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lundi, 01 octobre 2012

Dix sept fois expulsés vers un autre quartier!

Le Point.fr - Publié le 30/09/2012 

En deux ans, les Roms qui ont été expulsés jeudi par des habitants de la cité des Créneaux à Marseille ont subi 17 expulsions.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. © GEORGES ROBERT / AFP

Les hommes fument sous la pluie, les femmes et les enfants s'abritent tant bien que mal dans un hangar désaffecté : les Roms qui ont dû quitter jeudi soir un terrain du nord de Marseille sous la pression d'habitants hostiles ont trouvé dimanche un énième point de chute précaire. Le groupe d'environ 40 adultes et 15 enfants s'est installé dimanche à la mi-journée dans les locaux à l'abandon d'un concessionnaire automobile, à la lisière des 3e et 15e arrondissements dans la ville. Depuis leur départ précipité jeudi soir de la cité des Créneaux (15e arrondissement), ces familles roumaines erraient dans la ville, à la recherche d'un abri ou d'un terrain.

Il faut soulever un pan de tôle pour pénétrer dans le hangar, dont le sol est jonché de cartons et de vieux papiers. Ni sanitaire ni même point d'eau à disposition dans ce bâtiment nu, mais pas de riverains à proximité non plus pour se plaindre de la présence des Roms. "On n'a pas de couvertures et d'habits de bébé, ils sont restés aux Créneaux, et on n'a pas de nourriture non plus", déplore Ristas Daciana, jeune femme de 16 ans, jupe longue et foulard noué sur la tête, son bébé de trois mois sur la hanche. Cette mère de deux enfants fait la manche pendant la journée devant la Poste du quartier des Réformés, dans le centre-ville de Marseille.

Comme la plupart des autres membres du groupe, elle dit être originaire de Cluj-Napoca, une grande ville du nord-ouest de laRoumanie. "C'est dur, la vie la-bas : même avec un travail on ne gagne même pas 200 euros par mois", explique Roska Dinesko, un homme de 27 ans, en France depuis plus de trois ans. Pourtant, à Marseille, le quotidien de ces Roms, marqué par les expulsions à répétition, est loin d'être réjouissant. "En deux ans, ils ont dû subir 17 expulsions", soupire Audrey Floersheim, bénévole de Médecins du monde venue leur témoigner son soutien.

"On est des ferrailleurs, pas des voleurs"

Jeudi soir, en présence de la police, ils ont dû abandonner le campement qu'ils occupaient depuis quatre jours à proximité de la cité des Créneaux, dans les quartiers nord de la ville, devant le mécontentement de riverains les accusant de cambriolages. "On est des ferrailleurs, pas des voleurs. On n'avait pas de problèmes avec le propriétaire (du terrain, NDLR) ou avec la police. On avait donné notre parole qu'on ne volerait pas, qu'on ne causerait pas de problème", insiste Roska Dinesko.

"Les habitants étaient physiquement menaçants, des gens ont vu des bidons d'essence", raconte-t-il. "Qu'ils aient appelé eux-mêmes le 17, ce n'est pas anodin", souligne Caroline Godard, de l'association Rencontres tsiganes. "Il faut faire le clair sur cette affaire", estime-t-elle. En l'absence de violence physique, aucune interpellation n'a eu lieu après la confrontation des habitants et des Roms. En revanche, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer l'origine du feu qui a détruit quelques meubles et appareils électroménagers abandonnés sur le terrain après le départ des Roms.

Dimanche après-midi, devant leur nouveau refuge, les hommes surveillaient avec inquiétude les allées et venues de quelques policiers qui établissaient un rapport sur la situation et réfléchissaient à les autoriser à faire entrer leurs véhicules sur le parking devant le hangar. Une circulaire interministérielle du 26 août prévoit, au-delà d'un délai de flagrance de 48 heures au cours desquels les personnes installées sur un campement illégal peuvent être expulsées, un dispositif de concertation destiné à les accompagner dans l'attente d'une décision judiciaire.

