lundi, 18 mars 2013

La pyromane qui se voulait Reine...

 

GOD SAVE SYLVIE

Marsactu 18/3/13

Le système Andrieux, "un incendie de 3 ans qui a consumé les fonds publics"

Le procureur Jean-Luc Blachon a fait son réquisitoire cet après-midi, après la plaidorie de Maître Gilles Gauer, avocat de la Région et partie civile dans le procès de la députée Sylvie Andrieux, soupçonnée de détournements de fonds publics. Vingt-quatre mois d'emprisonnement avec sursis et cinq ans d'inéligibilité sont requis.

Limitant ses effets de manche, le procureur Blachon a requis 24 mois de prison avec sursis contre la députée, impassible.

Limitant ses effets de manche, le procureur Blachon a requis 24 mois de prison avec sursis contre la députée, impassible.
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L'éloquence du procureur Jean-Luc Blachon n'est plus guère à démontrer. A la fin des quinze jours du procès de la députée socialiste Sylvie Andrieux, suspectée du détournement de 716 593 euros de fonds publics, l'assistance se souviendra assurément d'une formule choc. Celle adressée à l'un des prévenus, en référence au livre du journaliste Xavier Monnier,Marseille ma ville : "Etes-vous Riri, Fifi ou Loulou ?" ou encore la passe d'armes avec Sylvie Andrieux à propos du train de vie de Rolland Balalas.

L'humour, cette fois, n'était pas au coeur de son réquisitoire. Le procureur a d'abord salué la plaidoirie matinale de l'avocat de la Région, Gilles Gauer, "brillante et chirurgicale", avant de rappeler lui-aussi, que si le "clientélisme vient se loger dans le mobile et l'infraction, [...] ce n'est pas le procès du clientélisme mais bien celui des vingt-deux prévenus auxquels il est reproché des faits".

En écho à Me Gauer, qui évoquait "un procès de voyous avec des comportements de banditisme", Jean-Luc Blachon a d'abord rappelé la nature du système constitué de "deux mouvances, quinze associations fictives - aux objets sociaux souvent grotesques - entrées en possession de fonds entre 2006 et 2008", où "les escroqueries ne sont pas tombées du ciel mais résultent d'un projet de Boumediene Benamar et Benyoub Same". Un projet lui-même encouragé par "une organisation défaillante et une complicité", celle de Sylvie Andrieux, directement visée par Me Gauer le matin, qui a précisé que l'élue bénéficiait au moment des faits d'une délégation de pouvoir grâce à l'arrêté du 9 avril 2004.

En conséquence de cet arrêté, la vice-présidente disposait des mêmes pouvoirs que le président de Région, a estimé pour sa part l'avocat de l'institution. "Sylvie Andrieux devient chef de l'administration en matière de politique de la ville. En guise de reine d'Angleterre, elle exerce sacrément ses pouvoirs à tous les stades de la subvention. [...] Les subventions sont remises en contre-partie de l'aide électorale, c'est un pacte de corruption, voilà la forme moderne du clientélisme", a asséné Me Gilles Gauer tandis que sur son banc, l'élue restait impassible. Et à la fin de l'envoi, il touche :

Certes, ce n'est pas la reine d'Angleterre, c'est Dieu qui fait pleuvoir.

"Domestiquer l'électorat"

Tandis que sous les assauts verbaux, l'impunité réclamée par l'ex-vice présidente semblait partir en fumée, le procureur a poursuivi un réquisitoire sévère à travers une métaphore bien inspirée :"Ce dossier est un incendie de trois ans qui est venu consumer les fonds publics et l'institution régionale pour domestiquer l'électorat. Il n'est pas concevable que les fonds publics deviennent une monnaie d'échange entre les élus et les citoyens." A propos de la députée, il s'est fait sévère : "elle a passé outre les avis négatifs et les nombreuses alertes générales de ses collaborateurs"rappelant ses propos "je ne cèderai rien. La volonté politique prime. Je veux que les dossiers passent". Cette sévérité de ton s'est retrouvé dans ses réquisitions.

