mercredi, 10 avril 2013

Ciot, Guérini, Andrieux et maintenant Jibrayel ! Cette rose es vraiment pourrie !

Clientélisme électoral à Marseille : Henri Jibrayel sur la sellette

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE MERCREDI 10 AVRIL 2013laprovence
 

Le député PS doit être entendu dans une enquête sur les associations

Henri "Riton" Jibrayel: une vraie tête de vainqueur ! ndlr

 

Rarement affaire politico-judiciaire aura autant donné lieu à des rumeurs, à de fausses informations, discrètement adressées aux rédactions nationales ou colportées sur les réseaux sociaux... Reste que l'enquête qui porte depuis 2011 sur plusieurs associations des quartiers Nord et qui est désormais assortie d'un volet "détournement de fonds publics" a connu plusieurs avancées ces dernières semaines, notamment suite à de nouvelles auditions et à l'analyse de documents saisis à l'automne dernier.

Au point que selon nos informations, l'équipe du juge Julien Retailleau envisage désormais d'entendre Henri Jibrayel, le député PS de la 7e circonscription. Des éléments de plus en plus probants montrent que les associations au coeur de l'enquête et qui touchaient des subventions du Département et de la Région auraient été utilisées pour du clientélisme électoral au bénéfice du parlementaire.

"Une implication très forte de l'élu"

De source proche de l'enquête, on indique que la Police judiciaire aurait mis au jour un système qui "pourrait être un dossier Andrieux bis", en référence à l'affaire pour laquelle le tribunal correctionnel doit prononcer son jugement le 22 mai : "On a un élu qui bénéficie de l'activité d'associations à des fins clientélistes ou électorales. La différence, c'est une implication très forte de l'élu. Il aurait été encore plus à la manoeuvre".

Henri Jibrayel aurait ainsi participé lui-même à l'organisation de "mini-croisières"autour de Porquerolles, auxquelles ont pris part un millier de personnes âgées qui vivent dans sa circonscription et qui pour les enquêteurs servaient à sa promotion.

Autre piste, la distribution de colis de Noël aurait été conditionnée à un engagement dans la campagne électorale du député, notamment en adhérant à la section socialiste "316" (1). Parmi les éléments qui confortent les enquêteurs, il y a le fonctionnement des associations : si elles avaient bien des activités, elles comptaient peu d'adhérents et elles étaient animées par l'entourage du parlementaire.

Henri Jibrayel parle de "complot politique"

Pour l'heure, on ignore sous quel statut serait entendu Henri Jibrayel. Comme témoin par la PJ ou directement par le magistrat ? Toujours est-il que l'élu dénonce avec force les rumeurs qui courent : "On dit que le trésorier de la section PS de mon secteur a été perquisitionné, c'est faux de chez faux ! Un tweet de quelqu'un du FN affirme que j'ai été mis en examen, c'est un mensonge et je vais porter plainte...". *

Concernant sa future audition, Henri Jibrayel explique ne pas avoir reçu de convocation : "Les enquêteurs veulent m'entendre ? J'irai et je ne cacherai rien parce que je n'ai rien à cacher. Je n'ai jamais eu aucun rôle dans ces associations". Pour lui, tout cela relèverait d'"un complot politique", à l'heure où candidat à la primaire organisée par le PS en vue des municipales, il doit lancer sa campagne la semaine prochaine.

Berthe Quero réentendue en mai

Ex-assistante parlementaire d'Henri Jibrayel, très implantée à St-Henri au sein du CIQ et d'associations, Berthe Quéro a été mise en examen fin 2012 pour "abus de confiance" et "recel d'abus de confiance". Elle est soupçonnée d'avoir encaissé l'argent des structures au coeur de l'enquête et de l'avoir utilisé à des fins sans rapport avec leur objet.

Le préjudice tournerait autour de 30 000 euros, somme qui correspond à ce qu'elle a dû verser dans le cadre du contrôle judiciaire qui lui a été imposé. Elle doit de nouveau être entendue au mois de mai. Contactée hier par La Provence,Berthe Quero a refusé de s'exprimer : "Comment savez-vous ça ? Je n'ai aucune explication à vous donner". Lors de sa mise en examen, son avocat avait précisé qu'elle contestait "le délit".

(1) Suite aux recommandations du rapport Richard, elle a été divisée en deux, la "316-1" et la "316-2".

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dimanche, 07 avril 2013

L'UMP marseillaise: un arbre aux fruits pourris qui a poussé sous la serre du gaudinisme

 

EN ATTENDANT GAUDIN

Guy Teissier : "Il est temps que Gaudin passe la main"

Le député-maire des 9e et 10e arrondissements sort du bois pour torpiller la gestion Gaudin dans l'espoir de préserver ses chances pour la mairie à l'heure où le sortant ne fait plus mystère de ses envies d'y retourner.

MarsActu/Julien Vinzent


Par Jean-Marie Leforestier, le 4 avril 2013 MARSACTU

Le conseil municipal avait, croyait-on, sonné la fin de la guerre froide entre Guy Teissier et Jean-Claude Gaudin. Le premier s'était tenu au silence lors du vote de budget avant de voter pour. De son côté, le maire de Marseille avait accepté de faire voter un amendement au plan de déplacements urbains afin de rappeler le caractère prioritaire du boulevard urbain sud, cheval de bataille du député-maire de 9/10. Fort de cette entente, Gaudin ne faisait plus mystère de son envie de poursuivre son bail à la tête de la Ville. La livraison hebdomadaire de Valeurs actuelles vient détruire cette vision de la droite unie.

