que l’on se propose de construire 5000 places de prison, alors qu’il en manque au moins 100 000.

Tout cela ne finira pas par des chansons, hélas !

Grenoble : vers la guerre intérieure ?

Posté le 27 juillet 2010

Hier encore à Grenoble, 30 voitures ont été incendiées. Un dépôt d’armes de guerre a été découvert dans le sous-sol d’un bar grenoblois.

On apprend que les policiers de la brigade anti-criminalité sont fichés, menacés de mort avec leurs familles, pour venger le braqueur Karim Boudouda. L’intimidation fonctionne. Plusieurs de ces policiers censés eux-mêmes protéger les citoyens français ont été priés de « se mettre au vert » par leur hiérarchie. On envoie des renforts. Qui protègera ensuite les renforts ? Les parachutistes ? Les blindés ?

Ces évènements sont d’évidence les prémices d’une guerre intérieure révolutionnaire telle que les Français l’ont déjà subie en Algérie : guerre contre la France et l’État, contre les Français et leurs biens. Si « une politique se mesure aux résultats », force est de constater que celle des autorités françaises au pouvoir depuis des décennies est un échec cuisant. Elles seules, et non le préfet limogé, sont entièrement responsables de cette situation désastreuse.

Seul le Front national propose depuis des années les mesures, qui s’attaquent non seulement aux effets de la criminalité, mais à ses causes : immigration invasive, naturalisations abusives, laxisme pénal, non-expulsion des délinquants étrangers, décadence scolaire, etc. La situation est grave. Il est temps de les appliquer.


" Nouvel INCIDENT " comme on dit au Nouvel Obs'...

Un local municipal incendié à Grenoble

Le bâtiment a été incendié la nuit dernière dans le quartier de la Villeneuve, là où ont éclaté des violences urbaines.

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(Nouvelobs.com)

Les heurts à Grenoble le 17 juillet (AFP) Les heurts à Grenoble le 17 juillet (AFP)

Un local municipal a été incendié dans la nuit de lundi à mardi 27 juillet à Grenoble, dans le quartier de la Villeneuve, théâtre de récentes violences urbaines, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la mairie.

Ce local municipal du service achat a été incendiée par une "voiture en flamme lancée sur les locaux", a-t-on précisé de même source.

Dans un premier temps, une source judiciaire avait indiqué que l'incendie avait visé une antenne de la mairie, une information démentie par la Ville de Grenoble qui a précisé qu'il s'agissait d'un local du services des achats, abritant des bureaux et du stockage de fournitures, a précisé un responsable de la mairie.

Les dégâts étaient en cours d'évaluation, a précisé ce responsable.

L'enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Ce nouvel incident intervient alors qu'une perquisition visant un bar de la Villeneuve lundi a permis de découvrir une cache d'armes, parmi lesquelles des armes de poing et des pistolets mitrailleurs.

Le propriétaire du bar s'est présenté à la police en fin d'après-midi lundi et il a été placé en garde à vue. Sa présentation éventuelle au parquet n'interviendrait que mercredi.

Association de collabos !

Yves Jégo fait financer une mosquée par un Israélien

Les Indiscrets.
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Yves Jégo, l'ex Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, épinglé pour son absentéisme à l'Assemblée nationale, a demandé au milliardaire israélien Robert Harush de financer la mosquée de Montereau-Fault-Yonne (77), ville dont il est maire.

Les travaux de la mosquée avaient été interrompus faute d'argent, et M. Jégo ne pouvait le financer par la mairie. Les élections législatives approchant, et ayant obtenu de médiocres résultats dans sa circonscription lors des élections régionales de mars, il souhaitait reconquérir l'électorat musulman.

Il s'est tourné vers Robert Harush, qui a fait fortune dans l'immobilier, pour achever ce projet.