Jean-Luc Blachon a donc requis pour "la députée pyromane" 24 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, tandis que pour Rolland Balalas, "un pion essentiel qui aidait au montage des dossiers frauduleux, un prévenu au centre névralgique", le parquet a requis 30 mois d'emprisonnement avec sursis et la privation pendant quatre ans de ses droits civiques. Pour Jean-Guillaume Lalange, directeur de l'aménagement du territoire à la collectivité, six mois de sursis et 5000 euros d'amende.

Sans surprise, Boumediene Benamar et Benyoub Same se sont vus requérir respectivement quatre ans de prison (avec un an de sursis), une privation de leurs droits civiques et l'interdiction de diriger une association. A la sortie de la salle d'audience, Sylvie Andrieux, aussitôt assaillie par une armée de caméras n'a pas desserré les lèvres, pincées autour d'un sourire ravalé. C'est à peine si son avocat Gérard Bismuth les a davantage entrouvertes, pour lancer un acide : "les réquisitions ne sont ni lourdes ni légères. Pour quelqu'un qui plaide innocent, elles sont injustes."Étayer la théorie du complot et de la femme à abattre, voilà visiblement la ligne de défense que les avocats de l'élue adopteront lors des plaidoiries à venir.

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Gaudin n'est plus en phase avec Marseille

Gaudin : «Le gouvernement doit aider Marseille»

lefigaro

Par Aliette de Broqua publié le 17/03/2013 
Jean-Claude Gaudin: «Le gouvernement précédent avait fait des efforts pour lutter contre l'insécurité. Le gouvernement actuel va dans le même sens».
Jean-Claude Gaudin: «Le gouvernement précédent avait fait des efforts pour lutter contre l'insécurité. Le gouvernement actuel va dans le même sens». Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro


INTERVIEW - Le sénateur maire UMP, Jean-Claude Gaudin, demande au gouvernement d'apporter l'aide dont la deuxième ville de France a besoin. Il compare les 30 milliards du Grand Paris à l'aumône faite à Marseille.

LE FIGARO.- Tout en disant qu'il ne veut pas polémiquer avec vous, Manuel Valls, dans une interview au JDD, vous reproche d'avoir trop attendu pour mettre en place la vidéosurveillance à Marseille et surtout de ne pas en avoir équipé les cités sensibles. Il vous appelle également à tenir vos engagements en matière de police municipale. Que pensez-vous de ces reproches?

Jean-Claude GAUDIN.- Quand Nicolas Sarkozy était président de la République, les socialistes criaient en chœur que ce qui se passait à Marseille était scandaleux et que quand ils seraient au pouvoir, tout cela serait éradiqué, effacé, que les forces de police seraient démultipliées, etc., etc. Aujourd'hui, on peut constater avec amertume que les choses sont inchangées. Il y a toujours des meurtres entre voyous sur fond de trafics de drogue! Il est clair que le gouvernement précédent avait fait des efforts pour lutter contre l'insécurité. Le gouvernement actuel va dans le même sens. Nous avons un accord avec l'État pour mettre en place la vidéosurveillance. L'État participe pour 50 % de l'investissement, mais l'État sait qu'il y a des règles de passation des marchés publics à respecter. Cela freine le déploiement du dispositif. La ville de Marseille fait un effort considérable. Nous venons d'inaugurer avec Manuel Valls le centre de supervision de la vidéoprotection qui représente un investissement de 10 millions d'euros. L'État y participe en nous donnant 3,7 millions et le conseil général 400.000 euros. Le reste est pour nous.

Nous faisons de gros efforts, mais la sécurité des personnes et des biens dépend essentiellement de l'État. Dans la deuxième ville de France où on a vu défiler une procession ininterrompue de ministres ces derniers mois, il est clair que les choses n'ont pas beaucoup changé et pourtant nous nous efforçons d'apporter un effort complémentaire, mais la vidéoprotection et la police municipale ne viennent qu'en appui.

Où en est le déploiement  de la vidéosurveillance? Des cités  seront-elles équipées de caméras?