En quelques lignes, Guy Teissier torpille le bilan du maire de Marseille :

Tout dysfonctionne dans cette ville. On assiste malheureusement à la fin du règne de Jean-Claude Gaudin qui n'a jamais été un homme d'entreprise. [...] Il est assis dans son fauteuil et ne veut pas en bouger. La seule force qui le meut, c'est sa volonté de se maintenir au pouvoir, il est temps qu'il passe la main. Cette ville s'enfonce, son maire ne prend plus de décisions, tout est renvoyé à plus tard. Marseille a été simplement maquillée pour ressembler à une carte postale, on lui redonne une apparence de séduction avec l'opération Marseille capitale européenne de la culture en endettant au passage jusqu'aux enfants de mes petits-enfants ! Mais rien n'est fait pour la vie quotidienne des Marseillais.

Guy Teissier est certes un habitué de ce genre de sorties mais celle-ci apparaît plus virulente, plus globale aussi que ces oppositions sur le tramway rue de Rome ou encore la semi-piétonnisation du Vieux-port. On sait pourtant Guy Teissier, également président d'Euroméditerranée, plutôt satisfait de la politique de grands travaux initiée par Jean-Claude Gaudin, mais aucune mention de ces bons points n'est faite dans cet entretien. Tout concourt au bashing de la politique de la Ville et se conclut logiquement par une intention de candidature : "Je ne m'interdis rien. Je suis prêt à m'engager pour un seul mandat. Le temps de remettre cette ville en ordre de marche".

"C'est très aimable tout ça"

Cette saillie, nous l'avons apprise à plusieurs proches du maire qui, s'ils sont de droite n'ont visiblement pas l'habitude d'acheter Valeurs actuelles. Ainsi, Laure-Agnès Caradec, chef de file de l'UMP à la communauté urbaine : "Eh bien, c'est très aimable tout ça, lâche-t-elle juste après notre lecture. Tout cela me semble très sévère sur le fond comme sur la forme. L'endettement, à euro constant, n'a pas augmenté et la capitale de la culture n'est en rien un maquillage. Et 250 000 visiteurs au pavillon M, ce n'est pas rien !" Yves Moraine choisit lui de ne pas vraiment entrer dans le débat : "Je ne ferai aucune déclaration qui pourrait nuire à l'unité qui de toute façon se fera autour de Jean-Claude Gaudin" et Dominique Tian opine : "Ce n'est pas parce quelqu'un a sorti le flingue qu'il faut qu'on se mette tous à flinguer."

Il est vrai qu'après le réchauffement entrevu, le timing de cette intervention interpelle. La journaliste de Valeurs actuelles était à Marseille la semaine du 11 mars. C'est à ce moment-là qu'elle a interrogé le député-maire des 9e et 10e arrondissements, soit bien avant le dernier conseil municipal et un rendez-vous en tête-à-tête avec Gaudin. "C'est sûrement plus facile de s'exprimer dans la presse que dans un hémicycle", tacle Caradec qui, comme l'ensemble des proches du maire encense "l'unité" qui prévalait encore jusqu'à aujourd'hui et qui contrastait tant avec "le parti socialiste sous tutelle""Dîtes bien, n'a cessé de répéter le maire ces jours-ci, que j'ai tenu avec une majorité de 51 élus sur 101. Ça n'a pas toujours été facile avec les demandes de certains députés et maires de secteur." Il ne croyait peut-être pas si bien dire...

Côté Teissier, le conseiller communautaire Lionel Royer-Perreault assume cette stratégie. "C'est Jean-Claude Gaudin qui a laissé croire que le budget serait un événement important de son éventuelle candidature. Nous ne voulions pas ajouter une crise politique à la crise économique et sociale qui nous frappe particulièrement à Marseille", justifie-t-il.

Renouvellement

Après cette attaque en règle, "le deuxième temps, plus politique, pourrait arriver assez rapidement", poursuit Royer-Perreault. De fait, Teissier esquisse déjà ses propositions, somme toute classiques : "passer de 200 à 1000 caméras de vidéo-surveillance, doubler le nombre de policiers municipaux, repenser les transports". But de la manoeuvre : occuper l'espace alors que Jean-Claude Gaudin pourrait finalement attendre la rentrée de septembre pour se déclarer et, ce faisant, tenter de placer les deux hommes sur un pied d'égalité. À terme, le député élu depuis 21 ans espère peser davantage et fantasme même sur la possibilité de coiffer Gaudin dans les sondages pour pousser le natif de Mazargues à y retourner (à Mazargues).

La manoeuvre installe cette élection comme le dernier combat municipal pour cet homme politique de 68 ans (cinq de moins que Gaudin) bercé depuis longtemps par le rêve de s'installer à l'hôtel de Ville. Une chose est sûre, il ne s'agira pas, cette fois-ci encore, d'un combat à mort. Interrogé sur l'éventualité d'une dissidence, Royer-Perreault s'est voulu ferme et définitif : "Dans le contexte, on ne peut pas se permettre tout et n'importe quoi."

Le procédé sert aussi (surtout ?) à mettre la pression pour que Jean-Claude Gaudin, trois mandats au compteur, procède à une forme de renouvellement dans ses équipes comme dans ses pratiques à l'approche de son quatrième mandat. L'attente est forte et n'émane pas que des teissiéristes. L'éventuel octroi du poste de premier adjointe à Valérie Boyer - rumeur lancinante des dernières semaines - ne saurait suffire à la combler. Ainsi, les proches du jeune retraité Renaud Muselier poussent eux aussi en ce sens tels le sénateur-maire des 4e et 5e arrondissements Bruno Gilles ou la présidente du groupe UMP au conseil généra et adjointe au maire, Martine Vassal qui nous confiait il y a quelques jours en mots choisis la nécessité "d'élus plus engagés et plus compétents pour répondre à la défiance croissante des citoyens".

