21.05.2011

Les socialsites qui parlent de sécurité c'est comme si DSK parlait d''amour

Marseille : les socialistes sortent l'artillerie sur la sécurité

 
 

Publié le samedi 21 mai 2011 laprovence.com

Avant le conseil extraordinaire du 30 mai, les maires font monter la pression

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"Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait ! " Michel Audiard

C'est aussi le cas pour les socialistes !ndlr

L'occasion est belle et les socialistes marseillais ne s'en cachent pas. "Nous sommes, à un an de la présidentielle, dans un temps électoral majeur sur une thématique majeure, la sécurité", assure la députée des quartiers Nord de Marseille Sylvie Andrieux. "Nous sommes décidés à faire valoir notre projet pour que, si demain un ou une socialiste devient maire de Marseille, il ou elle soit prêt à appliquer nos mesures sur la sécurité", ajoute Patrick Mennucci, maire des 1/7.

L'horizon politique étant clairement défini, il reste à monter au front. La date est calée : lundi 30, dans l'hémicycle d'un conseil extraordinaire sur la sécurité à huis clos. Autour du maire UMP Jean-Claude Gaudin, les élus marseillais débattront avec le procureur de la République, les préfets de Région et de police, ainsi qu'un représentant du ministère de l'Intérieur, spécialiste de la vidéosurveillance.

L'enjeu est aussi évident que complexe, aussi attendu qu'infini. D'un côté, une petite délinquance et un grand banditisme qui poussent comme mauvaises herbes au printemps, renforçant le sentiment d'insécurité. De l'autre, des promesses gouvernementales d'effectifs et de moyens policiers qui ne se concrétisent pas et une police municipale trop peu nombreuse et concentrée sur le centre-ville. Un constat partagé à gauche comme à droite que résume Christophe Masse, en charge du dossier au PS. "On vit une double peine. Face à cela, on a des propositions à faire."

Les dix jours qui vont précéder la grand-messe du 30 mai prennent, dans ce contexte, l'allure d'une veillée d'armes. Hier soir, la mairie du 1/7 a ouvert le bal d'une série de conseils d'arrondissements ouverts au public et dédiés à la question (voir ci-dessous). Une initiative qui sera reprise mardi et mercredi dans les trois autres secteurs socialistes. Chez Lisette Narducci, dans les 2 e -3 e , où "le quotidien est devenu intolérable".

Chez Garo Hovsépian, dans les 13e -14e , où se situent six des douze zones urbaines sensibles (ZUS) de la ville. "Or, je n'ai jamais vu un policier municipal et nous avons vingt policiers nationaux pour 95000 habitants", explique-t-il. Dans les 15 e -16 e , où la maire Samia Ghali s'inquiète depuis des années "des gens qui s'arment et les drames qui en découlent".

Deux édiles étiquetés à droite, Guy Teissier dans les 9 e -10 e et Robert Assante dans les 11 e -12 e , organisent également leur Grenelle local de la sécurité. Autant dire que la pression politique sera tous azimuts. "Si quelqu'un croit qu'il y a encore des laxistes chez nous, reprend Patrick Mennucci, il se trompe." Le message sera martelé vendredi 27 lors de la venue du député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, chargé de la sécurité au PS.

Il présentera un rapport au vitriol sur la cité phocéenne (notre édition du 14). L'après-midi du 30, c'est le député-maire d'Evry Manuel Valls, auteur d'un livre intitulé Sécurité - La gauche peut tout changer qui sera en ville. Les munitions sont prêtes. Il ne faudra pas qu'elles s'égarent dans la nature.

29.04.2011

Le PS marseillais tourne le remake de "Ripoux contre Ripoux" !

Michel Vauzelle s'en prend à son tour à Jean-Noël Guérini


 
 
Publié le vendredi 29 avril 2011 laprovence.com

Le président PS de la Région dénonce "un système"

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C'est la première fois qu'il sort du bois. Même après la révélation, en janvier, d'écoutes téléphoniques insultantes à son égard entre Alexandre Guérini, mis en examen et incarcéré dans le cadre de marchés publics présumés frauduleux et Henri Proglio, le patron de Véolia, Michel Vauzelle n'avait pas bougé.

Hier, c'est à la lecture des propos tenus la veille par Jean-Noël Guérini, devant la commission d'enquête interne du Parti socialiste, que le président PS du Conseil régional a vu rouge. "Je m'étonne de leur teneur. Ces propos mensongers et injurieux à mon égard m'obligent à répondre."