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dimanche, 30 septembre 2012

Oui à la migration massive des Tunisiens, mais vers leur pays d'origine !

Le secrétaire d'Etat tunisien aux Migrations demande le "respect des accords

avec la France"

Publié le jeudi 27 septembre 2012 laprovence.com

 

Houcine Jaziri, secrétaire d'Etat aux Migrations et aux Tunisiens à l'Etranger participe à Marseille à une rencontre entre la Banque Mondiale, l'Office des Tunisiens à l'Etranger et l'Office International pour les Migrations. Il demande "le respect des accords de migration entre la Tunisie et la France". 

"Dans le cadre de cet accord, 9000 Tunisiens peuvent venir travailler en France dans des branches bien déterminées ou se former. Nous ne sommes absolument pas à ce chiffre." Il assure que par ailleurs la Tunisie a agi efficacement pour lutter contre "l'émigration irrégulière vers l'Italie, la France et le reste de l'Europe".

"C'était un mouvement complètement irrationnel. En 2011, 30 000 Tunisiens ont quitté le pays. Cette année, au mois d'août, nous en étions seulement à 2000. Nous avons besoin de l'Europe pour lutter contre l'immigration clandestine mais nous avons agi, avec nos moyens." 

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Budget 2013: le grand racket !

Le Point.fr - Publié le 28/09/2012 

La présidente du Front national estime que le budget 2013 est synonyme de "creusement des injustices pour les Français".

Marine Le Pen dénonce une "hyper-austérité absurde".

Marine Le Pen dénonce une "hyper-austérité absurde". © Haley / Sipa

Marine Le Pen a dénoncé vendredi, jour de la présentation du projet de loi de finances 2013 en conseil des ministres, "une hyper-austérité absurde, synonyme de contraction de l'activité économique et de creusement des injustices pour les Français". Ce budget 2013, écrit la présidente du parti d'extrême droite dans un communiqué, "place la France sur le même chemin que la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, un chemin qui va droit dans le mur de l'euro".

"Pour sauver des dogmes, la monnaie unique en particulier, on impose à la France une hyper-austérité absurde, synonyme de contraction de l'activité économique et de creusement des injustices pour les Français, classes populaires, moyennes et retraités en tête", ajoute-t-elle. "Parce que le gouvernement Hollande surestime la croissance pour 2013 (0,8 %), il devra bientôt ajouter 15 milliards d'euros a minima de sacrifices supplémentaires pour les Français", estime Mme Le Pen.

Se dépêtrer des "dogmes européens

Pour elle, "un budget de redressement national supposerait de faire l'inverse : relancer l'activité en se dépêtrant des dogmes européens qui nous étouffent, l'euro et l'ouverture totale des frontières en premier". "Et faire la chasse à la mauvaise dépense publique pour épargner les Français qui n'en peuvent déjà plus : coût des intérêts d'emprunt indûment versés aux banques, coût de la fraude sociale et de l'immigration massive, cadeaux fiscaux aux très grands groupes du CAC 40", conclut-elle.

Les Français seront soumis en 2013 à une cure de rigueur historique pour tenter de ramener le déficit du pays à 3 % du PIB, selon le projet de budget présenté vendredi en conseil des ministres qui prévoit 30 milliards de hausses d'impôts et de réductions de dépenses.

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Les démocrasseux passent à l'action.

Béziers Guillaume Vouzellaud (FN)

agressé, vendredi soir, en centre-ville

A. K. et L. V.S   Midi Libre 29/9/12
Guillaume Vouzellaud au sein de sa permanence biterroise durant les législatives.
Guillaume Vouzellaud au sein de sa permanence biterroise durant les législatives. (Photo archive OLIVIER GOT)

Agressé, vendredi soir, aux alentours de 19 h, à la sortie de sa permanence en plein centre-ville de Béziers, Guillaume Vouzellaud (FN) se repose actuellement chez sa compagne France Jamet, dans le Montpelliérain.

