08.02.2012

Stéphane Ravier dans "Libé" : Libération, ça rime avec divagation et manipulation.

POLITIQUES Samedi dernier à 0h00

Immigration : les étranges décomptes de Marine Le Pen

Les objectifs chiffrés du Front national sont contradictoires avec son propre programme.

Par DELPHINE LEGOUTE Libération   merci a desouche

Marine Le Pen le 1er février à Paris (Photo AFP)
 
«Réduire en cinq ans l’immigration légale de 200000 entrées par an à 10000, en privilégiant les talents qui permettront le rayonnement de notre pays et l’innovation.»

Extrait du programme du Front national

INTOX

Lutter contre l’immigration ? La proposition n’a rien d’étonnant de la part de Marine Le Pen. Ses objectifs, eux, le sont davantage. Bien en vue dans son projet présidentiel, ils annoncent une «réduction en cinq ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000». La leader frontiste entend ainsi diviser le nombre d’immigrés en situation régulière par vingt, et ce sur la seule durée de son quinquennat. Selon elle, la barre des 10 000 n’est pas lancée au hasard : elle correspond au «seuil incompressible permettant une immigration très qualifiée, dans des secteurs où nous manquons réellement de compétences en France».

Si le chiffre est précis, les mesures devant permettre une telle diminution ne suivent pas la même rigueur mathématique. Interrogée par Rue89 le 25 janvier, Marine Le Pen a promis de grandes coupes dans l’immigration de travail et le droit d’asile, réitérant au passage son intention d’interdire le regroupement familial. Il resterait donc parmi les 10 000 immigrés encore autorisés à franchir les frontières une majorité d’étudiants (tant qu’ils s’engagent à repartir dans leur pays à la fin de leur cycle), une poignée de travailleurs (si aucun Français n’a voulu de leur poste) et quelques réfugiés (si les menaces qu’ils subissent dans leur pays d’origine sont bien «réelles»).

DESINTOX

Le FN cherche un chiffre choc. Mais le seuil des 10000 entrées régulières est irréaliste, surtout en suivant son programme à la lettre. Imaginons un instant que tous les souhaits de Marine Le Pen soient exaucés, brisant ainsi des principes régis par les conventions internationales sur les droits de l’homme. Il lui restera toujours sur les bras une catégorie oubliée dans ses calculs : les conjoints étrangers de Français. Ils sont près de 40 000 chaque année à rejoindre leur époux(se) et n’ont rien à voir avec le regroupement familial. Les statistiques les rangent dans le groupe «Famille de Français», au même titre que les parents ou enfants de Français (plus de 11 000 en 2010). En tout, c’est près d’un quart des immigrés qui viennent légitimement rejoindre leur famille française chaque année. Marine Le Pen connaît bien cette catégorie. Chez Rue89, elle se défendait de toute animosité à leur égard : «Vous avez le droit de vous marier avec un Marocain et de vivre en France avec lui. Monsieur Gollnisch s’est marié avec une Japonaise ! Pendant quinze ans, Carl Lang, secrétaire général du FN, était marié avec une Suédoise. C’est un choix personnel que nous ne contestons pas.»

Puisque les familles de Français parviennent à échapper au programme frontiste, le seuil incompressible cher à Marine Le Pen ne tient donc plus la route. Devant cette incohérence, le conseiller à l’immigration du FN, Stéphane Ravier, tente de retomber sur ses pattes. «Pour la majorité, les hommes qui se marient avec des étrangères traversent la Méditerranée pour chercher une épouse dans leur pays d’origine, argumente-t-il. Ils sont Français grâce au droit du sol et, avec notre réforme du code de la nationalité, le phénomène va se tasser. La diminution va se faire tout au long du quinquennat.»

Résumons. Pour Stéphane Ravier, puisqu’on ne peut pas empêcher les Français d’origine étrangère de faire venir leur conjoint, c’est le nombre de ces Français-là qu’il faut réduire. La méthode : imposer de nouveaux critères d’acquisition de la nationalité française. Résultat escompté : moins de Français d’origine étrangère sur le territoire… donc moins de conjoints. Outre le piétinement de leurs droits, le Monsieur immigration du parti d’extrême droite oublie sans doute que le droit du sol n’est pas rétroactif. Compte-t-il interdire aux enfants français d’origine étrangère de se marier avec qui bon leur semble dans quelques années ?