On commence par le centre-ville puis on ira dans les noyaux villageois. Les cités en font partie, mais j'ai des doutes sur leur utilité, car elles ne vont pas durer très longtemps…

Que pensez-vous de la recrudescence  de la violence dans la ville? Selon vous, quelles en sont les causes?

Il n'y a pas eu d'accalmie, ni à Marseille, ni en Corse, ni ailleurs en France d'ailleurs. Je souhaiterais que le gouvernement prenne vraiment conscience qu'il faut aider Marseille. Il est scandaleux d'annoncer 30 milliards pour le Grand Paris et de donner zéro à Marseille. On nous fait un écran de fumée avec la Métropole dont on ne sait pas de quels moyens elle sera dotée.

Il est question de 51 millions de dotation supplémentaire…

Quand bien même cette somme serait donnée, permettez-moi de comparer avec les 30 milliards du Grand Paris. Nous ne demandons pas l'aumône pour la deuxième ville de France et ses 860.000 habitants!

Est-ce un échec pour le gouvernement  de Jean-Marc Ayrault qui a fait  de Marseille une priorité nationale?

Attendons avant de porter un jugement, mais il est clair qu'à Marseille on ne peut constater que la chute vertigineuse des ambitions du gouvernement. Moi, depuis que je suis maire, je n'ai cessé de faire baisser le chômage qui est tombé de 21,6 % à 13 %. Cela a été ma principale préoccupation pour la création des deux zones franches urbaines, le développement d'Euroméditerranée et la transformation de la ville.

La recrudescence de la violence ajoutée aux affaires touchant des élus socialistes ne va-t-elle pas favoriser le renforcement du FN lors des prochaines municipales et vous handicaper pour  une éventuelle réélection?

Les prochaines municipales ne sont que dans un an. Je conduis ma réflexion et je dirai le moment venu si je me représente ou pas. Mais les Marseillais voient la transformation de leur ville. Le 12 janvier dernier, lors du week-end d'inauguration de la capitale européenne de la culture, il y avait 400.000 Marseillais dans les rues pour s'opposer à la surmédiatisation des règlements de comptes et au «Marseille bashing». Quand les médecins marseillais sont en pointe dans la recherche sur le sida, on n'en parle pas. On ne montre que les meurtres entre voyous. Il est clair que si l'on se réfère aux sondages, leFN sera très haut. En 2008, j'étais arrivé en tête avec 41 % des voix avec un FN à 9 %. Selon un des derniers sondages, je suis toujours en tête au premier tour avec 36 % environ, mais avec un FN à 19 %. Il est clair qu'un FN à 19 % viendrait bouleverser la situation. Ni la droite ni la gauche ne pourrait avoir une majorité absolue… Mais il me semble que cela peut se redresser d'ici un an.

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Bientôt chez vous !

Législative dans l'Oise : Le Pen se frotte les mains

lefigaro.fr

Par Guillaume Perrault| publié le 18/03/2013 
Marine Le Pen, présidente du Front national.
Marine Le Pen, présidente du Front national. Crédits photo : FRANCOIS BOUCHON/FRANCOIS BOUCHON


La candidate du Front nationale Florence Italiani est arrivée deuxième devant la socialiste dans la législative partielle de l'Oise dimanche. Un bon score pour le parti de Marine Le Pen mais qui doit être relativisé.

Marine Le Pen ne cache pas sa satisfaction. Lors de la législative partielle dans la deuxième circonscription de l'Oise, sa candidate, Florence Italiani, a réussi à accéder au second tour avec 26,58 % des voix, soit 7 249 suffrages. Cette «mariniste» revendiquée a devancé la candidate socialiste, Sylvie Houssin (21,37 %), qui a été éliminée. Le secrétaire général du Front national, Steeve Briois, s'est réjoui du «rejet» du gouvernement. Le lieutenant de Marine Le Pen a qualifié de «contre-performance» le résultat du candidat UMP, Jean-François Mancel, pourtant arrivé largement en tête.