Dans sa déclaration, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, s'en prend certes essentiellement à Patrick Mennucci, "directeur de campagne, homme à tout faire, composant les listes, écartant les soutiens, écrasant les camarades par sa prétention, sa suffisance..."

Mais il a aussi touché l'homme fort de la Région. La campagne des régionales n'avait pas été rose glamour entre Vauzelle et Guérini. Le second ne soutenant le premier que du bout des lèvres et n'assistant pas au meeting de soutien de l'entre-deux tours. Dès le lendemain des élections, fin mars 2010, Michel Vauzelle était d'ailleurs allé s'en émouvoir auprès du Bureau national du PS.

Des "attaques injustes qui avaient pour objectif de jeter l'opprobre sur la fédération, motivées par des ambitions personnelles", a assuré mardi Jean-Noël Guérini devant la commission. "Je confirme ce que j'avais voulu jusqu'à présent ne réserver qu'au Bureau national, concernant l'attitude destructrice pour la gauche de Jean-Noël Guérini, souligne Michel Vauzelle. Cette attitude visait et aurait pu provoquer la défaite de la gauche. Ce que j'ai dit au PS est la vérité et je le redirai point par point devant la commission Richard si elle veut bien m'entendre", ajoute-t-il, alors que la commission sera justement à Marseille les 3 et 4 mai.

Elle aura, selon Michel Vauzelle, "beaucoup de mal à obtenir la vérité sur la situation réelle de la fédération parce que beaucoup de responsables, d'élus et de militants ont encore aujourd'hui peur d'un système qui risque cependant de porter tort au candidat socialiste lors de l'élection présidentielle." Les couteaux sont à nouveau tirés à gauche. Avaient-ils seulement été rangés ?

François TONNEAU (ftonneau@laprovence-prese.fr)

12.04.2011

(Rappel) Insécurité: Hortefeux-Coué l'affirme, c'est-ré-glé !!!

«Le PS et le FN posent les problèmes, nous les réglons»

lefigaro du 4 avril dernier
Brice Hortefeux,dans son bureauau siège de l'UMP,à Paris, lundi. Crédits photo : F.Bouchon/Le Figaro.
Electrices, électeurs, dormez... je le veux !!!

30.03.2011

Copé provoque à lui seul la haine du..politique !

Pour Copé, critiquer l'euro est extrêmiste

David Desgouilles - Blogueur associé | Mercredi 30 Mars 2011

Marianne2

David Desgouilles revient sur la prestation de Jean-François Copé au Grand Journal de Canal+ mardi dernier. Non pas pour évoquer la pique du chef de l'UMP au Premier ministre, mais pour mettre en évidence la condescendance de Copé pour ceux qui prônent une sortie de l'euro.


Pour tout vous dire, les histoires entre Sarkozy, Copé et Fillon, je m’en contrefous. Le psychodrame autour du débat sur la Laïcité, auquel j’ai fait un sort il y a quelques semaines, je le trouve ridicule et dérisoire. Tous ces gens, qui découvrent après trois ans qu’on ne peut pas circuler rue Myrha chaque vendredi après-midi et qui veulent faire plus laïcs que laïcs alors que le Président actuel est précisément celui qui avait tenté d’empêcher la loi sur les signes religieux à l’Ecole en 2003 puis avait tenté de vider le concept en lui accolant le qualificatif de « positive », ne méritent que le discrédit.

Aussi, la petite phrase de Copé sur Fillon hier soir au Grand Journal de Canal + m’en a touché une sans faire bouger l’autre. En revanche, une autre phrase n’a pas suscité chez moi la même indifférence. Donnant des exemples de ce que pouvaient être des propositions d’extrême droite, Copé a cité notamment la sortie de l’euro, ajoutant, dans sa grande ouverture d’esprit, qu’elle pouvait être aussi le fait d’extrémistes de gauche. Défendant cette proposition et l’assumant parfaitement, me voilà catalogué dans l’une ou l’autre catégorie.

Je ne suis pas seul à défendre cette idée sans pour autant adhérer au FN ni au Parti des Travailleurs. Mon ami Nicolas Dupont-Aignan vient de publier un ouvrage défendant cette thèse (1). Il a d’ailleurs interpellé Copé sur twitter hier soir, lui demandant si c’est à l’extrême droite ou à l’extrême gauche qu’il fallait désormais le classer. Il n’a pas tort, Nicolas, d’interroger ainsi le secrétaire général de l’UMP, d’autant qu’il m’a donné une idée.