La conclusion de cette "journaliste" est une pure vue de SON esprit !  Je n'ai jamais évoqué une quelconque rétroactivité de la loi !  Je constate que 40.000 Français d'origine étrangère vont chaque année chercher l'âme soeur au "pays" alors que nombreux sont les hommes et les femmes français-issus-de-la-diversité présents sur notre sol... Je m'interroge dès lors sur la sincérité de ce phénomène qui ressemble à s'y méprendre, à une nouvelle  filière de l'immigration. Un phénomène  sur lequel il serait légitime me semble t'il de se pencher. Et que vient faire la rétroactivité ici ? Mystère... S.R.

Guéant, le Monsieur "trompe-couillons" de Sarkozy !

Le camp Sarkozy multiplie les appels du pied aux électeurs du FN

Les déclarations controversées de Claude Guéant sur les "civilisations" ou les appels au vote utile participent à une stratégie de séduction des électeurs potentiels du FN, dont Nicolas Sarkozy va avoir besoin, comme en 2007, estiment les politologues.

 
Photographe : Patrick Kovarik :: Claude Guéant le 31 janvier 2012 à l'Assemblée nationalephoto : Patrick Kovarik, AFP

Comme il l'avait fait ces deniers mois sur l'insécurité ou l'échec scolaire, le ministre de l'Intérieur a semé un nouvel émoi dans la classe politique en déclarant que toutes les civilisations "ne se valent pas".

. Guéant a tenu ces propos de façon "délibérée, en sachant qu'il y aurait des fuites... de manière à ce qu'il puisse occuper la case que ne pourra plus occuper Mme Le Pen (...) puisque tout est mis en place pour l'empêcher d'être candidate", a accusé lundi le candidat du Front de gauche, Jean-Luc MélenchonM, dénonçant une "position de quasi-xénophobie d'Etat".

"On constate que c'est régulièrement Claude Guéant qui se retrouve en pointe sur ces sujets-là, il y a une répartition du travail", décrypte le politologue Jérôme Fourquet (Ifop).


"C'est dans la lignée du discours de Grenoble (en 2010) ou du débat sur l'identité nationale: Claude Guéant fait régulièrement des piqûres de rappel qui servent à la fois à faire du clivage idéologique entre la droite et la gauche et à tenter de récupérer des électeurs tentés par le FN", estime le politologue.A l'approche de l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy, toujours donné largement battu dans les sondages, ce clin d'oeil de M. Guéant dans un domaine qui dépasse le strict cadre de ses attributions répond à un double objectif, selon Stéphane Rozès (Cap).

Avec une candidate frontiste, Marine Le Pen, estimée à un niveau proche de 20% - quand son père avait dû se contenter d'environ 10% - la cote d'alerte est en effet atteinte pour le président sortant, qui doit atteindre un score élevé dès le 1er tour s'il veut reproduire sa stratégie victorieuse de 2007.

Les déclarations de M. Guéant permettent en outre de "déplacer le curseur sur une thématique autre que l'économie et le social, sur lesquels M. Sarkozy est en difficulté, pour revenir au sociétal, à l'identité", analyse M. Fourquet, qui y voit une tentative de revenir à la "droite décomplexée de 2007".

"Il s'agit d'attirer une partie des électeurs potentiels du FN, notamment au second tour, mais ce sera plus difficile qu'en 2007 car Nicolas Sarkozy est désormais lesté d'un bilan", prédit M. Fourquet. La différence avec 2007 est que M. Sarkozy avait su à l'époque séduire des électeurs potentiellement attirés par le FN grâce au "triptyque +travail, mérite, pouvoir d'achat+", renchérit M. Rozès.

Cette manoeuvre est par ailleurs risquée, met en garde M. Rozès, car loin de décrédibiliser le FN, elle le "renforce". Ces appels du pied risquent en plus de "creuser le fossé entre Nicolas Sarkozy et une partie de l'électorat de droite qui peut être tentée de se déporter sur François Bayrou", prévient M. Rozès.

Les doutes autour de cette stratégie, inspirée par le conseiller de l'Elysée Patrick Buisson, ont ainsi incité certains ténors de la droite, timides dans leur défense du ministre de l'Intérieur, à mettre en avant un autre argument en direction des électeurs frontistes.

Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a ainsi mis en garde lundi sur France Inter les électeurs potentiels de Marine Le Pen contre un vote qui signifierait "mécaniquement" la victoire de la gauche, à la présidentielle comme aux législatives de juin.

En filigrane, il a pointé les valeurs communes aux électeurs de droite et d'extrême droite, "notamment en matière de sécurité, de fermeté, de lutte contre l'immigration clandestine et aussi sur le plan économique".

Après Mennucci et sa danse Félix Pyat, ça valse aussi à droite sur le vieux port !

Le Point.fr - Publié le 06/02/2012 

EXCLUSIF.

Marseille : une élue UMP victime d'injures raciales ?

Nora Preziosi, adjointe au maire, affirme avoir été insultée par un adversaire politique. Elle a giflé son insulteur avant de porter plainte.

A gauche la Nora parisienne, à droite la Nora marseillaise. ndlr


Une curieuse atmosphère règne ces temps-ci sous le regard bienveillant de Notre Dame de la Garde : des injures raciales, des élus agressés. Bienvenue à Marseille ! 


Nora Preziosi, l'adjointe (UMP) au maire de Marseille chargée de l'action familiale et des droits des femmes et membre du Haut Conseil à l'intégration, a porté plainte aujourd'hui au commissariat du premier arrondissement de la ville contre Alain Persia pour propos et injures raciales. Les faits remontent à tôt ce lundi, selon nos informations. Il est précisément 8 h 30 lorsque la conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur se rend à une réunion au siège du conseil municipal de la cité phocéenne.


À quelques mètres de là se trouve l'actuel président de l'Union de la droite républicaine, il distribue des tracts pour le compte de François Franceschi, conseiller municipal, candidat aux législatives de juin 2012 dans la cinquième circonscription, fief de Renaud Muselier. Selon plusieurs témoins, Alain Persia a allumé la mèche en abreuvant d'injures douteuses l'élue de droite, originaire des quartiers nord de Marseille. Excédés, les élus présents sur les lieux ont demandé à la police municipale d'évacuer l'intrus.


Gifle


Contactée par le Point.fr, Nora Preziosi confirme nos informations et va plus loin. "Depuis 2010, à chaque fois que je croise Alain Persia, j'ai droit à mon lot d'injures. Ce matin il a franchi le seuil de l'inconcevable. J'ai eu droit à sale Arabe" ou encore à des injures sexistes. J'ai immédiatement porté plainte. Toutefois j'ai tenu à gifler mon agresseur, histoire de lui démontrer que les femmes ne sont pas un vulgaire paillasson que l'on piétine. Nous sommes dans un pays de droit, n'en déplaise à mes détracteurs. Je suis française à part entière, une élue, et, à ce titre, je porte en moi des valeurs républicaines. Je suis totalement imperméable, voire hermétique à ce type d'intimidation. Certes la période électorale est propice à ce genre de dérapage. C'est profondément regrettable. En tant que femme d'avocat je connais par coeur la loi et, croyez-moi, ce type d'agissement est souvent condamné par la justice." 


La semaine dernière, le socialiste Patrick Mennucci a lui aussi porté plainte pour une agression survenue alors qu'il distribuait des tracts du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande.

Faites un nouveau don à SOS racisme: Une camisole pour son Préisdent !

Le Point.fr - Publié le 07/02/2012 

Le président de l'association, Dominique Sopo, a estimé lundi que Marine Le Pen avait "un problème avec la Shoah".

SOS Racisme a dénoncé, par la voix de son président Dominique Sopo, la présence de la présidente du FN à un bal organisé en Autriche par des associations estudiantines proches de l'extrême droite.

SOS Racisme a dénoncé, par la voix de son président Dominique Sopo, la présence de la présidente du FN à un bal organisé en Autriche par des associations estudiantines proches de l'extrême droite. © Hadj / Sipa

Le président de SOS Racisme Dominique Sopo a estimé lundi que Marine Le Pen avait "un problème avec la Shoah" et l'a accusée de n'avoir "pas rompu avec les milieux néonazis", dans un discours donné au dîner annuel des parrains et de marraines de l'association. SOS Racisme, ainsi que l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples (Mrap) avaient dénoncé la présence de la présidente du FN à un bal organisé en Autriche par des associations estudiantines proches de l'extrême droite.