Il était aux environs de 19 h, vendredi soir, quand le secrétaire départemental du Front National, Guillaume Vouzellaud, candidat aux dernières élections législatives sur la circonscription de Béziers, a été agressé par deux individus qui l’attendaient à la sortie de sa permanence, au 11 avenue Jean-Moulin. Frappé à la tête, peut-être à l'aide d'un objet contondant, il souffre également d’une fracture de l'humérus et de multiples contusions.

Il se repose chez lui

Après son admission aux urgences de Montpellier, il a réintégré son domicile montpelliérain qu'il partage avec sa compagne France Jamet. Jointe au téléphone, celle-ci confirme les faits : "Actuellement, il se repose. Il est sonné par ce qui lui est arrivé. On m'a conseillée de le laisser se remettre. Je pense que demain nous irons déposer plainte. Pour l'instant mon souci, c'est son état de santé, il est vraiment très mal."

 

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Camps de Roms: Après le démantèlement, la préservation !

Camp de Roms brûlé : l'État calme le jeu et reprend la main

 

laprovence.com 30/9/12

 

À Marseille, les autorités renforcent les surveillances près des camps


 

Comment pouvait-il en être autrement ? Après le torrent de commentaires suscités par l'évacuation du camp de Roms de la cité des Créneaux (15e), par les habitants eux-mêmes, jeudi soir (notre édition de vendredi), les autorités ont décidé de reprendre la main, afin de ne pas laisser la situation s'aggraver encore. Plus que les faits eux-mêmes, ce sont bien la symbolique de l'opération et le message négatif qu'ils ont transmis au reste de la population qui ont inquiété les pouvoirs publics.

D'autant qu'une partie de la classe politique et certaines associations n'ont pas hésité à rajouter des tensions. Un contexte particulièrement tendu qui a d'abord poussé Hugues Parant, le préfet de région, à rédiger plusieurs communiqués, vendredi, jusque tard dans la soirée, rappelant que "l'incitation à l'autodéfense, pas plus que celle qui consiste à substituer la force au droit, ne sont acceptables dans la République".

La préfecture indiquait également que "dans ce contexte, le préfet de police de Marseille et du département a demandé aux forces de l'ordre de redoubler de vigilance sur l'ensemble du territoire des Bouches-du-Rhône pour veiller à ce que la situation aux abords des campements en instance d'évacuation ne dégénère pas".

Hier, les intempéries qui se sont abattues sur la ville, ont sans doute refroidi toute tentative de mobilisation contre d'autres camps de Roms de Marseille. Une trentaine serait actuellement dénombrée dans l'agglomération. Plusieurs patrouilles de police devaient surveiller tout début de débordement sur les sites où des tensions se sont déjà produites.

Signe que la situation demeurait extrêmement préoccupante, même pour le ministère de l'Intérieur, Manuel Valls indiquait que "dans un État de droit, seuls les policiers et les gendarmes sont habilités à recourir à l'usage de la contrainte" et qu'il appartenait "à chacun et en premier lieu aux responsables politiques locaux et nationaux, de n'instrumentaliser aucune situation". Hier soir, malgré ces appels, le Front de Gauche et Europe Ecologie Les Verts ont de nouveau fustigé la réaction des habitants. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a notamment réclamé "l'ouverture d'une enquête".

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Allons nous tendre l'autre joue encore longtemps ?

Deux prêtres braqués et torturés à Aubagne

 

laprovence.com 28/9/12


À Aubagne, deux malfaiteurs font vivre l'enfer à deux ecclésiastiques dans leur villa pour obtenir un butin inexistant
Deux heures d'angoisse. Des moments interminables dans le huis clos d'une maison, face à face avec des malfaiteurs. Même en piochant au plus profond de leur foi, les deux prêtres agressés mercredi soir dans une villa d'Aubagne ont vécu des minutes de grande détresse, devant la détermination criminelle de deux hommes, masqués et armés, prêt à tout pour découvrir un butin imaginaire. Les braqueurs cherchaient des lingots d'or.