Alors, d’extrême droite ou d’extrême gauche, Maurice Allais, décédé dernièrement et qui fut le seul prix Nobel d’économie français ? D’extrême droite ou d’extrême gauche, Jacques Sapir, Emmanuel Todd et Jean-Luc Gréau ? D’extrême droite ou d’extrême gauche, ces économistes qui, acquis au départ à l’idée de la monnaie unique, en voient aujourd’hui toutes les limites et les dangers, Patrick Artus, économiste en chef à Banque Populaire-Caisse d’Epargne, ou Christian Saint-Etienne, qu’on croisait davantage dans les cercles centristes - si j’ose dire - qu’à la fête BBR ou à une réunion de cellule de Lutte ouvrière ?

Et d’ailleurs, pourquoi s’arrêter aux  personnalités souhaitant aujourd’hui la fin de la monnaie unique européenne ? Pourquoi ne pas s’interroger aussi, afin de plaire à Monsieur Copé, sur ceux qui l’ont combattue en 1992  ? On ne voit pas par quel miracle ils seraient dédouanés. Ainsi, d’extrême droite ou d’extrême gauche, Philippe Séguin et ses compagnons de route Étienne Pinte et François Fillon (2) ? D’extrême droite ou d’extrême gauche, Jean-Pierre Chevènement et Max Gallo ? Tous d’extrême droite ou d’extrême gauche, les 48,95 % qui ont voté avec eux contre le Traité de Maëstricht ?

Toutes ces questions démontrent à quel point le propos de Jean-François Copé n’est pas seulement ridicule mais aussi méprisant, arrogant et suffisant, toutes qualités qu’il développe à chaque fois que radio ou télévision lui offre un micro depuis une quinzaine d’années. Et on s’étonne de l’abstention dans le pays. Le dégoût qu’inspire la politique à un nombre croissant de Français a un visage, monsieur Copé.

Et ce visage, c’est le vôtre.

10.03.2011

Une vague bleu Marine se lève...

Cantonales : Marine Le Pen "booste" les candidats frontistes

LEMONDE.FR | 08.03.11 |

 
 

 

 

Marine Le Pen et la tête de liste FN Steeve Briois lors de la campagne électorale avant le second tour des élections municipales de Hénin-Beaumont, le 30 juin 2009.

Marine Le Pen et la tête de liste FN Steeve Briois lors de la campagne électorale avant le second tour des élections municipales de Hénin-Beaumont, le 30 juin 2009.AFP/DENIS CHARLET

 

"Des surprises", a prophétisé François Hollande, dimanche 6 mars, à l'occasion d'un déplacement à Sarcelles pour soutenir Didier Arnal, le président socialiste du Val-d'Oise. Des surprises "pas très bonnes", a précisé le président du conseil général de Corrèze, désignant la possible entrée d'élus du Front national dans les conseils généraux. Pour les 2 023 cantons renouvelables lors des dimanches 20 et 27 mars prochains, ils sont 2 880 candidats et suppléants frontistes à s'être engagés dans la campagne. Le parti présidé par Marine Le Pen sera présent sur les trois quarts du territoire national, tissant un peu plus serré ses réseaux locaux.

Lors des élections cantonales de 2004, le Front national, alors dirigé par Jean-Marie Le Pen, avait obtenu 12 % des voix au premier tour du scrutin et aucun élu à l'issue du second. En 2011, pour la dernière élection cantonale avant la réforme territoriale, le parti fronstiste est en lice dans plusieurs cantons. Pourtant, le relèvement du seuil de 10 à 12,5 % des inscrits pour se maintenir au second tour devrait éviter un grand nombre de triangulaires. Mais les scores espérés par le Front national sont largement au-dessus de ses précédents résultats. La mesure, destinée à éliminer les petits partis dès le 20 mars, "risque de leur revenir dans la gueule", lance, dans Libération, Dominique Martin, délégué adjoint du FN. Sur le terrain, nombre de "candidats étiquetés majorité présidentielle vont sauter au premier tour", assurent plusieurs candidats frontistes, galvanisés par les sondages donnant leur présidente en tête au premier tour de la présidentielle de 2012 devant Martine Aubry, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss Kahn ou François Hollande.