Plusieurs faits conduisent néanmoins à nuancer le succès obtenu par le parti d'extrême droite. L'abstention a atteint un niveau très élevé: 67,21 % contre 40,25 % dans cette circonscription aux législatives de juin 2012. Voilà neuf mois, Florence Italiani avait recueilli 11.534 suffrages, soit quelque 4 000 voix de plus que dimanche. Une partie de l'électorat du FN s'est donc elle aussi abstenue, mais dans des proportions bien moindres que l'électorat socialiste.

Par ailleurs, le parti de Marine Le Pen a toujours obtenu des scores élevés dans l'Oise. À la présidentielle de 2012, ce département est un des quinze où la présidente du FN est arrivée deuxième avec 25,05 % des suffrages. En mars 2011, au premier tour des cantonales, scrutin qui n'est guère favorable au FN, les candidats de Marine Le Pen avaient recueilli 24,84 % des voix dans l'Oise. Le FN était même arrivé en tête dans quatre cantons du département (Noyon, Crépy-en-Valois, Mouy et Noailles).

Il reste que le résultat obtenu dimanche par Marine Le Pen contraste avec la déconvenue qu'elle avait connue à Béziers lors de la législative partielle intervenue en décembre 2012. À l'époque, dans l'Hérault, sa candidate, France Jamet, n'avait obtenu que 23,3 % des voix. Elle n'avait pu accéder au second tour, qui donna lieu à un duel classique entre la gauche et l'UMP, gagné par la droite. L'abstention avait été de neuf points moins élevée à Béziers que dimanche dans l'Oise, ce qui suggère que l'électorat de gauche s'était alors un peu plus mobilisé.

«Tartufferie»

La qualification de Florence Italiani pour le second tour de la partielle de l'Oise confirme en tout cas que les bastions de Marine Le Pen se trouvent désormais, pour la plupart, dans les villes petites et moyennes de la France périurbaine. L'élimination de la gauche dès le premier tour lors de cette élection va offrir à la présidente du FN l'occasion de dénoncer à l'envi «la collusion de l'UMPS». Le PS, en effet, a appelé ses électeurs à voter pour Jean-François Mancel afin de barrer la route à la candidate du FN. «UMP et PS, qui font semblant de s'opposer toute l'année, versent dans la même tartufferie dès que leurs postes sont en jeu», a tonné Florian Philippot, vice-président du FN.

Si la réélection du sortant UMP ne fait guère de doutes, Marine Le Pen veut croire que le résultat de cette partielle est un indice de son potentiel aux municipales de 2014.

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dimanche, 17 mars 2013

Le PS ? C'est quoi ça, le PS ?

Le Point.fr - Publié le 17/03/2013 

A la surprise générale Sylvie Houssin candidate socialiste est devancée par le député UMP sortant et la candidate du Front National.

Florence Italiani, candidate du FN affrontera l'UMP Jean-François Mancel au second tourFlorence Italiani, candidate du FN affrontera l'UMP Jean-François Mancel au second tour © DR.

LE POINT.FR (AVEC L'AFP)

Jean-François Mancel, député UMP sortant, arrivé largement en tête dimanche du premier tour de la législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise, affrontera au second tour la candidate du FN Florence Italiani, la candidate PS Sylvie Houssin ayant été éliminée. L'ancien président du conseil général du département qui a recueilli 40,61% des suffrages, devance Mme Italiani (26,58%). Arrivée en troisième position, Mme Houssin (21,37%) a été éliminée, faute d'avoir obtenu 12,5% des inscrits. En effet, cette élection partielle n'a pas été mobilisatrice le taux d'abstention a atteint le chiffre record de 67,21%. Jean-François Mancel, 65 ans, ancien secrétaire général du RPR, avait été réélu le 17 juin avec 63 voix d'avance sur sa rivale socialiste, dans une triangulaire UMP-PS-FN. Mais le Conseil constitutionnel avait invalidé ce résultat, retenant le grief d'un tract distribué le vendredi avant le deuxième tour et mettant en cause Sylvie Houssin au sujet d'un projet de quartier.