 

 

Persuadés que les victimes leur cachaient la vérité, ils les ont ligotés et même torturés, en vain. Les voleurs ont finalement pris le large, en emportant un modeste ordinateur. Mais le prêtre le plus âgé, 64 ans, curé de la paroisse de Port-de-Bouc, a subi des blessures physiques et morales qui ont nécessité une hospitalisation. Son état restait très sérieux hier soir.

Les braqueurs, sûrs d'avoir affaire à une cible de choix se sont acharnés sur les deux hommes pendant deux heures, incapables de dévoiler l'emplacement d'un trésor qui n'existait que dans l'esprit des criminels.

Ils ont déclenché leur opération à 21heures, alors que le prêtre et son stagiaire, 31 ans, se trouvaient dans le salon. Après avoir brisé la porte d'entrée, les deux hommes se sont retrouvés face aux deux religieux, effarés. Leur effroi s'est renforcé quand ils ont vu le fusil braqué dans leur direction. Et assez vite, ils ont compris qu'ils avaient affaire à deux individus très violents. "L'or, donnez-nous l'or !" ont-ils hurlé. Les braqueurs n'ont reçu en écho que de timides dénégations.

Les deux victimes ligotées

Alors les malfaiteurs ont forcé le propriétaire des lieux a les guider jusqu'au coffre-fort, dont il n'avait pas la clé. Persuadé que le butin y était caché, l'un des deux braqueurs a cherché une scie électrique pour s'attaquer à la porte. Elle a cédé au bout de longues minutes. Mais le coffre était vide. La colère des malfaiteurs s'est encore amplifiée. Se saisissant d'un cutter, un braqueur s'est approché du religieux et l'a menacé une dernière fois. N'obtenant toujours pas de réponse, il a planté son arme dans l'oreille de la victime et l'a entaillée sur plusieurs centimètres. 

Comme si cette mutilation ne suffisait pas, il s'est ensuite saisi de son doigt et a infligé une nouvelle blessure, promettant même une amputation, dans le cas où il ne recevrait aucune nouvelle information. Le curé n'a rien révélé d'autre que ce qu'il avait déjà clamé à plusieurs reprises. Malgré ce que pensaient les malfaiteurs, aucun objet de valeur n'était à dérober sur place. Par dépit, les agresseurs ont ligoté les deux hommes, les ont enfermés à clé dans une pièce, puis se sont enfuis, bredouilles.

Terrorisés, les prêtres ont tenté de se libérer. C'est finalement le plus jeune qui s'est défait de ses liens, avant d'ouvrir une fenêtre et d'alerter une voisine. Elle a elle-même appelé les secours. Sur place, ils ont trouvé les malheureux ecclésiastiques, en état de choc, qui a été conduit aux urgences.

Sa famille avait eu affaire à la justice, en 2002. Le père de la victime avait été impliqué dans un dossier d'escroquerie alors qu'il était à la tête d'une société de distribution de fioul. À cette occasion, l'étendue du patrimoine familial avait été dévoilée au grand jour, de même que la présence de ces fameux lingots d'or. Les braqueurs n'ignoraient forcément rien de ces informations. La brigade de répression du banditisme de la police judiciaire va devoir reconstituer tracer l'ensemble de ces éléments.

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Stéphane Ravier: laïque mais pas amnésique. N'en déplaise aux cerbères islamolatres !

Le + Nouvel Obs'

"Charlie Hebdo": Marine Le Pen n'est pas la gardienne de la laïcité républicaine

Modifié le 22-09-2012  MERCI A SIMIANAIS


Avatar de Yves Delahaie

Par 
Conseiller national MoDem 
 

LE PLUS. Entre l'affaire "Charlie Hebdo" et son université d'été, Marine Le Pen revient en fanfare sur la scène médiatique, se posant en gardienne de la laïcité. Pour notre contributeur Yves Delahaie, ce n'est que de la poudre aux yeux. Il nous dit pourquoi.