"Vous avez remarqué que Mme Le Pen, face à notre charge, a tonné, a menacé de poursuites judiciaires. Et donc, je dis à Marine Le Pen qu'elle appartient à une famille politique qui porte en elle le crime et qui fait qu'aujourd'hui, des dizaines d'adolescents ne sont plus là (...) pour construire la société en Norvège", a dit Dominique Sopo devant plusieurs personnalités politiques de gauche, notamment le candidat PS à la présidentielle François Hollande.

"Je dis à Mme Le Pen que son programme comprend les pires propositions formulées naguère par son père. Je dis à Mme Le Pen que son tournant étatiste constitue un rapprochement avec l'idéologie fasciste. Et je dis à Mme Le Pen que ces éléments font qu'elle-même et son parti sont un danger pour la République et pour la démocratie", a-t-il ajouté. "Et si Mme Le Pen a le moindre problème avec une seule de ces affirmations, qu'elle nous attaque en justice", a-t-il conclu. "C'est la liberté de Dominique Sopo", a réagi François Hollande. "Lui, c'est un dirigeant d'une grande association. Il a une grande liberté de propos, il dit ce qu'il pense et moi, je suis dans une autre attitude (...). Je n'ai pas simplement à faire un discours qui rappelle des principes ou qui dénonce des risques", a-t-il affirmé.

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La France du NON au déclin, c'est la France du OUI à Marine !

Mélenchon et Le Pen courtisent la "France du non"

LEMONDE | 07.02.12 |Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.AFP

 

Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon, c'est un peu un match dans le match. Deux styles qui se ressemblent. Deux candidats qui se disputent le leadership de la critique de la crise économique. Et qui veulent conquérir l'électorat ouvrier. Le candidat du Front de gauche (Parti de gauche, Parti communiste, Gauche unitaire) tente d'installer cette bataille en usant de propos très durs. Plus un meeting sans que M. Mélenchon n'interpelle la candidate du Front national.

De son côté, Mme LePen ne se prive pas d'attaquer M. Mélenchon, lui imputant une responsabilité dans les contre-manifestations lors de ses réunions. Elle le place ainsi de fait dans le rôle… de son principal opposant. Le candidat de la gauche de la gauche ne mâche pas ses mots. Comme ce jour de janvier à Besançon où, jouant Mme Le Pen, il lâche cette phrase : "Voyez mes ailes, je suis un oiseau et je parle comme Mélenchon. Et de temps à autre, je suis xénophobe, voyez mes pattes, je suis un rat. Ça vous fait une chauve-souris !" Quelques minutes plus tard, il la traitera de "semi-démente".

 

Cette fois, Mme Le Pen a choisi de laisser filer. Cela n'a pas toujours été le cas. En mars 2011, elle décide de l'attaquer pour "injures publiques" après qu'il l'a qualifiée de "fasciste" sur le plateau d'i-Télé. "On a besoin de retrouver des mots qui clivent,analyse François Delapierre, directeur de campagne de M. Mélenchon. On essaie de provoquer quelque chose de binaire qui crée une controverse et oblige chacun à s'interroger."

DÉCONSTRUCTION DU DISCOURS DE MARINE LE PEN

Le Front de gauche part de l'idée qu'il ne sert à rien de combattre le FN sur le terrain moral. "Le cordon sanitaire ne marche pas", juge Alain Hayot, membre de la direction du PCF. L'objectif, ajoute -t-il, est de "reconstruire une conscience de classe des victimes du système". Pour lui, cela passe par une déconstruction du discours de Marine Le Pen. Un tract, qu'il a corédigé, appelant à dénoncer"l'imposture Le Pen" a ainsi été tiré à 8,5 millions d'exemplaires.

Deux livres sur le sujet ont également été publiés par des proches du candidat – Le Parti de l'étrangère, d'Alexis Corbière (éditions Tribord, 180 pages, 6 euros) et Les Cinq Mensonges du Front national, de Laurent Maffeïs (éditions Bruno-Leprince, 2011). "Qui combat le FN aujourd'hui ?, interroge M.Hayot. L'UMP le légitime, le PS, lui, l'instrumentalise avec le vote utile."