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Le PS marseillais: une rose sans pétale qui a poussé sous la serre du guérinisme.

 ( Le nouvel économiste)

Bons baisers de Marseille  : Quatre primaires

et un enterrement

Le plus triste, dans le spectacle des municipales de Marseille, c’est que ce sera un spectacle comique

MERCI A SIMIANAIS

"Don Jean-Noël et Don Jean-Claude" Plus proches de Don Corléone que de Don Camillo ndlr


Vue de Paris, Marseille amuse encore mais bientôt, elle lassera. Dernier épisode : les primaires. Mais rassurez-vous, elles n’auront vraisemblablement pas lieu. Les municipales n’intéressent pas l’opinion publique marseillaise, atteinte d’un ‘‘tous pourris’’ largement fondé, et elle se fiche des sondages brandis par les candidats à la candidature qui les mettent tous dans un mouchoir de poche. C’est pour ce mouchoir de poche qu’on a inventé les primaires. Comme si l’un d’entre eux pouvait en sortir vainqueur sans trucages et qu’ensuite, les autres se rallient à lui pour la victoire finale. Une idée d’énarque, certainement.

La grande différence entre les municipales de 2014 et les précédentes, c’est qu’on ne connaît pas les candidats à l’avance, même parmi ceux qui se présentent. Il sont si nombreux et médiocres à gauche, et si gaudinisés à droite, si compromis les uns et les autres, les uns avec les autres, qu’on ne parvient pas à imaginer que le prochain maire sortira de ce marigot. Vingt ans de guérinisme à gauche et vingt ans de gaudinisme à droite, ces mots sonnent comme des maladies mentales dont Marseille est atteinte. Un jour, les historiens placeront la période entre le sabianisme des années 1930 et la peste de 1720.

Les candidats socialistes ont tous biberonné plus que de raison au guérinisme. Ils lui doivent tous les postes et les revenus qui les ont amenés là. Son ancien bras droit, le président de la communauté urbaine Eugène Caselli, son ancien directeur de campagne, le député Patrick Mennucci, son ancienne porte-parole, la ministre Marie-Arlette Carlotti, son ancienne colistière la sénatrice Samia Ghali et le député Henri Jibrayel, ennemi juré de Samia Ghali qui veut aussi être candidat, juste parce qu’elle l’est. Il a bien raison, on aurait tort de lui refuser l’entrée du cirque, il vaut le détour.

En imposant les primaires il y a quelques jours, le PS a décidé de repousser le problème, pas de le résoudre. Par souci de ne pas trancher entre plusieurs candidats déclarés et de peur d’être éclaboussés, Solférino et l’Elysée n’ont fait que repousser les emmerdes de quelques semaines. Organiser des primaires à Marseille, terre d’invention du bourrage d’urnes, avec Guérini en embuscade, c’est une idée dont ne peut sortir qu’un résultat frelaté faisant l’objet de multiples scandales qui tourneront en boucle sur BFMTV.

Mais l’annonce de ces primaires ne signifie pas qu’elles doivent avoir lieu. Elle permet juste de mesurer les ambitions. Tout le monde a un prix. Eugène Caselli pourrait retirer sa candidature en échange d’un mandat de sénateur, et on verra bien qui de Patrick Mennucci ou de Marie-Arlette Carlotti renoncera ensuite le premier. Pour eux, le choix est clair : soit elle devient candidate et cesse d’être ministre, qu’elle soit élue ou battue, soit il cesse d’être candidat et devient ministre en échange de son renoncement. Pour mesurer les ambitions, c’est efficace. Laissons les mariner. On comprend que le hollando-ségoléniste historique Jean-Pierre Mignard, censé présider la commission de contrôle des primaires, se taise. Il observe et transmet.

A ce stade, on se dit qu’au fond, le meilleur candidat serait Guérini. Il a géré le CG d’une poigne de fer. Mais à l’heure où vous écrivez, il vient malheureusement d’arriver chez le juge. Depuis des mois, pour raisons médicales, il faisait traîner. Mais sa santé mentale semble aussi atteinte. Dans la Provence soudain libérée, le jour de l’arrivée d’Olivier Mazerolle, on parle même de ‘‘déni irraisonné’’ et de ‘‘détresse’’ tandis que les vidéos de ses interviews paranoïaques font un tabac sur le site marsactu. C’est le parrain acculé mais le personnage n’est pas si comique et l’affaire Guérini est loin d’être finie. Mis en examen sous toutes les coutures, son procès aura lieu après les municipales, fin 2014 au plus tôt. Il n’a plus qu’un objectif : s’accrocher à ses mandats jusqu’à sa condamnation dont il fera appel. Bref, enfermé dans son bureau-appartement de 900 m2 au sommet du conseil général, il est plus probable qu’il quittera la scène entre deux infirmiers qu’entre deux gendarmes un jour, quelque part entre la semaine prochaine et l’an prochain ou l’année d’après.

C’est d’ailleurs son grand point commun avec Jean-Claude Gaudin. Lui aussi tombera sur scène. Il ne décrochera pas. Il en mourrait. Pour le faire renoncer à un quatrième mandat crépusculaire, il faudrait qu’on lui propose le poste d’ambassadeur au Vatican. Il en rêve secrètement, et il a tant à confesser. Entretemps, Guérini, d’où qu’il soit, pèsera de tout son poids de nuisance dans les élections municipales. Il a failli les gagner en 2008 et c’est aujourd’hui toute son écurie d’alors qui court à sa place, mais sans jockey. Il enrage et on le comprend.