Édité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Maxime Bellec

Marine Le Pen et son équipe à Hénin-Beaumont, le 17 juin 2012 (AP Photo/Michel Spingler)

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Marine Le Pen a réussi son retour médiatique. Étonnamment silencieuse depuis sa défaite sur le fil aux législatives à Hénin Beaumont, la présidente du FN avait visiblement tenu à différer la rentrée de son parti, les universités d’été se déroulant trois semaines plus tard que l’an passé. Et force est de constater que ce choix se révéla judicieux car quelle autre actualité pouvait-elle la servir avec autant de générosité ?

 

Tensions autour du film anti-islam, caricatures de "Charlie Hebdo" : autant de délices exquises à se mettre sous la dent pour un parti qui a fait du malaise et de la crise la colonne vertébrale de son discours. Faites peur, il en restera toujours quelque chose.

 

Preuve qu’elle est considérée à présente comme une femme politique comme les autres, elle a accordé au "Monde" un long entretien pour lancer son week-end. Avec aux questions notamment Abel Mestre et Caroline Monnot, auteurs du blog "Droites extrêmes", et auteurs du livre "Le système Le Pen, enquête sur les réseaux du Front National". Précautions ultimes de la part du quotidien pour s’atteler à la tâche.

 

Interdire le voile et la kippa, une vieille idée chez les Le Pen

 

Si le Monde.fr avait décidé de mettre en exergue une phrase choc de Marine Le Pen, "Je mets à la porte tous les intégristes étrangers", c’est davantage deux de ses réponses qui mit en émoi toute la sphère médiatico-politique. A la question "Êtes-vous toujours pour l’interdiction du voile dans l’espace public ? Dans la rue ?", la présidente du FN répondit : "oui, dans les magasins, les transports, la rue". Désireux de la voir préciser sa pensée, les journalistes lui demandèrent si cette interdiction vaudrait pour tous les signes ostentatoires et notamment la kippa. Ce à quoi elle répondit, fermement : "Il est évident que si l’on supprime le voile, on supprime la kippa dans l’espace public".

 

Et voilà comment nous vîmes toute la journée de vendredi rythmé au gimmick : "Marine Le Pen veut interdire le voile et la kippa dans les espaces publics". Etonnante détonation, car, pour qu’une position puisse faire du bruit, il faut qu’elle clive et qu’elle soit nouvelle. Or comme l’indique la formulation de la question ("Êtes-vous toujours pour l’interdiction… "), Marine Le Pen n’a pas changé sa position. Il serait intéressant en d’autres temps de s’intéresser à l’intérêt qu’ont eu certains médias de faire en sorte que cette déclaration puisse faire l’effet d’un choc dans l’opinion si ce n’est à vouloir délibérément la juxtaposer à une actualité brulante et vouloir, eux-mêmes créer un buzz.

 

Marine Le Pen, gardienne de la laïcité ? Loin de là !

 

Toujours est-il que Marine Le Pen est apparue, telle qu’on la vit un jour de janvier 2011, quand son père lui transmit le flambeau : désireuse, en apparence, de liquider l’héritage "catho-tradi-intégriste" que Jean-Marie Le Pen s’était efforcé de fédérer notamment autour de la personnalité de Bernard Anthony, la nouvelle tête du FN a revêti les oripeaux de la très républicaine laïcité, bien loin des tentations royalistes des intégristes d’antan.

 

Mais bien naïf est celui qui oserait croire que Marine Le Pen est devenue en l’espace de quelques mois la seule gardienne de notre laïcité. Elisabeth Badinter en avait fait les frais dans une déclaration maladroite où elle voulait simplement dire qu’il était inconcevable en France que seule Marine Le Pen osait traiter la question, faisant d’elle la seule à parler de laïcité. Des lettres de noblesse dont s’était enorgueilli la présidente du FN, poussant Elisabeth Badinter à rectifier le tir. Au grand désespoir de celle qui s’était crue anoblie.