Autre "verrou à faire sauter" : l'idée selon laquelle les ouvriers voteraient généralement pour le FN. "L'électorat du FN n'est pas majoritairement ouvrier,affirme M.Hayot. Il y a un vote ouvrier FN mais c'est un vote traditionnel de droite."Pour le Front de gauche, le problème de l'électorat ouvrier est surtout celui de l'abstention.

L'idée est également de disputer la place de leader de la "France du non" au Traité constitutionnel européen de 2005. "Marine Le Pen, c'est le pire visage du non,estime Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche. C'est un non nationaliste et xénophobe." Chez les partisans de Mme Le Pen, on souligne que même s'il a voté non en 2005, M. Mélenchon avait appelé à voter oui au traité de Maastricht en 1992, sorte de péché originel dans leur bouche…

SE PLACER AU-DESSUS DE LA MÊLÉE

Du côté du FN, on semble en tout cas vouloir ignorer ces attaques. Et se placer au-dessus de la mêlée. "Mélenchon se trompe d'adversaire. Son adversaire, ça devrait être François Hollande. Le FN n'a aucune responsabilité dans la mondialisation et les délocalisations", estime Louis Aliot, numéro 2 du FN et directeur opérationnel de la campagne présidentielle.

Surtout, pour les stratèges du FN, M. Mélenchon est "décrédibilisé""Il a participé au gouvernement Jospin, il a passé trente et unans au PS, il met en avant ses relais syndicaux. Il joue le rôle de rabatteur pour le système", continue M. Aliot, qui pense, peu ou prou, que M. Mélenchon est une sorte d'aiguillon pour faire pencherle PS à gauche.

Le Front de gauche et la CGT ont mené une offensive concomitante contre la candidate du Front national. Ce qui, malgré les déclarations des dirigeants frontistes, gêne quelque peu la tentative d'implantation du parti d'extrême droite dans le milieu ouvrier organisé. Surtout que le FN ne dispose que de peu de relais dans le monde du travail.

Pour Louis Aliot, si M. Mélenchon bénéficie ainsi d'une bonne implantation dans les entreprises – via les syndicats, donc, et les réseaux du PCF –, le FN a, selon lui, un"ancrage électoral ancien" "Les classes populaires qui votent FN le font depuis au moins 1995", affirme-t-il.

"CETTE PHRASE, C'EST NOUS QUI AURIONS DÛ LA SORTIR"

Si le fond du Front de gauche ne convainc évidemment pas le FN, la forme, elle, lui fait envie. Ainsi, certains cadres du FN, fin 2011, jalousaient le slogan: "La France, la belle, la rebelle""Cette phrase, c'est nous qui aurions dû la sortir", regrettera un proche de Mme LePen.

Florian Philippot, le directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen, jure qu'il n'y a aucun dispositif anti-Mélenchon du côté du FN. "Mélenchon ne représente aucune menace", tranche celui qui accorde le qualificatif d'"adversaires principaux"à François Hollande et Nicolas Sarkozy.

"Avec son obsession sur Marine Le Pen, Mélenchon nous met au centre de la campagne. Et il oublie de parler de Sarkozy et ses électeurs lui en veulent", estime le jeune haut fonctionnaire.

Pour M. Philippot, les saillies anti-Marine Le Pen du candidat du Front de gauche sont un aveu de faiblesse. "S'il s'énerve, c'est qu'il voudrait progresser chez les ouvriers. Il considère que ça devrait être une rente naturelle, mais ça ne l'est pas. C'est Marine Le Pen qui crée de l'espérance et ça l'agace", avance M. Philippot. Lequel se dit persuadé que le discours "immigrationniste" de M. Mélenchon et son refus de faire de la Nation le seul rempart protecteur le coupent de l'électorat populaire.

Raphaëlle Besse-Desmoulières et Abel Mestre

Derrière l'écran de fumée de Guéant, la réalité...

Marseille : les bijoutiers expriment leur détresse face aux policiers



 

Publié le mardi 07 février 2012 laprovence.com

 

Une réunion a montré hier le malaise relatif à la délinquance liée à l'or.

 

Braqué rue d'Aix à Marseille, un bijoutier réclame la vidéosurveillance, un autre dit que 3 caméras autour de son commerce attaqué "n'avaient rien filmé".