Pour Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, ce scrutin est "révélateur de l'effondrement du PS". Le second tour aura lieu dimanche prochain. Dans l'intervalle, le Parti Socialiste devrait faire connaître ses consignes de vote à destination de ses électeurs. 

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Qu'on en finisse, Andrieux donne la nausée !

 
La deuxième semaine du procès de Sylvie Andrieux, jugée à Marseille pour détournement de fonds publics, a été rude pour la défense de l'élue PS, mise à mal par l'audition surprise de son ancien bras droit, qui a confirmé ses accusations de clientélisme.

La deuxième semaine du procès de Sylvie Andrieux, jugée à Marseille pour détournement de fonds publics, a été rude pour la défense de l'élue PS, mise à mal par l'audition surprise de son ancien bras droit, qui a confirmé ses accusations de clientélisme.

Depuis le début du procès, l'un des 22 prévenus manquait à l'appel, pour raisons médicales: Rolland Balalas, principal accusateur dans ce vaste dossier de détournement présumé (entre 2005 et 2008) de 740.000 euros de subventions de la Région Paca au profit d'associations fictives sur fond de visées électoralistes.

Dispensé d'audience par les experts médicaux à la suite d'un AVC survenu au printemps 2010, l'ex-secrétaire général du groupe PS à la Région et ex-attaché parlementaire de la députée (jugée ici comme vice-présidente de la Région), a pourtant choisi de venir, mercredi.

Alors que l'audience se poursuivait avec la lecture des procès-verbaux d'audition d'agents de la Région, l'annonce de cette venue surprise pour l'après-midi même, a provoqué une certaine émotion dans les rangs, déconcertant aussi la défense de Mme Andrieux, et fléchissant visiblement l'assurance affichée depuis le début par l'élue.

La première semaine du procès, consacrée aux auditions des responsables des associations fictives montrées du doigt, avait de fait été l'occasion, pour deux d'entre eux, Boumédienne Benamar et Benyoub Same, de charger essentiellement M. Balalas.

Ces deux prévenus au casier judiciaire bien garni, qui avaient affirmé au juge d'instruction avoir été rémunérés avec de l'argent public, via leurs associations, pour servir de relais électoraux à la députée dans les cités des quartiers Nord, s'étaient acharnés sur l'ex-attaché parlementaire, le qualifiant de "seul patron" qui récupérait des enveloppes pleines de l'argent liquide "décaissé" des comptes des associations fictives.

Présente dans la salle tout au long du procès, Mme Balalas avait rapporté ces déclarations à son mari qui, malgré son état de santé, aggravé par la perte d'un fils dans un accident de la route, a ainsi demandé à être entendu par le tribunal.

Mercredi, l'ancien responsable a écouté attentivement la lecture de ses PV d'audition par la présidente Christine Mée, acquiesçant la plupart du temps, notamment quand cette dernière a lu: le but de ce système était "de faire du chiffre et que la popularité de Mme Andrieux dans les quartiers augmente".

La veille, Michel Vauzelle, le président PS de la Région, partie civile, s'était, sans surprise, montré ferme, relevant que "le clientélisme est une pourriture de la démocratie". "Il est de mon devoir de défendre l'honneur (...) de la région Paca", avait-il déclaré.

Entendue jeudi par le tribunal, Sylvie Andrieux est d'abord apparue sûre d'elle-même, de sa "rigueur" et de sa "droiture", répétant que M. Balalas "avait un rôle central" et qu'"il gérait tout".

Avant de perdre quelque peu son calme devant les questions du procureur, Jean-Luc Blachon, ce dernier évoquant la "thèse du complot fomenté par M. Balalas" qui semble plutôt être la sienne.

"Je n'ai jamais été déçue ni trahie de la sorte, j'ai attendu 52 ans pour vivre ça, moi qui ai basé toute ma vie sur l'honnêteté", a-t-elle assuré. "J'en ai marre d'entendre des mensonges à la barre", lui a alors répondu M. Blachon, dont le réquisitoire est prévu lundi après-midi.