Ndlr: Voilà qui a le mérite d'être clair ! Une curieuse alliance, pas si curieuse diront certains, pour " reconquérir l'électorat musulman... Le bulletin de vote ? C'est désormais le remake   d' " A la poursuite du diamant vert "


L'Albion toujours aussi perfide ( mais pas plus que l' UMPS en France ! )

Tensions entre Londres et Berlin sur l'adhésion de la Turquie à l'UE

Le Point.fr (avec AFP)

Tensions entre Londres et Berlin sur l'adhésion de la Turquie à l'UE

Le Premier ministre britannique David Cameron se déclare être "l'avocat le plus déterminé" d'une adhésion de la Turquie à l'UE. La chancelière allemande Angela Merkel y est totalement opposée. © Montage Le Point.fr

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La Grande-Bretagne et l'Allemagne se livrent, mardi, à une passe d'armes à distance. La raison de leur division ? L'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. David Cameron a ainsi exprimé sa "colère" face aux entraves à cette intégration. "Quand je pense à ce qu'a fait la Turquie pour défendre l'Europe en tant qu'alliée de l'Otan et ce que la Turquie fait maintenant en Afghanistan aux côtés des alliés européens, cela me met en colère de constater que votre marche vers une adhésion à l'UE peut être découragée de la façon dont elle l'a été", a dit le Premier ministre britannique lors d'une visite officielle mardi à Ankara.

"Je pense que c'est une erreur de dire que la Turquie peut monter la garde devant le camp, mais sans être autorisée à entrer dans la tente. Aussi, je resterai votre avocat le plus déterminé pour une adhésion à l'Union européenne et pour une plus grande influence à la table de la diplomatie européenne", a-t-il ajouté lors d'un discours devant des hommes d'affaires.

Les réticences françaises

De son côté, le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle a estimé, à la veille d'une visite à Istanbul, que la Turquie n'était pas mûre pour intégrer l'UE. "Si la question devait être décidée aujourd'hui, la Turquie ne serait pas en mesure de rejoindre l'UE et l'UE ne serait pas en mesure de l'accueillir", a déclaré le ministre libéral dans un entretien au quotidien allemand Bild mardi. "Il est en revanche de notre intérêt que la Turquie s'oriente vers l'Europe, et pas seulement pour des raisons économiques", a-t-il ajouté. "Le pays peut aider de façon très constructive au règlement de nombreux conflits, qu'il s'agisse de l'Afghanistan, de l'Iran, du Yémen ou du Proche-Orient", selon lui. Mais "celui qui donne l'impression que l'adhésion est proche se trompe", a-t-il ajouté.

Il faut préciser que les libéraux du FDP de Guido Westerwelle sont considérés comme plus ouverts aux ambitions européennes d'Ankara que la chancelière allemande Angela Merkel et son parti chrétien-démocrate CDU. Ces derniers s'opposent totalement à une pleine adhésion de la Turquie à l'UE. Les négociations pour une adhésion turque à l'UE, entamées en 2005, avancent au ralenti, du fait notamment des réticences allemandes et françaises à voir un pays musulman de 73 millions d'habitants entrer dans l'Europe. "Nous sommes favorables à la poursuite des négociations, nous ne sommes pas favorables au point d'arrivée", c'est-à-dire une adhésion, déclarait, lundi, à Bruxelles, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche.

Ndlr: Le metteur en scène américain a distribué les rôles: L'Allemagne joue le rôle du gardien du temple européen, alors qu'elle ne s'oppose pas à la déferlante migratoire en provenance de Turquie, pendant ue l'UMP  joue un double jeu : contre l'entrée de a Turquie en France, pour à Bruxelles.         Le titre de ce film catastrophe: OTAN EN EMPORTE L'EUROPE...

Fos - commune - sur mer !


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L'islamisme inquiète l'Afrique, mais toujours pas l'Europe...

Le terrorisme islamiste au cœur de l'agenda des pays africains


Simple coïncidence de l'actualité ou symptôme d'une "islamisation" du continent africain ? Au moment même où était annoncée, dimanche 25 juillet, l'exécution de l'otage français Michel Germaneau enlevé le 19 avril au Niger par "Al-Qaida au Maghreb islamique" (AQMI), une trentaine de chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) étaient réunis à Kampala (Ouganda) pour préparer la riposte après les attentats revendiqués par les Shabab, des islamistes agissant en Somalie qui, le 11 juillet, ont causé la mort de 76 personnes dans la capitale ougandaise.