 

 

De la technique à l'émotion. La réunion d'information sur la sécurité en bijouterie-joaillerie qui s'est tenue hier à la chambre de métiers et de l'Artisanat des Bouches-du-Rhône à Marseille avec les policiers et les représentants syndicaux face aux professionnels a apporté des réponses sur les mesures à mettre en oeuvre pour limiter les vols. Mais elle a surtout permis de mesurer la détresse des bijoutiers présents. 

Qu'il s'agisse de leurs craintes face à une délinquance de plus en plus violente du fait de la flambée des cours de l'or mais aussi d'une véritable interrogation sur leur avenir. "Aujourd'hui, on se fait braquer pour que des personnes dont ce n'est pas le métier puissent racheter de l'or et en faire commerce", a lancé un participant. Une bijoutière évoquait aussi le bouleversement de l'économie de ce métal précieux au détriment de leur filière : "Soit on le vend pour la fonte et il n'arrive chez nous pour être travaillé, soit les gens ne le portent plus et ne font plus transformer les bijoux par crainte des vols et en tout cas, le marché se tarit".

Des mesures jugées insuffisantes par les bijoutiers

Les représentants de la hiérarchie policière ont cependant apporté des réponses concrètes comme le système des "référents commerçants" ou des correspondants en sécurité passive qui font des audits sur les commerces pour les rendre moins vulnérables. Sur les enquêtes visant les auteurs mais aussi les receleurs. Ou sur l'encadrement législatif de plus en plus strict et les contrôles des officines qui rachètent de l'or.

Encore insuffisant selon les bijoutiers même si le rachat en espèces est désormais interdit et si une proposition de loi du 24 janvier dernier vise à limiter encore la publicité autour de cette activité. La généralisation rapide de la vidéosurveillance a été réclamée. Les représentants professionnels ont mis en avant tout le dispositif d'aides qui permettent de payer en partie des équipements comme un sas ou "une vitrine qui résiste à 31 coups de masse" avec des participations des communautés de communes ou du conseil régional. Un "traceur ADN", en l'occurrence une substance projetée sur les braqueurs lors du vol qui reste sur leur peau durant des semaines a aussi été présentée.

Mais cet arsenal et une "mobilisation citoyenne" suffira-t-il face à la fièvre de l'or ?


"On fond notre patrimoine"

Jacques Carle, bijoutier à Port-Saint-Louis a évoqué "la braderie d'un patrimoine national"."Les gens amènent des pièces uniques pour les vendre au poids de l'or. Ils doivent être conscients du gâchis. Des colliers, des boîtiers de montre sur lesquels il y a un travail fou qui ne pourrait plus être réalisé aujourd'hui. Les musées nationaux peuvent préempter des oeuvres d'art pour qu'elles ne partent pas à l'étranger. Cela n'existe pas pour les bijoux."

07.02.2012

Une secrétaire d'Etat qui a besoin de se refaire une santé....

Avis de grand froid : Nora Berra recommande aux SDF d'"éviter de sortir de chez eux"

Créé le 06-02-2012 le nouvel obs'

Tristan Berteloot
 
Par Tristan Berteloot
Journaliste

Au menu du réveil politique ce matin : Guéant "le pantin", la boulette de neige de Nora Berra, la chanson de François Hollande...

 

La boulette de neige de Nora Berra

"Mur du çon" allègrement franchi samedi par la secrétaire d'État chargée de la santé, Nora Berra qui,sur son blog, a recommandé aux sans-abris confrontés au froid polaire qui touche actuellement la France... "d'éviter de sortir de chez eux". "Je rappelle, dans le cadre de la vague de froid qui s'abat actuellement les principales mesures à adopter en cas de grand froid, notamment pour les populations vulnérables (sans-abri, nourrissons...). [...] En cas de grand froid, je recommande aux personnes les plus vulnérables d'éviter de sortir", écrit-elle.

Une maladresse qui n'a pas échappé aux internautes, notamment aux utilisateurs du réseau social Twitter, où, quelques minutes après la découverte de la note, la phrase était largement commentée et détournée. Nora Berra y a par ailleurs apporté quelques précisions. "Ma recommandation de ne pas sortir de chez eux par grand froid s'adresse aux personnes âgées, aux parents de nourrissons, personnes atteintes de certaines pathologies cardiovasculaires, respiratoires, endocriniennes... Apparemment une erreur d'interprétation", écrit-elle, tandis que la note de son blog était modifiée, et la mention des sans-abris rayée de la liste des personnes "les plus vulnérables".