 

Marine Le Pen, toujours en croisade contre l'islam

 

Car la laïcité de Marine Le Pen n’a rien de la laïcité républicaine, à la fois ferme sur ses principes mais généreuse envers la liberté de culte. La sienne se construit dans l’ostracisme avec dans le rôle du bouc émissaire, l’islam. Une véritable croisade contre une religion, et une seule, ce qui suffit à se réconcilier avec sa propre branche catho-intégriste, qui peut lui pardonner de la sorte, des élans un peu trop républicains à son goût et ses indulgence envers l’avortement que le FN ne veut plus abroger (seulement dérembourser… rien que cela !).

 

Revenant sur son soutien à "Charlie Hebdo" et sur le droit fondamental de pouvoir blasphémer, et rappelant que la liberté d’expression s’arrête là où elle entre dans le débat, comme nousl’expliquons par ailleurs, Marine Le Pen glisse un indice précieux dans le décryptage du double discours :

 

"Ce que je trouve étonnant, c'est l'indignation à géométrie variable de la classe politique. Nous sommes dans un pays où 95 % des profanations concernent des lieux de culte ou des tombes catholiques et il n'y a pas une ligne, pas un communiqué d'un ministre. Et dès qu'il y a une profanation d'une mosquée ou d'un carré musulman, immédiatement, il faut faire le communiqué.”

 

Le deux poids deux mesures entre l’islam et le catholicisme. La plainte éternelle selon laquelle le traitement n’est pas le même et que l’islam serait une religion protégée en France. C’est en substance ce que répètent à l’envi les intégristes catholiques comme Civitas qui, par exemple, cet été, citait le Salon Beige, un autre site “spécialisé” qui commentait un article du "Hérald Sun" relatant qu’un parlementaire israëlien avait déchiré une copie du Nouveau Testament, qualifiant l’ouvrage de "méprisable" :

 

"Quand un Coran est "profané", l'indignation est générale. Attendons de voir ce qui se passe quand un député déchire publiquement un Nouveau Testament..."

 

Elle fait de la religion une identité

 

Dans la même série, Marine Le Pen estime qu’il faut "éviter que la religion devienne une identité, une nationalité". Étonnante déclaration quand on sait que dans son parti, l’on ne fait pas toujours la différence. A l’image de Stéphane Ravier, membre du bureau politique du FN, conseiller régional de PACA et qui a, lui aussi, échoué sur le fil au second tour des législatives en juin dernier et qui encourageait en août 2010 tous les Français à fêter l’assomption en déclarant dans un communiqué (notons que le communiqué original a été radié du site comme tout ce qui précède 2012, histoire de faire le ménage. Malheureusement pour le FN, l'affaire nous avait déjà intrigué à l’époque) :

 

"En cette sombre période de repentance obligatoire, de dénigrement de notre Histoire, d’encouragement au communautarisme source de racisme anti-français, de rejet de notre identité nationale, de négation de nos racines chrétiennes au profit d’un islamisme conquérant conséquence d’une immigration massive […] Stéphane Ravier […] souhaite à tous les patriotes, à tous les nationaux, à tous les catholiques, à toutes celles et ceux qui ont la France au cœur et aux tripes, un 15 août de fierté nationale !"

 

Et l’élu nationaliste de conclure : “Que cette journée, symbole de Grandeur et de Spiritualité, soit une journée de fête et de joies pour tous nos compatriotes attachés à leur culture, à leurs traditions, à leur identité, à leur fierté d’être Français !"

 

Le 15 août célébrant la Vierge Marie rattaché à le fierté d’être Français ? Notre identité nationale synonyme de racines chrétiennes en opposition à islamisme conquérant et une immigration massive ? Il n’est pas bien sûr que ce type de déclaration soit en adéquation avec la volonté de Marine Le Pen d’éviter que la religion devienne une nationalité.