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Quartiers nord de Marseille ou les favelas marseillaises

"Sauvons nos enfants !" : les mères des cités marseillaises se révoltent

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE DIMANCHE 17 MARS 2013laprovence
 

Nadia, parente avec l'un des deux jeunes des Bleuets dont la vie a été fauchée, est en train de monter une association de mères qui n'en peuvent plus.

 

Elle s'appelle Nadia, mais demande à ce qu'on ne dévoile pas son nom de famille . Pas question non plus de diffuser sa photo. "C'est trop dangereux pour moi et pour ma famille", enrage-t-elle. Car cet anonymat forcé, "cette peur qui nous fait nous taire et baisser la tête quand on rentre chez nous", Nadia ne les supporte plus.

Mercredi dernier, un drame personnel a achevé de la convaincre d'agir. En plein jour, un gamin qu'elle a vu grandir a été abattu, foudroyé par une rafale de Kalachnikov. Nadia est aussi parente avec l'un des deux jeunes des Bleuets dont la vie a été fauchée"Dans la cité, il y a plusieurs mères qui ont eu un fils massacré dans un règlement de comptes. Et d'autres qui sortent la peur au ventre pour emmener leurs gosses à l'école. Certaines ont assisté à des drames, au pied de leur immeuble, là où leurs enfants jouent"témoigne-t-elle.

Nadia est surtout l'une de ces femmes qui ne connaissent jamais la paix . Et pour cause : "Comment ne pas trembler en permanence dans un quartier où des enfants de 15 ans possèdent des Kalachnikov , et qu'on se dit que c'est peut-être le nôtre ?"

Vendredi soir, ces femmes des cités qu'on dit "sensibles", se sont donc rencontrées. "Avec Facebook, on est en contact avec d'autres, dans d'autres cités. Des mamans dévastées, ou qui vivent dans la peur, il y en a de plus en plus à Marseille", explique Nadia. Ensemble, "réunies par la souffrance", ces femmes de tous âges, de toutes confessions, se révoltent aujourd'hui. "Nous ne réclamons pas vengeance, nous ne sommes pas animées par la haine mais par un esprit de paix." Ce qu'elles veulent, c'est faire cesser cette spirale infernale :"Aujourd'hui, on en est à un tel point de violence que les jeunes tuent avant d'être tués. C'est à qui dégainera le premier."

Leur idée, c'est de faire parler d'elles, "pour que d'en haut, l'ordre soit donné de protéger les femmes et les enfants des cités". L'association qu'elles sont en train de monter veut faire pression sur les autorités pour qu'une présence policière permanente soit instituée dans les secteurs les plus sensibles. "Tant que la police ne fera pas partie du décor des cités, rien ne pourra être entrepris."

Dans les jours prochains, les mères des cités projettent d'aller manifester en nombre devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, de distribuer des tracts, de parler à la radio, dans les journaux : "Aujourd'hui, tous les Marseillais, en tant que parents, sont concernés par cette violence".

Nadia n'a guère d'illusions : "Dans cet océan de sang, nous ne sommes peut-être qu'une goutte d'eau. Mais si l'on veut sauver nos enfants, il faut commencer par relever la tête."

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Du Nanard dans le texte !

Le Point.fr - Publié le 15/03/2013 à 22:11 - Modifié le 16/03/2013 à 09:47

L'homme d'affaires a estimé que le concurrent de "La Provence", "La Marseillaise", était "le quotidien le mieux fait de toute la région".

Bernard Tapie au Salon des entrepreneurs, 4 février 2010.Bernard Tapie au Salon des entrepreneurs

La rédaction du journal La Provence s'est dite "choquée" vendredi, après que l'homme d'affaires Bernard Tapie, qui a repris les rênes des quotidiens du Sud-Est avec la famille Hersant, a estimé que son concurrent, La Marseillaise, anciennement d'obédience communiste, était "le mieux fait de toute la région". "Nous avons été choqués d'entendre dire que les Marseillais n'ont pas envie d'acheter leur quotidien et, globalement, que nous sommes mauvais", écrivent les journalistes de la rédaction dans un communiqué adopté en assemblée générale. 