Automobilistes: le racket s'intensifie !

 - Publié le 07/02/2012 lepoint.fr


Hausse du baril à Londres, euro fragile sur le marché des changes, vague de froid, arrêt des raffineries Petroplus: les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le portefeuille des automobilistes français, alors que le prix de l'essence vient de battre son record historique.

Hausse du baril à Londres, euro fragile sur le marché des changes, vague de froid, arrêt des raffineries Petroplus: les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le portefeuille des automobilistes français, alors que le prix de l'essence vient de battre son record historique.

Hausse du baril à Londres, euro fragile sur le marché des changes, vague de froid, arrêt des raffineries Petroplus: les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le portefeuille des automobilistes français, alors que le prix de l'essence vient de battre son record historique.

Le sans plomb 98 a pour la première fois passé en moyenne la barre des 1,60 euro (à 1,6022 euro), tandis que le sans plomb 95 a atteint un nouveau sommet absolu à 1,5640 euro, selon les chiffres officiels de la Direction générale de l'énergie et du climat (DEGC) publiés mardi et portant sur la semaine dernière.

En revanche le diesel, carburant de très loin le plus consommé dans les moteurs des Français (80%), est lui resté quasiment stable à 1,3960 euro, mais ressort presque trois centimes sous les prix d'il y a trois semaines et encore assez loin du record absolu du printemps 2008 (1,4541 euro).

Peu enclin aux prévisions précises, le président de l'Union française des Industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky a concédé qu'il était "un peu pessimiste" concernant l'évolution prochaine des prix.

"Dans les semaines qui viennent, je ne vois en tout cas pas de baisse des prix", a-t-il dit à l'AFP.

"Le prix du brut a pris 2-3 dollars dans les derniers jours", a souligné le porte-voix de l'industrie pétrolière française, relevant qu'"on est autour de 115 dollars" à Londres, le marché de référence pour l'Europe. "On est pratiquement à 88 euros le baril, c'est parmi les chiffres les plus élevés qu'on ait connu", a-t-il souligné.

Outre un cours du brut dopé par les tensions autour de l'Iran et un euro en yoyo autour du sort de la Grèce qui ne joue du coup plus son rôle de matelas, les prix ont été également soutenus par des arrêts de raffineries aux Etats-Unis et chez le groupe suisse Petroplus, ainsi que par la vague de froid actuelle en Europe.

En effet, les prix du fioul de chauffage et du diesel routier évoluent de concert, parce qu'ils sont obtenus avec la même partie d'un baril de pétrole. "Or il y a eu beaucoup beaucoup de demande de fioul domestique avec le froid, donc on aura des prix très fermes", a averti M. Schilansky.

- Taxe flottante -

Dans le même temps, l'arrêt de trois raffineries de Petroplus (dont celle de Petit-Couronne en France) et la chute de la production des deux restantes a privé le marché de près de 400.000 barils par jour, soit les trois quarts de la production du groupe suisse en faillite.

Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Energie s'est refusé à tout nouveau commentaire, après la passe d'armes le mois dernier avec le candidat socialiste François Hollande, qui avait proposé des blocages de prix et le retour de la taxe flottante sur les produits pétroliers.

La TIPP flottante coûterait 5 milliards d'euros à l'Etat, qui s'efforce de redresser ses comptes, avait notamment fait valoir M. Besson.

Portées par l'envol du parc automobile diesel du fait d'un régime fiscal favorable, les ventes de gazole représentent près de 80% de la consommation française de carburants automobiles, le super sans plomb 95 affichant un peu moins de 15% et le super sans plomb 98 environ 5%.

Soulignant l'impact négatif de ce rabais fiscal du gazole (dont le prix hors taxe est en réalité supérieur à celui de l'essence), l'industrie pétrolière française a plaidé la semaine dernière pour que les carburants soient taxés au même niveau.

Ce qui se traduirait soit par une hausse impopulaire des prix du diesel, soit par un nouveau trou dans les caisses de l'Etat...