 

Enfin, pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, Marine Le Pen a tenu à préciser concernant la situation syrienne et l’éventuel départ de Bachar El-Assad  : "Si sa sortie n'est pas négociée avec son remplacement par quelqu'un issu de la même minorité, sa minorité sera massacrée et les chrétiens seront massacrés." On le voit, la laïcité selon Marine Le Pen se décline au son du choc des civilisations, chrétiens vs musulmans.

 

Mais au-delà de ce deux poids deux mesures qu’elle semble dénoncer, non pour son existence, mais dans l’interprétation qu’elle en donne, à savoir que le christianisme s’en retrouve lésé, Marine Le Pen a tenu à rappeler un des points qu’elle semble mettre au cœur de sa vision laïque  : "Je ferai inscrire dans la Constitution que ‘La République ne reconnaît aucune communauté". Proposition présente dans son programme présidentielle et qui fleure bon la vacuité : la Constitution reconnait déjà que la Nation est une et indivisible, ce qui rend parfaitement artificiel et vain cet amendement.

 

Une prise de risque limitée

 

En revanche, il semblerait qu’elle ait changé sur un point : alors qu’elle avait annoncé dans le même chapitre de son programme présidentiel qu’elle mettrait fin aux baux emphytéotiques accordés pour édifier des lieux de cultes (sachant que c’est essentiellement la religion catholique qui en bénéficie et non l’islam comme elle semblait le prétendre alors…) et qu’elle interdirait les financements étrangers de ces mêmes lieux, elle explique à présent :

 

"Je veux bien qu'un Etat finance une mosquée dans notre pays s'il n'interdit pas sur son territoire le financement des églises ou de n'importe quel autre culte."

 

On le voit, la part de risque, chez Marine Le Pen, est on ne peut plus limitée et se résume à ce crédo : "une mosquée contre une église". Quand on vous le disait que la croisade était engagée…

 

Enfin, la présidente du FN renoue avec ses obsessions, et l’on en revient à la déclaration "choc" que les journalistes du "Monde" avaient tenu à mettre en exergue : "Je mets à la porte tous les intégristes étrangers." Et nous de lui demander : “Parce que tous les intégristes sont étrangers ?” A la lire et à voir tous ceux qui gravitent autour du FN de Bruno Gollnisch toujours prompt àfréquenter St Nicolas du Chardonnet et à défendre les “tradi-crypto intégristes” à Louis Aliot, son compagnon, qui invitait, en janvier 2011, les adhérents du FN à participer à la marche pour la Vie, qui chaque année, milite pour l’abrogation du droit à l’avortement, il n’est pas bien sûr que l’équation se vérifie. Immanquablement.

 

Alors, Marine Le Pen chantre exclusif de la laïcité ou Tartuffe au pays des laïques ? Cachez ce saint que je ne saurais voir...

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Guérini, Andrieux, Jibrayel, bientôt dans le carré VIP des Baumettes ?

France 3 MERCI A ZOE

 

 

Deux associations proches d'un député PS ont offert une croisière à des électeurs.

La permanence d'Henri Jibrayel député PS de la 7ème circoncription des Bouches du Rhône a été perquisitionnée. Les enquêteurs recherchent des documents concernant deux associations proches du  député.

  • Par Robert PapinPublié le 28/09/2012 | 
Fin Août la police a perquisitionné la permanence du député PS
Fin Août la police a perquisitionné la permanence du député PS+ petit
 
Une enquête préliminaire est  ouverte depuis mai 2011.
Les policiers de la division économique et financière de la PJ de Marseille enquêtent sur deux croisières autour de Porquerolles offertes à des personnes du 3ème âge habitant la circonscription du député PS.

La facture de 30 mille euros a été réglée par une association dont la présidente est l'attachée parlementaire d'Henri Jibrayel. Le dépué réfute tout clientélisme et affirme être étranger à cette affaire


Visionnez ci-dessouus l'enquête de Jean-François Giorgetti et d'Alban Poitevin et Michel Partage

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