Surtout que le bruit médiatique annonce (à tort) que la ville tombera à gauche l’année prochaine. Elle a tous les fauteuils, il ne lui manque plus que celui de maire. Le plus glorieux. Beaucoup d’appelés, peu d’élus. On peine à croire que ce sera l’un d’eux. Le député-maire du centre-ville Patrick Mennucci est le plus préparé mais c’est aussi celui qui a le plus d’ennemis, y compris lui-même. Gaudin en fait des cauchemars parce qu’il a su déceler très tôt que c’était son fils caché. Gaudin et Guérini cultivent la même haine de Mennucci. Guérini vient même de le débarquer de la présidence du groupe d’opposition au Conseil municipal et l’a remplacé par son pantin du moment, Christophe Masse, issu de la famille Masse, célèbre pour sa longévité politique. Les Masse sont un pur produit du defferisme, maladie infantile du guérinisme, et on verra sous peu Jean-Noël Guérini le brandir aussi comme successeur à la présidence du conseil général si par malheur il devait s’effacer.

La bataille pour le fauteuil du maire cache une redistribution des cartes, des territoires, des institutions comme chez les mafieux lorsque le parrain organise sa succession en urgence avant de s’échapper par la porte de derrière. Dans ces cas-là, on donne aussi des instructions pour éliminer ses ennemis. Mennucci est une cible politique mouvante et d’ailleurs il frime en se déplaçant avec un agent de sécurité. Bernard Tapie, lui aussi, déteste Mennucci qui s’est dangereusement positionné en candidat anti-Tapie. Dès qu’il peut, il le traite publiquement ‘‘d’âne bâté du Sud’’ et vient d’apporter son soutien à Samia Ghali, la sénatrice de Canal + qu’il venait d’inviter chez lui et le faisait savoir. Elle lui a répondu qu’elle le prendrait volontiers sur sa liste.
Samia Ghali, elle, ne le déteste pas plus que les autres, elle le connaît bien, elle les connaît tous bien ; elle aussi est candidate aux primaires et se vendra cher. Elle s’est servie des Guérini comme d’un marchepied puis est partie si vite qu’il n’ont jamais pu la rattraper. Elle leur doit autant qu’à Guy Hermier. Si elle n’est pas rattrapée par une affaire d’associations comme Sylvie Andrieux, elle sera en finale, en colistière. Mais de qui ?

De Marie-Arlette Carlotti ? Compliqué. Seule une femme a ses chances sur l’affiche et Samia Ghali est devenue une star le jour où elle a proposé d’envoyer l’armée dans les cités. Depuis, sa cote monte avec les audiences de C dans l’air et de Canal+. Heureusement, la télévision pratique un format court qui lui évite de montrer ses failles.

Le bruit médiatique donne Samia Ghali comme outsider qui monte et Marie-Arlette Carlotti comme favorite de la semaine côté socialiste. On la donne gagnante parce qu’elle est ministre, parce qu’elle a battu le favori de droite Renaud Muselier aux dernières législatives, parce qu’elle est dans une posture anti-guériniste sous prétexte qu’elle boude au moment de voter au conseil général, parce qu’elle vient d’embaucher comme spin doctor l’ancien dircab viré par son concurrent Eugène Caselli, parce qu’elle a annoncé dans une interview à la Provence que si elle était élue, elle superviserait directement la police. Or Carlotti veut bien être tête de liste, mais pas candidate aux primaires. Elle connaît ses limites. Ce sont les circonstances qui l’ont faite ministre, pas son talent. Ni son courage : ministre des handicapés, on ne l’a pas entendue taper du poing sur la table sur l’un des retards les plus cruels de Marseille, celui des accès handicapés où elle serait élue capitale européenne. Communiquer sur les effectifs et le budget de la police municipale droitise la campagne alors que les priorités sont ailleurs : les transports, l’emploi et l’éducation, à moins qu’il ne s’agisse que de gadgets pour occuper l’espace. Aujourd’hui la police, demain les cantines.

Marie-Arlette Carlotti croit en ses chances parce qu’elle pense être la candidate naturelle, parce qu’elle est ministre et qu’à l’Elysée, on le lui a fait comprendre. Elle a confondu ‘‘tente ta chance’’ avec ‘‘ce sera toi’’. Elle y croit donc encore mais ne veut pas des primaires car elle les perdrait. Son rêve est d’être désignée par Solférino et que l’Elysée propose à Patrick Mennucci de se retirer en échange d’un ministère.

Mais Mennucci sera le favori de la semaine prochaine et Samia Ghali, celle de la semaine suivante. Le seul qui n’aura pas sa semaine de favori, c’est Eugène Caselli. Il s’est vu maire un instant. Il a embauché un staff de communicants, se paye des affiches publicitaires, fait connaître sa bobine sympa et rassurante, mais il est lui aussi un prince de circonstance. Comme Marie-Arlette Carlotti, il est arrivé là par accident et guérinisme. Il a été élu président de la communauté urbaine de Marseille par surprise et par les Guérini. Il a su se tenir à distance et passe entre les gouttes parce que c’est le type sympa. Il est l’allié de Gaudin et continue à prendre ses ordres chez Guérini ; ennemi de personne, il est le candidat de synthèse parfait mais, plus encore que les autres, il souffre d’un déficit : il n’a pas de colonne vertébrale. Depuis qu’il a découvert le pouvoir de dire oui, il dit oui à tout et à tout le monde, même à lui-même, il s’est vu maire. Depuis des semaines, il désorganise ses services et les mobilise pour sa campagne, commandant des notes et des réunions alors qu’on lui demande des bus et des poubelles. Son dernier budget a failli être déficitaire et en quatre ans, son bilan personnel est d’avoir laissé les lobbies prospérer, Force ouvrière en tête.