Inventaire à la Prévert ou inventaire à la Gaubert ?

Thierry Gaubert, proche de Nicolas Sarkozy, en correctionnelle



 

Publié le lundi 06 février 2012

laprovence.com reuters

T. Gaubert et Hélène de Yougoslavie  mariés en 1988 par le jeune maire de Neuilly, et qui deviendra l'ami de la famille, Nicolas Sarkozy. Ndlr

Le procès d'un proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, poursuivi pour de présumées malversations financières dans l'utilisation des fonds sociaux destinés au logement à la fin des années 1990, s'est ouvert aujourd'hui. Cet ami du chef de l'Etat âgé de 61 ans, conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget entre 1993 et 1995 et secrétaire général de la mairie de Neuilly dans les années 1980 et 1990, comparaît devant le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) jusqu'au 17 février.

 

Il a été mis en examen pour abus de biens sociaux et recel, détournement de fonds, prise illégale d'intérêt, escroquerie, faux en écriture, avec quatre autres personnes. Il est déjà mis en examen dans l'enquête sur une corruption présumée en marge de contrats d'armements et de la présidentielle de 1995, où il nie les accusations de sa femme selon lesquelles il aurait convoyé depuis la Suisse des valises d'argent en espèces.

Lors d'une perquisition l'été dernier, la police a découvert dans ce dossier qu'il avait notamment construit sans la déclarer au fisc une villa de 1.000 m2 en Colombie. Dans ce nouveau dossier de Nanterre, il comparaît notamment au titre de président de 1984 à 1998 de "CIL L'habitation française", organisme collecteur de la contribution obligatoire des sociétés à l'effort de construction, le "1% logement".

Il était juridiquement à ce titre chargé d'une mission de service public.

LES AVOCATS DE GAUBERT CONFIANTS

Thierry Gaubert nie les charges. "Ce dossier est un inventaire à la Prévert qui va nécessiter des débats techniques car le juge d'instruction a très mal fait son travail, l'enquête devra être refaite à l'audience. L'affaire va se dégonfler", a dit à Reuters un de ses avocats, Me François Esclatine.

Souvent contre l'avis du procureur Philippe Courroye, l'instruction conclue en août 2011 a retenu contre Thierry Gaubert et son ex-directeur général Philippe Smadja 1,2 million d'euros de frais de missions et dépenses diverses jugés abusifs, l'octroi de prêts irréguliers à plusieurs dizaines de proches, ainsi que de nombreuses opérations qui auraient abouti à favoriser des sociétés où il avait des intérêts. Il lui est aussi reproché un abandon de créance volontaire de 1,3 million d'euros en 1995 et des prêts jugés abusifs de plus de six millions d'euros à l'association Pèlerins de Murcie. Ces prêts étaient censés favoriser l'insertion des défavorisés par le logement, mais auraient aussi donné lieu à des malversations.

Ce procès a été reporté plusieurs fois, par des retards répétés à l'instruction et dernièrement en 2011 par des "questions prioritaires de constitutionnalité", procédure devenue classique dans les affaires de délinquance financière et consistant à contester la conformité de la loi appliquée avec la Constitution.

06.02.2012

Parrainages : une stratégie pour empécher Marine Le Pen d'être candidate ?

A diffuser largement !

 

Voici ce que l’équipe de Nations presse a trouvé aujourd’hui. Cette brève est issu d’un blog (voir ici) qui détient un document qui montrerait que la Sarkozy cherche à empêcher Marine Le Pen d’obtenir les signatures nécessaires pour se porter candidate à la présidentielle. Document qui analyse également les résultats pour la droite sarkozyste. Effarant ! Le nom de code Gamma correspondant à Marine Le Pen.

 

Le document qui montre que la droite travaille bien sur l’hypothèse d’une absence de Le Pen à la présidentielle

 

L’un de mes associés a transmis en début de semaine cette note à l’un de ses interlocuteurs de la majorité. Ce document est intéressant car il révèle et justifie les initiatives en cours pour éviter que Marine Le Pen, identifiée comme « Gamma » dans ce document, ne puisse recueillir les 500 parrainages nécessaires à la présentation de sa candidature. C’est l’articulation entre enquête d’opinion et stratégie de communication qui mérite d’être observée ici.

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