"Le quotidien le mieux fait de la région"

"Je ne partage pas fondamentalement les idées que je trouve dansLa Marseillaise", mais "c'est pour moi le quotidien le mieux fait de toute la région", avait déclaré le nouveau patron de presse surFrance Bleu Provence vendredi matin. "Il est intelligent, il est bien fait, il est bien écrit, bref, je voudrais que les miens soient faits comme ça", a ajouté l'ex-ministre.

"Je ne suis pas sûr que vous retrouverez La Provence dans sa configuration d'aujourd'hui dans quelque temps. Quand un quotidien qui est né à Marseille, ce qui est quand même sa caractéristique principale, vend 30 000 exemplaires, abonnements compris, dans une ville de près de un million d'habitants, c'est qu'il y a un problème, c'est que les Marseillais n'ont pas envie d'acheter leur quotidien", a poursuivi Tapie. "Je ne m'attendais pas à ça, ça veut dire que je fais aujourd'hui le journal que les Marseillais n'ont pas envie d'avoir, alors il faut qu'on les interroge. J'ai bien l'intention qu'on soit beaucoup plus près de leurs exigences que de notre satisfaction personnelle. On va lancer une très grande enquête", a-t-il conclu.

Longtemps communiste, La Marseillaise a cessé en 1997 d'être un journal de parti, choisissant alors d'exprimer les idées et les valeurs de gauche et de transformation sociale.

"Les chiffres donnés par Tapie sont faux"

"Les chiffres donnés par Bernard Tapie sont faux. La Provence est achetée à 46 000 exemplaires et lue par 220 000 personnes chaque jour à Marseille", s'insurgent les journalistes du titre. "Pour nous, c'est d'abord un quotidien auquel sont suffisamment attachées 130 000 personnes pour l'acheter tous les jours, dans une région qui ne se limite pas qu'à Marseille mais couvre aussi toutes les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, et les Alpes-de-Haute-Provence", poursuivent-ils, estimant que "ce lien de confiance" les honore autant qu'il les oblige.

"La rédaction de La Provence ne se laissera pas insulter sans réagir. Jamais, jusqu'ici, un patron n'avait piétiné de la sorte une entreprise qu'il a promis de redresser", conclut la rédaction du journal.

L'homme d'affaires avait annoncé jeudi à la rédaction de La Provence, qu'il rencontrait pour la première fois, qu'une étude sur le contenu du journal serait lancée.

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Et le spectacle continue !

Marseille : un corps carbonisé retrouvé dans une voiture

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE SAMEDI 16 MARS 2013 À 10H06
 

Un corps carbonisé a été retrouvé à Marseille vers 0h40 dans la nuit de vendredi à samedi par les marins pompiers, côté passager dans une voiture incendiée allée Marcel Soulat (14e

 

Mise à jour : 10h50. "On est dans un tunnel, c'est terrifiant" a déclaré ce matin Garo Hovsépian, le maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, qui n'est fini plus d'être "horrifié" par les crimes commis sur son secteur. 4e meurtre en 15 jours, le 6e depuis le début de l'année : l'atroce décompte est reparti. Marseille semble aspirée inexorablement dans la spirale de la violence.

Deux jours après l'envoi par le ministre de l'intérieur de nouveaux renforts de police (240 gendarmes et CRS), et alors que les opérations de nettoyage se multiplient dans les cités, un corps carbonisé a été découvert cette nuit par les marins pompiers, appelés sur un incendie de véhicule, vers 0h40, allée Marcel Soulat (14e), à proximité de la cité SNCF Saint-Barthélémy. La victime était assise coté passager. Elle présentait un trou sur la partie gauche de la boîte crânienne, résultat d'un tir par arme à feu. Le véhicule était une Mégane volée. Il s'agit selon toute apparence règlement de comptes.