Le sommet de Kampala, prévu de longue date, devait être consacrée à la lutte contre un autre fléau africain, la mortalité maternelle et infantile. Mais son ordre du jour a été bouleversé. "Ces terroristes peuvent et doivent être vaincus, a lancé dimanche le président ougandais, Yoweri Museveni. Agissons de concert pour les chasser d'Afrique. Qu'ils repartent en Asie ou au Moyen-Orient d'où certains viennent d'après ce que je comprends".

Les chefs d'Etat africains, dont la réunion doit s'achever mardi, devraient décider de renforcer l'Amisom, la Force de l'UA déployée en Somalie, contre les Shabab, qui contrôlent presque la totalité de ce pays dépourvu d'Etat depuis près de vingt ans. Les 6 000 soldats ougandais et burundais déjà présents dans la capitale, Mogadiscio, devraient recevoir 2 000 hommes en renfort. Un nouveau mandat leur permettant de passer à l'offensive devrait leur être donné. Les Occidentaux devraient fournir des hélicoptères et l'Afrique du Sud un appui naval pour assurer un blocus du port de Kismayo qui, contrôlé par les islamistes, est la principale entrée pour les armes et les munitions.

L'UA CONDAMNE L'ASSASSINAT DE MICHEL GERMANEAU

Alors que les auteurs des attentats de Kampala revendiquaient le départ des troupes africaines de Somalie, leurs actes vont produire l'effet inverse. Mais la stratégie militaire suivie par l'UA avec le soutien américain et français, consistant à défendre le "gouvernement fédéral de transition" somalien fragile et corrompu, retranché dans quelques quartiers de Mogadiscio, est critiquée. Chacun a en mémoire la façon tragique dont l'armée américaine s'est cassé les dents en Somalie en 1993. Si les soldats de l'Amisom utilisent leurs nouveaux moyens de façon indiscriminée, "ils risquent de faire le jeu des Shabab" en faisant de nombreuses victimes civiles, estime Ernst Jan Hogendoorn, expert de l'International Crisis Group, une ONG spécialisée dans la prévention des conflits cité par l'AFP.

Focalisé sur la contagion islamiste en Afrique de l'Est, le sommet de Kampala ne s'est guère mobilisé sur la situation dans la zone sahélo-saharienne où a été tué l'otage français. Sa condamnation de cette exécution a été néanmoins "très énergique" : "Rien ne peut justifier l'exécution d'un otage, et certainement pas le refus de payer une rançon ni une opération légitime qu'un pays de la région peut conduire avec ses propres moyens et l'assistance d'une tierce partie", a déclaré, lundi, Ramtane Lamamra, commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA. "Al-Qaida a montré le peu de respect [qu'il avait] pour la vie humaine (...). Ceci est une démonstration supplémentaire de ce comportement tout à fait barbare et inacceptable".

Les responsables africains présentent les combattants islamistes comme des étrangers à leur continent, venus notamment d'Afghanistan et du Pakistan. "Ces groupes ne partagent pas les valeurs de solidarité et de partage de l'Afrique", affirme ainsi Boubacar Diarra, représentant spécial en Somalie de Jean Ping, président de la Commission de l'UA, interrogé sur RFI. Pourtant, il est avéré que des Algériens figurent parmi les responsables de l'AQMI, appellation adoptée en 2007 par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien. Le rôle de certains chefs touareg dans l'enlèvement et la "revente" des otages aux islamistes est tout aussi connu.

D'autres réalités attestent d'une certaine porosité à l'islamisme de certaines sociétés africaines. En juillet 2009, la secte islamiste Boko Haram se réclamant des talibans afghans a tenté d'instaurer un Etat islamiste dans le nord du Nigeria. La répression de ce soulèvement a causé la mort de 800 personnes. Quant au président malien, Amadou Toumani Touré, il a dû suspendre l'examen de la réforme du code de la famille qu'il souhaitait engager afin d'assurer une meilleure égalité entre hommes et femmes, après les manifestations inédites organisées, durant l'été 2009 par des responsables musulmans contre ce projet "inspiré par l'occident".