MARINE LE "BOOSTER"

Marine Le Pen est un "moteur", un "booster". Les louanges, au sein des fédérations départementales frontistes, pleuvent sur la nouvelle présidente du Front national. Selon les cadres locaux, Marine Le Pen est une machine à créer de l'adhérent frontiste. "Le discours plus social de Marine conduit dans nos rangs de nouveaux profils, des cadres des professions libérales", témoigne Jean-Luc Manoury, secrétaire départemental de la fédération de Moselle. "De nombreux nouveaux adhérents sont des déçus de l'UMP", assure Emile Cavasino, secrétaire départemental du Vaucluse.

"Une femme, quadra, à la tête du parti fondé par Jean-Marie Le Pen, forcément, cela fait bouger l'image du parti, poursuit-il. Elle accélère la normalisation du FN." Un processus qui, selon lui, serait également le résultat de l'attitude des médias. Marine Le Pen serait plus médiatiquement fréquentable que son père. "A la télévision, à la radio, elle fait de l'audience et les invitations se multiplient. Cela participe à la banalisation du parti et de nos idées", résume le cadre départemental. Derrière la locomotive Marine Le Pen, les militants locaux s'engouffrent, espérant glaner de nouveaux mandats dans son sillage.

PEYRAT DE RETOUR À NICE

A Nice, le FN est persuadé de réaliser un coup. C'est l'ancien maire, Jacques Peyrat, ex-FN et ex-UMP, qui a obtenu l'étiquette frontiste pour mener une nouvelle campagne, à 79 ans , dans le 14e canton de la ville dirigée par l'UMP Christian Estrosi. Avec l'ancien édile de la cité, le FN croit tenir un siège au conseil général. "Le Front national se félicite de cet accord politique qui permettra de mettre fin à la politique nuisible du PS dans ce canton et aux aspirations tout aussi nuisibles de Mme Estrosi", assure Marine Le Pen. Dans le Nord, le Front national espère récolter un premier siège au conseil général d'un territoire que le parti laboure de longue haleine. Il se repose sur son secrétaire général, Steeve Briois, pour s'imposer sur le territoire de Montigny-en-Gohelle. Déjà candidat lors de l'élection municipale partielle de 2009 à Hénin-Baumont, Steeve Briois est arrivé alors largement en tête au premier tour. Au second, il a été battu mais a réalisé plus de 47 % des voix contre un front républicain allant du Parti communiste à l'UMP.

Ses deux "vedettes" mises à part, le parti frontiste compte sur ses cadres et militants de terrain. Les vraies "surprises", le Front national les prépare dans le Vaucluse, dans le canton de Bedarrides, en Moselle, dans le canton de Saint-Avold, et à Marseille, dans les cantons de Saint-Barthélemy et La Capelette.

LE FN "PROPHÈTE"

Les thématiques départementales, dont les conseils généraux ont la charge, ne sont néanmoins pas au cœur de la campagne frontiste. "Jamais une élection, dite locale, n'a été autant nationalisée", estime Michel Guiniot, coordinateur national. C'est le bilan de la mandature Sarkozy qui est au cœur des argumentaires utilisés par les candidats frontistes dans cette campagne. "L'échec de l'UMP sur l'insécurité, l'immigration, l'islamisation de la France donne du sens au discours frontiste", estime Jean-Luc Manoury. "Jean-Marie Le Pen a dit la vérité quarante ans avant tout le monde. Nous sommes des prophètes", lance Laurent Comas, secrétaire départemental du FN dans les Bouches-du-Rhône. En 2011, le discours frontiste n'a pas bougé. "La faiblesse des salaires, les travailleurs français la doivent à la concurrence sur le marché des travailleurs étrangers issus de l'immigration", explique Jean-Luc Manoury. Santé, logement, "les Français qui paient taxes et prélèvements fiscaux ont le sentiment d'être moins bien traités que les nouveaux arrivants", relaie Michel Guiniot. Les retraites des Français sont amputées pour "financer l'assistanat de ceux qui arrivent et n'ont jamais cotisé", estime le Vauclusien Alain Poulalier. "Priorité aux Français et charité bien ordonnée commence par soi-même", conclut Laurent Comas.

La différence entre le Front national de Marine et celui de Jean-Marie Le Pen est dans le discours, analyse Alain Poulalier, candidat à Bedarrides : "Marine est plus policée, elle n'use pas de la même sémantique que son père", rendant le parti d'extrême droite plus fréquentable. Mais la violence des mots est une habitude bien ancrée. Comme slogan pour sa campagne, le candidat local a choisi : "Mettez leur un coup de pied dans les urnes."