Selon toute vraisemblance, il monnayera son retrait des candidatures en échange d’un poste de sénateur. Lui qui n’a jamais été élu le sera alors dans un fauteuil par le Parti socialiste en 2015 et il reste un maire possible. En cas d’élection serrée, le conseil municipal pourrait tomber dans une alliance droite-gauche et il ferait un maire de compromis gaudino-guériniste parfait. Mais cette horrible perspective est moins probable qu’une autre. Il est en effet surtout possible que la majorité sera issue d’une alliance droite-extrême droite.

Tout ça pour dire que cette histoire de primaires est donc assez secondaire.

Par Pierre-Louis Rozynès

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Tous les chemins mènent aux Roms

L'expulsion des Roms de Cardot et Fontainieu ordonnée

Jeudi 28 mars, le tribunal de grande instance de Marseille a ordonné l'expulsion immédiate des familles occupant la caserne Cardot (3e) et l'ancien centre de vacances de Fontainieu (14e). Ces deux décisions de justice concomitantes viennent contrecarrer des projets d'accueil durable de Roms sur ces deux sites. "Demain, au cours d'un comité de suivi avec la préfecture, nous allons essayer d'obtenir de la préfète déléguée à l'égalité des chances Marie Lajus des garanties qu'il n'y aura pas d'exécution de cette décision", réagit Anne Issler, directrice de la communauté Emmaüs Saint-Marcel. En effet, même si la demande d'expulsion émane d'un service de l'État, France Domaine, la préfecture avait assuré qu'elle n'y prêterait pas le concours de la force publique avant l'été, en parallèle d'un travail de recherche d'une solution de stabilisation des familles.

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Rabbin Bernheim ou Rabbi Jacob ?

Le Point.fr - Publié le 06/04/2013 laprovence

Déjà épinglé en début de semaine pour plagiat, Gilles Bernheim ne serait pas, comme il le prétend, agrégé de philosophie.

Gilles Bernheim.Gilles Bernheim. © Sipa

Le grand rabbin de France Gilles Bernheim ne figure pas dans les listes des agrégés de philosophie de l'université, comme il s'en prévaut, a constaté l'AFP dans ses recherches auprès de la Société des agrégés et du Who's Who. Dans un article publié vendredi sur son site, L'Express, qui avait révélé en début de semaine l'affaire des plagiats reconnus par le grand rabbin, se demandait s'il n'avait pas en outre "usurpé son titre d'agrégé de philosophie", après qu'un de ses journalistes eut enquêté auprès de l'université.

 
 

Plusieurs notices biographiques le créditent d'une agrégation de philosophie, notamment celle du Who's Who, le très sérieux annuaire de référence des personnalités influentes, qui cite même le nom de l'université Paris 1, Panthéon-Sorbonne. Selon le directeur du Who'sWho, Étienne Prévost, contacté par l'AFP, cette information biographique émane "non pas de la liste d'un annuaire officiel, mais de la notice remise par le grand rabbin lui-même, entré pour la première fois au Who's Who en octobre 2012.

Par ailleurs, des recherches menées samedi matin par l'AFP dans 28 annuaires (de 1972 à 2000) à la Société des agrégés d'université montrent que le nom du grand rabbin Gilles Bernheim ne figure dans aucune des listes des lauréats des concours d'agrégation de philosophie. La présidente de la Société, Blanche Lochmann, interrogée, n'a pas voulu se prononcer, tout en relevant que le nom du grand rabbin ne figurait pas non plus dans les listes du ministère de l'Éducation nationale. 

"Premier cas aussi manifeste"

"Peut-être le grand rabbin était-il simplement agrégatif, s'est-elle interrogée. En tout état de cause, il est très difficile pour une personnalité publique de tricher sur le fait qu'elle a une agrégation. Il s'agit en l'occurrence du premier cas aussi manifeste."

Déjà épinglé en début de semaine par L'Express, Gilles Bernheim a reconnu mercredi plusieurs plagiats, expliquant avoir confié une partie de la rédaction de ses Quarante méditations juives, à un "étudiant" qui l'a "trompé". Le responsable religieux, qui avait vigoureusement nié les premières accusations, a également admis avoir réagi "de manière précipitée et maladroite" pour couvrir ce plagiat.

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samedi, 06 avril 2013

Municipales 2014:Le FN sera présent à Arles

Municipales 2014 à Arles : Pierre Chenel conduira la liste FN

 
ARLES / PUBLIÉ LE SAMEDI 06 AVRIL 2013 laprovence
 

Arlésien depuis 1981, il avait été le suppléant de Valérie Laupies aux dernières législatives

Pierre Chenel (cravate et costume gris), entouré d'une partie de ses colistiers, et de Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN (costume gris et cravate bleue), placé juste devant Frédéric Laupies, secrétaire de la circonscription.
Photo Edouard Coulot
Pierre Chenel (cravate et costume gris), entouré d'une partie de ses colistiers, et de Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN (costume gris et cravate bleue), placé juste devant Frédéric Laupies, secrétaire de la circonscription.