Le Préfet de police Jean-Pierre Bonnetain s'est rendu sur place, ainsi qu'un représentant du parquet de Marseille, qui a confié l'enquête à la brigade criminelle de la police judiciaire. Les enquêteurs ont travaillé une partie de la nuit sous la lumière de puissants projecteurs pour tenter de relever des traces et indices dans et autour du véhicule brûlé. Cette technique, appelée "barbecue"par les voyous rend très ardues les identifications. Le soir du 25 décembre 2011, trois corps avaient été retrouvés dans une voiture incendiée aux Pennes-Mirabeau, tout près de Marseille, une affaire sur fond de trafic de stupéfiants.

Après la trêve relative du début de l'année, Marseille a donc replongé ces jours-ci dans la folie meurtrière. Mercredi dernier, deux hommes on été tués et un 3e grièvement blessé à la kalashnikov à la cité des Bleuets (13e), dans le quartier du Merlan. Le 9 mars dernier, un homme a été tué par balle à sa sortie de la prisondes Baumettes. Dix jours plus tôt, un détenu en semi-liberté avait connu le même sortPar ailleurs, un corps carbonisé et portant des impacts de balles, découvert dans une forêt du Var, a été identifié comme celui d'un résident des quartiers Nord de Marseille, connu de la police notamment pour différentes affaires de drogue.

L'an dernier, les réglements de comptes avaient fait 24 victimes dans la région marseillaise : un mort tous les 15 jours.

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vendredi, 15 mars 2013

Stéphane RAVIER sur France Bleu Provence.

Stéphane Ravier, Conseiller régional et du 7ème secteur de Marseille, Tête de liste « Marseille Bleu Marine » aux élections municipales de mars 2014, était l’invité politique de France Bleu Provence Matin. Il a été interrogé sur les renforts de police envoyés par Valls à Marseille et sur le procès de Sylvie Andrieux.

jeudi, 14 mars 2013

A Marseille, la barbarie n'attend pas le nombre des années.

Marseille : l'étonnante explication de l'agresseur du chauffeur de bus

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE JEUDI 14 MARS 2013 À 09H51
 

L'adolescent, 13 ans, a reconnu les faits et livré une étonnante explication.

 

Un adolescent manifestement perturbé, qui aurait agi en réaction à un différend, plutôt bénin, entre sa mère et le même conducteur, deux heures plus tôt. Selon les déclarations de son fils, elle aurait effectivement été malmenée par la victime. "Il a accéléré trop fort et ma mère est tombée, aurait-il expliqué aux enquêteurs. Une dispute aurait alors éclaté entre eux. Apprenant cet épisode, le suspect aurait donc repris le bus de la ligne 57 dans le but de régler ses comptes.

Après avoir appuyé plusieurs fois et volontairement sur le bouton d'arrêt, sans jamais descendre du bus, le garçon, prêt à en découdre, a vu le chauffeur se diriger vers lui. Son couteau en main, il a donné un seul coup au visage de la victime, qui ne s'est d'abord pas aperçue de la blessure et encore moins de sa gravité.

Le fils vengeur n'a pu nier l'évidence

Aussitôt après les faits, l'adolescent a pris le large avec l'un de ses copains. Très vite, les hommes du SISTC ont réalisé une enquête de voisinage qui les a conduits jusqu'au suspect. Les fonctionnaires ont notamment pu récupérer des éléments auprès de connaissances du garçon qui ont permis de faire avancer les investigations très rapidement. Quand les policiers sont intervenus, ils l'ont trouvé devant chez lui. Un peu plus tard, ils ont également appréhendé le deuxième garçon présent au moment des faits.

Placé en garde à vue dans les locaux de la Sûreté départementale, le fils vengeur n'a guère pu nier l'évidence, d'autant qu'une vidéo enregistrée par le système de surveillance du bus, avait immortalisé la scène. En fouillant dans l'appartement familial, les enquêteurs ont aussi trouvé l'arme, un couteau à cran d'arrêt. Son copain, simple témoin, a finalement été mis hors de cause et remis en liberté.

Après une nuit en garde à vue, l'adolescent devait être présenté au parquet ce matin, avant d'être mis en examen pour violences avec arme, avec la circonstance aggravante d'avoir commis ce geste sur une personne chargée d'une mission de service public.

23:07 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |  Imprimer | |