Jeunes U.M.P. : Union pour la Magouille Précoce !

Soupçons de fraude et ambiance de far-west chez les jeunes UMP


Meeting des jeunes de l'UMP à Seignosse, le 4 septembre 2009.
AFP/PIERRE ANDRIEU
Meeting des jeunes de l'UMP à Seignosse, le 4 septembre 2009.

Elections truquées ? Au terme de plusieurs mois d'une campagne violente et quelques jours après le vote des jeunes militants UMP – les "jeunes pop" –, les adversaires du président sortant sont nombreux à dénoncer des irrégularités massives.

Le président des "jeunes pop" est élu pour deux ans au suffrage indirect : dans chaque département, les militants UMP de moins de 30 ans élisent des conseillers nationaux jeunes populaires (CNJP), à hauteur d'un pour dix militants. Ce sont ces CNJP qui participent ensuite à l'élection du chef de file du mouvement, lors des universités d'été du mouvement, fin août.

ACCUSATIONS DE FRAUDES MULTIPLES

Cette année, les élections des CNJP, qui se tenaient du mardi 13 au dimanche 18 juillet, se sont déroulées dans une ambiance de tension rarement vue. Benjamin Lancar, le président sortant des jeunes populaires, très contesté, est accusé par ses opposants d'avoir organisé des fraudes pour favoriser sa réélection. Dans le détail, on parle de procurations non signées, de vote de militants sans carte d'identité, voire de candidats opposés à Lancar empêchés de se présenter. Rue89 et le NouvelObs.com ont recueilli des dizaines de témoignages décrivant ces fraudes.

Présente dans un bureau le jour du vote, Madi Seydi, porte-parole nationale du mouvement et soutien de Mike Borowski, l'un des opposants à Benjamin Lancar, raconte au Monde.fr : "J'ai vu des gens voter avec des procurations en blanc, non signées, d'autres voter sans carte d'identité..." Dans son département, la Seine-Saint-Denis, un recours a d'ailleurs sanctionné l'élection d'un CNJP âgé de 31 ans, dont la fonction est finalement revenue à Mike Borowski, lui permettant de maintenir sa candidature.

Les pro-Lancar rejettent les accusations de fraude, renvoyant à des jalousies de candidats déçus. Interrogé par le NouvelObs.com, Julien Rutard, chargé de l'organisation des élections, assure que "nous savons faire les choses de manière démocratique". Contacté par Le Monde.fr, Alexandre Brugère, porte-parole national et proche du président sortant, estime également qu'il y a "beaucoup de psychose et de paranoïa" et dit faire "confiance à nos instances, qui sont transparentes".

SILENCE DE L'UMP

Du côté du "grand frère" UMP, c'est le silence. Le parti présidentiel n'a pas réagi à ces soupçons de fraudes, pas plus qu'au scrutin. Contacté par Le Monde.fr, il n'avait pas répondu au moment de la mise en ligne de cet article. Un signe que Madi Seydi interprète comme de la circonspection. "Il est possible qu'ils ne laissent pas le scrutin aller au bout", espère la jeune femme.

Pour Alexandre Brugère, ce silence, au contraire, est normal : "L'UMP n'a pas la responsabilité de cette élection." En 2008, le parti présidentiel avait sifflé la fin de la récréation dans une campagne des "jeunes pop" également entachée d'irrégularités et de coups bas. L'élection de 2010 est encore plus stratégique : le président élu sera chargé de motiver les troupes de jeunes militants pour l'élection de 2012.

Au final, cinq candidats ont déposé une liste pour briguer la succession de Benjamin Lancar : Aurore Bergé, Louis Morin, Laurent Dubois, Mike Borowski et Niels Verdonk. Une dispersion qui devrait profiter au candidat sortant. Mais rien n'est joué, veut croire Madi Seydi : "Lancar a essayé de verrouiller le scrutin, mais ce n'est pas gagné." Réponse fin août lors des universités d'été des jeunes populaires.