 

Le suspense avait été soigneusement entretenu, ces dernières semaines, par les instances du parti. Et c'est finalement jeudi, dans une salle de l'hôtel Première classe à Fourchon, qu'a été dévoilé le nom du candidat qui conduira la liste Front national aux prochaines municipales, en mars 2014. Et l'heureux élu n'est autre que Pierre Chenel, Arlésien depuis 1981 et ancien proviseur du lycée Montmajour-Perdiguier. Pas vraiment une surprise, puisque l'homme était le suppléant de Valérie Laupies aux dernières législatives. Mais ce qui est nouveau, c'est qu'il se retrouve cette fois en première ligne, à 75 ans. "Mon âge est peut-être un gros handicap, mais ça veut dire aussi que j'ai de l'expérience", corrige-t-il. 

FN depuis toujours, comme il le dit lui-même, Pierre Chenel affirme avoir fait preuve de discrétion, tant qu'il appartenait à l'Éducation nationale. Retraité depuis 2003, il n'a dès lors plus caché son engagement. "J'ai toujours eu des convictions et aujourd'hui je veux apporter ma pierre dans cet édifice dans lequel je me sens bien", lance Pierre Chenel. Car l'objectif affiché du FN, pour les prochaines municipales, est non seulement d'arracher quelques villes, mais aussi de recréer les conditions d'une implantation locale mise à mal par la scission Le Pen-Mégret à la fin des années 90. 

"Nous travaillons à la création d'une machine de guerre pour développer l'appareil militant, retrouver cette base locale, et l'intensifier, explique Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN, présent pour l'intronisation de son candidat, hier. Nous ne sommes pas responsables de la situation catastrophique du pays, mais nous avons aussi la faiblesse de ne pas pouvoir présenter de bilan. En 2017, pour la présidentielle, nous comptons présenter un bilan national à partir d'une gestion locale, car nous sommes convaincus que nous aurons des municipalités."

Mais, pour partir à la conquête de la mairie d'Arles, où le FN reste sur d'excellents scores aux dernières élections (25 % des voix au 1er tour de la présidentielle comme des législatives, Ndlr), il reste encore du boulot. "Pour l'instant l'ambition c'est de finir notre liste, et on n'en est pas loin, assure Pierre Chenel. On n'a pas encore de programme, mais j'ai des idées, et mes colistiers aussi." Le projet sera élaboré dans les prochains mois, mais ce qui est sûr, c'est que le Front misera sur ses fondamentaux. 

"L'insécurité pose problème, on dit que tout va bien mais on a des voitures brûlées en permanence à Barriol et Griffeuille, assène Pierre Chenel. Les commerçants se font agresser, il faut les défendre car ce sont les premiers contributeurs de la vie économique de la ville. Mais on n'a pas de police municipale, ni de caméras. Au niveau économique, il faut essayer d'attirer les entreprises en leur procurant des avantages." Des facilités financières qui pourraient être compensées, entre autres, par l'abandon de manifestations comme "Drôles de Noël". "Arles est une ville de culture, ça rapporte beaucoup, mais il faut penser à autre chose", affirme Pierre Chenel.

"Les Arlésiens sont en attente de quelque chose de nouveau, indique de son côté Stéphane Ravier. Si M. Schiavetti est aux affaires, c'est qu'il n'y a pas d'opposition à sa politique." La droite locale appréciera. Une droite à qui il tend déjà la main, mi-stratège, mi-provocateur : "Puisque l'UMP sera derrière nous, il lui appartiendra de reconduire ou pas Hervé Schiavetti aux responsabilités, estime-t-il. La gestion locale, ce ne sont pas les engagements nationaux, nos oreilles sont ouvertes et nous sommes prêts à discuter sur quelques points essentiels." Voilà qui risque de (re)plonger l'UMP dans l'embarras...


Le digest

Pierre Chenel a 75 ans. Il a travaillé pendant 42 ans dans l'Éducation nationale, en tant que professeur d'histoire-géographie d'abord, puis en tant que proviseur adjoint, et enfin proviseur. Arrivé à Arles en 1981, il a pris les rênes du lycée Montmajour-Perdiguier, avant de partir à la retraite en 2003. Passionné de football, sport qu'il a pratiqué de longues années, il fut un temps président de la commission des jeunes de l'ACA. Il est aussi féru de course à pied, et a participé à 7 Marseille-Cassis.


Les réactions

Hervé Schiavetti / maire d'Arles, PCF : "Je suis très triste d'apprendre qu'après avoir été le suppléant de Valérie Laupies, M. Chenel persiste dans l'erreur. Je suis curieux de voir la composition de la Liste. Je pense même qu'ils n'arriveront pas à trouver, à Arles, 45 personnes se réclamant de cette idéologie".

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La nuit, on attend toujours les (élus) marseillais dans le métro...

Marseille : le métro de nuit suscite comme un sentiment de solitude

MARSEILLE / PUBLIÉ LE VENDREDI 05 AVRIL 2013 À laprovence

Le métro jusqu'à 1h ne suscite pas l'enthousiasme. Mais c'était prévisible.

Deux personnes dans le métro. Pas une de plus. Entre les stations Blancarde et Baille, le conducteur a dû se sentir bien seul, jeudi soir à 23h15. L'extension des horaires n'a pas encore provoqué de ruée vers les rames. Il faudra attendre des semaines, voire des mois avant que les Marseillais acceptent d'embarquer dans un métro qui, dans le cadre de Marseille 2013, circule désormais tous les soirs jusqu'à 1h, alors qu'avant, l'extension ne concernait que le week-end.

Pour l'heure, on semble rester sur les bilans habituels, c'est-à-dire ceux du vendredi, samedi et dimanche : 3 000 usagers par soir contre 300 000 dans la journée. 1 % de la fréquentation ! Le métro de nuit tourne toujours dans le désert. Pourtant, la communauté urbaine et la RTM ont fait des efforts, engageant des agents pour distribuer des prospectus et renforçant la sécurité avec un vigile par métro. Et tout ce personnel a certainement dû se rendre compte que les rares usagers étaient très satisfaits.

"Moi je viens de Paris, expliquait l'un d'eux. Et jusqu'à présent, j'étais obligé de rentrer en taxi quand j'arrivais à la gare St-Charles." Un deuxième sortait simplement du restaurant et avouait avoir pris le métro par hasard : "Mais c'est une bonne choseJe suis souvent à Toulouse et à Paris et là-bas, la fermeture intervient à 1h, pas avant. Il était temps que Marseille s'y mette." Les usagers les plus enthousiastes, outre ceux de la gare St-Charles, étaient peut-être les étudiants qui embarquaient à la Timone. "On peut aller au resto en ville et rentrer en métro, ce qui était impossible avant. J'espère qu'on ne reviendra pas en arrière."

D'autres usagers étaient moins causants et se contentaient de répandre une forte odeur de... cannabis dans les rames. Où notre photographe a été pris à partie pour avoir braqué son appareil vers eux. Un léger incident sans suite. D'ailleurs, les statistiques de la RTM sont formelles : il n'y a guère d'agressions dans le métro. Mais un sentiment de malaise, selon les stations, qu'il faudra vite dissiper pour gagner la bataille du métro de nuit.

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Ne dites pas à Gaudin qu'il est maire de Marseille, il se croit Président du Sénat....

Marseille : laissé pour mort devant son collège après des insultes

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 06 AVRIL 2013 laprovence
 

Un élève de 15 ans victime d'une expédition punitive et gravement blessé

 

Les surveillants du lycée Don Bosco (6e) s'en souviendront toute leur vie. Ils ont dû en affronter des scènes de violences, lors desquelles le regard des jeunes gens qui se battent se transforme, où la haine domine tout. Mais jamais comme la semaine dernière. Devant leur établissement, six ou sept garçons, capuches relevées et écharpes nouées sur le visage ont participé à une expédition punitive, contre un seul adversaire. Un élève de 15 ans, en classe de 3e, finalement victime d'une hémorragie interne et sur lequel les médecins se sont résolus à pratiquer une ablation de la rate.

Des coups de poings, de pieds se sont abattus sur le jeune homme, à terre, qui n'a dû son salut qu'à l'intervention des "pions". "Mes surveillants ont été très touchés par ce qui s'est passé, déplorait hier le proviseur de ce lycée technique privé, Marie-Jeanne Criado. Surtout quand on leur a dit que l'élève aurait pu mourir dans leurs bras. Ici, nos élèves sont calmes. Beaucoup se font agresser dans le métro ou dans leur cité, où la violence s'est installée. Manifestement, ceux-là étaient venus pour démolir notre élève."

L'état de la victime s'est vite détérioré

Quelle faute irréparable a pu commettre le collégien pour recevoir pareil châtiment ? Avoir proféré des insultes, lors d'une après-midi sur un stade de football, dans le 11e arrondissement. Une engueulade comme il peut s'en produire des dizaines, chaque jour entre jeunes gens. Mais cette fois, ceux d'en face ont décidé d'organiser une riposte, extrêmement déterminée. Les six ou sept garçons ont attendu que l'adolescent quitte l'établissement, rue Stanislas-Torrents (6e) pour se ruer sur lui. Le visage masqué, les agresseurs se sont acharnés, avant d'être mis en fuite et de partir en courant dans les rues du quartier. L'état de la victime s'est vite détérioré. Transporté d'urgence à l'hôpital et souffrant d'une grave hémorragie interne, il a dû subir une intervention chirurgicale, l'ablation de la rate, qui va affaiblir son système de défense immunitaire. Il ne devrait quitter l'hôpital que lundi.

La brigade des mineurs de la Sûreté départementale, face à la gravité des faits, a été saisie des investigations par le parquet. Elle va évidemment enquêter sur les altercations précédant l'agression afin d'en retrouver les auteurs. Il y a une quinzaine de jours, d'autres violences, tout aussi démesurées, s'étaient produites devant le lycée Jean-Claude Izzo (2e). Un élève de 13 ans avait reçu des coups de couteau pour de futiles motifs. "En ce moment, on a une agression grave par semaine, déplore un enquêteur. Les conflits dans le milieu scolaire semblent prendre des dimensions de plus en plus importantes."

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vendredi, 05 avril 2013

L'imMONDE fait pschitt !

Le Point.fr - Publié le 03/04/2013 lepoint

Un de ses amis aurait ouvert le compte suisse de Jérôme Cahuzac en 1992. La présidente du FN nie toute responsabilité et plaisante...

"Si le système n'a trouvé que ça, c'est que je mérite vraiment d'être présidente de la République", explique Marine Le Pen alors que l'un de ses amis est cité comme la personne ayant ouvert le compte suisse de Cahuzac."Si le système n'a trouvé que ça, c'est que je mérite vraiment d'être présidente de la République", explique Marine Le Pen alors que l'un de ses amis est cité comme la personne ayant ouvert le compte suisse de Cahuzac. © AFP

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L'affaire Cahuzac n'en finit pas de rebondir. Après les aveux sur le mensonge de l'ancien ministre du Budget mardi, voilà Marine Le Pen placée sur le devant de la scène. Mercredi, la présidente du FN a été contrainte de s'expliquer sur le rôle joué par l'un de ses proches dans ce dossier. Selon les informations du Monde, c'est son ami Philippe Péninque qui aurait ouvert le compte de Jérôme Cahuzac chez UBS en 1992. "Il est possible et probable que j'ai ouvert ce compte. Mais c'était il y a 23 ans, j'ai besoin de remettre la main sur des documents pour vérifier. C'est ce que je ferai si je suis convoqué chez le juge", explique au Point.fr l'ancien avocat, spécialisé à l'époque dans les montages fiscaux. Philippe Péninque a décidé d'attaquer le quotidien du soir en diffamation pour avoir oublié le conditionnel dans sa titraille et pour avoir écrit certaines "choses complètement inventées" au sujet de ses relations avec Jérôme Cahuzac.

 
 

Philippe Péninque est depuis longtemps proche du FN. C'est notamment l'un de ceux qui avaient convaincu Jean-Marie Le Pen d'opérer un tournant dans sa campagne présidentielle de 2007 en tentant de séduire les jeunes de banlieue. Et pendant la campagne de 2012, il conseillait aussi Marine Le Pen. "C'est un homme très sympa, bourré d'humour et pertinent dans ses analyses", explique un membre du parti.

"Je mérite vraiment d'être présidente"

Marine Le Pen peut-elle être inquiétée par cette histoire ? En avouant qu'il a bien détenu un compte bancaire à l'étranger, après l'avoir nié pendant quatre mois, Jérôme Cahuzac ébranle avant tout et surtout le chef de l'État François Hollande qui avait fait de la "République exemplaire" le credo de son quinquennat. Mais dans la classe politique, certains pointent déjà du doigt les mauvaises fréquentations de la présidente du FN qui se plaît à égrener la longue liste des dirigeants PS ou UMP inquiétés par la justice. Marine Le Pen réfute, quant à elle, toute faute et assume son amitié avec Philippe Péninque, ancien du Gud (syndicat d'étudiants d'extrême droite aux méthodes musclées). "Il y a 25 ans, à l'époque où j'étais en licence de droit, quelqu'un qui est devenu mon ami a eu comme client M. Cahuzac et lui a ouvert un compte à l'étranger. Quelle est ma responsabilité ?" a réagi la présidente du FN auprès de l'AFP lors d'un déplacement dans les Ardennes. Et de poursuivre : "Ouvrir un compte dans une banque étrangère, ce n'est pas un délit. Le délit, c'est de ne pas déclarer les fonds. L'avocat n'en est pas responsable. Et que cet avocat soit par ailleurs l'un de mes amis, c'est parfaitement banal." Et de conclure : "Si le système n'a trouvé que ça, c'est que je mérite vraiment d'être présidente de la République." Contactée par nos soins, elle plaisante même : "Je suis en fuite dans les Ardennes, car ma boulangère a eu il y a 25 ans le même dentiste que Cahuzac. [...] Évidemment, c'est une tentative de contre-feu : il s'agit de salir la seule dirigeante politique qui a les mains propres." Même son de cloche chez Louis Aliot, vice-président du FN : "L'activité professionnelle de Péninque est une chose, son amitié avec Marine en est une autre... Quand même !"

Cahuzac : "Je vais me suicider"

Marine Le Pen était-elle au courant que Jérôme Cahuzac détenait un compte chez UBS ? Oui, mais seulement depuis mardi, jour des aveux de l'ex-ministre. L'ex-candidate à l'Élysée affirme que Philippe Péninque l'en a informée par un coup de fil. Depuis décembre, Philippe Péninque suivait l'affaire Cahuzac dans la presse. Comme tout le monde, il avait regardé à la télévision l'ancien chirurgien, celui qu'il appelle "son ami", nier en bloc posséder un compte à l'étranger et il l'avait cru sur parole. Lorsque Cahuzac démissionne le 19 mars, Péninque pense que c'est pour défendre son innocence. Mais voilà que trois jours plus tard, l'ancien Gudard croise par hasard Cahuzac dans un bistrot parisien et ressort ébranlé par ses confidences. "Je vais me suicider. J'ai bien un compte à l'étranger que je n'ai pas déclaré. Je vais aller voir le juge, je suis un salaud", explique l'ancien ministre, selon les propos rapportés par Péninque au Point.fr. Encore sonné par cette rencontre, l'ancien avocat dit avoir vu "une épave". Aujourd'hui, même si son nom est mis sur le devant de la scène et qu'on "essaie de salir Marine Le Pen", Péninque ne lui retire pas son amitié.

Pour ce proche de Marine Le Pen, personne ne pourra arrêter l'ascension de la présidente du FN : "Mon nom est sorti dans la presse pour allumer un contre-feu à l'affaire Cahuzac et atteindre Marine Le Pen juste au moment où les commentateurs affirmaient que ces histoires allaient faire monter le FN. Mais ces attaques contre Marine Le Pen font le jeu du FN."

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Dans le 13ème, une hirondelle n'apporte pas le printemps !

Quatre policier blessés par un fuyard

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE VENDREDI 05 AVRIL 2013 laprovence
 

 

Un homme au volant d'une voiture volée a blessé quatre fonctionnaires de police ce jeudi dans la cité des hirondelles (13e) en reculant brusquement pour fuir le contrôle. Le plus gravement atteint souffre d'une fracture ouverte du bras.

La voiture, une BMW série 5, avait été dérobée par plusieurs hommes, à Aubagne, qui l'avaient frappé et expulsé de son véhicule. La voiture était équipée d'un système de géolocalisation et la police l'a retrouvée dans la cité des Hirondelles. Pris au piège, le conducteur a engagé la marche arrière pour fuir et les quatre fonctionnaires de la bac ont été blessés dans leur voiture. L'homme a réussi à s'enfuir. Il n'avait toujours pas été retrouvé hier soir.

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